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 Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''... [PV Eunae]

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Park Minori

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MessageSujet: Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''... [PV Eunae]   Ven 26 Jan - 23:44



► 19 janvier 2018, chez moi
Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''...
Eunae & Minori
Japon, Chine, quelques pays d'Europe, puis le Canada étaient les derniers pays auxquels ma charmante assistante venait de m'accompagner ces cinq derniers mois. Nous avions beaucoup travaillé tous les deux, même si j'avais essayé de visiter un peu, pendant les jours de repos et j'avais donc parfois invité Eunae à venir avec moi pour me décrire les paysages étrangers. Nous avions résidé à l'immense maison de mes parents, lorsque nous étions au Japon. Il était impensable pour ma mère que je ne dorme à l'hôtel, alors qu'elle pouvait m'accueillir avec ma charmante assistante. Comme Eunae travaille pour moi depuis trois ans déjà, ce n'était pas leur première rencontre et mon ange de mère adore ce petit bout de femme. En réalité, je crois que ma mère adorerait n'importe qui qui s'occupe de moi, mais ça, c'est une autre histoire... Ma mère a un peu adopté Eunae et passait son temps à lui demander si elle ne manquait de rien, si elle avait besoin de quelque chose, si elle se plaisait bien pendant notre séjour. Je ne serais pas surpris qu'elle ait essayé de lui présenter un homme ou deux non plus... Ma mère a cette peur obsessionnel que les jeunes gens ne trouvent pas l'amour et finissent seuls. Selon elle, il n'y a rien de pire. Je sais d'ailleurs que c'est une inquiétude constante qu'elle a pour moi, que je me retrouve seul après sa mort.

Elle sait que j'ai plusieurs bons amis, mais ce n'est pas la même chose. Bien que j'aimerais le faire, je ne peux pas la contredire pour ça... Des amis sont un peu comme une famille, mais ils ont justement leur propre famille. J'avais assisté au mariage d'un de mes amis d'enfance avec Eunae, pendant que nous étions au Japon, d'ailleurs. Ma mère m'avait fait tout un discours une fois rentré, cette nuit-là. Elle avait insisté sur le fait que je devrais éventuellement me trouver quelqu'un de bien et arrêter ces histoires de relations courtes sans avenirs. Mon assistante s'occupe bien de moi, mais elle finira bien par se marier, avoir des enfants et donc... devoir me quitter pour vivre sa propre vie. S'il m'arrivait quelque chose de grave, qui s'occuperait de moi? Moi-même. Mes amis s'occuperaient de leurs vies, de leurs familles, leurs femmes, leurs maris, leurs enfants... Chose tout à fait normal. Étant intersexuel, mon corps n'est pas comme celui de tout le monde... Avoir un sexe masculin, mais un utérus et des trompes de Fallope... et être né avec la cryptochirdie... bien que ce problème ait été réglé grâce à une opération à mon adolescence, sont plusieurs choses qui ne me donnent pas une santé de fer.

Les risques de cancer ont été ma plus grande motivation à faire corriger la cryptochirdie... bien que l'opération a été faite trop tard pour que ce soit efficace au maximum... Cela dit, les naissances d'enfants comme moi sont rares, il n'y en a environ qu'un faible pourcentage de 1.7% par année ou entre 1/1 500 et 1 /2 000 naissances... Il n'était donc pas familier avec la chose. Je devrais d'ailleurs me faire retirer l'utérus et les trompes de Fallope, avant qu'elles n'en développent un... puisque c'est le principal risque. Mais je n'aime vraiment pas du tout les hôpitaux et encore moins y séjourner... Sans parler des opérations et du temps de repos imposé après... Je ne comprends pas très bien ce qui se passe autour de moi, dans les hôpitaux, donc elles me font peur et me rendent anxieux. C'est un des lieux où je me sens le moins en sécurité... et je déteste que tout le monde soit inquiet, après une opération, de ne RIEN pouvoir faire par moi-même puisque je dois me reposer et comme je suis aveugle, les risques de me blesser ou d'empirer les choses à cause d'une maladresse est grand...

J'avais aussi refusé les traitements d'hormones, lorsque j'étais plus jeune et les refusais toujours. Je ne veux pas que mon corps ne se développe plus d'une manière que d'une autre, je n'ai pas envie de devenir encore plus masculin que j'en ai déjà l'air. Je me sens généralement comme une personne, tout simplement, ni homme, ni femme. Ma garde-robe est le plus souvent composée de vêtements masculins et je me présente donc davantage sous des airs ''masculins'', mais c'est simplement parce que je n'ai pas envie de me casser la tête... Je choisis des vêtements confortables, qui me plaisent à moi, sans me soucier plus que cela du reste. Parfois, je me sens davantage féminin et je préfère que l'on m'appelle Min Ah, j'arbore des tenues féminines, je demande de l'aide à Eunae pour me coiffer et me maquiller, puisque c'est ainsi que je me sens plus à l'aise, plus honnête avec moi-même. Si je devais prendre les hormones, les traits de mon visage deviendrait probablement plus carrés, mon corps changerait aussi et je perdrais cette image androgyne que j'ai. Je ne la vois pas, mais elle reste importante pour moi, elle me ressemble.

Ma mère sait toutes ces choses, elle n'est pas médecin, mais elle a fait ses recherches, elle s'est renseigné... Donc, mon avenir est quelque chose qui l'inquiète au plus haut point. Son cauchemar est qu'un jour, alors qu'elle sera morte, il m'arrive quelque chose de grave et que je ne me retrouve seul à l'hôpital... ou seul, placé dans une institution, parce que je ne pourrai pas m'occuper de moi-même, à cause de mon handicap sensoriel. J'admets que cet avenir possible me fait peur aussi, mais je me dis que j'aurai la chance de mourir avant d'en arriver là! Avec la chance que j'ai... C'est fort probablement ce qui arrivera, non? J'avais tenté de la rassurer, lui disant que je me marierais à 30 ans, au grand maximum, donc qu'elle n'avait plus à s'imaginer ces scénarios catastrophes. Oui, j'avais été assez stupide pour lui promettre ça, alors que je n'ai personne dans ma vie... et que c'est mieux pour tout le monde ainsi...!

Peu après, nous avions dû quitter le Japon pour se rendre à nos engagements en Chine. J'en avais profité pour retourner là où j'avais grandi en Chine, demandant à Eunae si les choses avaient changées, en lui faisant décrire les différents paysages. Nous avions séjourné à la maison que mes parents y possèdent toujours, la maison où j'avais grandi, donc que je connaissais par cœur. Je lui avais rendu sa liberté aussi, par soirées ou journées, rencontrant de vieux amis que je m'étais fait à travers les concours internationaux. Après tout, quand on y participe depuis aussi longtemps que moi, il est normal de s'être lié d'amitié avec quelques personnes. Il reste quelques personnes sympathiques et ouvertes d'esprit dans ce monde~ Je n'écoutais pas les commentaires des mauvaises langues à mon sujet et me contentais d'essayer de profiter de l'expérience en me concentrant sur les aspects positifs. Mais nous étions enfin de retour depuis peu et nous nous devions de célébrer ce retour triomphal! La bière japonaise s'améliore tranquillement, la bière européenne est bonne et la bière canadienne... a ses qualités, quand on sait la choisir, mais rien ne vaut notre cher soju! J'aime beaucoup le saké aussi... mais c'est en Corée que je suis venu, lorsque j'ai atteins la majorité, donc c'est le soju auquel je me suis habitué en premier.

-« Aaaaahhhhh! Le soju m'avait manqué! » admis-je joyeusement à mon amie.

Nous étions assis sur le canapé de mon salon et avions déjà commencé à boire depuis un moment. Je laissais Eunae servir les verres, évidemment. Parce qu'elle est la plus jeune et que la politesse le veut ainsi, mais aussi parce que je doute qu'elle ait envie de boire un verre dans lequel j'ai dû mettre mon doigt pour jauger quand arrêter de verser l'alcool pour que ça ne déborde pas. Je me calai à ma place, balançant la tête vers l'arrière et soupirai de tranquillité. Nous n'avions pas à stresser pour un récital qui approchait, ni un concours ou autres choses de professionnels, pas à courir pour prendre un avion non plus. Nous étions tranquille, à la maison, enfin.

-« Dis Eunae... Tu connais quelqu'un qui voudrait faire un faux mariage avec moi, quand j'aurai 30 ans? La personne n'aura pas besoin de m'aimer pour vrai... juste de faire semblant devant mes parents... et je ferai semblant devant ses parents aussi, si besoin. » lançai-je, un peu saoul, me rappelant de cette stupide promesse.
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MessageSujet: Re: Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''... [PV Eunae]   Sam 27 Jan - 19:19

► 19 janvier 2018, chez moi
Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''...
Eunae & Minori


Depuis mon enfance j’avais longtemps cherché ce que je voulais faire de ma vie, j’avais travaillé comme une folle pour obtenir mes diplômes prenant à coté en cours du soir des leçons afin d’étoffer mon curriculum vitae après tout plus on avait d’aptitude professionnelle mieux c’était pour ça que j’avais autant travaillé alors que je n’avais jamais eu la moindre idée de ce que je voulais faire quand je serai en âge de me trouver un travail. Je bossais comme une folle, encouragé par ma mère qui était mon inspiration dans ma vie de tous les jours, elle était certainement pour certain pas un exemple à suivre mais pourtant c’était quand même l’inspiration de ma vie. Je savais que ma mère était une prostituée et travaillé dans un bordel dans ses jeunes années même si depuis quelques temp elle s’était arrêtée, et avait presque pris la tête du bordel en tant qu’épouse de son ancien patron qui avait depuis déjà quelques temps plus la santé nécessaire à s’occupait des lieux.

Eunae avait une admiration pour cette femme qui avait eu le cran d’élever seule une enfant, qui était le fruit d’un accident de protection avec un client qui aurait pu avoir de plus grave conséquence pour sa vie, qu’un embryon qui poussait dans son ventre. Après tout, tout le monde savait que c’était un métier qui était quand même très controversé et où il était courant de choper des MST en tout genre, donc vraiment pour sa mère tombait enceinte, était une véritable chance, elle avait fait le choix de garder cet accident de parcours et de l’aimer comme s’il serait le plus beau cadeau de sa vie. Et c’est ce que sa mère avait fait, elle avait tout fait pour que sa fille grandisse dans les meilleures conditions même si c’était dans un univers glauque. Pourtant Eunae était la première à dire que son enfance était des plus heureuses et des plus protégées aussi, bien que bien entendu elle avait appris des choses très jeunes que beaucoup d’enfants mettaient des années à découvrir.

Après tout grandir dans un milieu comme le sien ne permettait pas d’avoir une enfance remplie d’innocence mais pour Eunae c’était pas un problème. Elle avait grandi et compris tant de choses que ses petits camarades avaient seulement découverts à l’adolescence mais pourtant jamais elle n’avait rien dit à ses copains d’école. Elle avait gardé pour elle l’univers dans lequel elle grandissait même si ça avait fini par se savoir, et elle avait perdu de nombreux amis à cause de parents qui voyait d’un mauvais œil que leur rejeton soit l’ami d’une enfant de prostituée et cela avait fait beaucoup de peine à la petite fille mais avec l’âge elle avait appris à relativiser et maintenant elle s’en moquait. Elle avait fini ses études avec le peu d’ami qu’elle avait et avait cherché un travail afin de mettre ses compétences au service d’un travail qu’elle jugerait intéressant. Elle avait un moment travaillé comme secrétaire de direction et avait fini par démissionner quand son patron avait fini par découvrir ce que sa mère faisait dans la vie, comment elle ne l’avait jamais su, et s’était mis en tête que sa charmante secrétaire était dans le même bois et qu’il pourrait se permettre d’avoir une relation avec elle.

Or bien que libre amoureusement parlant, Eunae avait une seule règle dans sa vie, c’était elle qui décidait quand et où, mais surtout comment ? Elle ne permettrait jamais à un homme de contrôler sa vie et de faire d’elle une esclave de ses bons désirs d’une manière ou d’une autre, et c’tait réellement la seule chose sur laquelle elle se remettrait jamais en question, elle n’avait rien contre finir amoureuse d’une personne, d’ailleurs ça pouvait très bien être une femme mais elle choisirait la manière de faire les choses, et ne laisserait jamais le pouvoir de décision à l’autre personne. C’était ainsi et pas autrement.

Alors en attendant elle travaillait pour le moment, ayant trouvé la place idéale il y a trois ans déjà, une place en or quand comme elle, on aimait vraiment son travail et ses capacités avait été largement utilisé par son nouveau patron. Au début cela l’angoissait de travailler pour Minori, elle avait un peu peur de ne pas être à la hauteur parce que jusque là c’était le premier aveugle qu’elle rencontrait et ne savait pas trop ce qu’il attendait d’elle puis au fil des mois elle avait compris que son charmant patron était quand même très autonome dans sa vie de tous les jours et du coup ca l’avait rassuré, il lui laissait aussi un énorme champs libre, elle était à sa disposition certes mais n’était pas autant appelé à tout heure du jour ou de la nuit, Minori n’était pas non plus un dragon dans Diable s’habille en Prada mais cependant il était une personne qui savait ce qu’il voulait et ne voulait pas et Eunae le respectait énormément pour ses raisons.

Elle avait réellement une place en or, en avait conscience au fil des années et le fait de pouvoir voyager aux quatre coins du monde avec son patron était une chance qui était pas donné à tous le monde et la jolie brunette en avait totalement conscience. Après tout elle avait quand même passé ses derniers mois hors de la Corée du Sud et avait ainsi pu visiter des pays où elle n’avait pas forcément eu l’occasion d’aller avant de travailler pour son jeune patron, et c’était véritablement un bonheur pour la jeune femme qui avait toujours voulu voyager dans son enfance mais sans le pouvoir par faute de moyens et aujourd’hui elle le pouvait. Bon d’accord c’était pour le travail mais quand même, Minori leur laissait toujours du temps pour visiter les lieux où ils étaient et même si Eunae le faisait en compagnie de son patron afin de lui servir d’yeux, ça lui était égale parce qu’elle aimait vraiment le temps qu’elle passait avec son employeur. C’était une personne entière et complexe c’était vrai de par son intersexualité déjà, un trouble génétique dont elle n’avait jamais entendu parler avant de le rencontrer, mais cependant c’était réellement une personne intéressante à rencontrer.

Eunae avait énormément lu et avait aussi posé des question à son patron sur son intersexualité auxquelles il avait répondu avec patience, sans doute surpris qu’elle soit si curieuse à son sujet mais c’était une chose importe pour elle de comprendre ce qui le trouble génétique de son patron puis au fil du temps cela lui était devenu égale, Minori était Minori et que ce soit en tant qu’homme ou en tant que femme ce qui arrivait parfois, il restait égale à lui-même ou elle-même et Eunae aimait passer du temps avec Minori quoi qu’il arrive. Son travail était intéressant et elle apprenait énormément, visiter des pays, passait aussi du temps contexte professionnel vu qu’elle s’était assez vite vu emmener son patron dans des lieux, où elle était certaine qu’aucune autre assistante personnelle devait emmener son employeur mais pourtant malgré tout, elle adorait son patron et passait du temps près de lui. Et même si parfois elle avait peur qu’il pense qu’elle était un vrai pot de colle parce qu’elle était souvent aux aguets quand son patron se déplaçait dans un lieu, et même si il le connaissait après tout en trois ans elle avait déjà compris qu’en plus d’être aveugle ce qui était déjà pas évident pour se déplacer dans un endroit inconnu, il était aussi d’une certaine maladresse qui l’avait obligé jouer à l’infirmière pour soigner des bobos sans gravité parfois mais par moment c’était un peu plus grave. Mais elle s’était habituée à cet aspect de son métier avec Minori et ça la déranger pas du tout.

