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 i'm not late, i'm just early for tomorrow | ft Jae

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MessageSujet: i'm not late, i'm just early for tomorrow | ft Jae    Mer 28 Mar - 14:44


i'm not late i'm just early for tomorrow
Jae Sun & Jun
Il les entendait encore, ces voix stridentes qui résonnaient à ses oreilles. Ces rires malins qui glissaient contre sa peau. Ils les entendait encore, ces mots lourds et blessants qui martelaient son âme. Les années étaient passées et pourtant, il connaissait encore ces paroles par cœur. Elles étaient à jamais gravées dans son esprit et dans son cœur, à tel point qu'il serait capable de les réciter comme on récitait une leçon. Il était en mesure de tous les citer, et était capable de dire qui les avait prononcées. Il aurait dû oublier, cependant. Il aurait dû mettre tout ça de côté et avancer sans y penser. Il aurait dû les effacer, les sortir de ses pensées, et tout recommencer. Hors c'était difficile de tout reprendre à zéro quand des mots restaient présents. Quand des gestes l'avaient fait devenir ainsi. C'était compliqué d'oublier. Il ne savait pas comment certains le faisaient. Il ne savait pas comment d'autres arrivaient à tirer leur force de là. Lui n'avait pas pu et ne pouvait toujours pas aujourd'hui. La vie était longue, il avait encore le temps d'apprendre à le faire cela dit.
Il y avait des moments où il n'y pensait plus vraiment. Il y avait des moments où les paroles ne devenaient qu'un mirage et il vivait sa vie naturellement, comme s'il n'avait jamais tenté d'y mettre fin un jour. Sauf que le passé avait toujours cette drôle de façon de revenir à lui. Dae Won était là, quelque part. Il l'avait déjà croisé en ville et risquait certainement de l'y revoir un jour. Mais il n'y avait pas que ça. Son subconscient travaillait parfois trop la nuit. Il lui rappelait des moments atroces de cette époque-là. Il lui faisait revivre certains passages, amplifiant certains sons, certains mots, certains coups. Et c'était comme s'il s'y retrouvait à nouveau. Comme s'il était à nouveau enfermé dans ces toilettes pendant des heures. Comme s'il était assis là, sur le sol froid, à attendre qu'on vienne lui ouvrir la porte. Comme s'il en était à nouveau à ce stade avancé de désespoir et de peur. L'angoisse vibrait dans ses veines et c'était la panique qui faisait battre son cœur. Et quand son organe vital s'emballait un peu trop, il se réveillait. Ses prunelles se posaient dans la pénombre de sa chambre et il tentait de faire taire sa respiration sifflante. Hors même réveillé, il voyait les ombres danser autour de lui, et elles se moquaient. Elles le pointaient du doigt, l'accusaient, le tourmentaient. Il se cachait, s'enroulant un peu plus dans ses couvertures. Il résistait à l'envie de se rendormir, parce qu'il avait peur de les retrouver là-bas. Il se sentait pas capable de les affronter une fois encore mais l'épuisement finissait par gagner et il se rendormait. Pour se réveiller une heure ou deux plus tard. Sa nuit était marquée par les réveils soudains, et par le sommeil trop fort. A chaque fois qu'il rouvrait les yeux, il se tournait vers son réveil, comptant le temps qu'il lui restait avant de devoir commencer la journée. Journée qui semblait déjà longue alors qu'elle n'était pas prête de commencer. Il pourrait se lever, il pourrait aller se faire un thé ou quelque chose qui l'apaiserait. Il pourrait aller se glisser dans la chambre de Jae Sun pour essayer de se rassurer et pour peut-être passer une meilleure nuit, mais la force semblait l'avoir totalement délaissé. Il avait déjà du mal à changer de position sans soupirer et grimacer, alors encore quitter son lit... Impossible. Le petit manège continuait alors. Il alternait entre moment de sommeil et instant éveillé. Il alternait entre rêve et réalité, à tel point qu'il lui fallait de plus en plus de temps à chaque fois qu'il se réveillait pour comprendre qu'il ne rêvait plus. Il lui fallait de plus en plus de temps pour comprendre qu'il était seul dans sa chambre. Que personne n'était là pour rire de son comportement ou de sa façon d'être. Que personne n'était là pour l'effrayer, le secouer, le malmener. Il était seul dans l'obscurité de la pièce. Les ombres qu'il dessinait n'étaient qu'un effet de son imagination. Il n'y avait personne. Il était seul, avec ses démons. Il était seul, avec son passé. Il était seul, avec sa fatigue de plus en plus pesante.

A nouveau réveillé, il fixa d'un air las les chiffres présents sur son réveil. Il lui restait une heure avant qu'il ne sonne, et il était persuadé qu'il n'arriverait plus à se rendormir. Ne jamais dire jamais puisqu'il avait à nouveau sombré au bout de quelques minutes, ne pouvant pas résister plus longtemps à l'appel de Morphée.
Il ne se réveilla plus ensuite, trop plongé dans son sommeil. Chose rare venant de sa part puisque Jun était du genre à ouvrir les yeux au moindre bruit. Son réveil avait généralement à peine le temps de sonner qu'il l'éteignait déjà. Hors, aujourd'hui, ce fut pas son réveil qui le tira de son sommeil, mais une voix. Il sentait son corps être doucement bercé et plutôt que de se réveiller, ça lui donnait envie de dormir un peu plus. Mais la voix semblait insister, alors pour montrer qu'il était là, il laissa échapper un faible son plaintif tout en se tournant, enfonçant son visage dans son oreiller. Après plusieurs hésitations et de longs efforts, il ouvrit lentement les yeux, clignant plusieurs fois des paupières dans une grimace visible. Il émit un autre son s'aventurant entre le grognement et le soupir désespéré et se rallongea lentement sur le dos. Ses prunelles se posèrent sur le visage de Jae Sun et il l'observa longuement avant de s'étirer dans une moue enfantine. Dans un effort surhumain, il amena ses mains sur son visage, se frottant mollement les yeux, masquant à peine le bâillement qui passait par là. Ses paupières se fermèrent à nouveau et il tendit doucement ses bras vers son colocataire dans une demande silencieuse : un câlin. Il fronça les sourcils aux mots de Jae Sun – comment ça, il devrait être debout ? Il était très bien allongé merci beaucoup. Il rouvrit lentement les yeux dans un air totalement confus, les bras toujours tendus, avant que son visage ne se tourne vers son réveil. Il fixa les chiffres un sourcil arqué et plissa les yeux comme si cela lui permettrait de mieux les comprendre. Ses sourcils se froncèrent. En retard. En retard ? Pardon ? Qui donc était en retard ? Il lança un regard perplexe à son colocataire puis observa à nouveau son réveil. Ses mains allèrent s’aplatir bruyamment contre ses joues alors que sa bouche s'ouvrait dans un « o » bien tracé. Il était en retard. Oh bon sang...

Il se redressa brusquement, virant les couettes derrière lui et se leva, tournant un peu sur lui-même. Il fit quelques pas vers l'armoire avant de finalement diverger vers Jae Sun. Il le regarda dans une moue paniquée, « Je suis en retard », qu'il articula rapidement. Ses iris tournèrent à leur tour, se posant ici et là, lui-même ne sachant pas ce qu'il cherchait exactement. « Je suis en retard », souffla-t-il, presque désespéré. Il attrapa son sac de cours et sortit de la chambre dans une démarche précipitée. Il laissa finalement tomber le sac au milieu du couloir et fit demi-tour, retournant dans sa chambre. « J'ai pas de pantalon », lâcha-t-il en ouvrant son armoire, ne sachant pas vraiment où il devait chercher, son cerveau refusant d'allumer ses neurones – il était pas prêt d'y arriver.
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MessageSujet: Re: i'm not late, i'm just early for tomorrow | ft Jae    Mar 3 Avr - 22:09


