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 Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''... [PV Eunae]

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Park Minori

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MessageSujet: Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''... [PV Eunae]   Ven 26 Jan - 23:44



► 19 janvier 2018, chez moi
Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''...
Eunae & Minori
Japon, Chine, quelques pays d'Europe, puis le Canada étaient les derniers pays auxquels ma charmante assistante venait de m'accompagner ces cinq derniers mois. Nous avions beaucoup travaillé tous les deux, même si j'avais essayé de visiter un peu, pendant les jours de repos et j'avais donc parfois invité Eunae à venir avec moi pour me décrire les paysages étrangers. Nous avions résidé à l'immense maison de mes parents, lorsque nous étions au Japon. Il était impensable pour ma mère que je ne dorme à l'hôtel, alors qu'elle pouvait m'accueillir avec ma charmante assistante. Comme Eunae travaille pour moi depuis trois ans déjà, ce n'était pas leur première rencontre et mon ange de mère adore ce petit bout de femme. En réalité, je crois que ma mère adorerait n'importe qui qui s'occupe de moi, mais ça, c'est une autre histoire... Ma mère a un peu adopté Eunae et passait son temps à lui demander si elle ne manquait de rien, si elle avait besoin de quelque chose, si elle se plaisait bien pendant notre séjour. Je ne serais pas surpris qu'elle ait essayé de lui présenter un homme ou deux non plus... Ma mère a cette peur obsessionnel que les jeunes gens ne trouvent pas l'amour et finissent seuls. Selon elle, il n'y a rien de pire. Je sais d'ailleurs que c'est une inquiétude constante qu'elle a pour moi, que je me retrouve seul après sa mort.

Elle sait que j'ai plusieurs bons amis, mais ce n'est pas la même chose. Bien que j'aimerais le faire, je ne peux pas la contredire pour ça... Des amis sont un peu comme une famille, mais ils ont justement leur propre famille. J'avais assisté au mariage d'un de mes amis d'enfance avec Eunae, pendant que nous étions au Japon, d'ailleurs. Ma mère m'avait fait tout un discours une fois rentré, cette nuit-là. Elle avait insisté sur le fait que je devrais éventuellement me trouver quelqu'un de bien et arrêter ces histoires de relations courtes sans avenirs. Mon assistante s'occupe bien de moi, mais elle finira bien par se marier, avoir des enfants et donc... devoir me quitter pour vivre sa propre vie. S'il m'arrivait quelque chose de grave, qui s'occuperait de moi? Moi-même. Mes amis s'occuperaient de leurs vies, de leurs familles, leurs femmes, leurs maris, leurs enfants... Chose tout à fait normal. Étant intersexuel, mon corps n'est pas comme celui de tout le monde... Avoir un sexe masculin, mais un utérus et des trompes de Fallope... et être né avec la cryptochirdie... bien que ce problème ait été réglé grâce à une opération à mon adolescence, sont plusieurs choses qui ne me donnent pas une santé de fer.

Les risques de cancer ont été ma plus grande motivation à faire corriger la cryptochirdie... bien que l'opération a été faite trop tard pour que ce soit efficace au maximum... Cela dit, les naissances d'enfants comme moi sont rares, il n'y en a environ qu'un faible pourcentage de 1.7% par année ou entre 1/1 500 et 1 /2 000 naissances... Il n'était donc pas familier avec la chose. Je devrais d'ailleurs me faire retirer l'utérus et les trompes de Fallope, avant qu'elles n'en développent un... puisque c'est le principal risque. Mais je n'aime vraiment pas du tout les hôpitaux et encore moins y séjourner... Sans parler des opérations et du temps de repos imposé après... Je ne comprends pas très bien ce qui se passe autour de moi, dans les hôpitaux, donc elles me font peur et me rendent anxieux. C'est un des lieux où je me sens le moins en sécurité... et je déteste que tout le monde soit inquiet, après une opération, de ne RIEN pouvoir faire par moi-même puisque je dois me reposer et comme je suis aveugle, les risques de me blesser ou d'empirer les choses à cause d'une maladresse est grand...

J'avais aussi refusé les traitements d'hormones, lorsque j'étais plus jeune et les refusais toujours. Je ne veux pas que mon corps ne se développe plus d'une manière que d'une autre, je n'ai pas envie de devenir encore plus masculin que j'en ai déjà l'air. Je me sens généralement comme une personne, tout simplement, ni homme, ni femme. Ma garde-robe est le plus souvent composée de vêtements masculins et je me présente donc davantage sous des airs ''masculins'', mais c'est simplement parce que je n'ai pas envie de me casser la tête... Je choisis des vêtements confortables, qui me plaisent à moi, sans me soucier plus que cela du reste. Parfois, je me sens davantage féminin et je préfère que l'on m'appelle Min Ah, j'arbore des tenues féminines, je demande de l'aide à Eunae pour me coiffer et me maquiller, puisque c'est ainsi que je me sens plus à l'aise, plus honnête avec moi-même. Si je devais prendre les hormones, les traits de mon visage deviendrait probablement plus carrés, mon corps changerait aussi et je perdrais cette image androgyne que j'ai. Je ne la vois pas, mais elle reste importante pour moi, elle me ressemble.

Ma mère sait toutes ces choses, elle n'est pas médecin, mais elle a fait ses recherches, elle s'est renseigné... Donc, mon avenir est quelque chose qui l'inquiète au plus haut point. Son cauchemar est qu'un jour, alors qu'elle sera morte, il m'arrive quelque chose de grave et que je ne me retrouve seul à l'hôpital... ou seul, placé dans une institution, parce que je ne pourrai pas m'occuper de moi-même, à cause de mon handicap sensoriel. J'admets que cet avenir possible me fait peur aussi, mais je me dis que j'aurai la chance de mourir avant d'en arriver là! Avec la chance que j'ai... C'est fort probablement ce qui arrivera, non? J'avais tenté de la rassurer, lui disant que je me marierais à 30 ans, au grand maximum, donc qu'elle n'avait plus à s'imaginer ces scénarios catastrophes. Oui, j'avais été assez stupide pour lui promettre ça, alors que je n'ai personne dans ma vie... et que c'est mieux pour tout le monde ainsi...!

Peu après, nous avions dû quitter le Japon pour se rendre à nos engagements en Chine. J'en avais profité pour retourner là où j'avais grandi en Chine, demandant à Eunae si les choses avaient changées, en lui faisant décrire les différents paysages. Nous avions séjourné à la maison que mes parents y possèdent toujours, la maison où j'avais grandi, donc que je connaissais par cœur. Je lui avais rendu sa liberté aussi, par soirées ou journées, rencontrant de vieux amis que je m'étais fait à travers les concours internationaux. Après tout, quand on y participe depuis aussi longtemps que moi, il est normal de s'être lié d'amitié avec quelques personnes. Il reste quelques personnes sympathiques et ouvertes d'esprit dans ce monde~ Je n'écoutais pas les commentaires des mauvaises langues à mon sujet et me contentais d'essayer de profiter de l'expérience en me concentrant sur les aspects positifs. Mais nous étions enfin de retour depuis peu et nous nous devions de célébrer ce retour triomphal! La bière japonaise s'améliore tranquillement, la bière européenne est bonne et la bière canadienne... a ses qualités, quand on sait la choisir, mais rien ne vaut notre cher soju! J'aime beaucoup le saké aussi... mais c'est en Corée que je suis venu, lorsque j'ai atteins la majorité, donc c'est le soju auquel je me suis habitué en premier.

-« Aaaaahhhhh! Le soju m'avait manqué! » admis-je joyeusement à mon amie.

Nous étions assis sur le canapé de mon salon et avions déjà commencé à boire depuis un moment. Je laissais Eunae servir les verres, évidemment. Parce qu'elle est la plus jeune et que la politesse le veut ainsi, mais aussi parce que je doute qu'elle ait envie de boire un verre dans lequel j'ai dû mettre mon doigt pour jauger quand arrêter de verser l'alcool pour que ça ne déborde pas. Je me calai à ma place, balançant la tête vers l'arrière et soupirai de tranquillité. Nous n'avions pas à stresser pour un récital qui approchait, ni un concours ou autres choses de professionnels, pas à courir pour prendre un avion non plus. Nous étions tranquille, à la maison, enfin.

-« Dis Eunae... Tu connais quelqu'un qui voudrait faire un faux mariage avec moi, quand j'aurai 30 ans? La personne n'aura pas besoin de m'aimer pour vrai... juste de faire semblant devant mes parents... et je ferai semblant devant ses parents aussi, si besoin. » lançai-je, un peu saoul, me rappelant de cette stupide promesse.
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Han Eunae

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MessageSujet: Re: Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''... [PV Eunae]   Sam 27 Jan - 19:19

► 19 janvier 2018, chez moi
Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''...
Eunae & Minori


Depuis mon enfance j’avais longtemps cherché ce que je voulais faire de ma vie, j’avais travaillé comme une folle pour obtenir mes diplômes prenant à coté en cours du soir des leçons afin d’étoffer mon curriculum vitae après tout plus on avait d’aptitude professionnelle mieux c’était pour ça que j’avais autant travaillé alors que je n’avais jamais eu la moindre idée de ce que je voulais faire quand je serai en âge de me trouver un travail. Je bossais comme une folle, encouragé par ma mère qui était mon inspiration dans ma vie de tous les jours, elle était certainement pour certain pas un exemple à suivre mais pourtant c’était quand même l’inspiration de ma vie. Je savais que ma mère était une prostituée et travaillé dans un bordel dans ses jeunes années même si depuis quelques temp elle s’était arrêtée, et avait presque pris la tête du bordel en tant qu’épouse de son ancien patron qui avait depuis déjà quelques temps plus la santé nécessaire à s’occupait des lieux.

Eunae avait une admiration pour cette femme qui avait eu le cran d’élever seule une enfant, qui était le fruit d’un accident de protection avec un client qui aurait pu avoir de plus grave conséquence pour sa vie, qu’un embryon qui poussait dans son ventre. Après tout, tout le monde savait que c’était un métier qui était quand même très controversé et où il était courant de choper des MST en tout genre, donc vraiment pour sa mère tombait enceinte, était une véritable chance, elle avait fait le choix de garder cet accident de parcours et de l’aimer comme s’il serait le plus beau cadeau de sa vie. Et c’est ce que sa mère avait fait, elle avait tout fait pour que sa fille grandisse dans les meilleures conditions même si c’était dans un univers glauque. Pourtant Eunae était la première à dire que son enfance était des plus heureuses et des plus protégées aussi, bien que bien entendu elle avait appris des choses très jeunes que beaucoup d’enfants mettaient des années à découvrir.

Après tout grandir dans un milieu comme le sien ne permettait pas d’avoir une enfance remplie d’innocence mais pour Eunae c’était pas un problème. Elle avait grandi et compris tant de choses que ses petits camarades avaient seulement découverts à l’adolescence mais pourtant jamais elle n’avait rien dit à ses copains d’école. Elle avait gardé pour elle l’univers dans lequel elle grandissait même si ça avait fini par se savoir, et elle avait perdu de nombreux amis à cause de parents qui voyait d’un mauvais œil que leur rejeton soit l’ami d’une enfant de prostituée et cela avait fait beaucoup de peine à la petite fille mais avec l’âge elle avait appris à relativiser et maintenant elle s’en moquait. Elle avait fini ses études avec le peu d’ami qu’elle avait et avait cherché un travail afin de mettre ses compétences au service d’un travail qu’elle jugerait intéressant. Elle avait un moment travaillé comme secrétaire de direction et avait fini par démissionner quand son patron avait fini par découvrir ce que sa mère faisait dans la vie, comment elle ne l’avait jamais su, et s’était mis en tête que sa charmante secrétaire était dans le même bois et qu’il pourrait se permettre d’avoir une relation avec elle.

Or bien que libre amoureusement parlant, Eunae avait une seule règle dans sa vie, c’était elle qui décidait quand et où, mais surtout comment ? Elle ne permettrait jamais à un homme de contrôler sa vie et de faire d’elle une esclave de ses bons désirs d’une manière ou d’une autre, et c’tait réellement la seule chose sur laquelle elle se remettrait jamais en question, elle n’avait rien contre finir amoureuse d’une personne, d’ailleurs ça pouvait très bien être une femme mais elle choisirait la manière de faire les choses, et ne laisserait jamais le pouvoir de décision à l’autre personne. C’était ainsi et pas autrement.

Alors en attendant elle travaillait pour le moment, ayant trouvé la place idéale il y a trois ans déjà, une place en or quand comme elle, on aimait vraiment son travail et ses capacités avait été largement utilisé par son nouveau patron. Au début cela l’angoissait de travailler pour Minori, elle avait un peu peur de ne pas être à la hauteur parce que jusque là c’était le premier aveugle qu’elle rencontrait et ne savait pas trop ce qu’il attendait d’elle puis au fil des mois elle avait compris que son charmant patron était quand même très autonome dans sa vie de tous les jours et du coup ca l’avait rassuré, il lui laissait aussi un énorme champs libre, elle était à sa disposition certes mais n’était pas autant appelé à tout heure du jour ou de la nuit, Minori n’était pas non plus un dragon dans Diable s’habille en Prada mais cependant il était une personne qui savait ce qu’il voulait et ne voulait pas et Eunae le respectait énormément pour ses raisons.

Elle avait réellement une place en or, en avait conscience au fil des années et le fait de pouvoir voyager aux quatre coins du monde avec son patron était une chance qui était pas donné à tous le monde et la jolie brunette en avait totalement conscience. Après tout elle avait quand même passé ses derniers mois hors de la Corée du Sud et avait ainsi pu visiter des pays où elle n’avait pas forcément eu l’occasion d’aller avant de travailler pour son jeune patron, et c’était véritablement un bonheur pour la jeune femme qui avait toujours voulu voyager dans son enfance mais sans le pouvoir par faute de moyens et aujourd’hui elle le pouvait. Bon d’accord c’était pour le travail mais quand même, Minori leur laissait toujours du temps pour visiter les lieux où ils étaient et même si Eunae le faisait en compagnie de son patron afin de lui servir d’yeux, ça lui était égale parce qu’elle aimait vraiment le temps qu’elle passait avec son employeur. C’était une personne entière et complexe c’était vrai de par son intersexualité déjà, un trouble génétique dont elle n’avait jamais entendu parler avant de le rencontrer, mais cependant c’était réellement une personne intéressante à rencontrer.