A coté elle avait sa vie privée même si elle passait avec son employeur beaucoup de temps, elle était heureuse d’avoir son propre appartement dans le même immeuble que Minori mais c’était en cas d’appel nocturne suite à une blessure de son patron, une condition qu’elle avait imposée d’elle-même à son employeur qui tenait à ce qu’elle est sa propre vie privée, après tout lui aussi avait la sienne et elle était certes son assistante personnelle, elle n’était pas son esclave et ca c’était un sentiment qu’elle n’avait jamais éprouvé en travaillant avec Minori, bien au contraire, il était plutôt tout le contraire même. D’ailleurs elle en avait pleinement pris conscience lors de ses derniers mois de travail quand ils avaient été au Japon déjà, se retrouvant tous les deux hébergeaient par la maman de Minori que Eunae avait eu la chance de rencontrer pour la première fois, une femme charmante qui avait un amour sans limite pour son fils, une chose que Eunae appréciait et qui lui avait fait pensé à sa propre maman qui était un peu pareille en moins extrême quand même parce que contrairement à la mère de son employeur, sa mère ne la poussait pas à s’engager amoureusement avec quelqu’un afin qu’il ne soit pas seul quand elle ne sera plus là et bien qu’elle essayait de se faire discrète c’était une conversation qu’elle avait entendu très souvent lors de son séjour au Japon.

Et Eunae comprenait un peu la maman de son patron et son inquiétude envers une possible solitude que ressentirais son employeur mais elle savait aussi que son patron était en parti heureux ainsi même si elle le soupçonnait parfois de vivre cette vie sans attache par peur de déranger les gens, non pas les déranger mais leurs faire honte et aussi créer des problèmes avec les personnes qui entouraient ses relations amoureuses. Cela elle l’avait très bien compris depuis le temps et elle n’avait jamais rien dit, après tout bien que son amie, elle n’était pas là pour ça, chacun sa vie et c’était très bien comme ça puis elle-même n’avait pas une vie si stable que ça après tout donc comment pouvait elle jugeait son patron qui n’était pas très sérieux dans ses relations amoureuses alors que elle-même n’en avait pas, et c’était pas uniquement une faute de temps en réalité juste un manque d’envie pour le moment et aussi le fait qu’elle n’avait pas rencontré la bonne personne.

Après un certain temps, la jeune femme était enfin rentrée à Séoul en compagnie de son patron et elle avait profité de son retour dans la ville pour aller voir sa maman qu’elle n’avait pas vu depuis un certain temps, Minori lui avait donné quelques heures de libre pour qu’elle puisse aller voir sa maman alors que lui-même devait composer une musique pour un projet professionnel à venir, donc il n’allait pas quitter son domicile. Eunae avait été voir sa maman qu’elle retrouva au plus mal, un peu étonnée de prime abord elle avait fini par comprendre les raisons. Pendant son absence, le mari de sa mère était mort et bien que l’homme fût un salaud parfois, Eunae comprit que sa génitrice devait s’être attaché à lui au fil des années mariés ensemble et bien qu’elle s’en défendait, cela semblait être le cas vu l’état dans lequel était sa mère.  

La jeune femme était restée avec sa mère un peu mais avait fini par reprendre la route de son appartement enfin plutôt de celui de son employeur et c’était ainsi qu’ils s’étaient retrouvés tout les deux dans le salon de son patron à boire du Soju, une boisson qu’il n’avait pas bue depuis longtemps vu qu’il était resté à l’étranger pendant elle ne savait plus trop combien de temps mais bien trop longtemps en tout cas.  Ils étaient tranquillement installés chacun sur un canapé à boire un peu et ils commençaient déjà à ne pas avoir les idées très claires à vrai dire.  Mais ça c’était une autre histoire en réalité quand son patron s’était mis à s’extasier sur le premier verre, cela avait fait rire la jeune femme et ils les avaient ensuite enchainés, Eunae faisait le service ce qui allait plus vite alors qu’elle savait que son patron était bien capable de les servir tout les deux mais ils avaient fini par prendre un certain rythme dans l’enchainement des verres donc il était plus rapide qu’elle les serve tous les deux. A la question de son amie, elle suspendit son geste alors qu’elle allait boire une nouvelle gorgée en regardant son patron longuement avant de finir par lui dire

" Une personne qui accepterait de faire un faux mariage avec toi ?  J’en connais plus d’un qui accepterais quand on voit ton physique Minori mais j’avoue que le coté pas t’aimer ça pourrait être problématique parce que si je lis tes lettres de fans ces gens sont déjà totalement amoureux de toi " te dis je avec un large sourire avant d’ajouter " Mais si tu veux réellement te marier à l’âge de 30 ans, je suis partante moi. Après tout je n’ai pas vraiment l’envie de me marier en réalité mais si ça peut rassurer ta maman ce sera avec plaisir tu sais Minori ? " Je laisse un léger sourire naitre sur mes lèvres avant de continuer à te parler en disant " Non très sérieusement si tu préfère une personne qui ne dois pas t’aimer je suis la candidate idéale parce que bien que je trouve plus qu’agréable physiquement, je ne tomberais réellement jamais amoureuse de toi.  Parce que sinon depuis le temps qu’on se connait ça aurait déjà dû arriver en fait … "

Je finis ma phrase avec un léger sourire avant de finir par boire finalement mon verre tranquillement, en te regardant longuement en attendant une quelconque réaction enfin quand je dis réaction, c’est peut-être un peu trop plein d’espoir quand on sait que nous étions tous les deux trop alcoolisés en réalité.  Mais bon nous n’étions pas encore en état d’avoir une réaction réelle et surtout adapté en fait je pense.  



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Dernière édition par Han Eunae le Mar 13 Fév - 17:33, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''... [PV Eunae]   Lun 29 Jan - 13:40

► 19 janvier 2018, chez moi
Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''...
Eunae & Minori


J'aime beaucoup Eunae et même si je sais que son travail est de m'assister, je tiens à garder toute l'indépendance que je peux avoir. Ainsi, il m'arrivait souvent de lui dire qu'elle pouvait partir plus tôt ou que je pouvais me débrouiller, afin qu'elle puisse profiter un peu de sa vie. Je n'aimerais pas que ma pauvre assistante ne passe à côté de sa vie parce qu'elle en passe trop de temps à s'occuper de moi, je ne veux pas que son emploi ne devienne un poids. J'essayais de prendre soin d'elle comme je le pouvais, moi aussi et il me faisait plaisir de l'inviter dans mes voyages professionnels. Je lui laissais toujours le choix, cela dit, de m'accompagner ou non. Si jamais elle ne voulait pas venir, je lui demanderais tout simplement de m'aider à lui trouver une remplaçante le temps de mes déplacements, puisque je ne peux malheureusement pas les faire seuls. Je ne suis pas le maître de mon assistante, elle n'est pas mon esclave et je ne l'obligerais jamais à quoique ce soit. Je ne suis pas un patron tyrannique, contrairement à d'autres que je connais et dont les employés semblent au bord de la dépression.

Bien que je sache dans quel genre d’environnement elle a grandi, cela ne m'avait pas empêché de l'engager, à l'époque. J'avais apprécié son honnêteté et franchement, je ne voyais pas en quoi cela devait changer quoique ce soit. Maintenant, avec le recul et les années, je me dis que si les gens savaient tout de moi, certains pourraient me juger comme sa mère. Malheureusement, on fait ce qu’on peut pour survivre et avancer dans ce monde, le choix n’est pas le plus facile à faire et parfois, il n’est en réalité qu’illusoire. La jeune femme semblait sérieuse et travaillante, son passé et l'emploi de sa mère n'avait rien qui venait changer cela. Certes, le travail de sa mère n'était pas un emploi vu d'un très bon œil, mais son travail ne la définissait pas en tant que personne. Je ne la connaissais pas personnellement, donc ne pouvait rien savoir et je ne suis pas du genre à juger, que je connaisse ou non les gens. Puis, ce n’était pas sa mère que j’embauchais mais elle, donc… pourquoi est-ce que ça aurait pu posé un quelconque problème? Je ne cherchais pas une assistante qui deviendrait une partenaire sexuelle, mais bien une assistante personnelle pour m’aider dans ma vie de tous les jours, m’aider à gérer mon horaire, ma vie professionnelle… Une vraie assistante, quoi! C’était d’ailleurs ce que la demoiselle me disait qu’elle serait, soulignant pour éviter les malentendus qu’elle ne se glisserait pas dans mon lit, sous prétexte que sa mère, une femme honorable malgré les mauvaises langues, le faisait pour gagner sa vie.

Je n’ai pas de difficultés à me trouver des amants et des amantes par moi-même et ce n’était pas ce que je cherchais en lui faisant passer cette entrevue, donc il n’y avait aucun problème. Je l’ai engagé, même si mon agent doutait et me recommandait d’en choisir une autre. Je n’ai jamais regretté cette décision, contrairement à celle que j’ai faite quand j’ai choisi mon agent, justement. Il m’arrive de plus en plus souvent de douter de mon agent et de mon agence, par la même occasion. Certes, ils m’ont permis de lancer ma carrière de compositeur de manière plus établie et m’ont apporté beaucoup d’opportunités, mais… je n’adhère pas à toutes les valeurs de la maison. Je leur suis reconnaissant pour plusieurs choses, mais leur en veux pour beaucoup d’autres… Leurs manières de faire n’ont pas toujours été les plus douces et il n’a jamais été vraiment question de pouvoir leur dire non, non plus, puisque le contrat qui me lie avec eux n’est pas tant à mon avantage… Voire pas du tout, au final. À vrai dire, j’ai hâte que mon contrat ne touche à sa fin, même si je ne sais pas encore dans quelle agence j’irai… Parfois, j’ai cette idée folle et naïve de me créer ma propre agence, être à mon propre compte. Bien que je n’ai osé en parler à personne encore. Après tout, je me suis fait quelques relations intéressantes dans le monde de la musique, autant classique de pop. Je connais bien le métier maintenant aussi… J’ai commencé à faire des recherches sur le management, me renseigner sur ce que j’aurais besoin de faire afin d’avoir ma propre agence… Quand mon agent me parle de mon contrat, puisque la fin de ce dernier approche, Dieu merci, je ne lui réponds rien. J’admets que je n’ai pas confiance en lui et mon agence, de ce qu’ils pourraient tenter de faire pour me forcer à signer à nouveau, me donner l’impression que je n’en ai pas le choix. Ils sont doués pour faire ça.

Je n’en ai jamais parlé à personne, j’ai trop honte de certaines choses qui sont arrivées et je ne sais pas quel intérêt il y aurait à partager tout cela. Je ne peux rien faire pour résilier ce contrat sans subir d’énormes dommages, alors… autant attendre impatiemment qu’il ne touche à sa fin et partir en causant le moins de casse possible à ma carrière. Je crois qu’Eunae a compris certaines des choses qui sont arrivées, c’est elle qui prend les rendez-vous, qui m’y conduit, qui vient me chercher après… Elle voit la tête que je fais, elle subit mes silences parce que j’ai envie de m’enfermer avec moi-même, elle doit bien comprendre pourquoi je lui dis de rentrer chez elle, après m’avoir déposé chez moi… Sans savoir les détails, elle doit pouvoir faire quelques liens entre mes humeurs et le fait qu’ils sont plus fréquents après avoir supposément rencontré mon agent ou avoir été à l’agence, sans elle. Enfin, ce n’est pas à chaque fois non plus. Encore heureux! J’ai parfois pensé à abandonner tous mes rêves de musique, en secret, m’abandonnant à mes réflexions lorsque je suis seul… Je ne l’ai pas fait et ne le ferai pas, je ne laisserai pas pas tomber. Ah! Si ma mère savait tout ce qui s’est passé depuis que je suis ici… Comment ces cinq dernières années se sont déroulées… Elle aurait sûrement forcé mon père à quitter le Japon pour définitivement venir vivre ici, en Corée, avec moi et s’inquièterait pour autres choses que ma santé et le fait que je sois célibataire!

Je préfère toutefois laisser ma mère et les autres dans l’ignorance à ce sujet. Elle est plus douce pour eux et me facilite la vie. Ainsi, je ne ressens pas leur pitié ou leur culpabilité vis-à-vis de ma personne plus que ce n’est déjà le cas et leurs soucis à mon sujet me paraissent bien légers. Je n’ai pas besoin de les tirer avec moi dans toutes mes histoires, je m’en sors très bien tout seul, même si cela me coûte parfois des bouts de moi-même. La vie peut se montrer insupportable, mais je suis trop orgueilleux, à présent pour la laisser me vaincre. Je me relève à chaque fois avec un sourire plus grand, alors que je panse mes nouvelles blessures, fais le deuil de certains idéaux, de belles images de moi-même que j’avais… Si quelqu’un doit avoir le dernier mot, ce sera moi, peu importe ce qu’il m’en coûte, je ne laisserai pas la haine de ce monde et les événements avoir raison de moi. Ma manière d’interpréter la vie est probablement rude, je ne peux le nier. Certains continuent à vivre en survivant plus qu’en vivant réellement, ce n’est pas mon cas. Tout comme je ne suis pas une de ces personnes qui avancent naïvement dans la vie pour autant. Non, je suis le genre qui se bat contre la vie, qui a une relation amour/haine avec elle. Jusqu’à mon dernier souffle, je crois que ce sera ainsi. Cela dit, je ne pense pas que ce soit si mal puisque même si elle croira avoir raison de moi, puisque je mourrai un jour comme tout le monde, je saurai que c’est moi qui aurai vaincu puisque j’aurai traversé toutes ces années, toutes ces épreuves, la tête haute, le sourire aux lèvres en ne laissant jamais ses coups m’achever prématurément. J’aurai été le plus fort des deux jusqu’à la fin.

Je soupirai d’aise après avoir pris une autre gorgée de soju, laissant mes pensées s’échapper de mon corps à travers mon souffle apaisé. Cet alcool coréen me faisait du bien. Certes, les autres alcools avaient leur bienfaits aussi, mais ils n’avaient pas ce goût familier de confort auquel je m’étais habitué avec les années. Je partageai d’ailleurs à mon assistante combien le soju m’avait manqué. Chose qui l’avait fait rire, donc m’avait laissé croire qu’elle partageait mon sentiment, mine de rien. L’alcool avait ensuite continué à couler à flots, les rires avaient été nombreux et la bêtise grandissait lentement… autant chez moi que chez elle, si je ne m’abuse. Autrement, nous n’en serions pas rendu là où nous en étions… Moi qui lui demande si elle n’aurait pas quelqu’un à me présenter pour un faux mariage et elle… qui se propose!

-« Une personne qui accepterait de faire un faux mariage avec toi ?  J’en connais plus d’un qui accepterait quand on voit ton physique, Minori, mais j’avoue que le côté pas t’aimer ça pourrait être problématique parce que si je lis tes lettres de fans ces gens sont déjà totalement amoureux de toi. »

Un rire franc m’échappa en entendant sa réponse. En effet, je pourrais marier un ou une fan… Le mariage homosexuel n’est toujours pas légal en Corée, mais n’étant ni un homme ni une femme… Je ne sais pas comment cela me concerne. Je n’aurais qu’à faire mettre le sexe dont j’ai besoin sur les papiers officiels et me présenter au mariage sous ce genre? Après, je mènerais ma vie comme je le fais déjà, sans réellement prendre une étiquette plus qu’un autre. De toutes manières, toute la cérémonie serait fausse et que pour faire plaisir à ma mère, donc… ça n’aurait pas tellement d’importance, comment je m’y présente, non?

-« Je pourrais l’envisager, mais ce serait cruel de me marier avec quelqu’un qui m’aime, alors que je ne l’aime pas… Seulement l’utiliser pour apaiser les inquiétudes de ma mère… ce serait égoïste et mes fans méritent de trouver le vrai bonheur, pas de se faire traiter ainsi ~ » répondis-je après une courte hésitation.

Je pris une autre gorgée de mon verre, écoutant ce que ma gentille assistante ajoutait.

-« Mais si tu veux réellement te marier à l’âge de 30 ans, je suis partante moi. Après tout je n’ai pas vraiment l’envie de me marier en réalité mais si ça peut rassurer ta maman ce sera avec plaisir tu sais Minori ? »

Je haussai un sourcil, étant un peu surpris, en entendant sa proposition. Cela dit, Eunae est probablement la candidate idéale. Elle connaît déjà le rythme de ma vie, nous passons déjà trop de temps ensemble, donc… ma mère pourrait y croire. J’ai beaucoup d’affection pour mon assistante, mais pas de ce genre et je crois que c’est réciproque. Il n’y aurait donc pas de complications! Je continuais à réfléchir, tout en écoutant ses explications.