i'm not late i'm just early for tomorrow
Jae Sun & Jun
La vie était quelque chose de très étrange. Elle pouvait apporter un bonheur certain tout comme une peine immense. Et entre ces deux extrêmes il y avait toi. Toi, le fils d'une riche famille qu'on aurait pu croire heureux à dépenser son argent dans des belles voitures de sports, strip-teaseuses et on en passe. Et bien non, tu avais une voiture assez banale qui témoignait d'un dur travail, un appartement que tu partageais et une vie des plus monotones qui soit. Le bonheur tu le trouvais dans les sons que produisaient tes doigts qui frottaient des cordes, ou bien lorsque des notes étaient appuyées pour en faire sortir un son qui ravissait toujours tes oreilles. On pouvait donc dire que tu connaissais tout de même les joies de la vie, quelques moments de répit lorsque le casque vissé sur les oreilles tu lisais des livres et des livres en te nourrissant de savoir comme si cela allait t'aider. Mais qu'en était il de la peine ? Tu n'avais pas l'air malheureux sur le papier. Riche, pas moche, plutôt populaire dans cette bibliothèque de fac et dans les quartiers jeune qui laissaient ta musique emplir quelques bars les soirs. Et pourtant tout était si compliqué. De prime abord tu étais quelqu'un de réservé, un peu timide et renfermé le genre de gars qu'on laisse dans ses bouquins. Et c'était toi, toi l'homme qui ne supportait pas qu'on le touche. Une fille avait déjà attrapé ton bras en pensant agir de façon mignonne alors qu'elle voulait juste te parler, ce moment là t'avait gravé au fer rouge. Tu l'avais repoussé en t'éloignant comme un animal apeuré. Le contact humain ce n'était pas pour toi. Ne parlons même pas de cette angoisse terrible qui arrive quand, devant un publique, tu dois te mettre à parler. Quand ta gorge se serre, que tes mains tremblent et que tu sembles sur le point de t'évanouir tant la sueur qui perle sur ton front et l'énergie qui te quitte semblent forts. C'était idiot. Mais quand tu jouais, peu importe le nombre de gens ta voix sortait toujours mélodieuse, habillant tes notes de musique de paroles qui venaient de ton esprit. C'était comme un second toi, une facette qui sortait. Et tu avais cette chance de partager ta vie entre ces deux aspects, pendant que d'autre vivaient un enfer dans leur vie sans avoir aucun moyen d'y échapper.
Tu n'estimais pas malheureux. Bien au contraire, arrivant à vivre la vie que tu voulais tu ne pouvais cependant pas oublier ces paroles de ton paternel. Cette insatisfaction perpétuelle et ce regard de ta mère qui ne t'accordait pas grande importance. Tes frères vérifiaient tes devoirs et souvent ils t'embêtaient plus qu'ils ne t'aidaient te donnant un goût d'injustice. Mais ce n'était sûrement rien par rapport aux autres. Tu acceptais même les remarques désobligeantes de tes camarades sur ta coupe de cheveux, certes, très en pétard à l'époque. Mais tout le monde passait par là. La seule chose que tu n'avais jamais réussi à surmonter était ce trac fasse à un publique. Face à des yeux qui se braquaient sur vous et vous jugeaient sans rien demander de plus. Un mot de travers et tout s'écroulait. Pourquoi la musique te rendait si différent ? Parce qu'elle contenait une partie de toi. Une partie autonome qui ne se sentait pas perpétuellement épier par un père exigent. Ce n'était pas non plus le domaine de tes frères qui préféraient l'économie et la médecine. Tu étais juste toi, un simple enfant qui ne demandait qu'à s'exprimer. Mais ta voix ne faisait que chanter, elle ne connaissait pas les mots dit haut et fort. Elle ne connaissait pas les longs discours que faisaient ta famille pour dire ô combien ils étaient fiers et heureux, alors que rien ne les satisfaisaient. Ce qui t'avait valu des reproches, des remarques et des articles sur le fils inexistant de cette famille puissante. Mais que voulaient ils ? Tu n'étais pas pour ce monde. Alors tu restais ce fantôme tranquillement, dans ton coin, sans chercher aucune reconnaissance autre que celle faite pour ta musique. Et même encore ici, rien n'importait plus que de simplement jouer, créer et faire ce qu'il te plaisait.
Tu n'avais pas de contraintes autres que celles de travailler dans la société de ton père. Et encore une fois tu étais celui qu'on ne connaissait pas. Le fameux patron donc on connaissait le nom mais pas le visage et ça t'allait. Lorsque tu allais dans l'entreprise personne ne te reconnaissait et tu pouvais tranquillement vaquer à tes occupations prenant ,pour la plupart du temps, des dossiers que ton frère voulait te faire régler. Ne soyons pas utopiste. Tous ces dossiers étaient les déchets de la société. Les affaires dont on ne veut pas parler. Les bavures impossible à rattraper. Et pourtant tu étais bon à ça. Tu étais bon à t'occuper de ce que les gens ne voulaient pas. Des affaires perdues. Mais ça personne ne le savait. Et c'était un mal pour un bien. Comprenons le , ta vie était dans l'ombre et c'était très bien comme ça.
C'est d'ailleurs pour cela que souvent, tes nuits étaient fortement réduites pendant que tu planchais sur des dossiers que personne ne t'associaient. Pendant la nuit tu te levais très souvent te faisant des cafés à répétition en allant jeter un coup d'oeil dans la chambre de ton colocataire et ami, Jun. C'était aussi étrange que cela paraissait mais il était le seul à pouvoir te toucher. Non ça n'avait pas été facile, tu avais sursauter, repousser, éloigner toute sorte de contact physique au début, mais il avait cette douceur même dans ses traits qui te donnaient envie de le laisser faire. Maintenant il était littéralement le panda accroché à une branche de bambou.  Après avoir jeter un petit coup d'oeil tu repartais dans ta chambre finir ce dossier qui finalement, te pris une bonne partie de la nuit, assez pour te faire coucher trois heures avant de réellement te réveiller dû à un réveil mal intentionné qui ne cessait de sonner. C'était complètement hallucinant, normalement quand le tien sonnait deux fois une petite boule d'amour venait te réveiller et prendre ta place dans le lit. Et là, le panda dormait toujours. Te redressant rapidement un œil fermé tu regardes autour de toi dont l'heure replaçant tes idées pour connecter heure et jour. Il était déjà parti ? Le sacripant il avait laissé son réveil.

Tes pieds et conduisirent alors en dehors du lit là où le froid ébranlait ton pauvre petit corps frissonnant. Tu frottas alors tes bras en entrant dans la chambre du dit panda et d'éteindre le réveil.Mais surprise ; monsieur n'était pas parti, loin de là il était encore endormi. Et la vue de son corps encore endormi te surpris bien plus qu'il ne t'aurait surpris à être dans ton lit. Rapidement tu viens vers lui posant tes genoux sur le matelas avant de doucement poser ta main sur sa hanche pour le secouer doucement.   « Juni~ »   Oui le réveil devait être doux avec toi. «  Juni~ t'es en retard panda..  »   Comme un bébé il sembla te bouder en montrant son dos alors qu'il enfouissait sa tête dans l'oreiller. C'était rare de le voir ainsi alors que son réveil sonnait. Souriant doucement tu commenças à caresser son dos lui prodiguant un petit frottement pour le réveiller en douceur toujours. «  Aller petit panda... t'as fait quoi cette nuit ? » Lorsqu'il se tourna enfin vers toi, les yeux ouvert et la bouille enfantine tu ne cessais de sourire attendant qu'il émerge un peu. Toutes ses mimiques te faisaient doucement rire alors qeu tu le trouvais adorable. Mais tu ne pouvais rien faire de plus que d'attendre qu'il se mette en route.   «  Tu devrais déjà être debout Juni » Les bras tendus vers toi tu souris avant de le voir froncer les sourcils. Le câlin attendra, Jun était en plein déchiffrage de tes mots. Tu lui laissas le temps qu'il fallu car en vu de sa tête c'était compliqué. Doucement les neurones se reconnectaient entre eux et bim l'information arrivait. Il était en retard. Et sa réaction était tout bonnement à mourir de rire. Ce que tu fis sans aucun complexe.

Rapidement le panda devint un lièvre qui te foutu les couvertures sur la tête. Tu te levas donc te débarrassant de ces choses encombrantes avant de le regarder et rire. «  C'est ce que j'ai dit... » Tu affichais une moue désolée mais tu l'avais prévenu pour le coup. Le pauvre était perdu, le réveil bien trop brute. Son comportement lui faisait encore plus perdre de temps. Et le coup du pantalon t'acheva. Tu finis juste par te plier en deux en riant comme un fou alors que tu le voyais aller en cours en caleçon. Rapidement tu passes à côté de lui et l'arrête un instant passant ses bras autour de ses épaules pour le calin matinal. «  On se calme ça va aller. Prends un pantalon, un haut, coiffe tes cheveux et je t'emmène. » Après tout c'était un allé-retour rapide qui te demandera peu d'effort. Profitant alors d'un petit moment de calme et de câlin tu le laissas alors s'habiller en sortant de la chambre non sans une petite claque sur les fesses. «  Aller Jun, tu vas y arriver » . Un rituel banal et amical qui était devenu le votre. Rapidement tu enfiles des chaussettes et chaussures ne prenant même pas la peine de te changer. Tu le conduirais en pyjama, enfilant tout de même un gilet.







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MessageSujet: Re: i'm not late, i'm just early for tomorrow | ft Jae    Mar 3 Avr - 23:51


i'm not late i'm just early for tomorrow
Jae Sun & Jun
Se réveiller et être totalement en accord avec le monde n'était pas un des talents de Jun. Loin de là. Le réveil n'avait jamais été son fort et avait toujours été l'une de ses faiblesses. Il admirait ceux qui pouvaient se lever et agir normalement dès les premières minutes. Ces mêmes personnes qui étaient en mesure de parler, de réfléchir et de bouger sans perdre un doigt ou tomber au premier pas. Il admirait ces gens-là parce qu'il n'avait jamais été capable de réussir à mettre un pied devant l'autre à peine les yeux ouverts. Il n'avait jamais réussi à cogiter convenablement aussi, ses neurones refusant de s'allumer. Le plus souvent il ne faisait pas la connexion entre les mots et la réaction. Il perdait son vocabulaire et ses iris restaient perdus dans le vague, entre l'éveil et le sommeil. Son esprit semblait avoir quitté son corps et le monde paraissait flou, loin, et trop bruyant. Il était du genre à n'aligner que quelques mots au réveil, et encore. Généralement il se contentait d'un ou deux. Il était plutôt silencieux le matin. Il était plutôt mollasson, aussi. Et il était du genre un peu trop docile. Si on lui disait de faire quelque chose, il faisait. Sans réfléchir. Parce que son cerveau ne lui permettait pas encore de le faire. Parce que son esprit était encore trop embrouillé. Bien sûr il y avait aussi des jours où il n'était pas capable de faire quoi que ce soit et il attendait juste que le temps passe dans une immobilité totale. Il restait simplement assis sur son lit, le regard rivé droit devant lui, et il attendait. Il ne savait pas vraiment ce qu'il attendait mais il attendait. Sagement. Sans faire de bruits. Puis quand enfin son corps lui permettait de se lever, c'était pour avoir cette désagréable sensation d'être lourd et épuisé. A peine levé, il avait généralement envie de retourner se coucher. Alors il grimaçait parce qu'il savait qu'il ne pouvait pas, il boudait discrètement parce qu'il savait qu'il devait aller en cours ou travailler. Si on lui parlait dans cet état, il risquait d'oublier la moitié une fois totalement réveillé ou de rien comprendre et de demander à ce qu'on répète au moins trois fois. Ils étaient durs, les réveils, pour Jun. Ils étaient un cauchemar, une épreuve, une obstacle. Ils étaient une énigme à eux seuls. Sauf qu'il n'avait pas le choix de passer par là pour profiter de la journée.
Cela avait toujours fait rire ses géniteurs, d'ailleurs. Déjà petit, il mettait du temps à sortir de son lit. Pas parce qu'il était un flemmard en puissance mais juste parce que son corps refusait catégoriquement de bouger. Puis quand il allait les rejoindre dans la cuisine c'était général la tête encore dans l'oreiller. Il s'installait à table mais n'écoutait pas la moitié. Il mettait du temps à manger et même à boire. Il ne comprenait pas ce qu'on lui racontait. Son père était du genre à lui faire des blagues, lui demandant de tenir quelque chose pendant plusieurs minutes. Et comme l'esprit de Jun était perturbé, il le faisait. Il tenait l'objet en le regardant et attendait. Il ne savait pas pourquoi il le faisait mais il le faisait.