Eunae avait énormément lu et avait aussi posé des question à son patron sur son intersexualité auxquelles il avait répondu avec patience, sans doute surpris qu’elle soit si curieuse à son sujet mais c’était une chose importe pour elle de comprendre ce qui le trouble génétique de son patron puis au fil du temps cela lui était devenu égale, Minori était Minori et que ce soit en tant qu’homme ou en tant que femme ce qui arrivait parfois, il restait égale à lui-même ou elle-même et Eunae aimait passer du temps avec Minori quoi qu’il arrive. Son travail était intéressant et elle apprenait énormément, visiter des pays, passait aussi du temps contexte professionnel vu qu’elle s’était assez vite vu emmener son patron dans des lieux, où elle était certaine qu’aucune autre assistante personnelle devait emmener son employeur mais pourtant malgré tout, elle adorait son patron et passait du temps près de lui. Et même si parfois elle avait peur qu’il pense qu’elle était un vrai pot de colle parce qu’elle était souvent aux aguets quand son patron se déplaçait dans un lieu, et même si il le connaissait après tout en trois ans elle avait déjà compris qu’en plus d’être aveugle ce qui était déjà pas évident pour se déplacer dans un endroit inconnu, il était aussi d’une certaine maladresse qui l’avait obligé jouer à l’infirmière pour soigner des bobos sans gravité parfois mais par moment c’était un peu plus grave. Mais elle s’était habituée à cet aspect de son métier avec Minori et ça la déranger pas du tout.

A coté elle avait sa vie privée même si elle passait avec son employeur beaucoup de temps, elle était heureuse d’avoir son propre appartement dans le même immeuble que Minori mais c’était en cas d’appel nocturne suite à une blessure de son patron, une condition qu’elle avait imposée d’elle-même à son employeur qui tenait à ce qu’elle est sa propre vie privée, après tout lui aussi avait la sienne et elle était certes son assistante personnelle, elle n’était pas son esclave et ca c’était un sentiment qu’elle n’avait jamais éprouvé en travaillant avec Minori, bien au contraire, il était plutôt tout le contraire même. D’ailleurs elle en avait pleinement pris conscience lors de ses derniers mois de travail quand ils avaient été au Japon déjà, se retrouvant tous les deux hébergeaient par la maman de Minori que Eunae avait eu la chance de rencontrer pour la première fois, une femme charmante qui avait un amour sans limite pour son fils, une chose que Eunae appréciait et qui lui avait fait pensé à sa propre maman qui était un peu pareille en moins extrême quand même parce que contrairement à la mère de son employeur, sa mère ne la poussait pas à s’engager amoureusement avec quelqu’un afin qu’il ne soit pas seul quand elle ne sera plus là et bien qu’elle essayait de se faire discrète c’était une conversation qu’elle avait entendu très souvent lors de son séjour au Japon.

Et Eunae comprenait un peu la maman de son patron et son inquiétude envers une possible solitude que ressentirais son employeur mais elle savait aussi que son patron était en parti heureux ainsi même si elle le soupçonnait parfois de vivre cette vie sans attache par peur de déranger les gens, non pas les déranger mais leurs faire honte et aussi créer des problèmes avec les personnes qui entouraient ses relations amoureuses. Cela elle l’avait très bien compris depuis le temps et elle n’avait jamais rien dit, après tout bien que son amie, elle n’était pas là pour ça, chacun sa vie et c’était très bien comme ça puis elle-même n’avait pas une vie si stable que ça après tout donc comment pouvait elle jugeait son patron qui n’était pas très sérieux dans ses relations amoureuses alors que elle-même n’en avait pas, et c’était pas uniquement une faute de temps en réalité juste un manque d’envie pour le moment et aussi le fait qu’elle n’avait pas rencontré la bonne personne.

Après un certain temps, la jeune femme était enfin rentrée à Séoul en compagnie de son patron et elle avait profité de son retour dans la ville pour aller voir sa maman qu’elle n’avait pas vu depuis un certain temps, Minori lui avait donné quelques heures de libre pour qu’elle puisse aller voir sa maman alors que lui-même devait composer une musique pour un projet professionnel à venir, donc il n’allait pas quitter son domicile. Eunae avait été voir sa maman qu’elle retrouva au plus mal, un peu étonnée de prime abord elle avait fini par comprendre les raisons. Pendant son absence, le mari de sa mère était mort et bien que l’homme fût un salaud parfois, Eunae comprit que sa génitrice devait s’être attaché à lui au fil des années mariés ensemble et bien qu’elle s’en défendait, cela semblait être le cas vu l’état dans lequel était sa mère.  

La jeune femme était restée avec sa mère un peu mais avait fini par reprendre la route de son appartement enfin plutôt de celui de son employeur et c’était ainsi qu’ils s’étaient retrouvés tout les deux dans le salon de son patron à boire du Soju, une boisson qu’il n’avait pas bue depuis longtemps vu qu’il était resté à l’étranger pendant elle ne savait plus trop combien de temps mais bien trop longtemps en tout cas.  Ils étaient tranquillement installés chacun sur un canapé à boire un peu et ils commençaient déjà à ne pas avoir les idées très claires à vrai dire.  Mais ça c’était une autre histoire en réalité quand son patron s’était mis à s’extasier sur le premier verre, cela avait fait rire la jeune femme et ils les avaient ensuite enchainés, Eunae faisait le service ce qui allait plus vite alors qu’elle savait que son patron était bien capable de les servir tout les deux mais ils avaient fini par prendre un certain rythme dans l’enchainement des verres donc il était plus rapide qu’elle les serve tous les deux. A la question de son amie, elle suspendit son geste alors qu’elle allait boire une nouvelle gorgée en regardant son patron longuement avant de finir par lui dire

" Une personne qui accepterait de faire un faux mariage avec toi ?  J’en connais plus d’un qui accepterais quand on voit ton physique Minori mais j’avoue que le coté pas t’aimer ça pourrait être problématique parce que si je lis tes lettres de fans ces gens sont déjà totalement amoureux de toi " te dis je avec un large sourire avant d’ajouter " Mais si tu veux réellement te marier à l’âge de 30 ans, je suis partante moi. Après tout je n’ai pas vraiment l’envie de me marier en réalité mais si ça peut rassurer ta maman ce sera avec plaisir tu sais Minori ? " Je laisse un léger sourire naitre sur mes lèvres avant de continuer à te parler en disant " Non très sérieusement si tu préfère une personne qui ne dois pas t’aimer je suis la candidate idéale parce que bien que je trouve plus qu’agréable physiquement, je ne tomberais réellement jamais amoureuse de toi.  Parce que sinon depuis le temps qu’on se connait ça aurait déjà dû arriver en fait … "

Je finis ma phrase avec un léger sourire avant de finir par boire finalement mon verre tranquillement, en te regardant longuement en attendant une quelconque réaction enfin quand je dis réaction, c’est peut-être un peu trop plein d’espoir quand on sait que nous étions tous les deux trop alcoolisés en réalité.  Mais bon nous n’étions pas encore en état d’avoir une réaction réelle et surtout adapté en fait je pense.  



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Dernière édition par Han Eunae le Mar 13 Fév - 17:33, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''... [PV Eunae]   Lun 29 Jan - 13:40

► 19 janvier 2018, chez moi
Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''...
Eunae & Minori


J'aime beaucoup Eunae et même si je sais que son travail est de m'assister, je tiens à garder toute l'indépendance que je peux avoir. Ainsi, il m'arrivait souvent de lui dire qu'elle pouvait partir plus tôt ou que je pouvais me débrouiller, afin qu'elle puisse profiter un peu de sa vie. Je n'aimerais pas que ma pauvre assistante ne passe à côté de sa vie parce qu'elle en passe trop de temps à s'occuper de moi, je ne veux pas que son emploi ne devienne un poids. J'essayais de prendre soin d'elle comme je le pouvais, moi aussi et il me faisait plaisir de l'inviter dans mes voyages professionnels. Je lui laissais toujours le choix, cela dit, de m'accompagner ou non. Si jamais elle ne voulait pas venir, je lui demanderais tout simplement de m'aider à lui trouver une remplaçante le temps de mes déplacements, puisque je ne peux malheureusement pas les faire seuls. Je ne suis pas le maître de mon assistante, elle n'est pas mon esclave et je ne l'obligerais jamais à quoique ce soit. Je ne suis pas un patron tyrannique, contrairement à d'autres que je connais et dont les employés semblent au bord de la dépression.

Bien que je sache dans quel genre d’environnement elle a grandi, cela ne m'avait pas empêché de l'engager, à l'époque. J'avais apprécié son honnêteté et franchement, je ne voyais pas en quoi cela devait changer quoique ce soit. Maintenant, avec le recul et les années, je me dis que si les gens savaient tout de moi, certains pourraient me juger comme sa mère. Malheureusement, on fait ce qu’on peut pour survivre et avancer dans ce monde, le choix n’est pas le plus facile à faire et parfois, il n’est en réalité qu’illusoire. La jeune femme semblait sérieuse et travaillante, son passé et l'emploi de sa mère n'avait rien qui venait changer cela. Certes, le travail de sa mère n'était pas un emploi vu d'un très bon œil, mais son travail ne la définissait pas en tant que personne. Je ne la connaissais pas personnellement, donc ne pouvait rien savoir et je ne suis pas du genre à juger, que je connaisse ou non les gens. Puis, ce n’était pas sa mère que j’embauchais mais elle, donc… pourquoi est-ce que ça aurait pu posé un quelconque problème? Je ne cherchais pas une assistante qui deviendrait une partenaire sexuelle, mais bien une assistante personnelle pour m’aider dans ma vie de tous les jours, m’aider à gérer mon horaire, ma vie professionnelle… Une vraie assistante, quoi! C’était d’ailleurs ce que la demoiselle me disait qu’elle serait, soulignant pour éviter les malentendus qu’elle ne se glisserait pas dans mon lit, sous prétexte que sa mère, une femme honorable malgré les mauvaises langues, le faisait pour gagner sa vie.

Je n’ai pas de difficultés à me trouver des amants et des amantes par moi-même et ce n’était pas ce que je cherchais en lui faisant passer cette entrevue, donc il n’y avait aucun problème. Je l’ai engagé, même si mon agent doutait et me recommandait d’en choisir une autre. Je n’ai jamais regretté cette décision, contrairement à celle que j’ai faite quand j’ai choisi mon agent, justement. Il m’arrive de plus en plus souvent de douter de mon agent et de mon agence, par la même occasion. Certes, ils m’ont permis de lancer ma carrière de compositeur de manière plus établie et m’ont apporté beaucoup d’opportunités, mais… je n’adhère pas à toutes les valeurs de la maison. Je leur suis reconnaissant pour plusieurs choses, mais leur en veux pour beaucoup d’autres… Leurs manières de faire n’ont pas toujours été les plus douces et il n’a jamais été vraiment question de pouvoir leur dire non, non plus, puisque le contrat qui me lie avec eux n’est pas tant à mon avantage… Voire pas du tout, au final. À vrai dire, j’ai hâte que mon contrat ne touche à sa fin, même si je ne sais pas encore dans quelle agence j’irai… Parfois, j’ai cette idée folle et naïve de me créer ma propre agence, être à mon propre compte. Bien que je n’ai osé en parler à personne encore. Après tout, je me suis fait quelques relations intéressantes dans le monde de la musique, autant classique de pop. Je connais bien le métier maintenant aussi… J’ai commencé à faire des recherches sur le management, me renseigner sur ce que j’aurais besoin de faire afin d’avoir ma propre agence… Quand mon agent me parle de mon contrat, puisque la fin de ce dernier approche, Dieu merci, je ne lui réponds rien. J’admets que je n’ai pas confiance en lui et mon agence, de ce qu’ils pourraient tenter de faire pour me forcer à signer à nouveau, me donner l’impression que je n’en ai pas le choix. Ils sont doués pour faire ça.

Je n’en ai jamais parlé à personne, j’ai trop honte de certaines choses qui sont arrivées et je ne sais pas quel intérêt il y aurait à partager tout cela. Je ne peux rien faire pour résilier ce contrat sans subir d’énormes dommages, alors… autant attendre impatiemment qu’il ne touche à sa fin et partir en causant le moins de casse possible à ma carrière. Je crois qu’Eunae a compris certaines des choses qui sont arrivées, c’est elle qui prend les rendez-vous, qui m’y conduit, qui vient me chercher après… Elle voit la tête que je fais, elle subit mes silences parce que j’ai envie de m’enfermer avec moi-même, elle doit bien comprendre pourquoi je lui dis de rentrer chez elle, après m’avoir déposé chez moi… Sans savoir les détails, elle doit pouvoir faire quelques liens entre mes humeurs et le fait qu’ils sont plus fréquents après avoir supposément rencontré mon agent ou avoir été à l’agence, sans elle. Enfin, ce n’est pas à chaque fois non plus. Encore heureux! J’ai parfois pensé à abandonner tous mes rêves de musique, en secret, m’abandonnant à mes réflexions lorsque je suis seul… Je ne l’ai pas fait et ne le ferai pas, je ne laisserai pas pas tomber. Ah! Si ma mère savait tout ce qui s’est passé depuis que je suis ici… Comment ces cinq dernières années se sont déroulées… Elle aurait sûrement forcé mon père à quitter le Japon pour définitivement venir vivre ici, en Corée, avec moi et s’inquièterait pour autres choses que ma santé et le fait que je sois célibataire!