-« Non très sérieusement si tu préfère une personne qui ne dois pas t’aimer je suis la candidate idéale parce que bien que je trouve plus qu’agréable physiquement, je ne tomberai réellement jamais amoureuse de toi.  Parce que sinon depuis le temps qu’on se connait ça aurait déjà dû arriver en fait … »

L’honnêteté directe de mon assistante me fit rire. En effet, si on devait s’aimer… les choses se seraient probablement déjà passées. Alors que justement, il n’y avait rien que de l’amitié entre nous.

-« Jamais? Tu n’as jamais succombé UN TOUT PETIT PEU à mes charmes? » insistai-je, feignant de ne pas en être convaincu pour la taquiner.

Je fis un grand sourire rieur, lui montrant que je n’étais pas du tout sérieux avec ma question.

-« Bah écoute, pourquoi pas! Tu serais la personne idéale, après tout. Nous sommes déjà habitués à être très souvent ensemble et ton appartement est déjà dans l’immeuble! » répondis-je en riant toujours. « Je ne sais pas si j’ai réellement envie de me marier lorsque j’aurai 30 ans… mais je sais que cela pourrait apaiser un peu ma mère… donc, c’est quelque chose que je ferais sans hésiter, juste pour elle. » admis-je en haussant un peu les épaules.

Je ne comprenais jamais trop pourquoi le mariage était si important dans notre culture, pourquoi on devait se presser ainsi à passer ce pas. Je comprenais que cela pouvait avoir des avantages pour les impôts et que le statut d’époux donnent ''certains droits'', dans le sens que s’il m’arrive quelque chose au niveau de la santé, ce sera l’avis de mon époux ou mon épouse de faire des choix, si je ne suis pas en état de le faire. D’ailleurs, raison de plus de me marier avec Eunae! Elle ne me fera pas faire n’importe quelle opération ou débrancher à la moindre occasion!

-« Je ne pense pas que je pourrais faire un mariage d’amour, si je suis honnête… J’ai beau avoir eu quelques relations dans ma vie, me rapprocher plus ou moins de gens pour une période… Il manque toujours quelque chose. J’ai eu beaucoup d’affection pour mes ex… mais ce n’était pas aussi fort que l’amour que j’ai éprouvé pour une certaine personne. Je ne retrouve pas ce… je ne sais quoi que cette personne a… Même si je cherche désespérément ~ Il n’y a personne d’autre comme lui… » admis-je en soupirant, avant de vider mon verre.

Je n’avais jamais admis ces choses à Eunae, je n’en avais pas trouvé l’intérêt. Mais si nous parlions de nous marier, autant qu’elle sache pourquoi j’insistais sur la partie stipulant qu’on ne s’aimerait pas, non?

-« Donc, je veux un mariage avec quelqu’un qui ne sera pas blessé par le fait que je n’arrive pas à l’aimer, quelqu’un qui ne m’aime pas est le plus simple ~ Ma mère sera rassurée, je ne me sentirai pas coupable et tout le monde pourra continuer sa vie normalement! » repris-je, reprenant mon sourire au passage. « Tu pourras avoir tous les amants et amantes que tu souhaites… tant que ma mère ne le sait pas! » ajoutai-je en riant.

Je déposai mon verre sur la table, attendant qu’elle ne le remplisse à nouveau. Après tout, si ma mère venait à savoir que ma ‘’femme’’ me trompait… elle en aurait le coeur brisé.
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MessageSujet: Re: Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''... [PV Eunae]   Lun 29 Jan - 20:55

► 19 janvier 2018, chez moi
Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''...
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J’aimais bien aussi Minori, il était le seul qui ne m’avait jamais jugé jusque-là avec le peu d’amis que j’avais. En effet je n’étais pas une sauvage parce que ce n’était pas dans ma nature en réalité, j’étais une jeune femme chaleureuse, amicale et bienveillante en réalité mais parfois mon coté bornée ou têtue était un frein dans mes relations. Et plus que tout, je savais qu’il n’y avait qu’une chose qui me faisait péter les plombs dans ce bas monde, qu’on critique le métier de ma mère et qu’on se permette de juger ce qu’elle faisait. Personne n’avait le droit de juger autrui alors que personne n’était assez blanc pour se le permettre. Oui ma mère était une prostituée même si avec les années elle le faisait de moins en moins mais personne ne savait ce qui l’avait conduit à ce genre d’activité professionnelle.

Et même moi j’en ignorais les raisons profondes d’un tel choix de la part de ma génitrice, j’avais bien compris que c’était le fait de s’être fait virer par mes grands parents maternels qui avait conduit ma mère à essayer de survivre à la rue, et qui avait sans doute conduit ma mère qui était une jolie jeune femme à choisir la prostitution. La facilité ? Sans doute … Mais je n’allais certainement pas juger ma mère parce que pour moi sa profession ne définissait pas ce qu’elle était, et pour moi c’était la mère la plus merveilleuse du monde qui faisait un travail pas bien certes et encore il en fallait sinon ça n’aurait pas autant de succès auprès de gens. Et quelques parts ses femmes apportaient à des hommes un peu de chaleur humaine sorti de l’acte sexuel et souvent il y avait des hommes qui n’arrivaient pas à fréquenter les femmes dans la vie de tous les jours.

J’avais choisi de te le dire parce que j’avais eu trop souvent eu des soucis à cause de ça et je partais du principe maintenant que je devais l’avouer même lors de mes entretiens d’embauche parce que certes ma mère était une professionnelle du sexe mais ça n’en faisait pas une de moi. J’étais libre dans ma sexualité mais pas au point de me taper mes patrons ou collègues quand même. Oui j’avais des relations amoureuses et j’avais une sexualité épanouie mais je ne choisissais très rarement mes partenaires dans mon contexte professionnel. Et cela même si certain de mes anciens patrons avaient essayé de me sauter dessus lors de voyage d’affaire que j’avais eu à faire avec eux. Et c’était en ça que je t’appréciais, tu savais tout certes mais aucun de tes gestes n’avaient pu me rendre mal à l’aise, on s’aimait bien je pense mais c’était pas une relation dérangeante où il y avait un malaise entre nous loin de là même.

Et c’était en parti pour ça aussi que j’avais choisi de te suivre dans tes déplacements, et ça me donnait l’occasion de voir du pays après tout. Et c’était réellement un truc que j’appréciais en travaillant avec toi. Et je savais aussi que tu ne me jugeais pas à cause de ça, j’étais sérieuse et travailleuse dans mon métier, je faisais toujours ce qu’il y avait à faire et je prenais aussi sur moi parfois pour devancer tes souhaits. Ça faisait aussi partie de mon travail d’assistante personnel non ? J’étais là pour t’aider dans tes démarches, et je ne comptais pas mes heures même si j’avais aussi une grande liberté de mouvements et des heures de liberté que j’appréciais énormément mais je faisais tout avant ça pour te faciliter ta vie.

Je n’aimais pas spécialement ton agence cependant, j’avais grandi dans un milieu qui m’avait donné un sixième sens pour sentir positivement ou négativement les gens et ton agent qui ne m’aimait pas, je ne l’aimais pas spécialement non plus mais il faisait parti de ton travail et je n’avais pas mon mot à dire à son sujet. Mais je voyais bien tes malaises et tes silences après avoir été obligé d’aller le voir et cela m’avait bien mis la puce à l’oreille, je me demandais parfois pourquoi tu restais dans cette agence qui n’était pas une agence sérieuse à mes yeux et qui avait l’air de te demander des choses qui n’étaient pas écrites noires sur blancs sur ton contrat. Et parfois je me disais que je pourrais lancer le sujet avec toi, mais parfois je voulais te demander pourquoi tu restais avec eux. Et surtout pourquoi tu ne t’auto-gérais pas seul. Je travaillais depuis assez longtemps avec toi pour savoir que professionnellement tu avais la chance de t’être fait un nom dans la profession, des contacts aussi qui sauraient t’aider si tu finissais par décider que tu n’avais besoin de personnes pour gérer ta carrière.

Et tu m’avais moi, bien entendu je n’avais pas à proprement de diplôme me permettant de t’aider dans le management mais j’avais travaillé très longtemps dans une autre agence et je connaissais quelques petits trucs qui pourraient sans doute t’aider si jamais tu te lançais un jour mais j’avais bien le temps de t’en parler alors pour le moment, lisant pour toi parfois les contrats qu’on te faisait aussi parvenir à signer, quand ces derniers n’étaient pas écrit de manière à ce que tu puisses les lire avec ta cécité, chose que je comprenais pas encore, après tout les gens savaient que tu étais aveugle pourtant et j’avais même été jusqu’à apprendre à écrire et lire en braille pour toi afin aussi de pouvoir te mettre les papiers à signer en fonction de ce que ça concernait dans les aspects de ta profession.

Et ce qui me permettait parfois de te laisser des messages sur ton bureau quand je n’étais pas là mais afin que tu puisses aussi lire les messages laissaient pendant ton absence. J’avais réellement fait beaucoup de choses pour toi et faciliter notre collaboration parce que je savais que mon travail pour toi était une réelle chance pour une fille comme moi et que je n’imaginais pas un autre travail aussi bien rémunéré déjà mais aussi qui me laissant quand même autant de liberté de mouvement en réalité. J’avais conscience de la chance que tu m’avais donné en tant que patron après tout je n’avais pas énormément de diplôme mais j’étais une bosseuse et c’était je pense ma plus grande qualité pour ce travail.

Lorsqu’on était arrivé à ton domicile et qu’on s’était naturellement posé sur les canapés en commençant à boire, on avait commencé à partager des choses l’un avec l’autre comme toujours, à rire et dire parfois n’importe quoi ce qui n’avait ni queue ni tête mais l’alcool rendait stupide les gens non ? Et leur retirait leur liberté de penser sainement et intelligemment.  Est-ce que c’était pour ça que j’avais fini par me proposer comme fiancée de nom uniquement ?  Sans doute parce que je ne pense pas que j’aurais dit des choses pareils si j’étais à jeun ? C’est même tout à fait certain d’ailleurs.  

Nous étions proches et c’était vrai, mais nous n’avions jamais eu de relations ambiguës et je pense que ça ne nous était jamais venu à l’esprit autant qu’à toi, qu’à moi … Nos relations étaient professionnelles avant tout mais surtout elles étaient aussi amicales. Sans doute pour cela que j’avais aussitôt répondu avec humour au sujet que tu avais abordé.  Je ne voyais rien de mal à ce que tu veuilles faire un mariage de raison pour rassurer ta maman au contraire même mais je comprenais aussi en partie que tu voulais pas d’une personne qui t’aime réellement pour ce mariage.  

Je te connaissais depuis assez longtemps pour avoir remarqué que tu n’étais pas très volontaire à t’engager réellement ce que je trouvais vraiment dommage, d’ailleurs tu me le confirmais quand tu me répondis que tu trouverais ca égoïste de te marier avec un fan afin de rassurer ta mère et que pour toi tes fans méritaient de trouver le vrai bonheur, et pas de se faire traiter ainsi même par toi pour un homme qu’il admirait professionnellement uniquement je souris un peu en t’entendant dire ça puis je me mis à boire en te regardant longuement quand tu me disais ça puis j’avais fini par me proposer comme potentielle fiancée pour t’épouser si jamais tu ne trouvais pas le candidat idéal ou la candidate idéale juste parce qu’on était tous les deux attachés l’un à l’autre, et qu’il y avait énormément d’affection entre nous et jamais ca ne créerait de complication parce qu’entre nous, il n’y avait pas d’amour en dehors d’un profond attachement entre nous. Quand tu me demandais si je n’avais jamais succombé un petit peu à tes charmes je me mis à rire doucement en secouant la tête, faisant bouger mes cheveux dans le rythme du mouvement en te disant

" Bon j’avoue que oui, j’ai un peu craqué sur toi au tout début de notre collaboration de travail mais j’ai très vite compris que tu ne cherchais pas ce genre de lien … et puis j’avoue que je préfère travailler dans de bonnes conditions avec toi donc c’est bien mieux ainsi. "

C’est vrai que tu étais beau et je pense que même si tu ne voyais pas, tu devais bien sentir les regards des gens sur ta personne quand elles te regardaient avec un peu trop d’insistance.  Je travaillais depuis très longtemps et je voyais bien le succès que tu avais auprès des gens et cela même si tu semblais ne peut être pas t’en rendre compte ce que je trouvais dommage. Je reportais mon attention sur toi quand tu me dis que j’étais sans doute la personne idéale pour ce genre de mariage arrangé, ce qui me toucha quand même, cela prouvait que tu appréciais mon sale caractère mais aussi ma personnalité.

Lorsque que tu m’avouas que tu n’étais sans doute pas capable de faire un mariage d’amour je me pris à penser que c’était dommage pour toi de ne pas te sentir capable de vivre une chose pareille. Et je t’écoutai attentivement quand tu continuais à t’épancher en me disant que tu avais beaucoup d’affection pour tes ex mais que ce n’était pas aussi fort que l’amour que tu ressentais pour une certaine personne, même si t’ignorais ce que cette personne avait de plus par rapport aux autres mais c’était comme ça, même si tu cherchais visiblement à passer à autre chose tu n’arrivais pas à trouver un lien si fort avec personne d’autre. Je finis par te dire

"Tu sais que chaque personne a un seul et unique grand amour … et même si tu cherches, que tu papillonnes à droite et à gauche, une seule personne t’es destiné quelque part et que c’était inscrit quelque part. je ne sais pas trop où mais ça doit l’être en tout cas moi je le pense. Tu n’as jamais pensé que cette personne pouvait t’être destiné même si je sais que tu vas me dire que c’est pas le cas je te connais à force ? "

Je savais que c’était ce que tu allais me répondre et que tu n’allais pas me dire quoi que ce soit de plus mais parfois je le pensais.  Je savais peu de choses sur toi mais je t’avais entendu parler de cette personne plusieurs fois, je ne le connaissais pas réellement mais il m’était arrivé de l’avoir au téléphone quand parfois tu n’avais pas pu répondre et je devais avouer qu’il avait une voix charmante et sensuelle.  J’étais parfois très curieuse de savoir à quoi il ressemblait mais tu n’étais pas très adepte des photos de tes proches dans ton appartement pour des raisons évidentes après tout tu ne pouvais pas les voir alors à quoi bon d’en afficher chez toi.

Mais ma curiosité légendaire était vraiment piquée à chaque fois que tu me parlais de ce jeune homme, bien sur je ne te posais jamais de questions sur lui afin de respecter ta vie privée après tout tu me posais très rarement des questions sur ma vie à moi non plus. Et je te regardais longuement quand tu continuas à me parler en me disant que tu voulais un mariage avec quelqu’un qui ne sera pas blessé par le fait que tu n’arrive pas à l’aimer, et que ce serait quelqu’un qui ne t’aimeras pas tout simplement. Que ça permettra de rassurer ta maman sur le fait que tu ne finiras pas ta vie seule et que c’était après tout la seule chose que tu voulais dans le fait de faire un mariage de raison non ? Je te dis alors en souriant tendrement

"Je sais bien pourquoi tu fais ça ? Et que la seule raison que tu vois à un mariage c’est le fait de rassurer ta mère.  Et je pense que pour moi il en est de même, ma mère me pousse moins à me marier que toi mais je sais que parfois elle aimerait que j’aie une personne pour partager ma vie parce qu’elle a l’impression que je pourrais finir vieille fille et seule avec mon chat. Donc je comprends tes raisons et tu as raison je tu n’aimerais jamais … enfin si je t’aime bien mais jamais amoureusement en fait. Des amants ou des amantes …" je me mis à rire quand tu disais ça puis je te dis "Si j’ai le droit je pense qu’il serait juste t’autoriser également à en avoir non ? Et ne t’en fait pas je sais être discrète quand cela concerne mon jardin secret et ma vie, ta mère n’en apprendra jamais rien rassure toi."