Ses parents n'étaient pas comme ça. Ils étaient plutôt enjoués et bienheureux au réveil. Sa mère était du genre bavarde et joyeuse à peine le pied posé par terre. Toujours à bouger dans tous les sens dès que ses yeux s'ouvraient, elle était capable de raconter tout un tas de choses alors que Jun sortait à peine de son lit. Il ne cherchait même plus à suivre ce qu'elle disait et hochait simplement la tête. Il n'écoutait plus non plus, mais il faisait tout comme. Son père était un peu moins énergique et il lui fallait quelques minutes avant de pouvoir décoller. Pas bien longtemps, cinq minutes tout au plus. Et il pouvait discuter avec sa mère. Ils tenaient parfois de longues conversations et de longs discours sérieux sur les soucis du monde alors que Jun se demandait si c'était mieux de commencer par boire le jus d'orange ou de retourner se coucher. Ce trait de leur personnalité ne s'était pas transmis dans ses gênes et il les avait plus d'une fois regardés comme s'ils venaient tous les deux d'une autre planète. Parce que, sérieusement, qui parlait autant à peine réveillé hein ? Il avait essayé une fois, ça s'était mal passé. Il n'avait rien compris à ce qu'il racontait et sa mère non plus apparemment puisque la seule chose qu'elle fut capable de discerner furent les mots « couloir » et « tartine ». Et encore, elle n'était pas sûre.
Et si un jour Jun se levait et se mettait à parler, il fallait se poser des questions. Parce que ce n'était pas normal.

Quand il fut harcelé, à l'école, les réveils furent encore plus compliqués. Ses parents ne le savaient pas, ils n'avaient pas eu vent de ce qu'il se passait à ce moment-là, alors pour eux c'était sans doute un peu normal de voir Jun galérer à sortir du lit et de sa chambre. C'était un peu normal de le voir fatigué, les traits tendus, alors qu'il les rejoignait dans la cuisine. C'était normal de l'entendre traîner des pieds dans toute la maison. C'était normal de le voir s'habiller à une vitesse lente et molle. C'était normal tout ça, et ils ne s'étaient pas posés de questions. Ils n'en avaient pas posé non plus, en remarquant que Jun avait du mal à passer le pas de la porte. Pas encore réveillé, qu'ils se disaient. Pour se rassurer, ou alors parce qu'ils en étaient convaincus tout simplement. Ils n'avaient pas chercher à comprendre et peut-être qu'en y réfléchissant aujourd'hui, ils voyaient les choses sous un angle différent.
Mais c'était une autre histoire, une autre époque, un autre moment. Des autres matinées chargées et stressantes.

Aujourd'hui ne s'en éloignait pas vraiment, dans un sens. Parce qu'être en retard, c'était plutôt angoissant. Il n'aimait pas être en retard, encore moins en cours. Parce qu'il ne voulait pas justifier ce léger décalage. Il ne voulait pas attirer trop de regards non plus en arrivant en fanfare dans la salle. Il voulait toujours être le plus discret possible, se fondre dans la masse, se faire oublier. Ce n'était pas en débarquant dans une mélodie peu accordée qu'on l'oublierait. Cela dit, ce n'était pas en débarquant en boxer qu'il passerait inaperçu, aussi. Le rire de Jae Sun était un son plutôt harmonieux à entendre dès le réveil, et en temps normal cela le ferait plutôt sourire mais là cela transformait son visage dans un air outré, presque un peu trop sur-joué d'ailleurs. Ses mains se baladaient dans tous les sens comme s'il cherchait à expliquer quelque chose et dans sa tête, il en disait des choses mais ses lèvres restaient fermées. Ses prunelles le fixèrent, s'humidifiant un instant, et il ressemblait étrangement à un petit gamin capricieux qui refusait d'aller à l'école. Ce n'était pas que Jun ne voulait pas y aller, c'était juste que le réveil fut trop perturbant. Bien que doux, car son colocataire était toujours doux. Ce fut plutôt la vérité qui le brusqua. Il était en retard bon sang ! Et il se promenait là, sans pantalon, l'air confus. « Mais je suis en retard », qu'il répliqua dans une moue embêtée, les mains posées sur ses joues dans une imitation parfaite d'un célèbre tableau, « Je suis en retard », quelqu'un pour lui dire que le répéter ne rendait pas la chose moins vraie ? Non ? Personne ? Tant pis. « Un pantalon », articula-t-il doucement, « Je veux dormir », il bougea rapidement son visage et ses bras s'accrochèrent presque désespérément à Jae Sun alors qu'il se calait contre lui. « Des cheveux », prononça-t-il mollement contre son torse, « Un haut », ajouta-t-il après un instant de réflexion. La liste était faite, tout était prêt... sauf lui. Il ne pouvait pas rester là comme ça encore un peu ? Une grimace étira son visage, un son plaintif roulant dans sa gorge alors qu'il le lâchait doucement. Il le regarda un instant, ses yeux clignant doucement dans une moue amusée et surprise – pourquoi lui claquer les fesses ? « Tu crois ? », demanda-t-il, incertain, avant de partir s'habiller. Avec lenteur. Puis il sortit à nouveau de sa chambre, sac sur l'épaule. « Je veux dormir... », et tout ça dans une voix suppliante et douce. Il se frotta les yeux avec un soupçon d'énergie avant de soupirer. Sa main se posa sur son front et il le fixa, déboussolé, fatigué, pas encore très réveillé, presque implorant, telle la dramaqueen qu'il était. Il soupira à nouveau et ses bras allèrent tranquillement s'enrouler autour de Jae Sun une nouvelle fois. « Tu me conduis alors ? », l'interrogea-t-il dans une petite voix. « C'est gentil, merci », susurra-t-il, le ton un peu éteint, comme s'il avait perdu toute son énergie. Il resta immobile un instant, un léger sourire aux lèvres alors qu'il profitait de l'étreinte, avant de se reculer, « Je te suis », articula-t-il avant de se tourner et de retourner vers sa chambre. Il le suivait en sens inverse, oui oui. « Tu viens ? On y va », et on se doutait bien où il allait : dans son lit.
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MessageSujet: Re: i'm not late, i'm just early for tomorrow | ft Jae    Sam 14 Avr - 2:05


i'm not late i'm just early for tomorrow
Jae Sun & Jun

Il y avait ne pas être du matin, il y avait être du matin, et puis il y avait Jun. Un spécimen rare et qu'on ne pouvait observer que dans un encadrement bien spécifique. Autrement dit, il fallait ouvrir les portes de l'appartement qu'il partageait avec un certain Jae Sun pour comprendre comment ce phénomène vivait. Ou plutôt se réveillait. Oui oui tu avais déjà pensé à faire un reportage qui aurait commencé à peu de chose près ainsi. Ce jeune homme, encore étendu dans son lit à l 'heure où il devait partir, était un cas tout particulier, et il était ton colocataire. Non tu n'en avais pas besoin contrairement à ceux qui le faisait par dépendance d'argent mais cela était une autre histoire. Revenons aux réveils du petit panda. Oui car c'est ainsi que tu le surnommais, et mon dieu ce que ça lui allait bien. Le matin, ou toute autre heure de la journée où Jun ouvrait les yeux après un long sommeil, il n'y avait qu'une chose à retenir : son souffle. Non il n'était pas du genre à balancer tous les meubles de la maison parce qu'on avait eu le malheur de lui dire bonjour. Il n'avait pas non plus cette tendance à être grognon et énervait chaque personne qui avait le malheur de le croiser. Non. Jun c'était une boule mal réveillée. Un petit truc mignon qui nous faisait quand même penser à un petit zombie pas encore assez nourris. Il était en recherche de quelque chose, mais personne n'avait trouvé quoi. Tu te demandais sérieusement si sa mère n'avait pas pris des somnifères durant sa grossesse pour avoir un enfant qui à autant de mal à se lever. Comme nous le disons donc, le spécimen Jun panda était un animal rare qui une fois réveillé avait cette capacité à faire tout ce que vous vouliez, sans poser de question. Les premières fois furent assez étranges. La première fois que tu remarquais cet incroyable don de l'écoute était lorsque Jun devait se lever pour l'école et que tu lui avais demandé de te passer le jus d'orange qui était tout près de sa main, et que celui ci te fit passer la bouteille de sauce soja. Il faisait les choses sans rechigner, sans rien demander, mais ce n'était pas très clair. La seconde fois fut encore plus drôle. Tu te levais donc et en voyant la tête encore dans le brouillard du songe de ton colocataire tu avais décidé de lui faire une petite blague. Tu lui avais alors dit qu'il avait de belles fesses et que tu voudrais les voir. Et bien ça n'y manquait pas. Le jeune homme s'apprêtait à descendre son pantalon quand, magnanime et un peu pudique, tu l'empêcha cette action en prenant alors ses mains et le faisant asseoir sur une chaise.
Généralement il lui fallait un temps. Un temps de réveil qui lui serait indispensable, mais lorsqu'il était en retard, il ne le disposait pas. Comment ferait il ? Tu craignais pour le reste de la journée avant même qu'elle n'ait commencé. C'était d'ailleurs quelque chose qui te faisait rire et que tu appréciais tout particulièrement : de connaître les habitudes de quelqu'un. Au début vivre avec un inconnu t'avait angoissé plus que possible mais tu n'avais pas eu trop le choix afin de te fondre dans la masse. Alors tu avais trouvé Jun. Et maintenant tu t'amusais toujours de sa tête encore dans les limbes du sommeil alors qu'il marchait jusqu'à la cuisine. Tu riais également lorsqu'il venait poser sa tête sur toi comme un enfant qui réclamerait des bras chaleureux et rassurants. Mais si au début, tu avais paniqué, souhaiter que jamais il ne te  touche, maintenant il était le seul à avoir se privilège, toi même allant chercher cette proximité que vous aviez créée.