Je préfère toutefois laisser ma mère et les autres dans l’ignorance à ce sujet. Elle est plus douce pour eux et me facilite la vie. Ainsi, je ne ressens pas leur pitié ou leur culpabilité vis-à-vis de ma personne plus que ce n’est déjà le cas et leurs soucis à mon sujet me paraissent bien légers. Je n’ai pas besoin de les tirer avec moi dans toutes mes histoires, je m’en sors très bien tout seul, même si cela me coûte parfois des bouts de moi-même. La vie peut se montrer insupportable, mais je suis trop orgueilleux, à présent pour la laisser me vaincre. Je me relève à chaque fois avec un sourire plus grand, alors que je panse mes nouvelles blessures, fais le deuil de certains idéaux, de belles images de moi-même que j’avais… Si quelqu’un doit avoir le dernier mot, ce sera moi, peu importe ce qu’il m’en coûte, je ne laisserai pas la haine de ce monde et les événements avoir raison de moi. Ma manière d’interpréter la vie est probablement rude, je ne peux le nier. Certains continuent à vivre en survivant plus qu’en vivant réellement, ce n’est pas mon cas. Tout comme je ne suis pas une de ces personnes qui avancent naïvement dans la vie pour autant. Non, je suis le genre qui se bat contre la vie, qui a une relation amour/haine avec elle. Jusqu’à mon dernier souffle, je crois que ce sera ainsi. Cela dit, je ne pense pas que ce soit si mal puisque même si elle croira avoir raison de moi, puisque je mourrai un jour comme tout le monde, je saurai que c’est moi qui aurai vaincu puisque j’aurai traversé toutes ces années, toutes ces épreuves, la tête haute, le sourire aux lèvres en ne laissant jamais ses coups m’achever prématurément. J’aurai été le plus fort des deux jusqu’à la fin.

Je soupirai d’aise après avoir pris une autre gorgée de soju, laissant mes pensées s’échapper de mon corps à travers mon souffle apaisé. Cet alcool coréen me faisait du bien. Certes, les autres alcools avaient leur bienfaits aussi, mais ils n’avaient pas ce goût familier de confort auquel je m’étais habitué avec les années. Je partageai d’ailleurs à mon assistante combien le soju m’avait manqué. Chose qui l’avait fait rire, donc m’avait laissé croire qu’elle partageait mon sentiment, mine de rien. L’alcool avait ensuite continué à couler à flots, les rires avaient été nombreux et la bêtise grandissait lentement… autant chez moi que chez elle, si je ne m’abuse. Autrement, nous n’en serions pas rendu là où nous en étions… Moi qui lui demande si elle n’aurait pas quelqu’un à me présenter pour un faux mariage et elle… qui se propose!

-« Une personne qui accepterait de faire un faux mariage avec toi ?  J’en connais plus d’un qui accepterait quand on voit ton physique, Minori, mais j’avoue que le côté pas t’aimer ça pourrait être problématique parce que si je lis tes lettres de fans ces gens sont déjà totalement amoureux de toi. »

Un rire franc m’échappa en entendant sa réponse. En effet, je pourrais marier un ou une fan… Le mariage homosexuel n’est toujours pas légal en Corée, mais n’étant ni un homme ni une femme… Je ne sais pas comment cela me concerne. Je n’aurais qu’à faire mettre le sexe dont j’ai besoin sur les papiers officiels et me présenter au mariage sous ce genre? Après, je mènerais ma vie comme je le fais déjà, sans réellement prendre une étiquette plus qu’un autre. De toutes manières, toute la cérémonie serait fausse et que pour faire plaisir à ma mère, donc… ça n’aurait pas tellement d’importance, comment je m’y présente, non?

-« Je pourrais l’envisager, mais ce serait cruel de me marier avec quelqu’un qui m’aime, alors que je ne l’aime pas… Seulement l’utiliser pour apaiser les inquiétudes de ma mère… ce serait égoïste et mes fans méritent de trouver le vrai bonheur, pas de se faire traiter ainsi ~ » répondis-je après une courte hésitation.

Je pris une autre gorgée de mon verre, écoutant ce que ma gentille assistante ajoutait.

-« Mais si tu veux réellement te marier à l’âge de 30 ans, je suis partante moi. Après tout je n’ai pas vraiment l’envie de me marier en réalité mais si ça peut rassurer ta maman ce sera avec plaisir tu sais Minori ? »

Je haussai un sourcil, étant un peu surpris, en entendant sa proposition. Cela dit, Eunae est probablement la candidate idéale. Elle connaît déjà le rythme de ma vie, nous passons déjà trop de temps ensemble, donc… ma mère pourrait y croire. J’ai beaucoup d’affection pour mon assistante, mais pas de ce genre et je crois que c’est réciproque. Il n’y aurait donc pas de complications! Je continuais à réfléchir, tout en écoutant ses explications.

-« Non très sérieusement si tu préfère une personne qui ne dois pas t’aimer je suis la candidate idéale parce que bien que je trouve plus qu’agréable physiquement, je ne tomberai réellement jamais amoureuse de toi.  Parce que sinon depuis le temps qu’on se connait ça aurait déjà dû arriver en fait … »

L’honnêteté directe de mon assistante me fit rire. En effet, si on devait s’aimer… les choses se seraient probablement déjà passées. Alors que justement, il n’y avait rien que de l’amitié entre nous.

-« Jamais? Tu n’as jamais succombé UN TOUT PETIT PEU à mes charmes? » insistai-je, feignant de ne pas en être convaincu pour la taquiner.

Je fis un grand sourire rieur, lui montrant que je n’étais pas du tout sérieux avec ma question.

-« Bah écoute, pourquoi pas! Tu serais la personne idéale, après tout. Nous sommes déjà habitués à être très souvent ensemble et ton appartement est déjà dans l’immeuble! » répondis-je en riant toujours. « Je ne sais pas si j’ai réellement envie de me marier lorsque j’aurai 30 ans… mais je sais que cela pourrait apaiser un peu ma mère… donc, c’est quelque chose que je ferais sans hésiter, juste pour elle. » admis-je en haussant un peu les épaules.

Je ne comprenais jamais trop pourquoi le mariage était si important dans notre culture, pourquoi on devait se presser ainsi à passer ce pas. Je comprenais que cela pouvait avoir des avantages pour les impôts et que le statut d’époux donnent ''certains droits'', dans le sens que s’il m’arrive quelque chose au niveau de la santé, ce sera l’avis de mon époux ou mon épouse de faire des choix, si je ne suis pas en état de le faire. D’ailleurs, raison de plus de me marier avec Eunae! Elle ne me fera pas faire n’importe quelle opération ou débrancher à la moindre occasion!

-« Je ne pense pas que je pourrais faire un mariage d’amour, si je suis honnête… J’ai beau avoir eu quelques relations dans ma vie, me rapprocher plus ou moins de gens pour une période… Il manque toujours quelque chose. J’ai eu beaucoup d’affection pour mes ex… mais ce n’était pas aussi fort que l’amour que j’ai éprouvé pour une certaine personne. Je ne retrouve pas ce… je ne sais quoi que cette personne a… Même si je cherche désespérément ~ Il n’y a personne d’autre comme lui… » admis-je en soupirant, avant de vider mon verre.

Je n’avais jamais admis ces choses à Eunae, je n’en avais pas trouvé l’intérêt. Mais si nous parlions de nous marier, autant qu’elle sache pourquoi j’insistais sur la partie stipulant qu’on ne s’aimerait pas, non?

-« Donc, je veux un mariage avec quelqu’un qui ne sera pas blessé par le fait que je n’arrive pas à l’aimer, quelqu’un qui ne m’aime pas est le plus simple ~ Ma mère sera rassurée, je ne me sentirai pas coupable et tout le monde pourra continuer sa vie normalement! » repris-je, reprenant mon sourire au passage. « Tu pourras avoir tous les amants et amantes que tu souhaites… tant que ma mère ne le sait pas! » ajoutai-je en riant.

Je déposai mon verre sur la table, attendant qu’elle ne le remplisse à nouveau. Après tout, si ma mère venait à savoir que ma ‘’femme’’ me trompait… elle en aurait le coeur brisé.
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MessageSujet: Re: Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''... [PV Eunae]   Lun 29 Jan - 20:55

► 19 janvier 2018, chez moi
Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''...
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J’aimais bien aussi Minori, il était le seul qui ne m’avait jamais jugé jusque-là avec le peu d’amis que j’avais. En effet je n’étais pas une sauvage parce que ce n’était pas dans ma nature en réalité, j’étais une jeune femme chaleureuse, amicale et bienveillante en réalité mais parfois mon coté bornée ou têtue était un frein dans mes relations. Et plus que tout, je savais qu’il n’y avait qu’une chose qui me faisait péter les plombs dans ce bas monde, qu’on critique le métier de ma mère et qu’on se permette de juger ce qu’elle faisait. Personne n’avait le droit de juger autrui alors que personne n’était assez blanc pour se le permettre. Oui ma mère était une prostituée même si avec les années elle le faisait de moins en moins mais personne ne savait ce qui l’avait conduit à ce genre d’activité professionnelle.

Et même moi j’en ignorais les raisons profondes d’un tel choix de la part de ma génitrice, j’avais bien compris que c’était le fait de s’être fait virer par mes grands parents maternels qui avait conduit ma mère à essayer de survivre à la rue, et qui avait sans doute conduit ma mère qui était une jolie jeune femme à choisir la prostitution. La facilité ? Sans doute … Mais je n’allais certainement pas juger ma mère parce que pour moi sa profession ne définissait pas ce qu’elle était, et pour moi c’était la mère la plus merveilleuse du monde qui faisait un travail pas bien certes et encore il en fallait sinon ça n’aurait pas autant de succès auprès de gens. Et quelques parts ses femmes apportaient à des hommes un peu de chaleur humaine sorti de l’acte sexuel et souvent il y avait des hommes qui n’arrivaient pas à fréquenter les femmes dans la vie de tous les jours.

J’avais choisi de te le dire parce que j’avais eu trop souvent eu des soucis à cause de ça et je partais du principe maintenant que je devais l’avouer même lors de mes entretiens d’embauche parce que certes ma mère était une professionnelle du sexe mais ça n’en faisait pas une de moi. J’étais libre dans ma sexualité mais pas au point de me taper mes patrons ou collègues quand même. Oui j’avais des relations amoureuses et j’avais une sexualité épanouie mais je ne choisissais très rarement mes partenaires dans mon contexte professionnel. Et cela même si certain de mes anciens patrons avaient essayé de me sauter dessus lors de voyage d’affaire que j’avais eu à faire avec eux. Et c’était en ça que je t’appréciais, tu savais tout certes mais aucun de tes gestes n’avaient pu me rendre mal à l’aise, on s’aimait bien je pense mais c’était pas une relation dérangeante où il y avait un malaise entre nous loin de là même.

Et c’était en parti pour ça aussi que j’avais choisi de te suivre dans tes déplacements, et ça me donnait l’occasion de voir du pays après tout. Et c’était réellement un truc que j’appréciais en travaillant avec toi. Et je savais aussi que tu ne me jugeais pas à cause de ça, j’étais sérieuse et travailleuse dans mon métier, je faisais toujours ce qu’il y avait à faire et je prenais aussi sur moi parfois pour devancer tes souhaits. Ça faisait aussi partie de mon travail d’assistante personnel non ? J’étais là pour t’aider dans tes démarches, et je ne comptais pas mes heures même si j’avais aussi une grande liberté de mouvements et des heures de liberté que j’appréciais énormément mais je faisais tout avant ça pour te faciliter ta vie.

Je n’aimais pas spécialement ton agence cependant, j’avais grandi dans un milieu qui m’avait donné un sixième sens pour sentir positivement ou négativement les gens et ton agent qui ne m’aimait pas, je ne l’aimais pas spécialement non plus mais il faisait parti de ton travail et je n’avais pas mon mot à dire à son sujet. Mais je voyais bien tes malaises et tes silences après avoir été obligé d’aller le voir et cela m’avait bien mis la puce à l’oreille, je me demandais parfois pourquoi tu restais dans cette agence qui n’était pas une agence sérieuse à mes yeux et qui avait l’air de te demander des choses qui n’étaient pas écrites noires sur blancs sur ton contrat. Et parfois je me disais que je pourrais lancer le sujet avec toi, mais parfois je voulais te demander pourquoi tu restais avec eux. Et surtout pourquoi tu ne t’auto-gérais pas seul. Je travaillais depuis assez longtemps avec toi pour savoir que professionnellement tu avais la chance de t’être fait un nom dans la profession, des contacts aussi qui sauraient t’aider si tu finissais par décider que tu n’avais besoin de personnes pour gérer ta carrière.

Et tu m’avais moi, bien entendu je n’avais pas à proprement de diplôme me permettant de t’aider dans le management mais j’avais travaillé très longtemps dans une autre agence et je connaissais quelques petits trucs qui pourraient sans doute t’aider si jamais tu te lançais un jour mais j’avais bien le temps de t’en parler alors pour le moment, lisant pour toi parfois les contrats qu’on te faisait aussi parvenir à signer, quand ces derniers n’étaient pas écrit de manière à ce que tu puisses les lire avec ta cécité, chose que je comprenais pas encore, après tout les gens savaient que tu étais aveugle pourtant et j’avais même été jusqu’à apprendre à écrire et lire en braille pour toi afin aussi de pouvoir te mettre les papiers à signer en fonction de ce que ça concernait dans les aspects de ta profession.

Et ce qui me permettait parfois de te laisser des messages sur ton bureau quand je n’étais pas là mais afin que tu puisses aussi lire les messages laissaient pendant ton absence. J’avais réellement fait beaucoup de choses pour toi et faciliter notre collaboration parce que je savais que mon travail pour toi était une réelle chance pour une fille comme moi et que je n’imaginais pas un autre travail aussi bien rémunéré déjà mais aussi qui me laissant quand même autant de liberté de mouvement en réalité. J’avais conscience de la chance que tu m’avais donné en tant que patron après tout je n’avais pas énormément de diplôme mais j’étais une bosseuse et c’était je pense ma plus grande qualité pour ce travail.