C’était vrai j’étais assez secrète sur ma vie, sur mes conquêtes et mes relations amicales en générale sans doute parce que je ne voulais pas que les gens que je connaisse soit salie par ma réputation, après tout j’avais toujours été la fille d’une pute comme je l’entendais très souvent des gens qui m’entouraient lors de mon adolescence.  Et j’avais dû en souffrir un peu aussi physiquement mais ça c’était une autre histoire, une histoire bien cachée au fond de mon être qui avait marqué à jamais ma vie, et qui me marquait encore aujourd’hui. Mais comme j’étais secrète cette chose marquante de ma vie t’était inconnue en réalité et je ne vois pas de raison de t’en parler à part si bien sur je devais un jour revoir toutes ses personnes qui m’avaient fait mal à cette époque.  Pourquoi je pensais à ça ? sans doute parce que j’avais été invité pendant mon absence par mail à une fête d’ancien élève de ma classe de terminale et que ça me trottait en tête entre temps.


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MessageSujet: Re: Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''... [PV Eunae]   Dim 4 Fév - 2:40

► 19 janvier 2018, chez moi
Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''...
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Eunae est la personne avec qui j’ai passé le plus de temps, ces dernières années. Il est donc normal que nous nous soyons rapprochés, que nous soyons devenus amis. Ma mère pourrait possiblement croire à une histoire de sentiments naissants qui mènent à un mariage. Après tout, quand on veut croire à quelque chose… on n’a pas besoin de preuves concrètes pour le faire, non? N’est-ce pas comme ça que fonctionne la religion? Soit probablement les plus grosses croyances de ce monde un peu tordu. J’imagine donc que notre entourage moins proche, les gens ne sachant pas que nous ne le ferions pas par amour, mais plutôt pour nous rendre service, pourrait y croire aussi. Je pourrais même croire que nous ferions un beau faux couple! De ce qu’on m’en a dit, Eunae est très jolie et la majorité des gens sont étonnés lorsque je leur dis qu’elle est célibataire. On me demande souvent aussi comment il m’est possible de passer autant de temps avec elle sans succomber à ses charmes. Ce à quoi je réponds, à la blague, qu’il est facile de résister à ce que l’on ne voit pas. Mais en réalité… Ce serait tout simplement bizarre d’avoir des sentiments pour mon assistante? Elle est adorable et très professionnelle, je n’aurais probablement pas pu osé espérer tomber sur une perle telle qu’elle. À vrai dire, elle prend tellement son travail au sérieux qu’elle s’est débrouillée pour se renseigner encore plus sur l’aide aux non-voyants que ce que je ne le lui avais demandé. Je suis donc certain que la personne avec qui elle formera un couple ne manquera de rien, mais je ne me suis jamais imaginé dans cette position. Eunae fait partie de ma famille, maintenant, à mes yeux. Or, je n’ai jamais été du genre à vraiment aimer les histoires d’inceste. Chacun son truc, après tout!

L’alcool ayant en partie remplacé le sang dans mes veines, j’étais d’humeur stupide et joyeuse. Je tâtai un peu mes poches de pantalon, cherchant mon téléphone pour la énième fois. J’avais envie d’envoyer la bonne nouvelle à Tomoya! J’allais me marier avec mon adorable assistante! Il fallait fêter ça! Cela dit, encore une fois, je ne trouvai pas mon téléphone (et je ne le trouverais que le lendemain). J’abandonnai toutefois le projet, haussant doucement les épaules et taquinai Eunae en lui demandant si elle n’avait jamais, réellement, eu de faibles pour moi. Je ne me donnais pas autant de crédits que je ne le prétendais avec mes blagues, je fus donc surpris par sa réponse.

-« Bon j’avoue que oui, j’ai un peu craqué sur toi au tout début de notre collaboration de travail mais j’ai très vite compris que tu ne cherchais pas ce genre de lien … et puis j’avoue que je préfère travailler dans de bonnes conditions avec toi donc c’est bien mieux ainsi. »

-« Vraiment?! » répondis-je, bien étonné.

Je me mis à rire en essayant d’imaginer ce que ça aurait donné. Ma pauvre Eunae ne m’aurait pas supporté aussi longtemps!

-« Non… tu me connais à présent, tu sais donc bien que ça ne dure jamais… » admis-je avec un petit rire. « Au mieux, nous aurions pu être amants… mais je ne voulais pas que tu te fasses une mauvaise idée de moi et nous avions déjà clairement établi que je ne t’engageais pas pour coucher avec toi. » ajoutai-je, toujours avec un sourire amusé qui était fortement causé par l’alcool qui allégeait mes humeurs.

Quelques semaines, quelques mois au maximum et je trouve une raison d’y mettre fin. Quoiqu’en général, je sors avec des gens du milieu dans lequel je travaille… donc, je ne m’en vante pas, mais je compte quelques idoles parmi mes anciennes conquêtes. En général, nous rompons pour des raisons traditionnelles, du genre… « le public ne doit pas le découvrir et on s’est presque fait prendre », « l’agence l’a découvert et l’interdit », « nos horaires sont trop chargés pour que nous ayons le temps de nous voir », « nous ne souhaitons pas nous engager dans une relation à distance, alors qu’un de nous deux quitte le pays pour plusieurs mois. », etc… Pour la dernière raison, c’est souvent parce que nous nourrissons un fort attachement pour l’autre, mais pas de l’amour, puis… même si nous le faisions, ça se terminerait avec une des précédentes raisons. Si la personne avait le malheur de développer des sentiments amoureux réels pour moi… j’admets que j’ai toujours eu le regret de devoir mettre une fin prématurée à notre relation. Je ne suis confortable que dans une tendre affection qui est légèrement plus développée qu’une simple amitié. Ces débuts de sentiments, lorsqu’on préfère la compagnie d’une personne à celles des autres, lorsque tout ce qu’on fait ensemble prend une teinte de romance folle… simplement parce que c’est avec cette personne. J’aime ces sentiments doux et innocents. Si les choses ne restent qu’ainsi et ne deviennent pas sérieuses, la fin inévitable n’est douloureuse pour personne et nous en gardons chacun un bon souvenir. Si les choses deviennent sérieuses… tout devient compliqué et beaucoup trop de choses entre en jeux, surtout que je ne me suis jamais senti capable de répondre à ce genre de sentiments.

-« Tu sais que chaque personne a un seul et unique grand amour … et même si tu cherches, que tu papillonnes à droite et à gauche, une seule personne t’es destiné quelque part et que c’était inscrit quelque part. je ne sais pas trop où mais ça doit l’être en tout cas moi je le pense. Tu n’as jamais pensé que cette personne pouvait t’être destiné même si je sais que tu vas me dire que c’est pas le cas je te connais à force ? »

Je souris doucement, amusé et attendri à la fois par tout le romantisme naïf dont ma jeune amie pouvait faire preuve. Une seule et unique personne hein? Avec ma chance, cette personne devait avoir été frappée par un bus depuis longtemps! J’imagine que je serai un brin… non plus que ça… jaloux de la personne destinée à Tomoya, mais bon… si j’en crois Eunae, on n’y peut rien.

-« Cette personne a été très claire que nous ne sommes pas destinés à être ensemble. Je préfère rester son ami que n’être rien du tout, donc… si ce n’est pas lui qui m’est destiné… et que ce n’est pas mon adorable future fausse femme… » commençai-je, me prêtant au jeu qui m’amusait tout de même. « Je crois que la personne qui m'est destinée est... dans le comas, sur un autre continent! » avouai-je en riant, me trouvant très drôle, oui.

Je me trouvais hilarant et me dis que je devrais noter cette histoire quelque part. Dans mon esprit alcoolisé, elle était digne d’un one man show! Le soju me déliait tranquillement la langue et m’invitait ainsi à admettre certaines choses à mon amie, que ce soit au sujet de Tomoya ou de mes réflexions sur l’amour ou bien tout simplement cette histoire de mariage… Je devais donc me répéter et redire le même genre de choses, en différents mots. Je voulus rassurer mon assistante au sujet de notre futur mariage. Déjà, j’avais souligné que nous continuerions à vivre séparément. J’ai toujours vécu seul, depuis mon départ de la maison familiale et je n’arrive pas à m’imaginer vivre autrement. J’aime bien me réveiller avec une autre personne, de temps en temps… mais me réveiller avec quelqu’un à tous les matins? Rentrer chez moi et qu’il y ait quelqu’un? Ou que quelqu’un rentre chez moi… sans avoir eu d’invitations avant… parce que la personne vit avec moi? Ce serait très étrange… J’y tiens à ma solitude, mine de rien! Puis, ce serait un plan pour rendre quelqu’un fou puisqu’il faut toujours faire attention à l’endroit où les choses sont rangées puisque ne pas le faire pourrait me causer un accident ou une maladresse… J’ajoutai donc qu’elle pourrait continuer à avoir des relations, tant que ça ne vienne pas aux oreilles de ma pauvre mère qui n’aimerait probablement pas un mariage polygame. Elle accepte mon intersexualité et ma pansexualité, mais ça… Non, elle ne comprendrait pas.

-« Je sais bien pourquoi tu fais ça ? Et que la seule raison que tu vois à un mariage c’est le fait de rassurer ta mère.  Et je pense que pour moi il en est de même, ma mère me pousse moins à me marier que toi mais je sais que parfois elle aimerait que j’aie une personne pour partager ma vie parce qu’elle a l’impression que je pourrais finir vieille fille et seule avec mon chat. Donc je comprends tes raisons et tu as raison je tu n’aimerais jamais … enfin si je t’aime bien mais jamais amoureusement en fait. Des amants ou des amantes … »

-« C’est facile à dire maintenant, que tu ne tomberas jamais amoureuse de moi… mais…! Après le fameux baiser qui déclare mari et femme, tu serais complètement accro et tu en voudrais plus! C’est parce que tu n’as jamais goûté au plaisir de m’embrasser que tu peux dire ça! » répondis-je, riant toujours en disant n’importe quoi.

Nous en étions au point où je ne savais même plus si mon verre était plein… ou s’il était en manque cruel de soju! Je portai mon verre à ma bouche et fis une petite moue en comprenant qu’il était vide. Je tendis donc mon verre vers mon amie, alors qu’elle me répondait.

-« Si j’ai le droit je pense qu’il serait juste t’autoriser également à en avoir non ? Et ne t’en fait pas je sais être discrète quand cela concerne mon jardin secret et ma vie, ta mère n’en apprendra jamais rien rassure toi. »

-« Ce serait plus juste, en effet~ On pourra se faire des doubles dates, si tu veux! Moi avec une personne et toi avec une autre, on aura l’air d’être échangistes! » lançai-je en riant toujours autant.

Je trouvais la chose beaucoup trop ironique. L’alcool me rendait beaucoup trop stupide, ce soir…

-« Rien ne changera, en gros… ce sera comme maintenant… juste qu’on fera une grosse fête avec un énorme gâteau et les gens qu’on aime… on promettra de s’aimer, en se trouvant super drôle et … on aura de jolies bagues! Ah et on fera comme si on était amoureux devant nos parents… mais sinon, je ne trouve pas de raisons pour changer comme nous vivons déjà~ Ce ne serait pas un vrai mariage, de toutes manières! » dis-je, toujours aussi détendu grâce au soju. « Hmmm… j’imagine que je te devrai un sacré service, à mon tour, si on fait ça ~ » ajoutai-je en hochant doucement la tête.

Ça ne me dérangeait pas, je me disais que c’était la moindre des choses et je préférais ne pas penser au coût du mariage. Ça allait être une vraie fortune, mais on ne se marie qu’une fois! Même si c’est pour de faux.
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MessageSujet: Re: Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''... [PV Eunae]   Dim 4 Fév - 20:15

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Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''...
Eunae & Minori


C'est vrai que nous avons passé énormément de temps l'un avec l'autre depuis que je travaille avec toi mais ça m'était égale parce que tu étais une personne vraiment fort agréable à fréquenter, on faisait du bon travail l'un avec l'autre et malgré que nous étions très souvent sérieux tous les deux dans notre travail, il nous arriver de partager des fous rires et des moments hors du temps qui me donnaient l'impression que tu étais pas que mon patron mais aussi un ami en réalité.  Donc oui j'étais la candidate idéale pour ce mariage fictif mais je te connaissais aussi et je savais que cette proposition ne durerait qu'un temps non pas que je changerais d'avis mais toi, c'était une autre histoire.  Je te fréquentais depuis très longtemps maintenant et je savais que tu n’étais pas un saint mais je savais aussi que tu imaginais que tu étais un frein pour les autres, que tu pouvais créer des problèmes aux gens qui te fréquentaient de trop mais moi je savais que tu avais tort, tu étais pas comme ça.  Tu étais une personne bien dans le fond, oui tu étais intersexuel ou tu étais aveugle mais ça ne faisait pas de toi ce que tu étais, tes handicaps si j'ose dire ne déterminé pas ta personnalité et ce que tu étais dans le fond.  A mes yeux tu étais un homme charmant qui savait prendre soin des autres mais qui se fier trop à ce qu'on pouvait penser de lui-même si tu t'en défendais ardemment.  Et c'était stupide, je savais que tu avais tout pour rendre un homme heureux ou une femme heureuse mais tu refusais d'y croire, en continuant à penser que tu pourrais apporter des problèmes ou tout simplement finir par être la honte des personnes que tu choisirais mais pour ma part c'était pas le cas.  

Je savais que c'était faux et j'avais eu l'occasion de te montrer à des amis que je connaissais qui me demandais avec quel genre d'homme je travaillais quand je parlais de mon travail atypique et surtout quand il découvrait que j'avais fait beaucoup de choses pour toi pour tu que tu sentes un homme comme les autres et que mon travail d'assistante se fasse dans les bonnes conditions.  Et je répondais souvent que tu étais un bon patron et aussi mon ami depuis le temps, je te respectais énormément et quand mes amies me disaient que tu étais bel homme, je leur répondais souvent "Oui je sais qu'il l'est mais nous travaillons trop bien ensemble pour que je gâche tout en sortant avec lui." Tu étais trop précieux, j'aimais trop ce travail pour tout gâcher pour une histoire, qui ne serait qu'après tout une histoire de cul j'en avais conscience vue que tu étais pas le genre à t'engager amoureusement avec quelqu’un et tu me respectais trop, je le savais pour m'imaginer comme une potentielle maitresse pour toi. A ton "Vraiment ?" quand je te l'avais dit que nos rapports professionnels étaient trop précieux pour m'imaginer avec toi je me mis à rire avant de hocher la tête en te disant

" Oui vraiment.  Et oui je sais très bien que ce n’est pas pour la vie et malgré que j'en ai pas vraiment l'air, je t'assure que dans le fond comme toutes les filles, je rêve d'un grand et beau mariage qui serait un mariage de princesse.  Mais je sais aussi que c'est très compliqué et bien trop idyllique comme vision de ce monde, mais voilà c’est le rêve de chaque jeune fille à ce qui parait … Après si je me dois d’être réellement honnête avec toi, je ne suis pas faite pour le mariage d’amour … Sans doute parce que je n’ai jamais eu la chance d’être réellement amoureuse et que je ne sais pas réellement ce que c’est.  "

En réalité ce n’était pas vrai, j’étais tombé amoureuse une fois mais ça n’avait jamais été plus loin qu’un Crush de loin que je n’avais jamais avoué au garçon concerné.  J’étais au lycée et j’étais encore à l’époque une jeune fille très timide, même si ça a beaucoup changé par la suite, et je pouvais ironiquement en remercier les garçons de ma classe qui m’ont bien montré qu’être une fille timide et coincée ne se faisait pas quand sa mère faisait le métier qu’elle faisait.  C’était comme ça que moi je voyais les choses mais après c’était une autre histoire en réalité.  Je te regarde quand tu reprends la parole en réponses à mes mots au sujet de l’unique amour et je souris, un peu, oui je savais que tu étais le genre à choisir la facilité en allant vers les personnes qui gravitaient dans ton propre univers musical mais je trouvais ça dommage en réalité.  Tu te freinais tellement dans de telles relations à mes yeux, je trouvais ça tellement dommage que tu ne te laisse pas aller à aimer cette personne que tu semblais aimer beaucoup en réalité et je me demandais vraiment ce qui t’en empêchais en réalité.  D’accord il t’avait clairement dit que vous étiez pas fait pour être ensemble mais cela n’empêchait que vous sembliez très liés encore l’un à l’autre.  Donc je trouvais ça vraiment dommage, je te dis alors avec un large sourire

" Je ne sais pas ce qu’il lui a fait te dire ça mais je vois bien que vous êtes toujours liés l’un à l’autre donc c’est quand même dommage que tu ne tentes rien avec lui.  Après je reconnais que c’est ta vie privée et ton adorable future fausse femme comme tu le dis, je trouve que tu devrais réfléchir posément et voir si ce n’est pas lui en réalité.  Et je te promets que je fermerais les yeux sur ton infidélité ouverte à nos futurs vœux de mariage " je me mets à rire en disant ça avant de faire un petit grognement de reproche, puis je continue en disant " Je ne pense pas que la personne qui t’est destiné soit réellement si loin … Sinon franchement t’aurais vraiment la poisse Minori. "

Je me mis à rire en disant ça en me disant que ouais ce serait réellement dommage que si l’homme qui t’es destiné exister réellement qu’il soit dans le coma et surtout dans un autre continent. Tu n’avais déjà pas eu de chance dans ta vie, ce serait le pompon je trouve. Je t’observe longuement en n’étant pas spécialement habitué à ce que tu me parles si librement et que oui l’alcool t’y aidé très certainement mais c’était quand même rare.  Etait ce parce que tu allais bientôt le revoir que tu me parlais d’un coup autant de ce jeune homme qui avait fait partie de ta vie presque depuis toujours.  Ou bien était ce tout simplement que le rapprochement effectuait entre nous avait fait passer à notre relation un nouveau stade, je ne savais pas en réalité.  