Quant était il de tes réveils direz vous ? Et bien tout dépendait de tes activités passées. Parfois, tu donnais des petites représentations dans des bars qui te destinaient à rentrer bien tard. Ces fois là le réveil était compliqué et Jun qui avait le sommeil léger en dépit de son réveil difficile venait te secouer, voire même prendre ta place, pour que tu éteignes ton réveil et te lèves. Parfois c'était le travail qui t'avait tenu debout toute la nuit et le réveil n'était en fait qu'un prolongement de ta nuit passée à travailler. Certes lorsque tu te couchais une tronçonneuse n'aurait pas pu te réveiller mais tu restait quelqu'un d'agréable à vivre dans ces moments. Et puis tu avais ces matins assez exceptionnels où tu te levais à la bonne heure, assez tôt, où tu avais bien dormi et où tu préparais le petit déjeuner pour que le héro national ne confonde pas ses céréales avec autre chose. Quoiqu'il en soit, tu étais bien différent de Jun et ses réveils. Parfois c'était difficile, comme pour tout le monde, mais à ce point, non. C'était pour cela que tu le réveillais assez doucement et que tu prenais le temps, évitant de l'énerver dès le réveil. Mais le pauvre allait se mettre à paniquer avec ce mot : « retard ». Tu n'y pouvais pourtant rien.

Comme une habitude il y avait des sortes de rituels qui s'étaient instaurés entre vous et qui changeaient tout. Tu ne le connaissais pas depuis la naissance, ni même depuis que vous étiez petits mais les moments passés ensemble devinrent vite irremplaçables et vous aviez appris rapidement à vivre ensemble, comme vous apprécié. Aujourd'hui il connaît tes habitudes et tu connais les siennes et c'est ce qu'il te semble le plus important. Même si le passé est quelque chose dont vous ne parlez pas même si tu ne sais rien de ces réveils douloureux, seul contre tous. Même si tu ne connais pas l'histoire de cet enfant qu'on voulait voir pleurer. Pourquoi, comment. Tu t'étais toujours posé beaucoup de question sur ces rituels étranges et idiots. Mais tu n'avais jamais été investigateur ou victime alors que pouvais tu comprendre ? Tu ignorais cette peur de te rendre dans un lieu précis qui était censé t'offrir éducation, savoir et amusement. Au contraire, l'école te semblait un bon échappatoire à la tyrannie de ton père et ses exigences. La bibliothèque était un endroit parfait pour te poser et lire tranquillement avant de retourner à l'acharnement. Mais pas un jour il ne fut si difficile de te lever que tu ne comprenais plus où tu étais , ce que tu disais. Alors que ce genre de chose arrivait à Jun, te laissant perplexe.

Et ce qui devait arriver arriva. Le jeune homme avait réussi à quitter son lit, se réveiller et marcher comme un humain vivant qui devrait aller en cours. Mais le problème était qu'il n'était pas tout à fait normal. Et ce n'est que lorsqu'il voulu partir sans pantalon que tu te rendis compte qu'il n'était absolument pas du réveil. Une notion bien étrange pour lui sûrement. Mais il y avait des techniques pour le faire sortir de cet état léthargique, comme le retard par exemple. Attendez , oubliez le retard, ça le fait partir sans pantalon ce n'est pas vraiment ce que tu appelais être éveillé. Et pourtant ça te faisait rire le regardant alors se déplacer partout et nul part pour autant. C'était hilarant. Cet air catastrophé, ces gestes inutiles que tu essayais de comprendre sans aucun résultat. Mais qu'est ce qu'il faisait bon sang ? Si ce matin était un enfer pour le pauvre bébé Jun c'était un pur spectacle comique pour toi qui avait réussi à te réveiller assez vite. Riant alors tu ne pouvais faire que cela, tu le regardais imiter ce tableau, ces émojis également. Bref cette tête dévastée. Il perdait du temps mais tu le comprenais ayant l'habitude de le voir galérer à se réveiller, tu ne t'attendais pas à mieux. Lorsqu'il répéta une énième fois qu'il était en retard tu te mis à sourire en hochant la tête regardant encore sa tenue. Et comme si cela allait changer quelque chose il répète encore la même chose. Il est vraiment mignon le matin, enfin, tout le temps même. Bon au moins il avait compris qu'il lui fallait un pantalon, enfin tu crois. Tu essaies de lui dire tout ce qu'il doit faire afin qu'il puisse exécuter les bons gestes et qu'il puisse partir rapidement mais pour le moment la pause câlin te permet de le détendre un peu et caresser ses cheveux comme d'habitude. Un petit rituel du matin. «  Je sais …  » . Oui tu savais qu'il voulait dormir et sûrement pour toute la journée. Il était même rare qu'il ne le dise pas mais tu n'y pouvais rien s'il avait cours. Le regardant il répétait alors les actions clefs de ce matin sans pour autant les faire mais on espérait. Mais ce but semblait compromis vu l'envie qu'il mettait à exécuter ces simples tâches. Se ne fut pas sans déchirement que vous vous sépariez, l'empêchant de se rendormir contre toi. Il avait donc quelques minutes pour se préparer après que tu ne lui ais gentiment claquer les fesses, en toute amitié. Et son sourire amusé te fit également sourire hochant alors la tête. Bien sûr qu'il allait y arriver on y croyait. D'ailleurs tu allais devoir prendre tes papiers et tes clefs avec toi, ce que tu préparas pendant qu'il s'habillait. Contrairement à lui dans la voiture, personne n'allait te voir tu pouvais te permettre d'être en pyjama. En ressortant il avait gagné un pantalon mais aucune énergie ni motivation. C'était drôle mais il allait devoir y aller. Lui souriant alors tu le laisses t'enlacer frottant un peu ses bras alors qu'il devait y arriver. Un jour il allait y arriver et avoir des réveils moins difficiles tu y croyais. «Je sais que tu veux dormir.    » . Ses gestes étaient bien trop mignons pour que tu ne les remarques pas. Et maintenant qu'il t'enlaçais tu ne pouvais qu'attester. Le connaissant il pourrait s'endormir de nouveau contre toi. «  Je te conduis oui, tu ne seras peut être pas si en retard soulagé ?  » . Ebourriffant un peu ses cheveux tu souris et vérifie que tu as tout. Parfait, tes papiers sont là, les clefs aussi il ne manque plus que..Jun. Lorsque tu te retournas le petit garnement était reparti en direction de sa chambre sans la moindre honte. Soupirant un peu tu attrapas son sac pour le ramener près de toi avant de regarder Jun. «  Tu vas aller en cours ou je te fais plus de câlins.. aller  » . Une main sur sa taille tu le fais se tourner puis le suis jusqu'à l'entrée où tu enfiles rapidement tes chaussures attendant bien évidemment le petit Jun. Encore dans un autre monde tu te dépêche de faire ses lacets avant de le pousser doucement à sortir fermant la porte derrière toi avant de prendre le poignet du brun. Tu l’emmenas ainsi jusqu'à ta voiture. « Ca va aller ? Réveille toi tranquillement une fois qeu tu es en cours.. la prochaine fois essaie de bien dormir la nuit quand même.   » . Ton inquiétude est cachée par tes conseils mais visible pour ceux qui veulent la voir et ton envie de le remettre dans son lit comme demander est bien présente. Mais tu démarre et l’accompagne donc, non sans des mots d'encouragement.



«   » .







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MessageSujet: Re: i'm not late, i'm just early for tomorrow | ft Jae    Dim 15 Avr - 0:47


i'm not late i'm just early for tomorrow
Jae Sun & Jun
Se coucher n'était pas quelque chose de facile, pour Jun ou pour les autres. Il y avait des jours où l'étudiant tombait simplement de fatigue. Sa tête touchait l'oreiller et son esprit divaguait déjà dans le monde des songes et du sommeil. Et quand il fermait les yeux, son esprit s'était presque déjà totalement envolé. Il y avait des fois où à peine allongé, Morphée était là et l'enlaçait doucement, le plongeant dans l'inconscience. Il appréciait ces moments, car c'était plus agréable de tout de suite s'endormir. C'était plus supportable sachant qu'il se réveillerait au moindre bruit dans la nuit aussi. Cela dit ça ne changeait rien sur sa difficulté à se réveiller le lendemain, il pouvait juste dire qu'il avait au moins eu une nuit une peu plus longue que d'habitude. Puis il y avait malheureusement les fois où il attendait sagement dans son lit que le sommeil ne vienne le cueillir. C'était long, pénible et épuisant. Frustrant, aussi, de se dire que les autres dormaient alors que lui tournait à n'en plus finir pour trouver la meilleure position. Et être seul ainsi, dans le noir, enroulé de ses draps était quelque peu terrifiant si l'on y réfléchissait bien. C'était terrifiant car l'on devenait notre pire ennemi. Il était seul, réveillé, fatigué et agacé à l'idée de ne pas être endormi. Il était seul avec ses pensées, et il ressassait. Sa journée, la veille, la semaine, le mois, l'année, le passé. Il était seul avec ses propres démons, et c'était toujours quelque peu angoissé à l'idée de les retrouver qu'il allait se coucher. C'était agréable de dormir mais le procédé pour en arriver là était lent, long et parfois douloureux.
Parce que le regard plongé dans les yeux de l'obscurité qui l'entourait, il revoyait les images néfastes de sa jeunesse. Il se revoyait assis en salle de classe à attendre que le cours ne commence. Il revoyait Dae Won qui s'avançait. Il revoyait ses cahiers sur le sol, piétinés. Il entendait à nouveau les insultes, les moqueries. Et il réfléchissait. A ce qu'il avait fait, ou dit. A celui qu'il avait été, à celui qu'il était et à celui qu'il serait. Il réfléchissait. A celui qu'il aurait pu être, qu'il pourrait être. A celui qu'il ne serait jamais. Il songeait. A toutes les choses qu'il avait prononcées, qu'il prononçait et qu'il prononcerait. Il songeait. A tous ces mots qu'il avait gardés, qu'il ne disait pas et qu'il n'articulerait peut-être jamais. Il se perdait. Dans ces visions d'autrefois, dans ces cauchemars passés, dans cette jeunesse ratée. Il se laissait entraîner par la panique d'une vie passée et craignait que tout cela redevienne son présent. Il se lançait dans des courts métrages dont il était le personnage principal. Il s'imaginait dans des situations les unes plus folles que les autres. Les unes plus terrifiantes que les autres. Il essayait de trouver un moyen de s'échapper, comme s'il se préparait à ce que cela arrive vraiment.
Et c'était ainsi qu'il passait son temps jusqu'à ce qu'il puisse s'endormir. Il adorait ça, dormir. Comme tout le monde bien sûr. Mais au moins en dormant ses pensées se coupaient. Cela ne l'empêchait pas de rêver ou de cauchemarder. Cela l'empêchait juste de penser, et quelque part, c'était rassurant et reposant. Quelque part, c'était peut-être bien la seule chose qu'il cherchait quand il fermait les yeux. Et c'était sans doute cela qu'il ne voulait pas quitter au réveil. C'était peut-être pour cela qu'il mettait du temps à se connecter avec la réalité, à lier son esprit avec le monde extérieur, et les autres. C'était peut-être pour cela qu'il avait du mal et qu'il ne souhaitait qu'une chose : y retourner. Retourner dans ce monde où tout était flou même si parfois trop réel. Retourner dans cet univers où il n'avait plus réellement conscience des choses, où il les laissait juste aller et venir. Tant pis si elles faisaient mal. Tant pis si elles faisaient peur. Les concepts même de la peur et de la douleur n'étaient que bien vivant quand il rouvrait les yeux et qu'il se réveillait. Tout reprenait forme à ce moment-là. Tout revenait tel un boomerang dans une vague d'émotions et de sensations. Pas nouvelles mais bien connues pour la plupart. Tout revenait comme si rien ne l'avait vraiment quitté.