Lorsqu’on était arrivé à ton domicile et qu’on s’était naturellement posé sur les canapés en commençant à boire, on avait commencé à partager des choses l’un avec l’autre comme toujours, à rire et dire parfois n’importe quoi ce qui n’avait ni queue ni tête mais l’alcool rendait stupide les gens non ? Et leur retirait leur liberté de penser sainement et intelligemment.  Est-ce que c’était pour ça que j’avais fini par me proposer comme fiancée de nom uniquement ?  Sans doute parce que je ne pense pas que j’aurais dit des choses pareils si j’étais à jeun ? C’est même tout à fait certain d’ailleurs.  

Nous étions proches et c’était vrai, mais nous n’avions jamais eu de relations ambiguës et je pense que ça ne nous était jamais venu à l’esprit autant qu’à toi, qu’à moi … Nos relations étaient professionnelles avant tout mais surtout elles étaient aussi amicales. Sans doute pour cela que j’avais aussitôt répondu avec humour au sujet que tu avais abordé.  Je ne voyais rien de mal à ce que tu veuilles faire un mariage de raison pour rassurer ta maman au contraire même mais je comprenais aussi en partie que tu voulais pas d’une personne qui t’aime réellement pour ce mariage.  

Je te connaissais depuis assez longtemps pour avoir remarqué que tu n’étais pas très volontaire à t’engager réellement ce que je trouvais vraiment dommage, d’ailleurs tu me le confirmais quand tu me répondis que tu trouverais ca égoïste de te marier avec un fan afin de rassurer ta mère et que pour toi tes fans méritaient de trouver le vrai bonheur, et pas de se faire traiter ainsi même par toi pour un homme qu’il admirait professionnellement uniquement je souris un peu en t’entendant dire ça puis je me mis à boire en te regardant longuement quand tu me disais ça puis j’avais fini par me proposer comme potentielle fiancée pour t’épouser si jamais tu ne trouvais pas le candidat idéal ou la candidate idéale juste parce qu’on était tous les deux attachés l’un à l’autre, et qu’il y avait énormément d’affection entre nous et jamais ca ne créerait de complication parce qu’entre nous, il n’y avait pas d’amour en dehors d’un profond attachement entre nous. Quand tu me demandais si je n’avais jamais succombé un petit peu à tes charmes je me mis à rire doucement en secouant la tête, faisant bouger mes cheveux dans le rythme du mouvement en te disant

" Bon j’avoue que oui, j’ai un peu craqué sur toi au tout début de notre collaboration de travail mais j’ai très vite compris que tu ne cherchais pas ce genre de lien … et puis j’avoue que je préfère travailler dans de bonnes conditions avec toi donc c’est bien mieux ainsi. "

C’est vrai que tu étais beau et je pense que même si tu ne voyais pas, tu devais bien sentir les regards des gens sur ta personne quand elles te regardaient avec un peu trop d’insistance.  Je travaillais depuis très longtemps et je voyais bien le succès que tu avais auprès des gens et cela même si tu semblais ne peut être pas t’en rendre compte ce que je trouvais dommage. Je reportais mon attention sur toi quand tu me dis que j’étais sans doute la personne idéale pour ce genre de mariage arrangé, ce qui me toucha quand même, cela prouvait que tu appréciais mon sale caractère mais aussi ma personnalité.

Lorsque que tu m’avouas que tu n’étais sans doute pas capable de faire un mariage d’amour je me pris à penser que c’était dommage pour toi de ne pas te sentir capable de vivre une chose pareille. Et je t’écoutai attentivement quand tu continuais à t’épancher en me disant que tu avais beaucoup d’affection pour tes ex mais que ce n’était pas aussi fort que l’amour que tu ressentais pour une certaine personne, même si t’ignorais ce que cette personne avait de plus par rapport aux autres mais c’était comme ça, même si tu cherchais visiblement à passer à autre chose tu n’arrivais pas à trouver un lien si fort avec personne d’autre. Je finis par te dire

"Tu sais que chaque personne a un seul et unique grand amour … et même si tu cherches, que tu papillonnes à droite et à gauche, une seule personne t’es destiné quelque part et que c’était inscrit quelque part. je ne sais pas trop où mais ça doit l’être en tout cas moi je le pense. Tu n’as jamais pensé que cette personne pouvait t’être destiné même si je sais que tu vas me dire que c’est pas le cas je te connais à force ? "

Je savais que c’était ce que tu allais me répondre et que tu n’allais pas me dire quoi que ce soit de plus mais parfois je le pensais.  Je savais peu de choses sur toi mais je t’avais entendu parler de cette personne plusieurs fois, je ne le connaissais pas réellement mais il m’était arrivé de l’avoir au téléphone quand parfois tu n’avais pas pu répondre et je devais avouer qu’il avait une voix charmante et sensuelle.  J’étais parfois très curieuse de savoir à quoi il ressemblait mais tu n’étais pas très adepte des photos de tes proches dans ton appartement pour des raisons évidentes après tout tu ne pouvais pas les voir alors à quoi bon d’en afficher chez toi.

Mais ma curiosité légendaire était vraiment piquée à chaque fois que tu me parlais de ce jeune homme, bien sur je ne te posais jamais de questions sur lui afin de respecter ta vie privée après tout tu me posais très rarement des questions sur ma vie à moi non plus. Et je te regardais longuement quand tu continuas à me parler en me disant que tu voulais un mariage avec quelqu’un qui ne sera pas blessé par le fait que tu n’arrive pas à l’aimer, et que ce serait quelqu’un qui ne t’aimeras pas tout simplement. Que ça permettra de rassurer ta maman sur le fait que tu ne finiras pas ta vie seule et que c’était après tout la seule chose que tu voulais dans le fait de faire un mariage de raison non ? Je te dis alors en souriant tendrement

"Je sais bien pourquoi tu fais ça ? Et que la seule raison que tu vois à un mariage c’est le fait de rassurer ta mère.  Et je pense que pour moi il en est de même, ma mère me pousse moins à me marier que toi mais je sais que parfois elle aimerait que j’aie une personne pour partager ma vie parce qu’elle a l’impression que je pourrais finir vieille fille et seule avec mon chat. Donc je comprends tes raisons et tu as raison je tu n’aimerais jamais … enfin si je t’aime bien mais jamais amoureusement en fait. Des amants ou des amantes …" je me mis à rire quand tu disais ça puis je te dis "Si j’ai le droit je pense qu’il serait juste t’autoriser également à en avoir non ? Et ne t’en fait pas je sais être discrète quand cela concerne mon jardin secret et ma vie, ta mère n’en apprendra jamais rien rassure toi."

C’était vrai j’étais assez secrète sur ma vie, sur mes conquêtes et mes relations amicales en générale sans doute parce que je ne voulais pas que les gens que je connaisse soit salie par ma réputation, après tout j’avais toujours été la fille d’une pute comme je l’entendais très souvent des gens qui m’entouraient lors de mon adolescence.  Et j’avais dû en souffrir un peu aussi physiquement mais ça c’était une autre histoire, une histoire bien cachée au fond de mon être qui avait marqué à jamais ma vie, et qui me marquait encore aujourd’hui. Mais comme j’étais secrète cette chose marquante de ma vie t’était inconnue en réalité et je ne vois pas de raison de t’en parler à part si bien sur je devais un jour revoir toutes ses personnes qui m’avaient fait mal à cette époque.  Pourquoi je pensais à ça ? sans doute parce que j’avais été invité pendant mon absence par mail à une fête d’ancien élève de ma classe de terminale et que ça me trottait en tête entre temps.


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MessageSujet: Re: Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''... [PV Eunae]   Dim 4 Fév - 2:40

► 19 janvier 2018, chez moi
Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''...
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Eunae est la personne avec qui j’ai passé le plus de temps, ces dernières années. Il est donc normal que nous nous soyons rapprochés, que nous soyons devenus amis. Ma mère pourrait possiblement croire à une histoire de sentiments naissants qui mènent à un mariage. Après tout, quand on veut croire à quelque chose… on n’a pas besoin de preuves concrètes pour le faire, non? N’est-ce pas comme ça que fonctionne la religion? Soit probablement les plus grosses croyances de ce monde un peu tordu. J’imagine donc que notre entourage moins proche, les gens ne sachant pas que nous ne le ferions pas par amour, mais plutôt pour nous rendre service, pourrait y croire aussi. Je pourrais même croire que nous ferions un beau faux couple! De ce qu’on m’en a dit, Eunae est très jolie et la majorité des gens sont étonnés lorsque je leur dis qu’elle est célibataire. On me demande souvent aussi comment il m’est possible de passer autant de temps avec elle sans succomber à ses charmes. Ce à quoi je réponds, à la blague, qu’il est facile de résister à ce que l’on ne voit pas. Mais en réalité… Ce serait tout simplement bizarre d’avoir des sentiments pour mon assistante? Elle est adorable et très professionnelle, je n’aurais probablement pas pu osé espérer tomber sur une perle telle qu’elle. À vrai dire, elle prend tellement son travail au sérieux qu’elle s’est débrouillée pour se renseigner encore plus sur l’aide aux non-voyants que ce que je ne le lui avais demandé. Je suis donc certain que la personne avec qui elle formera un couple ne manquera de rien, mais je ne me suis jamais imaginé dans cette position. Eunae fait partie de ma famille, maintenant, à mes yeux. Or, je n’ai jamais été du genre à vraiment aimer les histoires d’inceste. Chacun son truc, après tout!

L’alcool ayant en partie remplacé le sang dans mes veines, j’étais d’humeur stupide et joyeuse. Je tâtai un peu mes poches de pantalon, cherchant mon téléphone pour la énième fois. J’avais envie d’envoyer la bonne nouvelle à Tomoya! J’allais me marier avec mon adorable assistante! Il fallait fêter ça! Cela dit, encore une fois, je ne trouvai pas mon téléphone (et je ne le trouverais que le lendemain). J’abandonnai toutefois le projet, haussant doucement les épaules et taquinai Eunae en lui demandant si elle n’avait jamais, réellement, eu de faibles pour moi. Je ne me donnais pas autant de crédits que je ne le prétendais avec mes blagues, je fus donc surpris par sa réponse.

-« Bon j’avoue que oui, j’ai un peu craqué sur toi au tout début de notre collaboration de travail mais j’ai très vite compris que tu ne cherchais pas ce genre de lien … et puis j’avoue que je préfère travailler dans de bonnes conditions avec toi donc c’est bien mieux ainsi. »

-« Vraiment?! » répondis-je, bien étonné.

Je me mis à rire en essayant d’imaginer ce que ça aurait donné. Ma pauvre Eunae ne m’aurait pas supporté aussi longtemps!

-« Non… tu me connais à présent, tu sais donc bien que ça ne dure jamais… » admis-je avec un petit rire. « Au mieux, nous aurions pu être amants… mais je ne voulais pas que tu te fasses une mauvaise idée de moi et nous avions déjà clairement établi que je ne t’engageais pas pour coucher avec toi. » ajoutai-je, toujours avec un sourire amusé qui était fortement causé par l’alcool qui allégeait mes humeurs.

Quelques semaines, quelques mois au maximum et je trouve une raison d’y mettre fin. Quoiqu’en général, je sors avec des gens du milieu dans lequel je travaille… donc, je ne m’en vante pas, mais je compte quelques idoles parmi mes anciennes conquêtes. En général, nous rompons pour des raisons traditionnelles, du genre… « le public ne doit pas le découvrir et on s’est presque fait prendre », « l’agence l’a découvert et l’interdit », « nos horaires sont trop chargés pour que nous ayons le temps de nous voir », « nous ne souhaitons pas nous engager dans une relation à distance, alors qu’un de nous deux quitte le pays pour plusieurs mois. », etc… Pour la dernière raison, c’est souvent parce que nous nourrissons un fort attachement pour l’autre, mais pas de l’amour, puis… même si nous le faisions, ça se terminerait avec une des précédentes raisons. Si la personne avait le malheur de développer des sentiments amoureux réels pour moi… j’admets que j’ai toujours eu le regret de devoir mettre une fin prématurée à notre relation. Je ne suis confortable que dans une tendre affection qui est légèrement plus développée qu’une simple amitié. Ces débuts de sentiments, lorsqu’on préfère la compagnie d’une personne à celles des autres, lorsque tout ce qu’on fait ensemble prend une teinte de romance folle… simplement parce que c’est avec cette personne. J’aime ces sentiments doux et innocents. Si les choses ne restent qu’ainsi et ne deviennent pas sérieuses, la fin inévitable n’est douloureuse pour personne et nous en gardons chacun un bon souvenir. Si les choses deviennent sérieuses… tout devient compliqué et beaucoup trop de choses entre en jeux, surtout que je ne me suis jamais senti capable de répondre à ce genre de sentiments.

-« Tu sais que chaque personne a un seul et unique grand amour … et même si tu cherches, que tu papillonnes à droite et à gauche, une seule personne t’es destiné quelque part et que c’était inscrit quelque part. je ne sais pas trop où mais ça doit l’être en tout cas moi je le pense. Tu n’as jamais pensé que cette personne pouvait t’être destiné même si je sais que tu vas me dire que c’est pas le cas je te connais à force ? »

Je souris doucement, amusé et attendri à la fois par tout le romantisme naïf dont ma jeune amie pouvait faire preuve. Une seule et unique personne hein? Avec ma chance, cette personne devait avoir été frappée par un bus depuis longtemps! J’imagine que je serai un brin… non plus que ça… jaloux de la personne destinée à Tomoya, mais bon… si j’en crois Eunae, on n’y peut rien.

-« Cette personne a été très claire que nous ne sommes pas destinés à être ensemble. Je préfère rester son ami que n’être rien du tout, donc… si ce n’est pas lui qui m’est destiné… et que ce n’est pas mon adorable future fausse femme… » commençai-je, me prêtant au jeu qui m’amusait tout de même. « Je crois que la personne qui m'est destinée est... dans le comas, sur un autre continent! » avouai-je en riant, me trouvant très drôle, oui.