Et oui je sais que ce mariage ne devrait rien changé pour toi parce que tu avais tes habitudes mais aussi pour moi.  Je sais pas si tu savais mais je ne vivais pas seul dans ma maison, j’avais un gros bébé dans mon appartement qui m’attendais le soir et pour toi, vivre ensemble ne serait pas facile parce que d’une, mon chien prenait beaucoup de place et de deux je ne voulais pas empiéter dans ton espace personnel et surtout au final j’avais besoin de mon espace à moi.  J’aimais l’idée que personne ne m’attendait à la maison en dehors de ma boule de poils, et que je vivais comme je le voulais, je m’habillais comme je le souhaitais et si je voulais vivre nu personne n’était là pour me juger et même si je le faisais pas, j’aimais l’idée que je pouvais le faire dans mon propre logement quand tu me parles de tes baisers je me mets à rire encore plus en te disant  

" Bah voyons ça va les chevilles oui ? Et qui te dis que ce ne serait pas toi qui succomberait à mes baisers hein ? Je suis loin d’être une novice dans l’art des baisers et aucun de mes partenaires ne s’en sont jamais pleins jusque là en réalité.  Donc fait gaffe de ne pas craquer sur moi toi non plus … Non mais … " je pris un air un indigné quand je te dis ça puis je souris un peu avant d’ajouter en te disant " Et puis je t’adore mais je pense qu’on peut se passer de se rouler des pelles pour faire passer notre mariage comme réaliste auprès  de nos invités.  Et puis j’avoue que si tu embrasses si bien je veux pouvoir résister ta terrible attraction sans en perdre des plumes au passage hein. " je souris en disant ça puis je te dis " J’espère bien que tu es d’accord avec cette idée de voir du monde autant l’un que l’autre.  Et tu t’imagines réellement vivre ce genre de double rendez vous en disant à nos partenaires mutuels je te présente ma femme ou mon mari, et là c’est sûr que les gens vont nous prendre pour des échangistes … Après je ne vois pas de mal à avoir ce genre de relation libre en réalité si les gens sont eux comme je dis souvent chacun fait ce qu’ils veulent de leur culs, c’est leur culs pas le mien. "

Quand tu reprends la parole en me précisant bien que ça ne changera rien entre nous je suis obligé de me mettre à sourire en te disant  

" Je sais bien que ça changera rien et je t’avoue que je préfère ne rien changer.  Et Yuki ne comprendrais pas que je le fasse déménager d’un coup comme ça. Et je ne suis pas certain qu’il partagera de gaieté de cœur sa maitresse avec un autre mâle, il se sentirait sans doute en concurrence avec toi en réalité.  Donc oui je préfère également qu’on vive comme on vit déjà sans rien changer parce que oui se sera un mariage fictif pour rassurer nos familles respectives. "  je prends également une gorgée de mon verre avant de te dire en souriant "  Je ne fais pas ça pour que tu me doives quelque chose Minori.  Je fais ça parce que je vois que tu t’inquiète vraiment d’inquiéter ta maman et que tu veux qu’elle soit rassurée sur le sort futur de son enfant unique.  Et je n’ai rien à te demander … Enfin si mais je ne sais pas encore si je vais me rendre à cette soirée donc pour le moment j’ai rien à demander. " 

Oui j’avais bien possiblement une requête en échange à te demander mais ce n’était pas encore une décision que j’avais prise parce que je savais pas si j’en étais capable.  Je voulais me montrer forte et faire face à cette classe de terminal qui est si lié au pire moment de ma vie mais je ne savais pas si j’en avais encore le courage en réalité.  Et même si je serais ravie de voir certaines de mes camarades de classe malgré tout, je sais que voir mes camarades masculins seraient une toute autre histoire.  

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MessageSujet: Re: Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''... [PV Eunae]   Mar 6 Fév - 1:58

► 19 janvier 2018, chez moi
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C’est avec joie et tranquillité d’esprit que mes inhibitions se transformaient en exhibitions grâce à l’alcool. Je parlais plus naturellement qu’à l’habituel et en dévoilait un peu plus. Ce n’est pas que je ne fais pas confiance à Eunae, si je n’ai pas bu, c’est même le contraire! Mon assistante a toute ma confiance et si je suis dans cet état en sa compagnie, c’est bien parce que je suis assez à l’aise pour me laisser aller ainsi avec elle. Je sais qu’elle n’abusera pas de la situation à mes dépends, à la limite… je pourrais me réveiller avec une moustache dessinée au crayon feutre, mais je ne la verrais même pas! Je me demande presque combien de temps je pourrais me balader avec cette fausse moustache sans le savoir… les gens me le diraient-ils rapidement? Ou pas? Cette idée me fit rire tout seul. Je me demande quel genre de moustache Eunae dessinerait… une moustache en zig zag? Une moustache en guidon de vélo? Une moustache bien droite? Je devrais lui demander si elle aime les hommes moustachus, barbus ou au visage à la peau lisse aussi… Si ça se trouve ma petite Eunae a un faible pour les hommes qui ont une fabuleuse barbe de viking! Je souris à cette idée, m’amusant tout seul encore une fois.

J’arrivais tout de même à tenir la conversation et faire du sens, admettre certaines choses, en partager aussi, comme cette histoire de mariage qui avait rapidement évoluée en nos fiançailles! J’avais aussi taquiné mon amie, chose qui l’avait mené à m’admettre avoir déjà eu une petite attirance pour moi. J’en avais été très surpris. Après tout, je blague tout le temps en disant que je suis irrésistible et que tout le monde apprécie mes charmes, mais en réalité, mes chevilles ne sont pas encore si imposantes et ma tête réussit toujours à passer les cadres de porte! Chose à quoi j’avais répondu que j‘avais préféré ne pas en faire mon amante, puisque cela aurait probablement pu être le seul rapprochement possible entre nous. Ce n’est pas parce qu’elle n’est pas agréable à entendre, qu’elle ne sent pas bon ou que sa peau n’est pas douce… Mais parce que je respectais ma parole et ce que nous avions convenu dès le départ de notre relation. Eunae n’était peut-être au départ que ma nouvelle assistante, mais elle est rapidement devenue une amie qui m’est chère. Ce soir, d’ailleurs, nous buvions plus comme de bons amis que comme un patron et son employée. C’était du moins ainsi que je considérais la chose.

-« Oui vraiment.  Et oui je sais très bien que ce n’est pas pour la vie et malgré que j'en ai pas vraiment l'air, je t'assure que dans le fond comme toutes les filles, je rêve d'un grand et beau mariage qui serait un mariage de princesse.  Mais je sais aussi que c'est très compliqué et bien trop idyllique comme vision de ce monde, mais voilà c’est le rêve de chaque jeune fille à ce qui parait … Après si je me dois d’être réellement honnête avec toi, je ne suis pas faite pour le mariage d’amour … Sans doute parce que je n’ai jamais eu la chance d’être réellement amoureuse et que je ne sais pas réellement ce que c’est. »

Je souris tendrement en l’écoutant m’admettre son rêve d’enfant. Un sentiment de nostalgie m’envahit doucement, se faisant une place confortable au creux de mon âme. Je ne suis plus romantique comme ça, aujourd’hui, mais à une autre époque…

-« C’était mon rêve aussi… » admis-je en soupirant longuement. « C’est donc le rêve de .. toutes les petites filles et… les… petites filles qui ne sont pas à 100% des petites filles biologiques…? » dis-je avec un petit rire amusé, ne sachant trop dans quel catégorie je devais me mettre.

J’ai abandonné ce rêve avec bien d’autres, le mettant dans une petite boîte à souvenirs. Il est amusant d’ouvrir cette boîte à nouveau, de temps en temps, de voir combien j’ai changé… et pas qu’à cause des violences des autres. Mais aussi simplement à cause de changements naturels par lesquels tout le monde passe.

-« Pourquoi le mariage d’amour ne serait pas pour toi? Ce n’est pas parce que tu n’as jamais été follement amoureuse que tu ne le seras jamais dans le futur… Il serait triste qu’une personne aussi romantique que toi rate son conte de fée~ » répondis-je, ne comprenant pas trop cette logique. « Faisons ça… si tu rencontres l’amour de ta vie, oublie cette idée de mariage avec moi, je m’arrangerai et vis plutôt ton amour tout rose! Si tu ne le rencontres pas… bah… on se fera un mariage digne de nos rêves d’enfants les plus fous! » proposai-je avec un sourire enthousiaste. « Puis… si tu le rencontres après notre mariage… nous divorcerons et tu te feras un second mariage qui sera encore mieux! » ajoutai-je en riant.

Quelles raisons devrais-je alors inventer à ma mère pour le divorce..? Je trouverai bien le moment venu, si besoin. Si ça se trouve, mon amie trouvera son prince charmant bien avant que j’aie 30 ans et notre petit arrangement tombera à l’eau. Eunae avait cette idée que nous avions une personne qui nous était destinée, c’est bien mignon, mais je n’y crois pas trop… Ou si ce genre de choses existe, c’est probablement quelque chose qui touche les autres, mais pas moi. La seule personne que j’avais aimé n’avait pas retourné mes sentiments et j’avais cru comprendre qu’il valait mieux complètement oublier les miens. Je n’ai jamais réellement réussi, bien que ce ne soit pas faute d’avoir essayé, comme je l’admis à mon amie.

-« Je ne sais pas ce qu’il lui a fait te dire ça mais je vois bien que vous êtes toujours liés l’un à l’autre donc c’est quand même dommage que tu ne tentes rien avec lui.  Après je reconnais que c’est ta vie privée et ton adorable future fausse femme comme tu le dis, je trouve que tu devrais réfléchir posément et voir si ce n’est pas lui en réalité.  Et je te promets que je fermerais les yeux sur ton infidélité ouverte à nos futurs vœux de mariage. »

Je haussai un sourcil en entendant la réponse de Eunae, un petit sourire admiratif étira mes lèvres, puis je me sentis un peu con et ris un peu. Mon amie avait deviné de qui je parlais? Sans que je ne le nomme… sans que je n’aie jamais élaboré sur mes sentiments présents avant ce soir? C’est possible… après tout, elle me connaît probablement trop après ces années à être mon assistante, à me voir avec tout le monde et dans beaucoup trop de situations.

-« C’est parce que nous sommes des amis de toujours et que je suis un pot de colle, ça ne veut rien dire~ » la corrigeai-je en riant.

Tomoya n’avait jamais partagé mes sentiments, que je sache. C’était donc bel et bien de l’amitié qui nous liait, une forte amitié… rien de plus de sa part...

-« Je ne pense pas que la personne qui t’est destiné soit réellement si loin … Sinon franchement t’aurais vraiment la poisse Minori. »

-« Peut-être… ou ça pourrait donner l’histoire la plus romantique du monde! Réussir à rencontrer la personne qui nous est destinée et être avec… alors que la vie et le monde sont contre nous! » répliquai-je avec un petit rire amusé.

J’étais toujours du genre à essayer de trouver du positif, c’était devenu un mécanisme pour moi pour ne pas laisser les malheurs avoir le meilleur de moi, à nouveau. Je ne croyais pas à ces histoires romantiques comme ma chère Eunae le sait, mais comme je sais qu’elle les aime tant… je lui en avais créé une~ Je répétai encore une fois les mêmes choses et ne pus m’empêcher de la taquiner en disant qu’elle succomberait au baiser de la cérémonie.

-« Bah voyons ça va les chevilles oui ? Et qui te dis que ce ne serait pas toi qui succomberait à mes baisers hein ? Je suis loin d’être une novice dans l’art des baisers et aucun de mes partenaires ne s’en sont jamais pleins jusque là en réalité.  Donc fais gaffe de ne pas craquer sur moi toi non plus … Non mais … »

-« Peut-être, c’est possible! Ce mariage qui commençait en blague se transformerait en mariage d’amour tout ça à cause du baiser du véritable amour? » répliquai-je en riant, la taquinant sur ses idées romantiques au passage.

Je disais ça, mais mon amie devait bien savoir que je blaguais. Tout comme elle l’avait dit plus tôt, s’il y avait une histoire d’amour qui aurait dû naître entre nous deux, ce serait arrivé il y a bien longtemps déjà! Étant saoul, je poussai la blague jusqu'à feindre de faire de petits baisers dans le vide, avant de me mettre à rire.

-« Et puis je t’adore mais je pense qu’on peut se passer de se rouler des pelles pour faire passer notre mariage comme réaliste auprès  de nos invités.  Et puis j’avoue que si tu embrasses si bien je veux pouvoir résister ta terrible attraction sans en perdre des plumes au passage hein. »

-« Mais non! On ne va pas se rouler une pelle devant notre famille! Notre mariage sera classe! On s’en sortira avec un baiser pudique qui te donnera peut-être envie d’en goûter davantage, mais auquel tu survivras, je serai gentil~ » répondis-je avec un grand sourire taquin.

-« J’espère bien que tu es d’accord avec cette idée de voir du monde autant l’un que l’autre.  Et tu t’imagines réellement vivre ce genre de double rendez-vous en disant à nos partenaires mutuels je te présente ma femme ou mon mari, et là c’est sûr que les gens vont nous prendre pour des échangistes … Après je ne vois pas de mal à avoir ce genre de relation libre en réalité si les gens sont eux comme je dis souvent chacun fait ce qu’ils veulent de leur culs, c’est leur culs pas le mien. »

-« Bah pourquoi pas! Ça nous fera bien rire de savoir que ce n’est pas vrai et il n’y a rien d’exceptionnel à ce genre de soirées.. Je l’ai déjà fait et c’était plaisant~ » admis-je en haussant doucement les épaules.

Après, c’est facile pour moi d’échanger de partenaires… puisque je n’ai jamais été très possessifs des gens avec qui je sortais. C’est étrange, en un sens. Je suis plutôt possessif et protecteurs envers ma famille, mes amis… mais je ne l’étais pas avec mes partenaires. Pourtant, quand je ne me cachais pas d’aimer Tomoya, je détestais plus que tout le voir être proche de quelqu’un d’autre. Nous n’étions pas un couple, nous ne l’avons jamais été, mais je détestais le partager. Je n’aime toujours pas cette idée, mais j’ai vieilli et je connais mieux ma place dans sa vie. Les amis ne peuvent pas être aussi possessifs, ils sont sensés être positifs et nous aider à avancer… C’est ce que je compte faire, mais si cela doit l’éloigner de moi… parce que je veux qu’il soit heureux. Je préférai ne pas y penser davantage et revint plutôt sur mon futur mariage avec ma tendre Eunae.