La peur d'être à nouveau pris pour cible était toujours là, remuant son esprit et son cœur quand il y pensait trop. Appuyant sur des plaies qui n'avaient pas encore totalement guéri et rouvrant des blessures qui s'étaient presque refermées. Et pour dire la vérité, il ne pensait pas un jour avoir à nouveau des ami(e)s. Il ne pensait pas pouvoir partager à nouveau les mêmes passions que quelqu'un d'autre. Il craignait toujours qu'on lui tourne subitement le dos, cependant, car c'était arrivé une fois, cela pouvait arriver encore pas vrai ?
Il n'aurait jamais cru avoir un colocataire non plus, et pourtant...

Et pourtant il vivait avec Jae Sun. Et il était en retard, chose rare. Il était mal réveillé aussi. Encore trop endormi, trop perdu dans le monde du sommeil, il n'arrivait pas à calculer. La preuve, il avait failli partir sans pantalon. La pause tendre du matin, celle où il s'accrochait poétiquement à Jae Sun dans une demande silencieuse mais plutôt visible d'affection lui donnait encore plus envie de retourner se coucher. Il était tellement bien là... Malheureusement il ne pouvait pas rester, c'était trop injuste. Il partit se préparer avec une tape amicale bien placée en guise d'encouragement. Tout se passa sans encombres et il partit rejoindre son colocataire, la tête encore dans les nuages. Ou plutôt l'oreiller. C'était à se demander si elle était se décoller un jour. « Moui », murmura-t-il dans une petite moue, le désespoir au bord des lèvres. Il voulait vraiment dormir. Il voulait vraiment retourner se coucher. Pourquoi ne pouvait-il pas retourner se coucher ? Les cours ? … Oh, oui, c'était important... Un peu. Et s'il restait ainsi, il pourrait réellement se rendormir. Parce que Jae Sun était un oreiller confortable, chaud, et doux. Un son ronronna dans sa gorge et lui-même ne saurait dire si c'était un bruit d'approbation ou non. « Soulagé », articula-t-il malgré tout dans un petit sourire, secouant faiblement son visage pour se recoiffer pour finalement soupirer parce que c'était très bien comme ça, il inventerait une nouvelle mode. L'envie de retourner au lit était tellement grande qu'elle prit même le contrôle de son corps. Ce fut pour cette raison qu'il partit dans le sens inverse. Quoi ? La sortie n'était pas par là ? Ah bon ? Depuis quand ? Il était pourtant sûr que c'était le chemin vers son lit... Mais son chauffeur du jour le rattrapa – dommage, la tentative d'évasion avait raté. Des bruits quelque peu mécontents passèrent dans le fond de sa gorge alors qu'il l'implorait du regard. Regard qui devint soudainement choqué, sa bouche s'ouvrant quelque peu dans un air outré. « Plus de câlins ? », demanda-t-il, totalement abasourdi par la nouvelle, « Genre plus du tout ? », il le regarda quelques secondes sans rien dire, se laissant faire et se laissant guider jusqu'à l'entrée, trop sonné par la menace. « C'est pas cool... », râla-t-il dans une petite voix tout en se frottant les yeux, avant qu'il ne mette ses chaussures, à son rythme. Il laissa Jae Sun le pousser doucement à l'extérieur, un nouveau soupir brûlant sa bouche alors qu'il le suivait jusqu'à la voiture. Il cligna plusieurs fois des yeux pour faire partir le sommeil mais l'appel de son lit était un peu trop bruyant. « Je crois », répondit-il, « Je suppose », il haussa brièvement les épaules, « Peut-être pas », et c'était tout bonnement rassurant. Il s'installa sur le siège passager, sa tête allant directement se poser contre la vitre dans un bruit sourd. « Hum », souffla-t-il, les lèvres finement pincées. Il dormait la nuit. Il essayait du moins. Pas de sa faute si les réveils étaient difficiles. Et pas de sa faute non plus si les cauchemars venaient perturber son repos – mais le plus compliqué restait de se réveiller, c'était évident.

Il remercia Jae Sun des mots qu'il les adressait alors qu'il observait le paysage défiler. Il s'étira lentement à plusieurs reprises dans des échecs flagrants d'être un peu plus éveillé. Puis le terrain devint connu, ses prunelles grimpant le long du bâtiment qui s'élevait pas loin d'eux. Il se tourna vers Jae Sun dans une petite grimace, sa lèvre inférieure quelque peu mise en avant dans l'espoir de le convaincre de le ramener à la maison. Ses bras allèrent s'enrouler autour du sien, avant que sa tête n'aille se poser sur son épaule, sa joue s'y frottant doucement. « Tu peux pas les appeler et leur dire que... », il s'arrêta, pensif, « J'ai piscine ? », il leva son visage vers lui, les sourcils quelque peu froncés, cogitant à ses propres paroles. « Ah ben non ça marche pas », il se pinça les lèvres, « La piscine est encore fermée » … bien sûr c'était la seule raison pour laquelle cette excuse ne pouvait pas fonctionner. Son corps se décala quelque peu sur son siège et il se pencha un peu plus vers Jae Sun, ses bras pressant un peu plus le sien. « Jae... », fit-il, la lèvre inférieure tremblante, le regard suppliant au possible, ses doigts frôlant doucement sa main comme pour l'attendrir. Il émit un son étrange, mêlant gémissement plaintif et petit grognement digne d'un chiot. « J'y vaiiiis... », prononcé avec zéro motivation. Il se décala lentement, se redressant confortablement sur son siège et attrapa son sac. « A ce soir », commenta-t-il, adressant une douce esquisse à son colocataire, « Merci », il désigna la voiture et sortit enfin de la voiture. « Dis à mon lit qu'il me manque mais que je le retrouverai vite, et tu vas me manquer aussi », qu'il lui souffla avant de fermer la portière tout en lui envoyant un baiser.
Il se tourna et après quelques secondes entra enfin dans le bâtiment, pas prêt du tout pour la journée qui allait suivre.

Et il n'avait pas été prêt du tout. « Je suis là », s'exclama-t-il en retirant ses chaussures avant qu'il ne se traîne dans l'appartement afin de rejoindre Jae Sun.
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MessageSujet: Re: i'm not late, i'm just early for tomorrow | ft Jae    Mer 18 Avr - 0:26


i'm not late i'm just early for tomorrow
Jae Sun & Jun
Sans rien se dire les deux étaient similaires. Toi dans ton coin, lui dans le sien. Il n'avait jamais parlé de son passé, qu'il gardait enfuit bien au fond de lui le laissant ronger le présent et peut être même son futur. C'était ça le plus dingue, comment laisser le passé détruite tout ce qu'on essaye de faire aujourd'hui ? Ce qui est passé ne reviendra pas. Et ce qui est présent ne reviendra plus non plus. Tout était une question de timing. De liberté de pensée, une liberté de croire que tout allait bien aller. On dit que le moment présent n'existe pas. Soit on vit dans le passé soit dans le futur. Aucun moment ne saurait être présent puisqu'une fois conscient de ce moment il  n'est plus. A vous en faire perdre vos cheveux n'est ce pas ? Pourtant tu étais sûr de ça. En effet, tu  prônais plus un présent qui serait pour une durée plus longue permettant de le vivre, mais ce moment là n'aura jamais lieu deux fois. La même personne pouvait sourire deux fois, presque pareil, la sensation serait toujours différente .Ce qui venait de se passer était justement au passé. Le plus beau était que les bons moments restaient dans nos souvenirs, nous offrant le doux parfums de leur bonheur, alors que les mauvais pouvaient être considérés comme une épreuve achevée, qu'on ne repassera pas. Une vision optimiste qui te permettait de mettre un pied devant l'autre chaque matin.
Car tous les soirs où ton corps réclamait un sommeil durement gagner, mais que ta tête refusait de se coucher, de se mettre en veille. Elle refusait de perdre une mélodie, un refrain, des paroles, un souvenirs, un cauchemar. Tu ne voulais pas te coucher tard, de base. Tu ne voulais pas passer ta nuit à travailler, de base. Mais tout ton corps se mouvait sans ton consentement et sans lui tu te sentirais bien trop coupable. Alors oui tu faisais souvent des nuits blanches et quand ta tête se posait sur l'oreiller généralement tu t'endormais vite. Mais parfois tu te revoyais enfant, attendre que ton père ou ta mère entre te dire bonne nuit alors que la nourrice t'avait dit d'aller dormir. Rien ne passait par leur bouche, tout venait de ceux qu'ils employaient. Ils étaient devenus ta famille et tu connaissais le prénom de chacun d'entre eux, alors que tu peinais à te rappeler celui de tes parents. Tes frères semblaient habitués, mais n'avaient ils pas eu un moment de solitude ? De profonde tristesse comme tu la ressentais maintenant ? N'étaient ils pas normaux ? Ne ressentaient ils rien ? Tu te posais souvent la question mais aucun des deux n'avait répondu te laissant toujours de côté comme le faible. La place au meilleur était lancée. Et si l'un devenait l'héritier l'autre devait également brillé. Et que faire du troisième ? Un avocat ? Comme on choisit sur un catalogue on avait voulu te pousser à être quelqu’un en particulier. Et chaque soir tu pensais à la façon dont tout cela finirait. Est ce qu'ils allaient y arriver ? Te faire entrer dans la boîte et ne plus jamais sortir de ce merdier ? Ou rester libre sans savoir quand on pourrait perdre les membres de notre soit disant famille. L'avenir était incertain mais pour le moment tu te pliais simplement à leurs règles courbant le dos en entendant les mots durs et sans amour de ton père. C'était avant tout un patron. La douceur de ta mère l'avait quitté pour l'argent alors que tu venais vers elle pour lui demander des conseils. Tu doutais même que se soit ta vraie mère. Et tu étais loin de te douter de la douloureuse vérité qui planait au dessus de ta tête. Et pourtant tu savais que l'argent changeait les gens, c'est sûrement pour cela que tu n'avais jamais voulu trop y toucher. A part pour tes instruments tu ne dépensais pas tant. Pas de voiture de luxe, de millier de vêtements ou le dernier téléphone.. Juste du bon matériel audio et instruments.