Je me trouvais hilarant et me dis que je devrais noter cette histoire quelque part. Dans mon esprit alcoolisé, elle était digne d’un one man show! Le soju me déliait tranquillement la langue et m’invitait ainsi à admettre certaines choses à mon amie, que ce soit au sujet de Tomoya ou de mes réflexions sur l’amour ou bien tout simplement cette histoire de mariage… Je devais donc me répéter et redire le même genre de choses, en différents mots. Je voulus rassurer mon assistante au sujet de notre futur mariage. Déjà, j’avais souligné que nous continuerions à vivre séparément. J’ai toujours vécu seul, depuis mon départ de la maison familiale et je n’arrive pas à m’imaginer vivre autrement. J’aime bien me réveiller avec une autre personne, de temps en temps… mais me réveiller avec quelqu’un à tous les matins? Rentrer chez moi et qu’il y ait quelqu’un? Ou que quelqu’un rentre chez moi… sans avoir eu d’invitations avant… parce que la personne vit avec moi? Ce serait très étrange… J’y tiens à ma solitude, mine de rien! Puis, ce serait un plan pour rendre quelqu’un fou puisqu’il faut toujours faire attention à l’endroit où les choses sont rangées puisque ne pas le faire pourrait me causer un accident ou une maladresse… J’ajoutai donc qu’elle pourrait continuer à avoir des relations, tant que ça ne vienne pas aux oreilles de ma pauvre mère qui n’aimerait probablement pas un mariage polygame. Elle accepte mon intersexualité et ma pansexualité, mais ça… Non, elle ne comprendrait pas.

-« Je sais bien pourquoi tu fais ça ? Et que la seule raison que tu vois à un mariage c’est le fait de rassurer ta mère.  Et je pense que pour moi il en est de même, ma mère me pousse moins à me marier que toi mais je sais que parfois elle aimerait que j’aie une personne pour partager ma vie parce qu’elle a l’impression que je pourrais finir vieille fille et seule avec mon chat. Donc je comprends tes raisons et tu as raison je tu n’aimerais jamais … enfin si je t’aime bien mais jamais amoureusement en fait. Des amants ou des amantes … »

-« C’est facile à dire maintenant, que tu ne tomberas jamais amoureuse de moi… mais…! Après le fameux baiser qui déclare mari et femme, tu serais complètement accro et tu en voudrais plus! C’est parce que tu n’as jamais goûté au plaisir de m’embrasser que tu peux dire ça! » répondis-je, riant toujours en disant n’importe quoi.

Nous en étions au point où je ne savais même plus si mon verre était plein… ou s’il était en manque cruel de soju! Je portai mon verre à ma bouche et fis une petite moue en comprenant qu’il était vide. Je tendis donc mon verre vers mon amie, alors qu’elle me répondait.

-« Si j’ai le droit je pense qu’il serait juste t’autoriser également à en avoir non ? Et ne t’en fait pas je sais être discrète quand cela concerne mon jardin secret et ma vie, ta mère n’en apprendra jamais rien rassure toi. »

-« Ce serait plus juste, en effet~ On pourra se faire des doubles dates, si tu veux! Moi avec une personne et toi avec une autre, on aura l’air d’être échangistes! » lançai-je en riant toujours autant.

Je trouvais la chose beaucoup trop ironique. L’alcool me rendait beaucoup trop stupide, ce soir…

-« Rien ne changera, en gros… ce sera comme maintenant… juste qu’on fera une grosse fête avec un énorme gâteau et les gens qu’on aime… on promettra de s’aimer, en se trouvant super drôle et … on aura de jolies bagues! Ah et on fera comme si on était amoureux devant nos parents… mais sinon, je ne trouve pas de raisons pour changer comme nous vivons déjà~ Ce ne serait pas un vrai mariage, de toutes manières! » dis-je, toujours aussi détendu grâce au soju. « Hmmm… j’imagine que je te devrai un sacré service, à mon tour, si on fait ça ~ » ajoutai-je en hochant doucement la tête.

Ça ne me dérangeait pas, je me disais que c’était la moindre des choses et je préférais ne pas penser au coût du mariage. Ça allait être une vraie fortune, mais on ne se marie qu’une fois! Même si c’est pour de faux.
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MessageSujet: Re: Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''... [PV Eunae]   Dim 4 Fév - 20:15

► 19 janvier 2018, chez moi
Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''...
Eunae & Minori


C'est vrai que nous avons passé énormément de temps l'un avec l'autre depuis que je travaille avec toi mais ça m'était égale parce que tu étais une personne vraiment fort agréable à fréquenter, on faisait du bon travail l'un avec l'autre et malgré que nous étions très souvent sérieux tous les deux dans notre travail, il nous arriver de partager des fous rires et des moments hors du temps qui me donnaient l'impression que tu étais pas que mon patron mais aussi un ami en réalité.  Donc oui j'étais la candidate idéale pour ce mariage fictif mais je te connaissais aussi et je savais que cette proposition ne durerait qu'un temps non pas que je changerais d'avis mais toi, c'était une autre histoire.  Je te fréquentais depuis très longtemps maintenant et je savais que tu n’étais pas un saint mais je savais aussi que tu imaginais que tu étais un frein pour les autres, que tu pouvais créer des problèmes aux gens qui te fréquentaient de trop mais moi je savais que tu avais tort, tu étais pas comme ça.  Tu étais une personne bien dans le fond, oui tu étais intersexuel ou tu étais aveugle mais ça ne faisait pas de toi ce que tu étais, tes handicaps si j'ose dire ne déterminé pas ta personnalité et ce que tu étais dans le fond.  A mes yeux tu étais un homme charmant qui savait prendre soin des autres mais qui se fier trop à ce qu'on pouvait penser de lui-même si tu t'en défendais ardemment.  Et c'était stupide, je savais que tu avais tout pour rendre un homme heureux ou une femme heureuse mais tu refusais d'y croire, en continuant à penser que tu pourrais apporter des problèmes ou tout simplement finir par être la honte des personnes que tu choisirais mais pour ma part c'était pas le cas.  

Je savais que c'était faux et j'avais eu l'occasion de te montrer à des amis que je connaissais qui me demandais avec quel genre d'homme je travaillais quand je parlais de mon travail atypique et surtout quand il découvrait que j'avais fait beaucoup de choses pour toi pour tu que tu sentes un homme comme les autres et que mon travail d'assistante se fasse dans les bonnes conditions.  Et je répondais souvent que tu étais un bon patron et aussi mon ami depuis le temps, je te respectais énormément et quand mes amies me disaient que tu étais bel homme, je leur répondais souvent "Oui je sais qu'il l'est mais nous travaillons trop bien ensemble pour que je gâche tout en sortant avec lui." Tu étais trop précieux, j'aimais trop ce travail pour tout gâcher pour une histoire, qui ne serait qu'après tout une histoire de cul j'en avais conscience vue que tu étais pas le genre à t'engager amoureusement avec quelqu’un et tu me respectais trop, je le savais pour m'imaginer comme une potentielle maitresse pour toi. A ton "Vraiment ?" quand je te l'avais dit que nos rapports professionnels étaient trop précieux pour m'imaginer avec toi je me mis à rire avant de hocher la tête en te disant

" Oui vraiment.  Et oui je sais très bien que ce n’est pas pour la vie et malgré que j'en ai pas vraiment l'air, je t'assure que dans le fond comme toutes les filles, je rêve d'un grand et beau mariage qui serait un mariage de princesse.  Mais je sais aussi que c'est très compliqué et bien trop idyllique comme vision de ce monde, mais voilà c’est le rêve de chaque jeune fille à ce qui parait … Après si je me dois d’être réellement honnête avec toi, je ne suis pas faite pour le mariage d’amour … Sans doute parce que je n’ai jamais eu la chance d’être réellement amoureuse et que je ne sais pas réellement ce que c’est.  "

En réalité ce n’était pas vrai, j’étais tombé amoureuse une fois mais ça n’avait jamais été plus loin qu’un Crush de loin que je n’avais jamais avoué au garçon concerné.  J’étais au lycée et j’étais encore à l’époque une jeune fille très timide, même si ça a beaucoup changé par la suite, et je pouvais ironiquement en remercier les garçons de ma classe qui m’ont bien montré qu’être une fille timide et coincée ne se faisait pas quand sa mère faisait le métier qu’elle faisait.  C’était comme ça que moi je voyais les choses mais après c’était une autre histoire en réalité.  Je te regarde quand tu reprends la parole en réponses à mes mots au sujet de l’unique amour et je souris, un peu, oui je savais que tu étais le genre à choisir la facilité en allant vers les personnes qui gravitaient dans ton propre univers musical mais je trouvais ça dommage en réalité.  Tu te freinais tellement dans de telles relations à mes yeux, je trouvais ça tellement dommage que tu ne te laisse pas aller à aimer cette personne que tu semblais aimer beaucoup en réalité et je me demandais vraiment ce qui t’en empêchais en réalité.  D’accord il t’avait clairement dit que vous étiez pas fait pour être ensemble mais cela n’empêchait que vous sembliez très liés encore l’un à l’autre.  Donc je trouvais ça vraiment dommage, je te dis alors avec un large sourire

" Je ne sais pas ce qu’il lui a fait te dire ça mais je vois bien que vous êtes toujours liés l’un à l’autre donc c’est quand même dommage que tu ne tentes rien avec lui.  Après je reconnais que c’est ta vie privée et ton adorable future fausse femme comme tu le dis, je trouve que tu devrais réfléchir posément et voir si ce n’est pas lui en réalité.  Et je te promets que je fermerais les yeux sur ton infidélité ouverte à nos futurs vœux de mariage " je me mets à rire en disant ça avant de faire un petit grognement de reproche, puis je continue en disant " Je ne pense pas que la personne qui t’est destiné soit réellement si loin … Sinon franchement t’aurais vraiment la poisse Minori. "

Je me mis à rire en disant ça en me disant que ouais ce serait réellement dommage que si l’homme qui t’es destiné exister réellement qu’il soit dans le coma et surtout dans un autre continent. Tu n’avais déjà pas eu de chance dans ta vie, ce serait le pompon je trouve. Je t’observe longuement en n’étant pas spécialement habitué à ce que tu me parles si librement et que oui l’alcool t’y aidé très certainement mais c’était quand même rare.  Etait ce parce que tu allais bientôt le revoir que tu me parlais d’un coup autant de ce jeune homme qui avait fait partie de ta vie presque depuis toujours.  Ou bien était ce tout simplement que le rapprochement effectuait entre nous avait fait passer à notre relation un nouveau stade, je ne savais pas en réalité.  

Et oui je sais que ce mariage ne devrait rien changé pour toi parce que tu avais tes habitudes mais aussi pour moi.  Je sais pas si tu savais mais je ne vivais pas seul dans ma maison, j’avais un gros bébé dans mon appartement qui m’attendais le soir et pour toi, vivre ensemble ne serait pas facile parce que d’une, mon chien prenait beaucoup de place et de deux je ne voulais pas empiéter dans ton espace personnel et surtout au final j’avais besoin de mon espace à moi.  J’aimais l’idée que personne ne m’attendait à la maison en dehors de ma boule de poils, et que je vivais comme je le voulais, je m’habillais comme je le souhaitais et si je voulais vivre nu personne n’était là pour me juger et même si je le faisais pas, j’aimais l’idée que je pouvais le faire dans mon propre logement quand tu me parles de tes baisers je me mets à rire encore plus en te disant  

" Bah voyons ça va les chevilles oui ? Et qui te dis que ce ne serait pas toi qui succomberait à mes baisers hein ? Je suis loin d’être une novice dans l’art des baisers et aucun de mes partenaires ne s’en sont jamais pleins jusque là en réalité.  Donc fait gaffe de ne pas craquer sur moi toi non plus … Non mais … " je pris un air un indigné quand je te dis ça puis je souris un peu avant d’ajouter en te disant " Et puis je t’adore mais je pense qu’on peut se passer de se rouler des pelles pour faire passer notre mariage comme réaliste auprès  de nos invités.  Et puis j’avoue que si tu embrasses si bien je veux pouvoir résister ta terrible attraction sans en perdre des plumes au passage hein. " je souris en disant ça puis je te dis " J’espère bien que tu es d’accord avec cette idée de voir du monde autant l’un que l’autre.  Et tu t’imagines réellement vivre ce genre de double rendez vous en disant à nos partenaires mutuels je te présente ma femme ou mon mari, et là c’est sûr que les gens vont nous prendre pour des échangistes … Après je ne vois pas de mal à avoir ce genre de relation libre en réalité si les gens sont eux comme je dis souvent chacun fait ce qu’ils veulent de leur culs, c’est leur culs pas le mien. "

Quand tu reprends la parole en me précisant bien que ça ne changera rien entre nous je suis obligé de me mettre à sourire en te disant  

" Je sais bien que ça changera rien et je t’avoue que je préfère ne rien changer.  Et Yuki ne comprendrais pas que je le fasse déménager d’un coup comme ça. Et je ne suis pas certain qu’il partagera de gaieté de cœur sa maitresse avec un autre mâle, il se sentirait sans doute en concurrence avec toi en réalité.  Donc oui je préfère également qu’on vive comme on vit déjà sans rien changer parce que oui se sera un mariage fictif pour rassurer nos familles respectives. "  je prends également une gorgée de mon verre avant de te dire en souriant "  Je ne fais pas ça pour que tu me doives quelque chose Minori.  Je fais ça parce que je vois que tu t’inquiète vraiment d’inquiéter ta maman et que tu veux qu’elle soit rassurée sur le sort futur de son enfant unique.  Et je n’ai rien à te demander … Enfin si mais je ne sais pas encore si je vais me rendre à cette soirée donc pour le moment j’ai rien à demander. " 

Oui j’avais bien possiblement une requête en échange à te demander mais ce n’était pas encore une décision que j’avais prise parce que je savais pas si j’en étais capable.  Je voulais me montrer forte et faire face à cette classe de terminal qui est si lié au pire moment de ma vie mais je ne savais pas si j’en avais encore le courage en réalité.  Et même si je serais ravie de voir certaines de mes camarades de classe malgré tout, je sais que voir mes camarades masculins seraient une toute autre histoire.  