-« Je sais bien que ça changera rien et je t’avoue que je préfère ne rien changer.  Et Yuki ne comprendrais pas que je le fasse déménager d’un coup comme ça. Et je ne suis pas certaine qu’il partagera de gaieté de cœur sa maîtresse avec un autre mâle, il se sentirait sans doute en concurrence avec toi en réalité.  Donc oui je préfère également qu’on vive comme on vit déjà sans rien changer parce que oui ce sera un mariage fictif pour rassurer nos familles respectives. »

Je ris un peu en l’entendant me dire que son Yuki n’apprécierait pas ma charmante compagnie.

-« Yuki est ton chien, n’est-ce pas? » demandai-je pour m’assurer de bien comprendre.

Je ne répondais pas au reste, nous étions tous deux bien d’accord. C’était le principal. Je soulignai plutôt que je lui devrais un service de taille, à mon tour.

-« Je ne fais pas ça pour que tu me doives quelque chose Minori.  Je fais ça parce que je vois que tu t’inquiètes vraiment d’inquiéter ta maman et que tu veux qu’elle soit rassurée sur le sort futur de son enfant unique.  Et je n’ai rien à te demander … Enfin si mais je ne sais pas encore si je vais me rendre à cette soirée donc pour le moment j’ai rien à demander. »

-« Je sais que ce n’est pas pour ça que tu le fais, mais je ne peux pas accepter ton aide et refuser de te rendre la pareille! » expliquai-je avec un grand sourire. « Oh une soirée? Quel genre de soirée? Quelque chose d’amusant? Quelque chose de sexy? Quelque chose d’ennuyeux donc je dois t’en sauver? Tu veux déjà que je me fasse passer pour ton fiancé amoureux fou de toi? » demandai-je avec enthousiasme, en haussant et baissant joyeusement mes sourcils pervers
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MessageSujet: Re: Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''... [PV Eunae]   Mer 7 Fév - 17:58

► 19 janvier 2018, chez moi
Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''...
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Il était très rare que je me laisse aller à boire ainsi, non pas que j'aimais l'alcool j'étais comme tout le monde, je pensais qu'un verre de temps en temps était agréable mais je n'aimais pas réellement me sentir trop enivré du moins pas au point de perdre mes inhibitions, j'aimais garder le contrôle de ma vie et je n'aimais pas me retrouver dans une situation qui impliquait que je ne sache plus ce que je faisais. Alors oui je buvais mais jamais au point de tout oublier le lendemain et avec des personnes en qui j'avais cent pour cent confiance, comme toi aujourd'hui. Tu étais l'une des rares personnes avec qui je pouvais boire ainsi et savoir que tu ne me ferais jamais faire n'importe quoi que j'aurais à regretter le lendemain. Je t'écoutais alors que tu me parlais avec un certain amusement, il était marrant de voir combien tu étais différent sous l'effet de l'alcool, non pas que tu étais le genre triste et taciturne quand tu étais à jeun mais ce n'étais pas la même chose. L'alcool semblait te détendre totalement au point de te permettre de dire n'importe quoi, allant même jusqu'à me parler de cette histoire de mariage avant tes 30 ans que tu avais faite à ta mère et moi qui avait enchaîné en me proposant comme potentielle épouse. Je ne sais pas ce qui m'étais passé par la tête, mais il était vrai que je voyais pas trop qui pourrait rentrer dans cette comédie fictive aussi aisément que moi. Il n'y avait aucun sentiment amoureux qui nous animé l'un et l'autre, et c'était ce que tu semblais rechercher. Je te respectais, et oui comment pouvais-je faire autrement après tout, tout le monde pourrait penser que par ta cécité tu étais un homme peu autonome mais pourtant ce n'était pas le cas, tu étais très organisé dans ta vie de tous les jours, ton dressing était rangé par colories et par saison, permettant ainsi de te vêtir tout seul sans l'aide de personne et il était rare que tu ais des réels loupés vestimentaires, et combien même se serait le cas j'étais là pour te le dire.

C'est ce que je respectais chez toi, tu étais vraiment un homme autonome qui montrait aux gens combien ta cécité n'étais pas un frein dans tes activités et que c'était même une force je pense pour toi mais sur ça je pouvais quand même me tromper. Alors oui le respect que j'éprouvais à ton égard m'avait fait me proposer comme future femme potentielle mais pas que parce que je te respectais, parce que je tenais aussi à toi. Tu étais plus qu'un patron à mes yeux, tu étais un ami avec qui je pouvais parler de tout si le cœur m'en disait, j'appréciais ça dans notre relation. En effet j'avais eu une petite attirance pour toi quand on s'était rencontré après tout tu étais un bel homme ou une belle femme, en fait je ne saurais dire la personnalité que j'aimais le plus chez toi physiquement, sans doute les deux parce que même en homme, la femme en toi n'était jamais loin et vice versa. Et je ne voyais pas de problème à cela, j'avais jamais rencontré d'intersexuel avant de faire ta rencontre, et j'avais été curieuse de savoir en quoi cela te touchait dans ta vie de tous les jours et tu avais répondu à mes questions, je pense que c'est ça qui m'a fait te voir autrement qu'un potentiel amant et plutôt un ami chaleureux avec qui je pouvais parler. La preuve je venais quand même de t'avouer que j'avais eu enfant un rêve de mariage de princesse qui m'étais passer depuis bien longtemps entre temps parce que depuis des années je me demandais si mes rêves d'amour étaient réellement pour moi. Et surtout comment pouvais je m'engageais avec une personne qui aurait à subir le contre cout de la vie de ma mère, d'une mais de la mienne aussi. Je me considérais pas comme une femme respectable, c'était même le contraire, je n'aimais pas l'image que je dégageais, je suis jolie oui j'en avais conscience mais des choses avaient faites que je n'avais plus aucun respect pour mon corps, et je passais très peu de temps à me pouponner devant le miroir. Il n'était pas rare que mes coiffures consister à me brosser et pour remonter mes cheveux je les coincer avec ce qui me tombait sous la main donc souvent une barrette, une baguette ou bien tout simplement un crayon en papier, vu que j'en avais très souvent qui traînais chez moi, sans doute parce que je dessinais très souvent chez moi et qu'il m'arrivait de passer des heures plongés dans mes œuvres sans me rendre compte du temps qui passait, un passe-temps comme un autre qui me permettait de penser à autre chose et de vivre pour moi ce moment.

Bien entendu vivant seul avec mon chien, il n'y avait personne qui quémander mon aide, enfin si peut être mon chien mais ce dernier étant nourri tous les matins, une fois le ventre plein et sorti pour faire ses besoins, en profitant moi-même pour faire mon jogging à ce moment-là. J'avais pris un gros chien pour cette raison, avoir une compagnie dissuasive pendant mes heures matinales où je courrais dans le parc tous les matins. Mes horaires de travail étaient parfois contraignants malgré le fait que je sois quand même très libre de mes mouvements, mon appartement contenant une terrasse, je l'avais laissé à la disposition de mon chien et c'était souvent là que Yuki faisait sa vie, comme beaucoup de chien sibérien il aimait le froid et être à l'extérieur. Pour revenir à nos fiançailles oui c'était sans doute la seule et unique occasion que j'aurais un jour de porter une robe de mariée parce que je n'étais pas convaincu que ça m'arriverait de sitôt en réalité. Alors je m'étais sans doute emballé en te disant que je le ferais mais après tout j'avais perdu espoir de me voir tomber amoureuse et de me marier par amour aussi depuis le temps. Quand tu finis par me dire en réponse à mon éloge sur le mariage de princesse je souris doucement en disant


" Je ne vois pas de différence, chacun a sa conception du mariage. Et puis Minori tu sais à mes yeux tu es autant un homme qu'une femme, je ne vois pas de différence entre les liens que j'ai avec des filles ou avec des garçons pour toi même si j'avoue que j'ai plus d'amies filles quand même. " Je ris un peu en disant ça, puis je continue en te disant " Pourquoi je ne pourrais pas faire un mariage d'amour … Je ne sais pas sans doute parce que j'ai ce sentiment depuis des années à présent. Et vu qu'on en est aux révélations, je pense pas que je suis la femme parfaite pour un homme, et ça n'a rien à voir avec le fait d'avoir jamais été amoureuse ou pas, parce que je suis déjà tombé amoureuse plus d'une fois mais j'ai jamais perdu la tête pour quelqu'un au point de ne pas pouvoir imaginer ma vie sans cette personne … enfin non c'est faux parce que je me souviens d'un amour où j'ai éprouvé ça mais la vie a décidé de me prouver que je m'étais fait des illusions … Et j'ai cruellement appris la leçon. "

C'était vrai la seule et unique fois où j'avais ressenti ça c'était au lycée, j'aimais vraiment mon camarade de classe, c'était étrange parce que je n'avais que 16 ans à l'époque, donc comment pouvais-je en être sur et certaine, je n'avais jamais connu rien d'autre de similaire avant ça mais c'était plus en comparaison de ce que j'avais ressenti par la suite qui me permettait d'en être sûre et certaine. Je n'avais jamais été capable de ressentir ce frisson et cette sensation de bien être à nouveau depuis cette personne, c'était troublant d'autant que j'associais cet homme aussi au pire souvenir de ma vie, un léger frisson me parcourût en repensant à lui et je continuais à te dire.

" Je sais que je pourrais rencontrer une personne avec qui je pourrais être bien, avec qui je voudrais m'engager et crois moi je le souhaite dans le fond, je ne suis pas hermétiquement fermé à l'idée d'être un jour amoureuse, bien au contraire. Mais si nous en arrivons à nous marier et que je rencontre cette personne, ça me dérange que tu te sentes obligé de divorcer pour mon bien ce serait égoïste non de te demander une telle chose ? "

Je te fis un léger sourire en disant ça, curieux réflexe quand on savait que tu ne pouvais pas les voir en réalité, après peut être que tu les sentais mais ça j'en étais pas sûre en réalité non plus. Quand tu m'avais parlé de ton ami, le fameux bel homme à la voix sexy que j'avais parfois au téléphone, j'avais compris que tu parlais de lui … Pourquoi tout simplement parce que je n'avais pas beaucoup de choix dans les hommes proche de toi. C'était soit ce fameux Tomoya ou bien l'autre jeune homme dans ta vie, Wei Zhou qui était à ce que j'avais pu en comprendre ton meilleur ami lui. Tu ne parlais jamais de l'un ou de l'autre de la même façon, je voyais bien qu'il y avait une différence dans les liens avec ces deux hommes. Tu étais attaché autant à l'un qu'à l'autre ça j'en étais convaincue mais je pense que réellement ce n’était pas le même attachement que tu avais pour les deux. Je finis par te dire

" Et alors ? Être lié à lui depuis toujours t'interdis d'avoir de réel sentiment tu penses ? Et crois-tu réellement que tu sois un pot de colle pour lui ? Il m'a l'air d'être un homme cultivé et réfléchis, il est médecin c'est ça ? Alors non je ne pense pas qu'il s'impose ta présence si tu étais réellement un pot de colle à ses yeux. " Je ris doucement en finissant par te dire " Oui ce serait très romantique … Et c'est vrai que le coté seul contre le monde entier donne envie en réalité. Enfin presque … Je l'ai déjà assez été pour ma part sans vouloir me retrouver dans cette situation au niveau amoureux également. "

Quand tu avais ensuite continué à parler en finissant par dire que tu allais me rendre folle en m'embrassant je m'étais mise à rire un peu et je t'avais demander comment aller tes chevilles mais je n'avais pas pris ça mal après tout comment je pouvais prendre mal un truc dit avec humour et que je savais que tu ne pensais pas être un maître dans l'art du baiser qui rendait accro tout personne qui y goûterais réellement. Je souris tendrement en te disant

" Tu penses réellement que c'est possible ? Qu'on pourrait après un seul baiser tombait d'un coup follement amoureux l'un de l'autre ? " Je me mets à rire doucement en disant " Je ne sais pas mais j'y crois pas … J'aurais l'impression d'embrasser mon … grand frère je crois c'est incestueux tout ça tu crois pas ? "

C'était vrai je pense que c'était pour ça que je t'aimais tant, j'étais enfant unique et j'avais toujours grandi sans autre enfant autour de moi donc je n'avais réellement pas eu l'occasion d'avoir des frères ou des sœurs de cœur. Et quand je t'ai rencontré j'ai trouvé d'un coup une personne attentive qui prenait autant soin de moi que je prenais soin de lui également. Et j'aimais ça c'était sans doute pour ça que tu me donnais l'impression d'être plus qu'un patron à mes yeux ou un ami tu étais comme un grand frère de cœur que j'aimais beaucoup. J'avais continué à t'écouter quand tu m'avais parler de ton idée de rencards à quatre qui pourrait passer pour de l'échangisme, cette idée m'avait fait sourire mais je me voyais quand même mal faire ce genre de trucs sans doute en grande partie parce que je n'avais pas confiance en mon corps au point de le faire devant des gens comme ça, ce qui était la base de l'échangisme quand même. Je te regarde en disant

" Oui ça doit être sympa mais je n'aime pas l'image que je renvois, donc l'idée de me dévêtir ainsi devant des gens que je ne connais pas c'est pas pour moi. Je ne suis pas prude hein, tu sais bien que j'ai aussi des idées libérales quand ça concerne le sexe mais pas l'échangisme, c'est pas pour moi. « Je souris en disant ça à mon amie. "

Nous avons alors continué à parler de ce que pourrait être ce mariage s’il finissait par arriver. Tu voulais qu'on vive chacun de notre côté et ça m'allait parfaitement. J'aimais ma vie telle qu'elle était et je t'avais alors dit que mon chien n’accepterait pas un homme dans ma vie en réalité. Et quand tu me demandas qui est Yuki je pris conscience que tu ne le connaissais pas, c'est vrai je t'avais jamais mis en sa présence non pas parce que j'avais peur qu'il te fasse du mal c'était pas dans sa nature mais j'avais surtout peur qu'il te bouscule et que tu te fasses mal par sa faute. Je souris tendrement en disant

" Oui comme je n'aurais jamais d'enfants à moi, j'ai trouvé un autre bébé à adopter et aimer. Et oui Yuki c'est mon chien c'est un Malamute d'Alaska, il est gris et blanc, c'est une grosse boule de poils qui ressemble à un loup. Je dis ça pour que tu es un visuel de lui … C'est un gentil chien mais il est brusque c'est pour ça que je te l'ai jamais présenté, il pourrait te blesser par accident et je ne veux pas. "


Je m'étais alors resservi un verre et je t'en avais aussi donné un, alors que l'on continuait de parler, quand tu me parlas de la soirée dont je venais de te parler, je restai un moment dans mes pensées avant de secouer la tête en te disant

" Non ce n'est pas une fête amusante, enfin ça peut l'être mais je doute que je m'y amuse énormément là-bas pour ma part. C'est un rassemblement d'ancien camarades, celle de l'année de ma Terminale et je retrouverais là-bas toutes les personnes qui étaient avec moi dans cette classe. J'aimais bien l'école quand j'étais plus jeune, j'aimais apprendre des choses mais l'année de mon Baccalauréat c'était pas la même chose … J'ai fini par retourner à l'école à reculons parce que je ne m’entendais pas avec tout le monde dans ma classe, après même si c'est le cas, j'ai envie d'y aller pour les deux trois amis que j'avais à l'époque et aussi pour montrer aux autres qu'ils ne m'ont pas détruit. Que j'ai mûri, j'ai grandi et je suis devenue la femme que je voulais être. "

C'est vrai je pensais réellement ce que je te disais, j'étais la femme que je voulais être, enfin du moins en théorie, parce qu'en pratique je ne savais pas réellement si j'avais de quoi être fière de moi. Et quand je disais qu'ils ne m’avaient pas détruit, est-ce que je pouvais réellement le dire ? Je ne pense pas même si j'étais fière de le penser, ce n'était pas vrai et j'en avais réellement conscience. Je pris mon verre et le sirota en plongeant dans mes pensées. Est-ce que je devais y aller ? Je n’en avais pas réellement la moindre idée.