Alors non l'argent ne faisait pas tout, mais ça aidait pas mal. Par exemple à l'école, où personne n'était venu te faire trop chier, ne balançant que quelques surnoms dû à ta coupe de cheveux. Mais on te laissait tranquille contrairement à certains camarades moins fortunés. Tu ne pouvais pas dire que tu voyais tout, entendais tout mais parfois tu savais qu'un tel était une de ces victimes préférées. Il t'était arrivé plusieurs fois de t'asseoir à côté de l'un d'eux pour ne pas intervenir personnellement mais calmer un peu le jeu. Ce n'était pas tes affaires.. Ca ne l'avait jamais été, tu te pensais différent des gens. Tu ne pensais pas pouvoir t'intégrer, qu'on te touche, parler devant tout le monde. Tu ne pensais pas avoir cette capacité et puis un panda était entré dans ta vie bousculant tes habitudes  ,tes peurs et tes envies.

Ce panda aimait dormir comme un koala et était en retard ce qui était rare disons le. Par contre ce qui n'était pas rare était que ton panda à titre personnel s'accrochait à toi pour venir te faire ton moment câlin. Oui on était loin des frissons et ce recul provoquer par un effleurement. On était loin du Jae qui rejetait cette demoiselle à la main trop légère qui voulait caresser ses bras découverts. Là tu laissais le corps de ton colocataire t'enlacer voire s'accrocher à toi tel un koala. Tu l'avais dit non ? Et ce moment de tendresse arrivait tous les matins, les soirs aussi, la nuit aussi en fait. Caressant son crâne tu le regardais encore à moitié dans son lit, enfin en songe, il allait devoir se réveiller et vite. Partir sans pantalon ferait du mal à sa réputation, ou lui en créerait une. En tout cas il était à côté de ses pompes et c'était le cas de le dire ce qui te fit rire, tu avouais. Mais le jeune homme dans tes bras semblait parti pour sa nuit round 2. « Parfait alors tu vas pouvoir y aller petit panda   » C'était sûrement le surnom qui revenait le plus avec « Junni ». Mais tout comme les bébés panda qu'on voyait souvent dans les vidéos qui revenaient sans cesse de cet endroit où l'on venait de les enlever le tien voulu retourner dans sa chambre.Mais il y avait plusieurs problèmes avec ça. Un , tu avais voulu être ninja pendant longtemps, on ne t'aurait pas avec un tour si petit. Deux, tu te doutais que ça n'allait pas être facile. Trois, tu connaissais Jun. Le rattrapant et l'emmenant dans l'entrée tu finis par le menacer. Les cours c'était important . Et la menace marcha du tonnerre. « Non plus du tout genre.. sec, nada, même pas la nuit   » Et non ce n'était pas cool et même toi tu priais pour que Jun exécute les derniers mètres car sans câlins tu deviendrais bien grognon. Toute ta vie tu l'avais passé à chercher une affection quelconque avant de comprendre que tu ne pourrais pas l'avoir avec ton petit problème. Petit gros en fait. Seul ta grand mère arrivait à te toucher depuis ton enfance. C'était une main bienveillante et ton corps ainsi que ton esprit l'avait compris. Tout comme ils avaient fini par comprendre pour Jun. Et ce dernier peinait comme jamais à se réveiller. L'emmenant dehors tu vis tous les efforts qu'il mit pour arriver à la voiture où il s'affala contre la vitre comme si sa vie allait finir. « Aller .. ce soir tu te couches plus tôt.. si t’arrive pas à dormir tu sais que tu peux me rejoindre en plus..   » C'était de toute façon une habitude que tu aimais bien. C'était sympa de dormir avec un ami. «  La journée va passer vite t'en fais pas » Posant ta main sur sa cuisse tu déposas une petite tape avant de te mettre à conduire, pas trop vite, pas trop lentement l'empêchant d'être trop en retard mais lui laissant cette possibilité de se réveiller un peu plus.

La conduite fut courte et silencieuse bien qu'entrecoupée de bâillement et étirement de ton ami et colocataire mais cela n'était rien contrairement à ce qu'il se passait dans ta tête. Tu riais pas mal de le voir ainsi et en même temps tu le plaignais le pauvre. Mais ce fut son geste et son regard qui sembla t'achever à la place que tu avais. Le visage fermé, neutre et les yeux concentrés sur la route ton cœur manqua pourtant un battement, pas cette bouille. Pitié pas la bouille de la lèvre Tu aurais aimé fermé les yeux mais tu ne pus que lorsque la voiture fut arrêtée. Pourtant ton regard se tournait sur Jun le regardant un moment.  Les appeler ? Ton colocataire inventait de plus en plus de bobards incroyables. Qui croirait ça ? Tu haussais un sourcil avant de tomber toujours plus bas au fur et à mesure qu'il s'expliquait finissant par être désespéré. Tu lui mis alors une pichenette bien que tout ton être criait qu'il était adorable. «  Jun.. tu aurais pu dire que tu avais poney ça aurait été tout aussi crédible.. et puis tu n'es plus en primaire.  » On croirait entendre un père. Mon dieu tu vieillissait. Mais il n'avait pas dit son dernier mot et ta patience était de plus en plus éprouvée. Respirant lentement tu le regardais alors qu'une panique totale prenait l'assaut de ton cerveau. Tes mains se serrant sur le volant tu le regardas un moment sans rien dire alors qu'au fond un Jae criait au secours. « Il fait la moue. Mon dieu il fait la moue qu'est ce que tu je dois faire ? Il.. il doit aller en cours c'est important pour son avenir. Mais.. mais il veut dormir et il a le droit de se reposer. Il est chou en plus.. non Jae .. non il faut qu'il y aille. comme un chiot et un chaton il prenait ton cœur d'assaut avec ses mimiiques et il fut dur de ne pas craquer. Lorsqu'il se redressa tu avais eu envie de prendre son bras et lui dire de rester mais les mains tenant fermement ton volant pour ne faire aucun geste tu lui adressas un simple sourire .«  Courage jun.. a ce soir. Et de rien c'est normal  » Souriant tu lui adressas un petit geste avant de soupirer. Cet enfant était insupportable. Un mot à son lit ? Mais la fin de la pharse te fit un peu plus sourire. « Tu vas me manquer aussi.. Et à ton lit aussi , il t'attend à la maison   » . Et alors que Jun s'éloignait tu laissais cette frustration et se stress se relâcher. Sûrement tendu comme pas deux tes mains eurent du mal à quitter le volant comme tétanisée. « J'aurai dû le laisser rester à la maison ? … AHH je sais pas   » Soupirant tu repartis bien vite chez vous t'arrêtant dans une épicerie pour lui acheter ses gâteaux préférés. Avant de prendre de la nourriture dans les food truck, assez pour cinq personne mais ce n'était que pour toi.  Puis une fois rentré tu commenças à tout préparer rangeant un peu la maison et plaçant ton matériel pour manger devant des milliers de personne.

La journée ne fut pas tellement productive ou même originale mais lorsque Jun rentrait tu étais toujours heureux d'avoir de la compagnie. Te levant rapidement tu venais accueillir ton petit panda par une étreinte chaleureuse. « Tu as fait du bon boulooot   » Souriant tu le regardais avant de partir tranquillement dans la cuisine et lui montrer la boîte qu'il avait prise exprès pour lui. Comme pour te faire pardonner. « On regarde un film ? Et on mange ?   »




«   » .