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MessageSujet: Re: Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''... [PV Eunae]   Mar 6 Fév - 1:58

► 19 janvier 2018, chez moi
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C’est avec joie et tranquillité d’esprit que mes inhibitions se transformaient en exhibitions grâce à l’alcool. Je parlais plus naturellement qu’à l’habituel et en dévoilait un peu plus. Ce n’est pas que je ne fais pas confiance à Eunae, si je n’ai pas bu, c’est même le contraire! Mon assistante a toute ma confiance et si je suis dans cet état en sa compagnie, c’est bien parce que je suis assez à l’aise pour me laisser aller ainsi avec elle. Je sais qu’elle n’abusera pas de la situation à mes dépends, à la limite… je pourrais me réveiller avec une moustache dessinée au crayon feutre, mais je ne la verrais même pas! Je me demande presque combien de temps je pourrais me balader avec cette fausse moustache sans le savoir… les gens me le diraient-ils rapidement? Ou pas? Cette idée me fit rire tout seul. Je me demande quel genre de moustache Eunae dessinerait… une moustache en zig zag? Une moustache en guidon de vélo? Une moustache bien droite? Je devrais lui demander si elle aime les hommes moustachus, barbus ou au visage à la peau lisse aussi… Si ça se trouve ma petite Eunae a un faible pour les hommes qui ont une fabuleuse barbe de viking! Je souris à cette idée, m’amusant tout seul encore une fois.

J’arrivais tout de même à tenir la conversation et faire du sens, admettre certaines choses, en partager aussi, comme cette histoire de mariage qui avait rapidement évoluée en nos fiançailles! J’avais aussi taquiné mon amie, chose qui l’avait mené à m’admettre avoir déjà eu une petite attirance pour moi. J’en avais été très surpris. Après tout, je blague tout le temps en disant que je suis irrésistible et que tout le monde apprécie mes charmes, mais en réalité, mes chevilles ne sont pas encore si imposantes et ma tête réussit toujours à passer les cadres de porte! Chose à quoi j’avais répondu que j‘avais préféré ne pas en faire mon amante, puisque cela aurait probablement pu être le seul rapprochement possible entre nous. Ce n’est pas parce qu’elle n’est pas agréable à entendre, qu’elle ne sent pas bon ou que sa peau n’est pas douce… Mais parce que je respectais ma parole et ce que nous avions convenu dès le départ de notre relation. Eunae n’était peut-être au départ que ma nouvelle assistante, mais elle est rapidement devenue une amie qui m’est chère. Ce soir, d’ailleurs, nous buvions plus comme de bons amis que comme un patron et son employée. C’était du moins ainsi que je considérais la chose.

-« Oui vraiment.  Et oui je sais très bien que ce n’est pas pour la vie et malgré que j'en ai pas vraiment l'air, je t'assure que dans le fond comme toutes les filles, je rêve d'un grand et beau mariage qui serait un mariage de princesse.  Mais je sais aussi que c'est très compliqué et bien trop idyllique comme vision de ce monde, mais voilà c’est le rêve de chaque jeune fille à ce qui parait … Après si je me dois d’être réellement honnête avec toi, je ne suis pas faite pour le mariage d’amour … Sans doute parce que je n’ai jamais eu la chance d’être réellement amoureuse et que je ne sais pas réellement ce que c’est. »

Je souris tendrement en l’écoutant m’admettre son rêve d’enfant. Un sentiment de nostalgie m’envahit doucement, se faisant une place confortable au creux de mon âme. Je ne suis plus romantique comme ça, aujourd’hui, mais à une autre époque…

-« C’était mon rêve aussi… » admis-je en soupirant longuement. « C’est donc le rêve de .. toutes les petites filles et… les… petites filles qui ne sont pas à 100% des petites filles biologiques…? » dis-je avec un petit rire amusé, ne sachant trop dans quel catégorie je devais me mettre.

J’ai abandonné ce rêve avec bien d’autres, le mettant dans une petite boîte à souvenirs. Il est amusant d’ouvrir cette boîte à nouveau, de temps en temps, de voir combien j’ai changé… et pas qu’à cause des violences des autres. Mais aussi simplement à cause de changements naturels par lesquels tout le monde passe.

-« Pourquoi le mariage d’amour ne serait pas pour toi? Ce n’est pas parce que tu n’as jamais été follement amoureuse que tu ne le seras jamais dans le futur… Il serait triste qu’une personne aussi romantique que toi rate son conte de fée~ » répondis-je, ne comprenant pas trop cette logique. « Faisons ça… si tu rencontres l’amour de ta vie, oublie cette idée de mariage avec moi, je m’arrangerai et vis plutôt ton amour tout rose! Si tu ne le rencontres pas… bah… on se fera un mariage digne de nos rêves d’enfants les plus fous! » proposai-je avec un sourire enthousiaste. « Puis… si tu le rencontres après notre mariage… nous divorcerons et tu te feras un second mariage qui sera encore mieux! » ajoutai-je en riant.

Quelles raisons devrais-je alors inventer à ma mère pour le divorce..? Je trouverai bien le moment venu, si besoin. Si ça se trouve, mon amie trouvera son prince charmant bien avant que j’aie 30 ans et notre petit arrangement tombera à l’eau. Eunae avait cette idée que nous avions une personne qui nous était destinée, c’est bien mignon, mais je n’y crois pas trop… Ou si ce genre de choses existe, c’est probablement quelque chose qui touche les autres, mais pas moi. La seule personne que j’avais aimé n’avait pas retourné mes sentiments et j’avais cru comprendre qu’il valait mieux complètement oublier les miens. Je n’ai jamais réellement réussi, bien que ce ne soit pas faute d’avoir essayé, comme je l’admis à mon amie.

-« Je ne sais pas ce qu’il lui a fait te dire ça mais je vois bien que vous êtes toujours liés l’un à l’autre donc c’est quand même dommage que tu ne tentes rien avec lui.  Après je reconnais que c’est ta vie privée et ton adorable future fausse femme comme tu le dis, je trouve que tu devrais réfléchir posément et voir si ce n’est pas lui en réalité.  Et je te promets que je fermerais les yeux sur ton infidélité ouverte à nos futurs vœux de mariage. »

Je haussai un sourcil en entendant la réponse de Eunae, un petit sourire admiratif étira mes lèvres, puis je me sentis un peu con et ris un peu. Mon amie avait deviné de qui je parlais? Sans que je ne le nomme… sans que je n’aie jamais élaboré sur mes sentiments présents avant ce soir? C’est possible… après tout, elle me connaît probablement trop après ces années à être mon assistante, à me voir avec tout le monde et dans beaucoup trop de situations.

-« C’est parce que nous sommes des amis de toujours et que je suis un pot de colle, ça ne veut rien dire~ » la corrigeai-je en riant.

Tomoya n’avait jamais partagé mes sentiments, que je sache. C’était donc bel et bien de l’amitié qui nous liait, une forte amitié… rien de plus de sa part...

-« Je ne pense pas que la personne qui t’est destiné soit réellement si loin … Sinon franchement t’aurais vraiment la poisse Minori. »

-« Peut-être… ou ça pourrait donner l’histoire la plus romantique du monde! Réussir à rencontrer la personne qui nous est destinée et être avec… alors que la vie et le monde sont contre nous! » répliquai-je avec un petit rire amusé.

J’étais toujours du genre à essayer de trouver du positif, c’était devenu un mécanisme pour moi pour ne pas laisser les malheurs avoir le meilleur de moi, à nouveau. Je ne croyais pas à ces histoires romantiques comme ma chère Eunae le sait, mais comme je sais qu’elle les aime tant… je lui en avais créé une~ Je répétai encore une fois les mêmes choses et ne pus m’empêcher de la taquiner en disant qu’elle succomberait au baiser de la cérémonie.

-« Bah voyons ça va les chevilles oui ? Et qui te dis que ce ne serait pas toi qui succomberait à mes baisers hein ? Je suis loin d’être une novice dans l’art des baisers et aucun de mes partenaires ne s’en sont jamais pleins jusque là en réalité.  Donc fais gaffe de ne pas craquer sur moi toi non plus … Non mais … »

-« Peut-être, c’est possible! Ce mariage qui commençait en blague se transformerait en mariage d’amour tout ça à cause du baiser du véritable amour? » répliquai-je en riant, la taquinant sur ses idées romantiques au passage.

Je disais ça, mais mon amie devait bien savoir que je blaguais. Tout comme elle l’avait dit plus tôt, s’il y avait une histoire d’amour qui aurait dû naître entre nous deux, ce serait arrivé il y a bien longtemps déjà! Étant saoul, je poussai la blague jusqu'à feindre de faire de petits baisers dans le vide, avant de me mettre à rire.

-« Et puis je t’adore mais je pense qu’on peut se passer de se rouler des pelles pour faire passer notre mariage comme réaliste auprès  de nos invités.  Et puis j’avoue que si tu embrasses si bien je veux pouvoir résister ta terrible attraction sans en perdre des plumes au passage hein. »

-« Mais non! On ne va pas se rouler une pelle devant notre famille! Notre mariage sera classe! On s’en sortira avec un baiser pudique qui te donnera peut-être envie d’en goûter davantage, mais auquel tu survivras, je serai gentil~ » répondis-je avec un grand sourire taquin.

-« J’espère bien que tu es d’accord avec cette idée de voir du monde autant l’un que l’autre.  Et tu t’imagines réellement vivre ce genre de double rendez-vous en disant à nos partenaires mutuels je te présente ma femme ou mon mari, et là c’est sûr que les gens vont nous prendre pour des échangistes … Après je ne vois pas de mal à avoir ce genre de relation libre en réalité si les gens sont eux comme je dis souvent chacun fait ce qu’ils veulent de leur culs, c’est leur culs pas le mien. »

-« Bah pourquoi pas! Ça nous fera bien rire de savoir que ce n’est pas vrai et il n’y a rien d’exceptionnel à ce genre de soirées.. Je l’ai déjà fait et c’était plaisant~ » admis-je en haussant doucement les épaules.

Après, c’est facile pour moi d’échanger de partenaires… puisque je n’ai jamais été très possessifs des gens avec qui je sortais. C’est étrange, en un sens. Je suis plutôt possessif et protecteurs envers ma famille, mes amis… mais je ne l’étais pas avec mes partenaires. Pourtant, quand je ne me cachais pas d’aimer Tomoya, je détestais plus que tout le voir être proche de quelqu’un d’autre. Nous n’étions pas un couple, nous ne l’avons jamais été, mais je détestais le partager. Je n’aime toujours pas cette idée, mais j’ai vieilli et je connais mieux ma place dans sa vie. Les amis ne peuvent pas être aussi possessifs, ils sont sensés être positifs et nous aider à avancer… C’est ce que je compte faire, mais si cela doit l’éloigner de moi… parce que je veux qu’il soit heureux. Je préférai ne pas y penser davantage et revint plutôt sur mon futur mariage avec ma tendre Eunae.

-« Je sais bien que ça changera rien et je t’avoue que je préfère ne rien changer.  Et Yuki ne comprendrais pas que je le fasse déménager d’un coup comme ça. Et je ne suis pas certaine qu’il partagera de gaieté de cœur sa maîtresse avec un autre mâle, il se sentirait sans doute en concurrence avec toi en réalité.  Donc oui je préfère également qu’on vive comme on vit déjà sans rien changer parce que oui ce sera un mariage fictif pour rassurer nos familles respectives. »

Je ris un peu en l’entendant me dire que son Yuki n’apprécierait pas ma charmante compagnie.

-« Yuki est ton chien, n’est-ce pas? » demandai-je pour m’assurer de bien comprendre.

Je ne répondais pas au reste, nous étions tous deux bien d’accord. C’était le principal. Je soulignai plutôt que je lui devrais un service de taille, à mon tour.

-« Je ne fais pas ça pour que tu me doives quelque chose Minori.  Je fais ça parce que je vois que tu t’inquiètes vraiment d’inquiéter ta maman et que tu veux qu’elle soit rassurée sur le sort futur de son enfant unique.  Et je n’ai rien à te demander … Enfin si mais je ne sais pas encore si je vais me rendre à cette soirée donc pour le moment j’ai rien à demander. »

-« Je sais que ce n’est pas pour ça que tu le fais, mais je ne peux pas accepter ton aide et refuser de te rendre la pareille! » expliquai-je avec un grand sourire. « Oh une soirée? Quel genre de soirée? Quelque chose d’amusant? Quelque chose de sexy? Quelque chose d’ennuyeux donc je dois t’en sauver? Tu veux déjà que je me fasse passer pour ton fiancé amoureux fou de toi? » demandai-je avec enthousiasme, en haussant et baissant joyeusement mes sourcils pervers
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MessageSujet: Re: Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''... [PV Eunae]   Mer 7 Fév - 17:58

► 19 janvier 2018, chez moi
Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''...
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Il était très rare que je me laisse aller à boire ainsi, non pas que j'aimais l'alcool j'étais comme tout le monde, je pensais qu'un verre de temps en temps était agréable mais je n'aimais pas réellement me sentir trop enivré du moins pas au point de perdre mes inhibitions, j'aimais garder le contrôle de ma vie et je n'aimais pas me retrouver dans une situation qui impliquait que je ne sache plus ce que je faisais. Alors oui je buvais mais jamais au point de tout oublier le lendemain et avec des personnes en qui j'avais cent pour cent confiance, comme toi aujourd'hui. Tu étais l'une des rares personnes avec qui je pouvais boire ainsi et savoir que tu ne me ferais jamais faire n'importe quoi que j'aurais à regretter le lendemain. Je t'écoutais alors que tu me parlais avec un certain amusement, il était marrant de voir combien tu étais différent sous l'effet de l'alcool, non pas que tu étais le genre triste et taciturne quand tu étais à jeun mais ce n'étais pas la même chose. L'alcool semblait te détendre totalement au point de te permettre de dire n'importe quoi, allant même jusqu'à me parler de cette histoire de mariage avant tes 30 ans que tu avais faite à ta mère et moi qui avait enchaîné en me proposant comme potentielle épouse. Je ne sais pas ce qui m'étais passé par la tête, mais il était vrai que je voyais pas trop qui pourrait rentrer dans cette comédie fictive aussi aisément que moi. Il n'y avait aucun sentiment amoureux qui nous animé l'un et l'autre, et c'était ce que tu semblais rechercher. Je te respectais, et oui comment pouvais-je faire autrement après tout, tout le monde pourrait penser que par ta cécité tu étais un homme peu autonome mais pourtant ce n'était pas le cas, tu étais très organisé dans ta vie de tous les jours, ton dressing était rangé par colories et par saison, permettant ainsi de te vêtir tout seul sans l'aide de personne et il était rare que tu ais des réels loupés vestimentaires, et combien même se serait le cas j'étais là pour te le dire.