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Park Minori

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MessageSujet: Re: Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''... [PV Eunae]   Mar 13 Fév - 2:30

► 19 janvier 2018, chez moi
Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''...
Eunae & Minori

L’alcool me détend, c’est vrai. J’aime bien boire en bonne compagnie, parfois, je laisse aller l’excès. Mais seulement en de rares occasions, après tout, je peux déjà être maladroit au naturel et si je n’arrive pas à marcher droit… ça empire un peu, beaucoup les choses. J’ai de drôles d’histoires, cela dit, et j’aime bien en rire. Je ne bois pas très souvent avec Eunae non plus, en général, c’est avec des amis qui me raccompagnent à la maison aux petites heures du matin. Ils m’empêchent de réveiller tout le monde en couvrant ma bouche avec leurs mains, puisque j’ai tendance à chanter des parodies de chansons populaires… même si je suis dans le couloir de l’immeuble. Ils m’empêchent de tomber partout en me retenant et m’empêchent aussi de grimper sur les tables pour montrer que je sais encore danser. Chose que je ferais très certainement, s’ils n’étaient pas là! Alors que pourtant, je ne danse pas devant les gens, si je suis sobre. Mais bon, lorsqu’alcoolisé, je ne danse pas sérieusement… Je me laisse simplement aller et c’est probablement très drôle à voir, j’ai aussi tendance à vouloir faire danser mes amis, donc je prends leurs mains, je les attrape par la taille ou peu importe ce qui me tombe sous la main et je les invite à se bouger. Ça donne parfois de drôles de situations, mais bon, si je suis saoul, en général, mes amis aussi donc nous rions tous ensemble. Je n’ai jamais atteint ces sommets avec mon assistante, cela dit.

Il arrive aussi parfois que je rentre accompagné par des inconnus, dans une toute autre optique. Je crois qu’Eunae ne s’étonne plus de trouver des inconnus avec moi dans mon appartement, les matins où elle vient plus tôt pour des raisons particulières… ou simplement si je n’ai pas entendu mon alarme sonner ce matin, puisque l’alcool et la nuit m’ont assommé. Les gens ne traînent heureusement jamais longtemps, le lendemain matin. À la limite, ils prennent une douche parce qu’ils doivent aller travailler directement puisque nous nous sommes réveillés trop tard. Je ne prends pas toujours la peine de les présenter à mon assistante, ça n’a pas d’intérêt et… franchement… je ne me rappelle même pas toujours de leur prénom. Dans ces cas-là, c’est qu’ils ou elles me l’ont dit quand nous en étions déjà à trop de verres. Je ne me vexe pas s’ils ne se rappellent pas de mon nom non plus. C’est très rare que nous gardons contact, donc il n’y a pas d’intérêts à retenir le nom. Je me rappelle encore moins de ce qu’ils pouvaient avoir l’air et ce n’est pas au réveil, alors que je les invite à sortir de ma vie, que je vais leur demander si je peux toucher leurs visages pour les imaginer. Du coup, j’ai des souvenirs de sensations floues… des sons… puis des voix au petit matin. Les voyants grimacent parfois en voyant la tête de leurs amants d’une nuit arrosée et bien moi, je grimace parfois en entendant leurs voix! Puis, quand ils sont partis, Eunae peut parfois me réconforter avec ses descriptions… ou me faire regretter d’avoir bu.

D’autres fois, je bois un peu plus tranquillement… comme lorsque je bois avec Eunae, justement. Je suis plus léger qu’à l’habitude, je rigole, je dis des idioties, je fais des aveux… J’accepte des propositions farfelues et je me retrouve fiancé, en quelques sortes et pas pour de vrai, avec mon assistante! Si on avait été à Las Vegas, on irait à une petite chapelle et on se ferait marier par un Elvis ou par une Cher! Mais, heureusement pour nous et nos idées d’honorer ma promesse à ma mère, nous sommes de retour à Séoul et la vie y est plus tranquille. Nous aurons plutôt le mariage de nos rêves d’enfants, enfin, Eunae aura la robe, pas moi! Je me rappelle que j’en ai déjà rêvé aussi, cela dit, mais… je ne me sens pas trop de porter la grosse robe de princesse blanche, en ce moment. Peut-être que dans cinq ans ce sera le cas, je ne le saurai que plus tard.

-« Je ne vois pas de différence, chacun a sa conception du mariage. Et puis Minori tu sais à mes yeux tu es autant un homme qu'une femme, je ne vois pas de différence entre les liens que j'ai avec des filles ou avec des garçons pour toi même si j'avoue que j'ai plus d'amies filles quand même. »

Je ris joyeusement en entendant ceci.

-« Dans ma tête, je suis un être humain aussi. Je n’ai pas de genre défini, je mets ce dont j’ai envie sans me soucier de tout ça… » admis-je avec le sourire. « Donc, je le prends comme un compliment! » ajoutai-je avant de prendre une gorgée de soju.

-« Pourquoi je ne pourrais pas faire un mariage d'amour … Je ne sais pas sans doute parce que j'ai ce sentiment depuis des années à présent. Et vu qu'on en est aux révélations, je ne pense pas que je suis la femme parfaite pour un homme, et ça n'a rien à voir avec le fait d'avoir jamais été amoureuse ou pas, parce que je suis déjà tombé amoureuse plus d'une fois mais j'ai jamais perdu la tête pour quelqu'un au point de ne pas pouvoir imaginer ma vie sans cette personne … enfin non c'est faux parce que je me souviens d'un amour où j'ai éprouvé ça mais la vie a décidé de me prouver que je m'étais fait des illusions … Et j'ai cruellement appris la leçon. »

Je fronçai les sourcils, pas trop certain de comprendre. J’étais trop saoul pour suivre la conversation? Ou ma petite Eunae se contredisait? Ne venait-elle pas de me dire qu’elle n’avait jamais été amoureuse? Et maintenant, elle me disait l’avoir été… mais ne pas l’avoir été… mais l’avoir été?

-« Pourquoi tu ne serais pas la femme parfaite pour un homme? Tu es l’assistante parfaite pour moi! Je te considère comme ma petite soeur et la personne qui t’es destinée est très chanceuse~ » lui répondis-je avec un sourire affectueux.

Je ne la draguais évidemment pas, mais je lui disais tout de même ce que je pensais. Eunae est intelligente, débrouillarde, attentionnée, gentille, drôle… Bon, son plus gros défaut est qu’elle a un patron qui lui donne un travail monstre… Mais si jamais elle venait à rencontrer quelqu’un et que c’est sérieux, j’imagine qu’elle me le dirait et je m’arrangerais pour lui donner plus de temps libre. Je pourrais peut-être envisager d’engager une seconde assistante, afin qu’Eunae en ait moins à faire et qu’elle puisse être plus libre.

-« Comment tes sentiments étaient illusoires? Alors que tu dis qu’ils étaient assez forts pour que tu n’imagines pas ta vie sans cette personne? » ajoutai-je, essayant de comprendre ce que mon cerveau alcoolisé avait zappé.

Je n’osais pas lui demander quelle leçon elle avait appris, j’étais saoul, à côté de la plaque, mais pas encore à en danser sur la table, donc, j’avais encore un minimum de filtres… et de sens? Je crois? Si elle veut m’en parler, évidemment, je l’écouterai avec attention. Évidemment, je suis là pour elle que ce soit pour rire ou pleurer. Je ne suis pas que son patron, enfin, je ne me considère pas que comme ça… mais c’est elle qui sait comment elle me considère, cela dit.

-«  Je sais que je pourrais rencontrer une personne avec qui je pourrais être bien, avec qui je voudrais m'engager et crois moi je le souhaite dans le fond, je ne suis pas hermétiquement fermé à l'idée d'être un jour amoureuse, bien au contraire. Mais si nous en arrivons à nous marier et que je rencontre cette personne, ça me dérange que tu te sentes obligé de divorcer pour mon bien ce serait égoïste non de te demander une telle chose ? »

-« Tu n’as pas à t’inquiéter pour ça. Ce serait encore plus égoïste de t’empêcher ton rêve d’enfant du grand amour, non? » répondis-je avec un petit sourire triste. « Puis, si ça se trouve, tu le rencontreras avant qu’on ne se marie aussi! On n’aura pas à divorcer comme ça! » ajoutai-je en haussant doucement les épaules.

Ce n’est pas parce que je ne peux pas vivre l’amour dont je rêve que je veux empêcher mon entourage de le vivre! Je sais que beaucoup de gens disent se sentir plus heureux grâce à cela, que sans ça, leur vie serait différente… et qu’il manquerait quelque chose. Je peux comprendre, même si je ne veux pas l’admettre. Il me manque quand il n’est pas là. En réalité, même quand il est là, il réussit à me manquer, puisque la distance entre nous me pèse en silence. Et maintenant, puisque je n’ai pas passé de temps avec lui depuis des mois… et que l’alcool me délie la langue… je trouve un moyen de parler de lui.

-« Et alors ? Être lié à lui depuis toujours t'interdit d'avoir de réels sentiments tu penses ? Et crois-tu réellement que tu sois un pot de colle pour lui ? Il m'a l'air d'être un homme cultivé et réfléchis, il est médecin c'est ça ? Alors non je ne pense pas qu'il s'impose ta présence si tu étais réellement un pot de colle à ses yeux.  »

Je soupirai, puis posai mon verre sur la table basse. Je me mordis les lèvres et passai mes mains sur mon visage, avant de me caler dans le canapé à nouveau.

-« Non, ce n’est pas ça. Il m’a demandé de l’oublier, il y a longtemps… et il n’a pas réagi quand je me suis éloigné pour agir en conséquences. Si je retourne vers lui… ce serait revenir sur ma parole et puis quoi? Je devrais encore plus m’éloigner, cette fois? Je ne pourrais plus lui parler, rendu là, je crois. Il saurait que je n’arrive pas à l’oublier, même si je dis que oui. » expliquai-je tristement en passant mes mains dans mes cheveux, les ramenant vers l’arrière. « Oui, il est cultivé et réfléchi et est médecin… même si on peut être les trois séparément aussi… J’étais un vrai pot de colle, toujours sur son dos ou dans ses bras, quand j’étais enfant. Aujourd’hui, c’est loooooin d’être le cas, mais je crois que je suis toujours envahissant. » ajoutai-je avec un petit rire.

Je hochai doucement la tête, préférant ne plus trop y penser. Il me manquait… Entendre sa voix au téléphone était une chose, mais ce n’était pas assez. Je n’ai pas l’habitude à ce que nous nous fréquentions tous les jours, mais quelques fois au moins. Tandis que là, ça fait des mois que nous n’avons pas passé de temps ensemble… Je taquinai plutôt mon assistante, essayant de chasser le manque de mon esprit.

-« Oui ce serait très romantique … Et c'est vrai que le côté seul contre le monde entier donne envie en réalité. Enfin presque … Je l'ai déjà assez été pour ma part sans vouloir me retrouver dans cette situation au niveau amoureux également. »

-« Je te comprends… Je le suis assez aussi, ne t’en fais pas! » répondis-je en riant.

Je continuai avec mes blagues, taquinant mon assistante sur comment notre mariage pourrait tourner. Je ne pense pas qu’elle tombera amoureuse de moi avec un seul baiser, ni avec mille baisers. Oui, j’ai confiance en mes baisers et mes talents d’amants, mais ce serait simplement bizarre d’embrasser Eunae. On ne pourrait pas tomber amoureux, même si on s’y efforçait!

-« Tu penses réellement que c'est possible ? Qu'on pourrait après un seul baiser tombait d'un coup follement amoureux l'un de l'autre ? »

-« Dans les films… ça marche, non? Dans les dramas aussi? » répondis-je avec un sourire amusé. « Pourquoi ça ne marcherait pas pour nous! » ajoutai-je, continuant la blague.

-« Je ne sais pas mais j'y crois pas … J'aurais l'impression d'embrasser mon … grand frère je crois c'est incestueux tout ça tu crois pas ? »

J’éclatai de rire en entendant sa réponse, après tout, je partageais totalement son avis.

-« Ce serait trop bizarre, oui! On ne le fera qu’une fois, pour la cérémonie et ce sera le baiser le plus court et le plus léger de l’histoire des baisers de mariage. On dira qu’on est pudiques. » proposai-je en riant toujours.

Nous devrions aussi établir que nous ne nous embrasserons pas quand les gens cogneront leurs ustensiles contre les coupes! Le moins de baisers il y aura, mieux nous nous porterons! Un beau petit mariage très, très, très pudique. Rien de compliqué, nos lèvres loin de celles de l’autre. Ça ira. Je me sentais flatté et content de l’entendre me dire qu’elle me considérait comme un grand frère. J’ouvris grand les bras, lui souriant.

-« Allez, viens faire un câlin à ton faux fiancé, grand frère! Pas de baisers, juste un câlin! » lançai-je joyeusement.

Je ris un peu, puis continuai à parler de notre futur mariage. Mieux valait qu’on établisse maintenant ce que nous aurions le droit de faire et ce avec quoi nous serions à l’aise. Nous n’allions pas coucher ensemble, mais nous avons tout de même chacun des besoins… Je lui proposai donc que nous jouions les échangistes, juste pour rire avec de faux rencards doubles.

-« Oui ça doit être sympa mais je n'aime pas l'image que je renvois, donc l'idée de me dévêtir ainsi devant des gens que je ne connais pas c'est pas pour moi. Je ne suis pas prude hein, tu sais bien que j'ai aussi des idées libérales quand ça concerne le sexe mais pas l'échangisme, c'est pas pour moi.  »

-« On ne sera pas obligés de le faire non plus~ Ne t’inquiète pas, on aura nos amants et amantes en secret, c’est tout. » répondis-je avec douceur, ne voulant pas qu’elle se croit obligée. « Je n’ai ''vu'' que ton visage et il est joli~ Pour ton corps, les gens autour de moi me disent que tu es ravissante, donc tu n’as sûrement rien à craindre. » ajoutai-je toutefois, voulant la réconforter.

Le physique n’est pas le plus important, mais il faut l’accepter pour se sentir bien dans sa peau, après tout. Je n’aimais pas trop savoir que mon amie n’aimait pas son corps, cela m’attristait, en réalité et je me demandais bien pourquoi… Sans parler du fait que je me demandais aussi comment je pourrais l’aider à se sentir mieux. Je continuai de tenter de la rassurer, disant que le mariage ne changerait rien à nos vies. Je proposais des choses, oui, mais elle n’était pas obligée d’accepter et surtout, je voulais que nous gardions notre bonne relation naturelle. Je demandai d’ailleurs à mon assistante si son Yuki était son chien, comme je m’en doutais, puisqu’elle parla de lui.

-« Oui comme je n'aurais jamais d'enfants à moi, j'ai trouvé un autre bébé à adopter et aimer. Et oui Yuki c'est mon chien c'est un Malamute d'Alaska, il est gris et blanc, c'est une grosse boule de poils qui ressemble à un loup. Je dis ça pour que tu es un visuel de lui … C'est un gentil chien mais il est brusque c'est pour ça que je te l'ai jamais présenté, il pourrait te blesser par accident et je ne veux pas. »

-« Tu ne veux pas d’enfants? » demandai-je, innocemment.

Après tout, je ne voyais pas pourquoi elle n’aurait jamais d’enfants à elle, sinon. À ma connaissance, il n’y a rien qui l’empêchera d’en avoir, sinon le manque de désirs~

-« Je ne suis pas fait en verre, tu sais ~ même s’il est vrai que je me blesse souvent à cause de mes maladresses… » admis-je avec un petit rire. « J’aimerais bien le rencontrer, je suis sûr qu’il a un pelage très doux! » ajoutai-je avec un petit sourire.

Je pris le verre que mon assistante me donna avec joie et pris une gorgée avant de lui dire que je lui devrais un sacré service. Chose qui mena sur une certaine soirée. J’étais curieux, j’espérais entendre quelque chose de joyeux, je l’admets. Je voulais que ma charmante Eunae ait des plans joyeux dans son avenir!