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MessageSujet: Re: i'm not late, i'm just early for tomorrow | ft Jae    Mer 18 Avr - 12:29


i'm not late i'm just early for tomorrow
Jae Sun & Jun
Quand Dae Won et la petite bande commencèrent à s'en prendre à lui, Jun avait compris que son meilleur ami n'était plus. Il avait compris que ce dernier avait préféré choisir la popularité, un groupe, un statut et une admiration à un ami. De longue date, en plus. Un ami avec qui il avait partagé plus de choses que Jun pourrait le citer. Un ami qui avait été là pour lui, et inversement. Jun n'aurait jamais envisagé que Dae Won le laisse aussi facilement. Il n'aurait jamais cru qu'il retourne sa veste aussi vite, préférant se précipiter dans les bras de gamins hautains et misérables à une amitié belle et solide. Il n'aurait jamais cru qu'il l'échangerait contre un peu plus de reconnaissance au sein de l'établissement. Un peu plus de peur, surtout. Car on le craignait. On le craignait lui, et la bande. Personne n'osait les déranger ou leur dire d'arrêter. Pas même les professeurs. Personne n'osait se mettre en travers de leur route, et ce n'était pas comme si personne n'avait remarqué. Ses camarades de classe savaient ce qu'il subissait quotidiennement. Ils savaient tous, ils en étaient tous témoins, mais aucun d'eux n'avait levé le petit doigt pour lui. Aucun d'eux n'avait tapé du poing sur la table pour dire aux autres d'arrêter. Quelque part, Jun comprenait. Pourquoi risqueraient-ils de le sauver ? Ils seraient pris pour cible. Aucun d'eux ne voulait ça. Alors c'était beaucoup plus simple de les laisser s'amuser avec Jun, poussant toujours le vice un peu plus loin à chaque fois. Jugeant que c'était amusant, ils ne semblaient pas savoir où étaient les limites. Ils ne semblaient même plus s'en soucier, dans le fond, les dépassant toujours un peu plus, se justifiant dans des mots absurdes et totalement dénués de sens. Jun aurait pu supporter tout cela. Jun aurait pu passer au-dessus... si Dae Won avait été de son côté, il savait qu'il aurait pu oublier le reste. Son meilleur ami aurait été là et l'aurait soutenu. Et pour sûr que Dae Won se serait rebellé contre ceux qui torturaient Jun. Hors son meilleur ami était parti de l'autre côté. Il lui avait tourné le dos pour des choses totalement superficielles. Pour des choses éphémères qui dureraient à peine. Pour des choses qui n'en valaient pas la peine. Il l'avait mis plus bas que terre. Il l'avait poussé dans ses retranchements. Il l'avait amené dans une frayeur constante, une panique totale et une angoisse dévorante. Il avait fait de lui un garçon anxieux et solitaire. Il avait fait de lui un élève discret, trop peut-être, et silencieux. Il avait fait de lui un gamin perdu et peu sûr de lui. Il avait détruit la confiance que Jun pouvait accorder aux autres. Il avait totalement brisé l'image qu'il pouvait avoir de l'amitié.
Car Jun n'en voulait plus. D'ami(e)s. Plus les jours passaient, plus il s'éloignait de tout et tout le monde. Il ne cherchait pas à se lier aux autres, il ne voulait pas. Il ne pouvait pas. Et même après avoir changé d'établissement, même après avoir déménagé, c'était comme impossible. Impossible pour lui d'aller vers les autres pour tenter de se lier à eux. Impossible pour lui de leur parler vraiment de lui, de vraiment montrer qui il était, de vraiment s'ouvrir. Difficile pour lui de donner sa confiance. Difficile pour lui d'abandonner la peur d'être à nouveau mis de côté, voir pire. Il ne pouvait pas oublier ce qu'on lui avait fait. Il ne pouvait pas oublier qu'un ami, son meilleur ami, lui avait bien plus de mal que personne n'aurait pu lui faire à l'époque. Dae Won avait été la personne en qui il avait le plus confiance. Il avait été celui à qui il avait tout dit. A qui il avait décrit le moindre de ses doutes, le plus grand de ses rêves. Et cet ami, cet ami précieux et irremplaçable l'avait tout bonnement traîné dans la boue. Il l'avait blessé, insulté, malmené. Comment réagir quand la personne en qui l'on croyait le plus nous brisait ? Comment faire pour supporter la pression, la peur et surtout le chagrin ? Il ne pouvait pas oublier tout ça. Il ne pouvait pas effacer tout ce qu'on lui avait fait, tout ce qu'on lui avait dit. Cette période-là était toujours un peu trop ancrée dans sa mémoire, dans sa peau.
Il était devenu beaucoup moins sûr de lui. Moins sûr de ses paroles ou de ses actions. Moins sûr de ses capacités. Il était devenu plus réservé, plus sur la défensive, toujours prêt à fuir.. Elle lui avait fait détester l'amitié et lui avait fait perdre espoir sur tout ce que cela représentait. Alors des ami(e)s, qu'il s'était dit, il n'en voulait plus. Parce que cela était bien trop douloureux quand ils lui tournaient le dos. Parce que c'était bien trop dur de supporter leurs critiques et leurs insultes. Parce que c'était bien trop difficile de se rendre compte qu'il était seul et que personne ne le soutenait. Il avait presque fait un trait dessus. L'amitié était devenu plutôt un concept abstrait. Un concept qui lui était presque inconnu. Un concept qu'il ne savait plus appliquer. Il essayait, mais il y avait toujours cette peur qui résidait au fond de son être. Cette angoisse de voir qu'on lui mentirait, qu'on le manipulerait, qu'on l'insulterait, qu'on le laisserait. Cette peur de voir que tout allait recommencer. Il ne le supporterait plus une seconde fois.

Pourtant, comme tout être humain, Jun avait besoin de compagnie. Il avait ce grand besoin d'affection, cette envie d'être entouré. Il voulait retrouver ce petit bonheur-là. Il voulait avoir des ami(e)s une nouvelle fois. Même si c'était compliqué, même si c'était étrange parfois. Il avait du mal à s'ouvrir, il avait du mal à se confier et à faire totalement confiance, mais il avait des ami(e)s. Le seul dont il était réellement proche, c'était Jae Sun. Pas seulement parce qu'il était son colocataire. Ce fut difficile au début, et quand il y pensait, il en riait toujours. Mais quelque chose dans ce jeune homme lui disait qu'il n'était pas méchant. Quelque chose lui disait qu'il ne lui ferait pas de mal. Pas intentionnellement. Pas comme Dae Won. Il avait toujours peur, bien sûr, parce qu'il n'était jamais à l'abri. Mais il s'était attaché à Jae Sun, autant au sens propre qu'au sens littéral. Il s'accrochait un peu plus à lui au fil des jours, à tel point qu'il avait parfois du mal à le lâcher. Comme en cet instant où il aurait préféré rester contre lui plutôt que d'affronter une journée chargée de cours après s'être réveillé en retard. Mais le petit stratagème n'avait pas fonctionné et en plus de cela, il se collait une menace sur le front. Plus de câlins ? Impossible. Il ne pouvait pas vivre sans. Les câlins étaient ses médicaments. « C'est vilain », se permit-il de commenter dans une moue outrée. Déçue. Choquée. Bouleversée. Décontenancée. Abasourdie. Oui, Jun était un peu une dramaqueen dans l'âme. Il mit alors ses chaussures et laissa le plus âgé le conduire à la voiture. Même la vitre lui semblait bien trop confortable. Il pourrait dormir. Il voulait dormir. « Très tôt », il bailla discrètement, « De toute façon ce soir je dors avec toi », et non, ce n'était même pas une question. L'avis de Jae Sun ? Il le collait contre la vitre. Puis son colocataire venait de dire qu'il pouvait donc bon... « Mouais », qu'il murmura. La journée allait passer lentement. Il le savait. Il le sentait.

Il aurait apprécié que Jae Sun fasse demi-tour, qu'il lui dise de retourner se coucher. N'importe quelle excuse aurait fait l'affaire. Il voulait juste retourner dans son lit. La journée avait à peine commencé et il était déjà épuisé. Une petite grimace vint se dessiner sur son visage au geste de son colocataire, lui traçant une moue finement boudeuse avant qu'il ne se pince les lèvres. « C'est bien aussi d'avoir poney », il lui tira brièvement la langue, « Oui. Pardon », chuchota-t-il en détournant le visage. Il aurait préféré y rester, en primaire. Il aurait préféré s'arrêter à cette époque-là. Parce que ce qui était venu après avait été trop dur. Il bougea brièvement ses épaules et s'humecta les lèvres. Un léger soupir brûla ses lèvres. Son lit paraissait tellement loin. Il voulait juste dormir pour ne pas à avoir à penser au reste.
La technique suprême de la moue du chiot battu ne fonctionnant pas, Jun n'eut d'autres choix que de sortir du véhicule – triste vie. Un faible rire roula dans sa gorge aux paroles de Jae Sun. Il se fit la promesse de retrouver son lit le plus vite possible, puis partit enfin rejoindre son cours.

La journée fut horrible, et encore... Jun aurait largement préféré rester au lit. Les cours avaient été longs, il n'avait pas suivi la moitié, s'endormant presque sur son siège. Il avait quelque peu paniqué en arrivant et en entendant des élèves rire, pensant que c'était pour lui. Et cela l'avait perturbé durant la matinée. Cela l'avait angoissé pour la journée. Il prenait toujours les rires pour lui de toute façon. Il s'était fait plus discret que d'habitude, ne souhaitant absolument pas attirer trop de regards. « Je suis pas sûr », dit-il à Jae Sun après que ses bras aient entouré son corps, « Mais on va dire que oui », restons positifs... Il sera moins positif en relisant ses cours. Il accompagna Jae Sun à la cuisine, un sourire ornant directement ses lèvres à la vue de la boîte. « Merci beaucoup », commenta-t-il, ses lèvres déposant un rapide baiser de remerciement sur la joue de son colocataire. Ses doigts agrippèrent machinalement à son bras, sa tête se posant délicatement sur son épaule alors qu'il écoutait ce qu'il lui proposait. Il hochait lentement son visage, les lèvres pincées, comme s'il réfléchissait. « On dort », lâcha-t-il, son visage à présent levé vers celui de Jae Sun. « On dort hein ? », il grimaça quelque peu, « Pitié dis-moi qu'on va dormir », lâcha-t-il d'un coup. Son corps se colla entièrement à celui de son colocataire, ses bras le serrant tendrement. « Dis-moi que c'est l'heure d'aller au lit », qu'il ajouta dans une moue suppliante, « C'est l'heure d'aller au lit », imita-t-il la voix de Jae Sun – l'imitation était à revoir mais détail. Un sourire illumina ses lèvres dans une mine ravie, comme un gamin à qui l'on venait de promettre un bonbon. « T'es le meilleur », il lui embrassa la joue, « Bonne nuit », il lui tapota doucement l'épaule et se décala, prêt à rejoindre sa chambre et surtout son lit, « J'espère que t'as passé une bonne journée. La mienne était horrible, je vais dormir pendant trois jours. Quatre ? Quatre c'est bien. Pendant quatre jours. Ou peut-être cinq... », il lâcha un souffle épuisé, « Viens dormir avec moi. Dodo party. C'est comme les pyjama party. Sauf qu'on fait que dormir », ce qu'il disait n'avait aucun sens...
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MessageSujet: Re: i'm not late, i'm just early for tomorrow | ft Jae    Dim 6 Mai - 1:02