C'est ce que je respectais chez toi, tu étais vraiment un homme autonome qui montrait aux gens combien ta cécité n'étais pas un frein dans tes activités et que c'était même une force je pense pour toi mais sur ça je pouvais quand même me tromper. Alors oui le respect que j'éprouvais à ton égard m'avait fait me proposer comme future femme potentielle mais pas que parce que je te respectais, parce que je tenais aussi à toi. Tu étais plus qu'un patron à mes yeux, tu étais un ami avec qui je pouvais parler de tout si le cœur m'en disait, j'appréciais ça dans notre relation. En effet j'avais eu une petite attirance pour toi quand on s'était rencontré après tout tu étais un bel homme ou une belle femme, en fait je ne saurais dire la personnalité que j'aimais le plus chez toi physiquement, sans doute les deux parce que même en homme, la femme en toi n'était jamais loin et vice versa. Et je ne voyais pas de problème à cela, j'avais jamais rencontré d'intersexuel avant de faire ta rencontre, et j'avais été curieuse de savoir en quoi cela te touchait dans ta vie de tous les jours et tu avais répondu à mes questions, je pense que c'est ça qui m'a fait te voir autrement qu'un potentiel amant et plutôt un ami chaleureux avec qui je pouvais parler. La preuve je venais quand même de t'avouer que j'avais eu enfant un rêve de mariage de princesse qui m'étais passer depuis bien longtemps entre temps parce que depuis des années je me demandais si mes rêves d'amour étaient réellement pour moi. Et surtout comment pouvais je m'engageais avec une personne qui aurait à subir le contre cout de la vie de ma mère, d'une mais de la mienne aussi. Je me considérais pas comme une femme respectable, c'était même le contraire, je n'aimais pas l'image que je dégageais, je suis jolie oui j'en avais conscience mais des choses avaient faites que je n'avais plus aucun respect pour mon corps, et je passais très peu de temps à me pouponner devant le miroir. Il n'était pas rare que mes coiffures consister à me brosser et pour remonter mes cheveux je les coincer avec ce qui me tombait sous la main donc souvent une barrette, une baguette ou bien tout simplement un crayon en papier, vu que j'en avais très souvent qui traînais chez moi, sans doute parce que je dessinais très souvent chez moi et qu'il m'arrivait de passer des heures plongés dans mes œuvres sans me rendre compte du temps qui passait, un passe-temps comme un autre qui me permettait de penser à autre chose et de vivre pour moi ce moment.

Bien entendu vivant seul avec mon chien, il n'y avait personne qui quémander mon aide, enfin si peut être mon chien mais ce dernier étant nourri tous les matins, une fois le ventre plein et sorti pour faire ses besoins, en profitant moi-même pour faire mon jogging à ce moment-là. J'avais pris un gros chien pour cette raison, avoir une compagnie dissuasive pendant mes heures matinales où je courrais dans le parc tous les matins. Mes horaires de travail étaient parfois contraignants malgré le fait que je sois quand même très libre de mes mouvements, mon appartement contenant une terrasse, je l'avais laissé à la disposition de mon chien et c'était souvent là que Yuki faisait sa vie, comme beaucoup de chien sibérien il aimait le froid et être à l'extérieur. Pour revenir à nos fiançailles oui c'était sans doute la seule et unique occasion que j'aurais un jour de porter une robe de mariée parce que je n'étais pas convaincu que ça m'arriverait de sitôt en réalité. Alors je m'étais sans doute emballé en te disant que je le ferais mais après tout j'avais perdu espoir de me voir tomber amoureuse et de me marier par amour aussi depuis le temps. Quand tu finis par me dire en réponse à mon éloge sur le mariage de princesse je souris doucement en disant


" Je ne vois pas de différence, chacun a sa conception du mariage. Et puis Minori tu sais à mes yeux tu es autant un homme qu'une femme, je ne vois pas de différence entre les liens que j'ai avec des filles ou avec des garçons pour toi même si j'avoue que j'ai plus d'amies filles quand même. " Je ris un peu en disant ça, puis je continue en te disant " Pourquoi je ne pourrais pas faire un mariage d'amour … Je ne sais pas sans doute parce que j'ai ce sentiment depuis des années à présent. Et vu qu'on en est aux révélations, je pense pas que je suis la femme parfaite pour un homme, et ça n'a rien à voir avec le fait d'avoir jamais été amoureuse ou pas, parce que je suis déjà tombé amoureuse plus d'une fois mais j'ai jamais perdu la tête pour quelqu'un au point de ne pas pouvoir imaginer ma vie sans cette personne … enfin non c'est faux parce que je me souviens d'un amour où j'ai éprouvé ça mais la vie a décidé de me prouver que je m'étais fait des illusions … Et j'ai cruellement appris la leçon. "

C'était vrai la seule et unique fois où j'avais ressenti ça c'était au lycée, j'aimais vraiment mon camarade de classe, c'était étrange parce que je n'avais que 16 ans à l'époque, donc comment pouvais-je en être sur et certaine, je n'avais jamais connu rien d'autre de similaire avant ça mais c'était plus en comparaison de ce que j'avais ressenti par la suite qui me permettait d'en être sûre et certaine. Je n'avais jamais été capable de ressentir ce frisson et cette sensation de bien être à nouveau depuis cette personne, c'était troublant d'autant que j'associais cet homme aussi au pire souvenir de ma vie, un léger frisson me parcourût en repensant à lui et je continuais à te dire.

" Je sais que je pourrais rencontrer une personne avec qui je pourrais être bien, avec qui je voudrais m'engager et crois moi je le souhaite dans le fond, je ne suis pas hermétiquement fermé à l'idée d'être un jour amoureuse, bien au contraire. Mais si nous en arrivons à nous marier et que je rencontre cette personne, ça me dérange que tu te sentes obligé de divorcer pour mon bien ce serait égoïste non de te demander une telle chose ? "

Je te fis un léger sourire en disant ça, curieux réflexe quand on savait que tu ne pouvais pas les voir en réalité, après peut être que tu les sentais mais ça j'en étais pas sûre en réalité non plus. Quand tu m'avais parlé de ton ami, le fameux bel homme à la voix sexy que j'avais parfois au téléphone, j'avais compris que tu parlais de lui … Pourquoi tout simplement parce que je n'avais pas beaucoup de choix dans les hommes proche de toi. C'était soit ce fameux Tomoya ou bien l'autre jeune homme dans ta vie, Wei Zhou qui était à ce que j'avais pu en comprendre ton meilleur ami lui. Tu ne parlais jamais de l'un ou de l'autre de la même façon, je voyais bien qu'il y avait une différence dans les liens avec ces deux hommes. Tu étais attaché autant à l'un qu'à l'autre ça j'en étais convaincue mais je pense que réellement ce n’était pas le même attachement que tu avais pour les deux. Je finis par te dire

" Et alors ? Être lié à lui depuis toujours t'interdis d'avoir de réel sentiment tu penses ? Et crois-tu réellement que tu sois un pot de colle pour lui ? Il m'a l'air d'être un homme cultivé et réfléchis, il est médecin c'est ça ? Alors non je ne pense pas qu'il s'impose ta présence si tu étais réellement un pot de colle à ses yeux. " Je ris doucement en finissant par te dire " Oui ce serait très romantique … Et c'est vrai que le coté seul contre le monde entier donne envie en réalité. Enfin presque … Je l'ai déjà assez été pour ma part sans vouloir me retrouver dans cette situation au niveau amoureux également. "

Quand tu avais ensuite continué à parler en finissant par dire que tu allais me rendre folle en m'embrassant je m'étais mise à rire un peu et je t'avais demander comment aller tes chevilles mais je n'avais pas pris ça mal après tout comment je pouvais prendre mal un truc dit avec humour et que je savais que tu ne pensais pas être un maître dans l'art du baiser qui rendait accro tout personne qui y goûterais réellement. Je souris tendrement en te disant

" Tu penses réellement que c'est possible ? Qu'on pourrait après un seul baiser tombait d'un coup follement amoureux l'un de l'autre ? " Je me mets à rire doucement en disant " Je ne sais pas mais j'y crois pas … J'aurais l'impression d'embrasser mon … grand frère je crois c'est incestueux tout ça tu crois pas ? "

C'était vrai je pense que c'était pour ça que je t'aimais tant, j'étais enfant unique et j'avais toujours grandi sans autre enfant autour de moi donc je n'avais réellement pas eu l'occasion d'avoir des frères ou des sœurs de cœur. Et quand je t'ai rencontré j'ai trouvé d'un coup une personne attentive qui prenait autant soin de moi que je prenais soin de lui également. Et j'aimais ça c'était sans doute pour ça que tu me donnais l'impression d'être plus qu'un patron à mes yeux ou un ami tu étais comme un grand frère de cœur que j'aimais beaucoup. J'avais continué à t'écouter quand tu m'avais parler de ton idée de rencards à quatre qui pourrait passer pour de l'échangisme, cette idée m'avait fait sourire mais je me voyais quand même mal faire ce genre de trucs sans doute en grande partie parce que je n'avais pas confiance en mon corps au point de le faire devant des gens comme ça, ce qui était la base de l'échangisme quand même. Je te regarde en disant

" Oui ça doit être sympa mais je n'aime pas l'image que je renvois, donc l'idée de me dévêtir ainsi devant des gens que je ne connais pas c'est pas pour moi. Je ne suis pas prude hein, tu sais bien que j'ai aussi des idées libérales quand ça concerne le sexe mais pas l'échangisme, c'est pas pour moi. « Je souris en disant ça à mon amie. "

Nous avons alors continué à parler de ce que pourrait être ce mariage s’il finissait par arriver. Tu voulais qu'on vive chacun de notre côté et ça m'allait parfaitement. J'aimais ma vie telle qu'elle était et je t'avais alors dit que mon chien n’accepterait pas un homme dans ma vie en réalité. Et quand tu me demandas qui est Yuki je pris conscience que tu ne le connaissais pas, c'est vrai je t'avais jamais mis en sa présence non pas parce que j'avais peur qu'il te fasse du mal c'était pas dans sa nature mais j'avais surtout peur qu'il te bouscule et que tu te fasses mal par sa faute. Je souris tendrement en disant

" Oui comme je n'aurais jamais d'enfants à moi, j'ai trouvé un autre bébé à adopter et aimer. Et oui Yuki c'est mon chien c'est un Malamute d'Alaska, il est gris et blanc, c'est une grosse boule de poils qui ressemble à un loup. Je dis ça pour que tu es un visuel de lui … C'est un gentil chien mais il est brusque c'est pour ça que je te l'ai jamais présenté, il pourrait te blesser par accident et je ne veux pas. "


Je m'étais alors resservi un verre et je t'en avais aussi donné un, alors que l'on continuait de parler, quand tu me parlas de la soirée dont je venais de te parler, je restai un moment dans mes pensées avant de secouer la tête en te disant

" Non ce n'est pas une fête amusante, enfin ça peut l'être mais je doute que je m'y amuse énormément là-bas pour ma part. C'est un rassemblement d'ancien camarades, celle de l'année de ma Terminale et je retrouverais là-bas toutes les personnes qui étaient avec moi dans cette classe. J'aimais bien l'école quand j'étais plus jeune, j'aimais apprendre des choses mais l'année de mon Baccalauréat c'était pas la même chose … J'ai fini par retourner à l'école à reculons parce que je ne m’entendais pas avec tout le monde dans ma classe, après même si c'est le cas, j'ai envie d'y aller pour les deux trois amis que j'avais à l'époque et aussi pour montrer aux autres qu'ils ne m'ont pas détruit. Que j'ai mûri, j'ai grandi et je suis devenue la femme que je voulais être. "

C'est vrai je pensais réellement ce que je te disais, j'étais la femme que je voulais être, enfin du moins en théorie, parce qu'en pratique je ne savais pas réellement si j'avais de quoi être fière de moi. Et quand je disais qu'ils ne m’avaient pas détruit, est-ce que je pouvais réellement le dire ? Je ne pense pas même si j'étais fière de le penser, ce n'était pas vrai et j'en avais réellement conscience. Je pris mon verre et le sirota en plongeant dans mes pensées. Est-ce que je devais y aller ? Je n’en avais pas réellement la moindre idée.