-«  Non ce n'est pas une fête amusante, enfin ça peut l'être mais je doute que je m'y amuse énormément là-bas pour ma part. C'est un rassemblement d'anciens camarades, celle de l'année de ma Terminale et je retrouverais là-bas toutes les personnes qui étaient avec moi dans cette classe. J'aimais bien l'école quand j'étais plus jeune, j'aimais apprendre des choses mais l'année de mon Baccalauréat c'était pas la même chose … J'ai fini par retourner à l'école à reculons parce que je ne m’entendais pas avec tout le monde dans ma classe, après même si c'est le cas, j'ai envie d'y aller pour les deux trois amis que j'avais à l'époque et aussi pour montrer aux autres qu'ils ne m'ont pas détruit. Que j'ai mûri, j'ai grandi et je suis devenue la femme que je voulais être. »

Je fronçai les sourcils en entendant son histoire. Je me demandais ce qui avait bien pu se passer et pourquoi elle disait ce genre de choses… Ce n’était pas tellement le genre d’histoires dont elle me parlait, normalement. Pourquoi disait-elle qu’ils ne l’avaient pas détruit? Pourquoi y aller semblait lui faire peur?

-« Tu peux inviter les gens que tu veux revoir alors et ne voir qu’eux? » proposai-je, en haussant doucement les épaules. « Comment auraient-ils pu te détruire? Tu es ma petite Eunette, Eunette l’invincible! La meilleure! La plus forte! Celle que personne ne vaincre! » ajoutai-je avec un grand sourire se voulant réconfortant.
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MessageSujet: Re: Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''... [PV Eunae]   Mer 14 Fév - 4:23

► 19 janvier 2018, chez moi
Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''...
Eunae & Minori

 
L'alcool a sur chacun de nous ses influences, je n'étais pas du genre à danser ou un hurler comme une cinglée mais il paraît selon mes amis que j'étais très drôle quand j'étais réellement bourré et encore là même si on avait assez bu je me considérais réellement pas soûle pour autant. J'étais enivrée je le sentais bien mais j'avais quand même encore un peu de lucidité enfin je crois parce que j’avais quand même accepté de t'épouser quand on aura trente ans si jamais tu ne trouvais personne d'autre pour le faire d'ici là ou alors que moi je trouve une personne pour le faire. Je te regardais devant moi soûl également et je souris intérieurement ça faisait du bien de passer ce genre de soirée avec toi quand même. Non pas qu'on ne s’amusait pas énormément dans le travail en réalité mais on bossait énormément quand même et parfois on avait pas le temps de s'amuser en réalité ce qui ne me dérangeait pas. J'aimais travailler ça me permettait de me sentir utile à la société et ça me faisait vraiment du bien d'avoir ce sentiment pour moi. Je souris doucement en continuant à boire mes verres tranquillement tout en continuant à te parler de tout et de rien, m'ouvrant à toi sur des sujets qu'on n’avait réellement jamais abordés toi et moi. Nous avions alors parler de nos mariages de nos rêves et je t'avais fait part de ma vision des choses même si je t'avais aussi dit ne pas croire que c'était en réalité pour moi. A tes mots sur ta personne je souris en te disant
 
Tu sais très bien que j'approuve entièrement ce que tu dis Minori. Tu es la personne la plus humaine que je connaisse, je n’ai pas le souvenir de t'avoir jamais vu t'en prendre délibérément à une personne, tu es toujours d'une gentillesse infinie avec les gens qui t'entourent même si tu as ton petit caractère malgré tout quand même. "
 
J'avais ensuite enchainé sur le mariage d'amour que je ne considérais plus pour moi depuis bien longtemps à présent. J'avais sur le corps de nombreuses marques qui était plus que des cicatrices physiques mais bien des cicatrices morales qui me faisait fuir les relations qui pourraient devenir trop sérieuses mes yeux. J'avais eu des petits amis, j'avais vécu des relations plus ou moins longues mais même si j'avais aimé et j'avais été aimé, je n’avais jamais dépassé des relations qui duraient plus d’un an pourquoi ? Sans doute parce que oui je n’étais pas le genre de femmes à épouser avec qui on pourrait construire une véritable famille. A tes questions je tournais la tête vers toi en disant
 
" Pourquoi ? En fait je pense pas que je suis prête tout simplement à laisser un homme entrait réellement dans ma vie … J'ai eu des relations amoureuses mais je m'arrange pour qu'elles ne durent jamais tu vois. « Je souris en disant » J'aime travailler pour toi j'ai appris des choses que je n’aurais jamais penser un jour devoir apprendre mais que j'ai aimé apprendre pour te faciliter les choses même si tu me l’as jamais demandé en réalité c'était une chose que j'ai voulu faire pour toi. Et je trouve que c'est normal que je m'adapte à ta cécité dans mon travail." je souris encore plus en te disant d'une voix douce " Tu es comme mon grand frère … je suis fille unique et avoir ce genre de rapport me manquait je pense. "
 
Non tu ne m'avais jamais dragué et que notre relation avait toujours été plus que claire entre nous, nous avons toujours été très claire dans ce que nous voulions toi et moi. Tu étais vraiment le patron rêvait pour une fille comme moi qui n'avait jamais réussi à rester inactive, à l'école enfant quand j'étais petite ça avait été un problème puis ma mère m'avait inscrite à des activités extra scolaires pour combler ce trop-plein d'énergie … Et cela avait suffi à faire de moi une élève modèle à l'école. J'avais ainsi fait de nombreux sports comme de la gymnastique que j'aurais pu faire à haut niveau mais j'avais arrêté à l'adolescence après ce qui m'étais arrivé. Je ne le regrettais pas réellement mais parfois je me disais que cette triste aventure avait réellement brisé certaine chose en moi. Quand tu me demandas pourquoi mes sentiments étaient illusoires quand je t'avais fait part de mon amour de jeunesse, je restai un moment silencieuse en te disant finalement sans y réfléchir
 
Parce que ce garçon je l'associe à une chose qui m'est arrivé en terminale. Oui je l'aimais, oui je m'imaginais stupidement finir ma vie avec lui. Il était gentil et c'était l'un des rares garçons de ma classe qui ne me rappelait jamais que ma mère était une pute. Nous travaillons très souvent ensemble pendant les TD et j'appréciais passer du temps en sa compagnie …. Puis il y a eu un bal une soirée, un bal des terminales qui avait été organisé pour toutes les classes de notre lycée. Il m'avait invité à être sa cavalière en tant qu'amie uniquement et pas petite amie, et même si j'avais été déçue, j'ai accepté pour être avec lui. " je regarde un moment fixement et le volume de ma voix baissa un moment avant de finir par avouer. " C'est ce soir-là que s’est arrivé …. Alors quand je dis que mes sentiments étaient illusoires c'est parce que j'ai appris ce jour-là que les hommes étaient des mufles égoïstes qui ne pensaient qu'à eux … Et j'associe ce garçon à la pire épreuve de ma vie si j'ose dire et que ça m'a fait mal quand j'y pense du coup je me dis que ce n'était qu'illusoire de penser qu'il était sans doute la bonne personne pour moi. "
 
Je restai un moment silencieuse en me demandant si tu allais réellement comprendre ce que j'avais essayé de te dire, et je savais que je n'étais pas réellement claire en réalité. Je me demandais aussi ce qu'aurait été ma vie si j'avais refusé de l'accompagner ce jour-là. Peut-être que je n'aurais jamais été violé et peut être que je n'aurais pas dû mentir à ma mère en particulier, et j'aurais été une tout autre femme ça s'était même certain à vrai dire. Pendant un long moment, j'avais refusé de retourner au lycée mais ayant menti à ma mère j'avais dû inventer une toute autre cause à mon refus d'y aller. J'avais prétexté une maladie quelconque et j'avais fini par me reprendre pour retourner en cours j'avais mon bac à la fin de l'année après tout. Tu continuas à parler et tu m'avais parlé de ton ami que je ne connaissais pas et j'avais souris un peu, j'ai toujours pensé que c'était un gâchis vous deux, je le connaissais pas mais je te connaissais et je voyais que tu faisais tous pour t'engager le moins possible avec quelqu'un mais pourtant cet homme faisait partie de ta vie toujours. Je t'avais alors fait par de ma façon de penser et avait écouter ta réponse par la suite, avant de te répondre
 
" Je ne sais pas mais je me dis que vous êtes toujours liés c'est bizarre non ? Il t'a demandé de l'oublier c'est vrai mais vous êtes toujours dans la vie l'un de l'autre pourtant. L'amour parfois est compliqué, c'est un sentiment qui est très beau quand on le ressent mais il complique tout. Et comme on dit l'amour a ses raisons que la raison ignore … Oui je comprends très bien ce que tu essaies de me dire, te remettre à fond sur lui te fait peur. Tu as peur de te bercer d'illusion alors que lui n'aurait aucun sentiment pour toi … et je ne le connais pas réellement donc je ne peux pas parler pour lui en réalité. Mais je comprends que ce soit compliqué pour toi. "
 
Je te laissai dans tes pensées en buvant mon verre puis je te regarde alors avec un sourire en te disant que l'idée seuls contre le monde entier n'était pas pour moi, j'avais déjà donné de ce coté-là. Et je ne pus m'empêcher de rire un peu quand tu me dis que toi aussi tu avais donné de ce côté-là, et c'était vrai. Tu n'avais pas eu la vie facile jusque-là. Nous étions ensuite revenus à un sujet plus léger sur le fait que je pourrais peut-être tomber amoureuse de toi suite au baiser que l'on échangerait lors du mariage, j'avais ris en te disant que je doutais quelque part que ça soit le cas et à ta réponse j'avais un peu plus ris.
 
" Je sais mais la vie ce n'est pas un film et parfois c'est dommage que ce ne soit pas aussi simple je trouve … Mais bon c'est comme ça. " Je ris en t'écoutant me décrire notre potentiel baiser et je souris en disant " ON fera comme ça c'est très bien. Un baiser pudique et léger ça me va et j'aurais moins de culpabilité à embrasser sur la bouche mon grand frère de cœur. "
 
Je souris en disant ça puis quand tu me dis que tu voulais un câlin, je me levai sans attendre que tu es fini ta phrase puis m'installa à tes cotés sur le canapé, avant de venir te prendre dans mes bras souriant doucement en disant
 
Oui juste un câlin ce n'était pas la peine de préciser qu'il n'y aurait pas de baisers."
 
Je te gardai contre moi un moment en te serrant dans mes bras étrangement ça me fit du bien dans le fond, je me rendis compte que j'avais besoin d'un peu de tendresse et douceur et que je ne m’en étais pas rendu compte jusque-là. J'étais resté comme ça un moment et j'avais continué à parler en te disant des vérités sur moi comme le fait que je n'aimais pas mon corps et que je détestais l'idée de le montrer à tout le monde. Quand tu semblas étonné par mes mots je t'observais en souriant avant de dire.
 
" C'est gentil ! Oui je suis jolie paraît-il tu n'es pas le premier à me le dire en fait mais tu sais que les juges les plus durs sur nous c'est nous-même. Je ne me trouve pas belle ou jolie … Avec du charme à la rigueur mais ce n'est déjà pas mal non ? Mais c'est aussi parce que j'ai de nombreuses cicatrices sur le corps que je cache très souvent du moins autant que possible. "
 
Je t'avais avoué un truc que je parlais très peu à savoir mes cicatrices. Mais c'était vrai que je cachais mon corps, tu ne pouvais pas le voir bien sûr pour des raisons évidentes dû à ta cécité, mais bien que je portais des jupes ou des robes très souvent elles étaient plutôt longues pour cacher au maximum mon corps. Et les hauts que je portais étaient plus moulant que réellement échancrés ou courts qui pourraient montrer mon ventre pour ne pas infliger aux gens mes cicatrices même si certaine étaient couvertes par un immense tatouage qui prenait tout mon flanc gauche, redescendant sur le bas de mon ventre. J'avais fait le choix de me faire tatouer ce phénix qui était le symbole de ma reconstruction vu que je l'avais fait à l’âge de 18 ans. Nous avons continué de parler tranquillement avant de te parler de mon chien qui était ma seule compagnie dans mon appartement et je t'avouais que c'était mon bébé le seul et unique enfant que je n’aurais sans doute jamais, avant de te répondre à ta question
 
J'ai eu une IST mal soignée. " ne précisant pas de quelle manière j'avais attrapé cette maladie. " Je ne pourrais jamais avoir d'enfant à proprement parler parce que la maladie que j'ai attrapé à ce moment-là, est une maladie qui a obstrué mes trompes donc qui empêche la circulation de mes ovaires comme ça devrait être … Ça fait bizarre de te dire ça à toi mais tu voulais savoir donc je te le dis voilà. En fait non ce n’est pas que je ne veux pas d'enfants, c'est parce que je suis stérile." je souris en ajoutant " Je sais que tu n'es pas en verre mais il est brusque et oui c'est une énorme grosse boule de poils et d'amour mais si tu veux le rencontrer à la rigueur, on pourrait aller dans un parc un jour, j'y vais souvent avec lui, il aime être à l'extérieur comme beaucoup de chiens sibériens. Et l'extérieur le canalisera, et il risquera moins de te rentrer dedans sans faire attention. Mais j'ai remarqué qu'il était plutôt doux quand il le voulait qui sait peut-être que si il se rends compte de ta cécité, il sera plus délicat avec toi. "
 
J'étais convaincue que Yuki saurait être doux avec toi souvent les chiens réagissent aux handicaps des gens en réalité. Et oui il saurait vraiment être gentil avec toi j'en étais sure et certaine en vrai. Je t'avais servi un verre et quand tu me dis que tu me devrais un service si j'acceptais de t'épouser, je souris et te dis que tu ne me devais rien en réalité puis si j'avais un service à te demander c'est pour la soirée d'anciens camarades organisés par les anciens de mon lycée à laquelle je ne savais pas si je devais aller ou pas encore. Et je ne te disais pas mes raisons réelles en vrai exactement, en gardant secret les raisons qui ne me donnait pas en réalité envie de voir tous ces gens. Quand tu me dis que j'étais ta Eunette l'invincible je sentis mes défenses s'effondraient en réalité et je finis par te dire calmement cependant
 
" Je ne suis pas invincible Minori, oui j'ai du caractère mais contrairement à ce que j'ai envie de faire croire oui ces gens m'ont détruites. D'accord je me suis relevé mais je ne pourrais jamais oublier ce qu'ils m’ont fait. Tu te souviens cette fameuse soirée dans mon adolescence dont je t'ai parlé … il s'est passé un truc qui a changé ma vie à jamais. J'avais fait un effort pour cette soirée, je m'étais faite jolie pour ce mec qui ne voyait qu'une amie en moi et j'ai bien vu que je plaisais aux garçons mais j'étais avec mon camarade de classe donc je n'y ai pas prêté attention. Dans la soirée, certains garçons de ma classe m'ont bloqué dans un coin du lycée alors que j'étais partie aux toilettes … Ils m'ont très vite fait comprendre que j'étais comme ma mère et que je n'avais pas à jouer ma sainte-ni-touche. Je n'ai pas compris réellement ce qu'ils voulaient dire par là au début et je me suis pris un coup qui m'a fait tomber, deux des garçons m'ont tenu pour que je ne bouge pas … Et ils ont commencé à me violer, et je suis resté un peu conscience pour voir que trois garçons de ma classe était mes violeurs ce soir-là …Et je pense qu'ils ont dû tous y passé en réalité, du moins je le crois parce que j'ai fini par perdre connaissance … Je me suis réveillée à l'hôpital, je n'ai jamais su qui m'avait emmené là-bas, j'avais subi un viol collectif d'après ce que les médecins m'ont dit. Je voulais mourir parce que vivre avec cette idée était horrible pour moi, j'avais le sentiment que l'on m'avait détruites physiquement et psychologiquement. C'est à ce moment-là que j'ai attrapé mon IST qui a été diagnostiqué trop tardivement et avait déjà fait des ravages sur mon corps. Alors oui ils ne m'ont pas détruite parce que je suis toujours debout mais dans le fond ils ont fait de moi cette femme qui ne sera jamais bonne à rien, ils m'ont privé de mon seul devoir en tant que femme … je pourrais jamais donner d'enfants à l'homme que j'aimerais."
 
C'était vrai, ils m'avaient détruites pus que je ne voulais le dire et je ne leur pardonnerais jamais ça. J'aurais dû à l'époque portés plaintes contre eux et je me disais que parfois je pouvais encore le faire, il n'y avait pas encore prescription en réalité. Et comme j'avais été conduite à l'hôpital mon viol avait été constaté médicalement donc j'avais les preuves nécessaires s’il fallait.
 
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Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''... [PV Eunae]
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