i'm not late i'm just early for tomorrow
Jae Sun & Jun
 La vie s'apprenait sur le tas, et c'est ce qu'on découvrait chaque jour quand on avançait dans celle-ci. Il y avait des moments où les leçons étaient dures voire même imbuvables mais on était obligé de les apprendre. Parfois, c'était un petit temps de répit qui te montrait comment la vie serait sans toutes ces leçons. Et après on se demandait pourquoi les jeunes n'étudient pas ? C'était une bonne école mais réellement dure. Pourtant tout le monde passait par là et les gens continuaient de faire des victimes en faisant des gosses à tout va. A croire que la vie avait un goût amer qui se partageait. Ou alors cette vision n'était pas la bonne ?
Il était compliqué d'imaginer un autre discours en étant tout aussi réaliste et pourtant. Tu appréciais ta vie dans les moments de calmes et tu avais même appris à l'apprécier après un événement contrariant et énervant. Le moment de calme juste après était le meilleur de tous, il fallait bien s'en rendre compte. Et lorsque tu mettais ton casque sur les oreilles le reste disparaissait et d'un coup tout devenait appréciable. Même de marcher simplement pour marcher. C'était peut être dans ces moments que les gens avaient envie de se marier de faire des enfants et de vivre heureux.  Bien trop jeune pour ça tu avais plutôt envie d'un petit café avec une partition où tu écrirais ce qui te venais par la tête. C'était dingue l'inspiration qu'on avait devant un macchiato caramel.

Mais la vie n'était pas toujours aussi belle et le passé était sombre. «  Hyung !! Hyung... HYUNG ! » . Parfois il y avait de ces souvenirs qui ne s'effacent pas. Tu te souvenais de ce jour où tu t'étais mis à pleurer en appelant ton frère, un .. peu importe lequel, tu voulais juste qu'on t'aide. Enfermé dans l'armoire tu avais crié à l'aide avant qu'on ne te retrouve le soir. Pas ton père, pas ta mère, pas tes frères, mais une dame de ménage. La seule qui se souciait un peu de toi avec cette grand mère qui était arrivée le lendemain en furie. Comment avait on osé enfermé son bébé dans l'armoire ? Oui bon, tu l'avais appelé en secret le soir même. Mais tu étais apeuré, tu te sentais seule et les caramels qu'elle avait pour habitude de te donner comme les caresses dans le dos te manquaient. La voie rude de par les épreuves par où elle était passée, mais douce par la tendresse qu'elle voulait donner à cet enfant dont son propre fils ne s'occupait pas. La richesse n'avait pas été toute due. Elle l'avait gagné avec son mari avec acharnement. Et le travail, l'honneur et la famille devait rester dans les gênes, rester dans les esprits. Rien n'était dû tout était mérité.
Ce n'est pas comme si ta vie avait été un enfer, c'était ton petit monde, pas toujours drôle où certaines habitudes sont devenues presque phobiques. Où certains comportements quotidiens devenaient pénibles, mais c'était ta petite vie. Celle d'un gars qui ne manque pas d'argent et qui écoute ses parents. Pourtant tu vivais avec un écorché de la vie. Un pauvre petit être qu'on avait brisé de bien des manières, mais tu n'en savais rien. Et tu ne te doutais de rien.

La seule chose que tu savais était que ses bras étaient devenus un refuge. Que tu avais trouvé chez lui ce que personne n'avait réussi à faire et les contacts physiques étaient devenus agréables, et très demandés. Tu pourrais te moquer de tes premières réactions face au jeune homme, mais c'était déjà ce que tu faisais. Maintenant tous les matins et tous les soirs c'était inséré un rituel avec des câlins, des moments tendres et bizarrement rien ne te dérangeait au contraire. Alors que ton doudou était le seul à profiter des câlins depuis ton enfance tu avais trouvé un doudou grandeur nature avec un visage aussi doux que .. en fait tu ne trouvais pas de comparaison tant il était mignon. Tu aimais d'ailleurs lui rappeler en lui pinçant les joues. Mais plus encore tu appréciais le regarder se réveiller. C'était une série à lui tout seul. Tu n'étais pas forcément des plus faciles à te réveiller mais lui, lui en tenait une couche. Comme ce matin complètement abracadabrantesque qui devenait une vraie série télé d'humour. Alors oui tu étais acteur de cette série mais tu étais également spectateur. Et cette fois ci en entendant le « vilain ». Oui c'était très vilain et heureusement qu'il dormait à moitié ainsi il ne comprenait pas que tu ne tiendrais jamais cette punition. Mais elle fonctionna et vous partiez pour son école dans ta voiture. Mais même la l'énergie ne semblait pas lui venir. OH tu aurais du lui donner quelque chose à manger. Mais là tu n'avais rien. Tu t'en voulais alors mais rapidement tu oublias tout ce que tu venais de penser lorsqu'il affirma dormir avec toi ce soir. «  C'est ce que j'ai dit. Tu dormiras donc avec moi et ne sois pas pessimiste, ça va passer vite.  » Le pauvre se sera affreusement long et tu le sais . Tu mens pour le rassurer mais ça ne marche pas.

Et ça n'allait pas aller de mieux en mieux vu les moues qui t'attendaient et le déchirement intérieur de le laisser rester avec toi la journée alors qu'il avait cours. Mais tu n'allais pas lui donner un boulot alors que cette école était censée le faire. Alors tu pensais à son avenir, avenir dont on t'avait tant parlé. Aucun jour de manquer, lorsque tu étais malade tu y allais par ordre de ton père pour finir à l'infirmerie si cela était trop grave. Bien sûr tu ne voulais pas la même chose pour Jun mais tu ne voulais pas détruire son avenir alors avec toute la peine du monde tu dus refuser de lui écrire un mot, d'appeler son directeur et d'accepter cette excuse de poney. Après tout certains avaient réellement poney, mais pas lui. Mais quand tu le regardais ton cœur faisait un bond. Comment pouvait il être si mignon ? Oui tu trouvais un mec mignon. Et ce mec était ton ami, ton meilleur ami sûrement et rien n'était étrange. Rien. En tout cas tu ébouriffa légèrement ses cheveux en souriant crispé comme un constipé. « Courage Junni ça va aller.   » Encore un moment Jae, encore un tout petit moment et tu n'aurais pu à serrer ton volant comme un taré pour éviter de le garder dans ta voiture. Ce petit avait un pouvoir bien trop grand.
La moue eut presque raison de toi mais comme un guerrier tu te battu avec courage avant de laisser ta respiration reprendre l'ayant retenu un petit moment. Pourtant tu riais toujours avec ses remarques et le fait que tu le suives dans ses conneries. Un dernier signe et tu rentras à la maison pendant que le pauvre Jun attendait dans des salles remplies d'ennui et de personnes tout aussi motivées.

Peut être que tu devrais être plus attentif, plus là pour ce dernier qui partageait beaucoup de ta vie mais qui ne savait pas tout comme tu ne savais pas tout de lui. Peut être que tu aurais du lui demander tout ce qu'il avait fait si certaines choses l'avaient chiffonnées et .. et mince tu n'étais pas son père et tu ne savais pas entretenir une relation même amicale comment tu aurais su quoi dire ? Le regardant alors que tu le gardais dans tes bras tu souris alors doucement. «  Je suis sûr que oui ne t'en fais pas  » Tu avais confiance en ton panda. Et lorsque tu vis son sourire face à cette boîte tu te rendis compte qu'il était simple à satisfaire. C'était une grande qualité que tu admirais chez lui alors que ton sourire s'agrandissait également. «   De rien c'est normal  » Souriant toujours un peu surpris au bisou tu te mis à rire un peu prêt à enchaîner sur le  repas avant que ton bras ne soit kidnappé et que l'idée soit d'un tout autre ordre. Ouvrant grand les yeux tu le regardas. «  Déjà ? Maintenant ? Mais t'as pas manger ! Il est pas tard..  » Tu pensais qu'il réfléchissait à ce qu'il voulait voir, faire ou manger. Mais finalement il imaginait seulement son lit. Et finalement tu trouvas la réponse dans la répétition de ses propositions et même dans son imitations, bancale certes mais très drôle qui te fit rire. Le laissant te serrer tu le regardais simplement en riant doucement « On devrait dormir ?   » D'un coup son imitation l'avait auto convaincu et tu te retrouvas avec des compliments ainsi qu'un bisou que tu ne méritais certainement pas.   Une grande première pour toi vu l'heure qu'il était. Tu le suivais pourtant , son sourire avait eu raison de la réunion intérieure qui faisait exposé les points de vue. La faim était partie alors ça allait mais les autres bonhommes qui dirigeaient ton cerveau étaient indignés. Mais tout devient très clair avec son sourire. « Comment ça sourire ? 4 ? attends c'est beaucoup tu vas faire pipi au lit   » Le taquinais tu alors que tu voulais vraiment savoir ce qu'il se passait. « Tu parles beaucoup quand tu es fatigué finalement ! On dort dans ta chambre ? Dis tu veux même pas prendre un bain ?   » Ce n'est pas que tu lui disais qu'il n'était pas propre mais se coucher à cette heure.. Tout de même. Le regardant tu vins prendre ses épaules. « On va aller dormir t'en fais pas. Je vais même te chanter une berceuse si tu veux mais.. tu veux rien manger ? Pas de douche ? De Bain ? De câlins ?   » Comment ça tu le prenais avec les sentiments ? Il fallait bien que tu essaies de savoir s'il ne voulait pas faire autre chose. Une fois décidé tu le suivrais.


«   » .







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