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Park Minori

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MessageSujet: Re: Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''... [PV Eunae]   Mar 13 Fév - 2:30

► 19 janvier 2018, chez moi
Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''...
Eunae & Minori

L’alcool me détend, c’est vrai. J’aime bien boire en bonne compagnie, parfois, je laisse aller l’excès. Mais seulement en de rares occasions, après tout, je peux déjà être maladroit au naturel et si je n’arrive pas à marcher droit… ça empire un peu, beaucoup les choses. J’ai de drôles d’histoires, cela dit, et j’aime bien en rire. Je ne bois pas très souvent avec Eunae non plus, en général, c’est avec des amis qui me raccompagnent à la maison aux petites heures du matin. Ils m’empêchent de réveiller tout le monde en couvrant ma bouche avec leurs mains, puisque j’ai tendance à chanter des parodies de chansons populaires… même si je suis dans le couloir de l’immeuble. Ils m’empêchent de tomber partout en me retenant et m’empêchent aussi de grimper sur les tables pour montrer que je sais encore danser. Chose que je ferais très certainement, s’ils n’étaient pas là! Alors que pourtant, je ne danse pas devant les gens, si je suis sobre. Mais bon, lorsqu’alcoolisé, je ne danse pas sérieusement… Je me laisse simplement aller et c’est probablement très drôle à voir, j’ai aussi tendance à vouloir faire danser mes amis, donc je prends leurs mains, je les attrape par la taille ou peu importe ce qui me tombe sous la main et je les invite à se bouger. Ça donne parfois de drôles de situations, mais bon, si je suis saoul, en général, mes amis aussi donc nous rions tous ensemble. Je n’ai jamais atteint ces sommets avec mon assistante, cela dit.

Il arrive aussi parfois que je rentre accompagné par des inconnus, dans une toute autre optique. Je crois qu’Eunae ne s’étonne plus de trouver des inconnus avec moi dans mon appartement, les matins où elle vient plus tôt pour des raisons particulières… ou simplement si je n’ai pas entendu mon alarme sonner ce matin, puisque l’alcool et la nuit m’ont assommé. Les gens ne traînent heureusement jamais longtemps, le lendemain matin. À la limite, ils prennent une douche parce qu’ils doivent aller travailler directement puisque nous nous sommes réveillés trop tard. Je ne prends pas toujours la peine de les présenter à mon assistante, ça n’a pas d’intérêt et… franchement… je ne me rappelle même pas toujours de leur prénom. Dans ces cas-là, c’est qu’ils ou elles me l’ont dit quand nous en étions déjà à trop de verres. Je ne me vexe pas s’ils ne se rappellent pas de mon nom non plus. C’est très rare que nous gardons contact, donc il n’y a pas d’intérêts à retenir le nom. Je me rappelle encore moins de ce qu’ils pouvaient avoir l’air et ce n’est pas au réveil, alors que je les invite à sortir de ma vie, que je vais leur demander si je peux toucher leurs visages pour les imaginer. Du coup, j’ai des souvenirs de sensations floues… des sons… puis des voix au petit matin. Les voyants grimacent parfois en voyant la tête de leurs amants d’une nuit arrosée et bien moi, je grimace parfois en entendant leurs voix! Puis, quand ils sont partis, Eunae peut parfois me réconforter avec ses descriptions… ou me faire regretter d’avoir bu.

D’autres fois, je bois un peu plus tranquillement… comme lorsque je bois avec Eunae, justement. Je suis plus léger qu’à l’habitude, je rigole, je dis des idioties, je fais des aveux… J’accepte des propositions farfelues et je me retrouve fiancé, en quelques sortes et pas pour de vrai, avec mon assistante! Si on avait été à Las Vegas, on irait à une petite chapelle et on se ferait marier par un Elvis ou par une Cher! Mais, heureusement pour nous et nos idées d’honorer ma promesse à ma mère, nous sommes de retour à Séoul et la vie y est plus tranquille. Nous aurons plutôt le mariage de nos rêves d’enfants, enfin, Eunae aura la robe, pas moi! Je me rappelle que j’en ai déjà rêvé aussi, cela dit, mais… je ne me sens pas trop de porter la grosse robe de princesse blanche, en ce moment. Peut-être que dans cinq ans ce sera le cas, je ne le saurai que plus tard.

-« Je ne vois pas de différence, chacun a sa conception du mariage. Et puis Minori tu sais à mes yeux tu es autant un homme qu'une femme, je ne vois pas de différence entre les liens que j'ai avec des filles ou avec des garçons pour toi même si j'avoue que j'ai plus d'amies filles quand même. »

Je ris joyeusement en entendant ceci.

-« Dans ma tête, je suis un être humain aussi. Je n’ai pas de genre défini, je mets ce dont j’ai envie sans me soucier de tout ça… » admis-je avec le sourire. « Donc, je le prends comme un compliment! » ajoutai-je avant de prendre une gorgée de soju.

-« Pourquoi je ne pourrais pas faire un mariage d'amour … Je ne sais pas sans doute parce que j'ai ce sentiment depuis des années à présent. Et vu qu'on en est aux révélations, je ne pense pas que je suis la femme parfaite pour un homme, et ça n'a rien à voir avec le fait d'avoir jamais été amoureuse ou pas, parce que je suis déjà tombé amoureuse plus d'une fois mais j'ai jamais perdu la tête pour quelqu'un au point de ne pas pouvoir imaginer ma vie sans cette personne … enfin non c'est faux parce que je me souviens d'un amour où j'ai éprouvé ça mais la vie a décidé de me prouver que je m'étais fait des illusions … Et j'ai cruellement appris la leçon. »

Je fronçai les sourcils, pas trop certain de comprendre. J’étais trop saoul pour suivre la conversation? Ou ma petite Eunae se contredisait? Ne venait-elle pas de me dire qu’elle n’avait jamais été amoureuse? Et maintenant, elle me disait l’avoir été… mais ne pas l’avoir été… mais l’avoir été?

-« Pourquoi tu ne serais pas la femme parfaite pour un homme? Tu es l’assistante parfaite pour moi! Je te considère comme ma petite soeur et la personne qui t’es destinée est très chanceuse~ » lui répondis-je avec un sourire affectueux.

Je ne la draguais évidemment pas, mais je lui disais tout de même ce que je pensais. Eunae est intelligente, débrouillarde, attentionnée, gentille, drôle… Bon, son plus gros défaut est qu’elle a un patron qui lui donne un travail monstre… Mais si jamais elle venait à rencontrer quelqu’un et que c’est sérieux, j’imagine qu’elle me le dirait et je m’arrangerais pour lui donner plus de temps libre. Je pourrais peut-être envisager d’engager une seconde assistante, afin qu’Eunae en ait moins à faire et qu’elle puisse être plus libre.

-« Comment tes sentiments étaient illusoires? Alors que tu dis qu’ils étaient assez forts pour que tu n’imagines pas ta vie sans cette personne? » ajoutai-je, essayant de comprendre ce que mon cerveau alcoolisé avait zappé.

Je n’osais pas lui demander quelle leçon elle avait appris, j’étais saoul, à côté de la plaque, mais pas encore à en danser sur la table, donc, j’avais encore un minimum de filtres… et de sens? Je crois? Si elle veut m’en parler, évidemment, je l’écouterai avec attention. Évidemment, je suis là pour elle que ce soit pour rire ou pleurer. Je ne suis pas que son patron, enfin, je ne me considère pas que comme ça… mais c’est elle qui sait comment elle me considère, cela dit.

-«  Je sais que je pourrais rencontrer une personne avec qui je pourrais être bien, avec qui je voudrais m'engager et crois moi je le souhaite dans le fond, je ne suis pas hermétiquement fermé à l'idée d'être un jour amoureuse, bien au contraire. Mais si nous en arrivons à nous marier et que je rencontre cette personne, ça me dérange que tu te sentes obligé de divorcer pour mon bien ce serait égoïste non de te demander une telle chose ? »

-« Tu n’as pas à t’inquiéter pour ça. Ce serait encore plus égoïste de t’empêcher ton rêve d’enfant du grand amour, non? » répondis-je avec un petit sourire triste. « Puis, si ça se trouve, tu le rencontreras avant qu’on ne se marie aussi! On n’aura pas à divorcer comme ça! » ajoutai-je en haussant doucement les épaules.

Ce n’est pas parce que je ne peux pas vivre l’amour dont je rêve que je veux empêcher mon entourage de le vivre! Je sais que beaucoup de gens disent se sentir plus heureux grâce à cela, que sans ça, leur vie serait différente… et qu’il manquerait quelque chose. Je peux comprendre, même si je ne veux pas l’admettre. Il me manque quand il n’est pas là. En réalité, même quand il est là, il réussit à me manquer, puisque la distance entre nous me pèse en silence. Et maintenant, puisque je n’ai pas passé de temps avec lui depuis des mois… et que l’alcool me délie la langue… je trouve un moyen de parler de lui.

-« Et alors ? Être lié à lui depuis toujours t'interdit d'avoir de réels sentiments tu penses ? Et crois-tu réellement que tu sois un pot de colle pour lui ? Il m'a l'air d'être un homme cultivé et réfléchis, il est médecin c'est ça ? Alors non je ne pense pas qu'il s'impose ta présence si tu étais réellement un pot de colle à ses yeux.  »

Je soupirai, puis posai mon verre sur la table basse. Je me mordis les lèvres et passai mes mains sur mon visage, avant de me caler dans le canapé à nouveau.

-« Non, ce n’est pas ça. Il m’a demandé de l’oublier, il y a longtemps… et il n’a pas réagi quand je me suis éloigné pour agir en conséquences. Si je retourne vers lui… ce serait revenir sur ma parole et puis quoi? Je devrais encore plus m’éloigner, cette fois? Je ne pourrais plus lui parler, rendu là, je crois. Il saurait que je n’arrive pas à l’oublier, même si je dis que oui. » expliquai-je tristement en passant mes mains dans mes cheveux, les ramenant vers l’arrière. « Oui, il est cultivé et réfléchi et est médecin… même si on peut être les trois séparément aussi… J’étais un vrai pot de colle, toujours sur son dos ou dans ses bras, quand j’étais enfant. Aujourd’hui, c’est loooooin d’être le cas, mais je crois que je suis toujours envahissant. » ajoutai-je avec un petit rire.

Je hochai doucement la tête, préférant ne plus trop y penser. Il me manquait… Entendre sa voix au téléphone était une chose, mais ce n’était pas assez. Je n’ai pas l’habitude à ce que nous nous fréquentions tous les jours, mais quelques fois au moins. Tandis que là, ça fait des mois que nous n’avons pas passé de temps ensemble… Je taquinai plutôt mon assistante, essayant de chasser le manque de mon esprit.

-« Oui ce serait très romantique … Et c'est vrai que le côté seul contre le monde entier donne envie en réalité. Enfin presque … Je l'ai déjà assez été pour ma part sans vouloir me retrouver dans cette situation au niveau amoureux également. »

-« Je te comprends… Je le suis assez aussi, ne t’en fais pas! » répondis-je en riant.

Je continuai avec mes blagues, taquinant mon assistante sur comment notre mariage pourrait tourner. Je ne pense pas qu’elle tombera amoureuse de moi avec un seul baiser, ni avec mille baisers. Oui, j’ai confiance en mes baisers et mes talents d’amants, mais ce serait simplement bizarre d’embrasser Eunae. On ne pourrait pas tomber amoureux, même si on s’y efforçait!

-« Tu penses réellement que c'est possible ? Qu'on pourrait après un seul baiser tombait d'un coup follement amoureux l'un de l'autre ? »

-« Dans les films… ça marche, non? Dans les dramas aussi? » répondis-je avec un sourire amusé. « Pourquoi ça ne marcherait pas pour nous! » ajoutai-je, continuant la blague.

-« Je ne sais pas mais j'y crois pas … J'aurais l'impression d'embrasser mon … grand frère je crois c'est incestueux tout ça tu crois pas ? »

J’éclatai de rire en entendant sa réponse, après tout, je partageais totalement son avis.

-« Ce serait trop bizarre, oui! On ne le fera qu’une fois, pour la cérémonie et ce sera le baiser le plus court et le plus léger de l’histoire des baisers de mariage. On dira qu’on est pudiques. » proposai-je en riant toujours.

Nous devrions aussi établir que nous ne nous embrasserons pas quand les gens cogneront leurs ustensiles contre les coupes! Le moins de baisers il y aura, mieux nous nous porterons! Un beau petit mariage très, très, très pudique. Rien de compliqué, nos lèvres loin de celles de l’autre. Ça ira. Je me sentais flatté et content de l’entendre me dire qu’elle me considérait comme un grand frère. J’ouvris grand les bras, lui souriant.

-« Allez, viens faire un câlin à ton faux fiancé, grand frère! Pas de baisers, juste un câlin! » lançai-je joyeusement.

Je ris un peu, puis continuai à parler de notre futur mariage. Mieux valait qu’on établisse maintenant ce que nous aurions le droit de faire et ce avec quoi nous serions à l’aise. Nous n’allions pas coucher ensemble, mais nous avons tout de même chacun des besoins… Je lui proposai donc que nous jouions les échangistes, juste pour rire avec de faux rencards doubles.

-« Oui ça doit être sympa mais je n'aime pas l'image que je renvois, donc l'idée de me dévêtir ainsi devant des gens que je ne connais pas c'est pas pour moi. Je ne suis pas prude hein, tu sais bien que j'ai aussi des idées libérales quand ça concerne le sexe mais pas l'échangisme, c'est pas pour moi.  »

-« On ne sera pas obligés de le faire non plus~ Ne t’inquiète pas, on aura nos amants et amantes en secret, c’est tout. » répondis-je avec douceur, ne voulant pas qu’elle se croit obligée. « Je n’ai ''vu'' que ton visage et il est joli~ Pour ton corps, les gens autour de moi me disent que tu es ravissante, donc tu n’as sûrement rien à craindre. » ajoutai-je toutefois, voulant la réconforter.

Le physique n’est pas le plus important, mais il faut l’accepter pour se sentir bien dans sa peau, après tout. Je n’aimais pas trop savoir que mon amie n’aimait pas son corps, cela m’attristait, en réalité et je me demandais bien pourquoi… Sans parler du fait que je me demandais aussi comment je pourrais l’aider à se sentir mieux. Je continuai de tenter de la rassurer, disant que le mariage ne changerait rien à nos vies. Je proposais des choses, oui, mais elle n’était pas obligée d’accepter et surtout, je voulais que nous gardions notre bonne relation naturelle. Je demandai d’ailleurs à mon assistante si son Yuki était son chien, comme je m’en doutais, puisqu’elle parla de lui.

-« Oui comme je n'aurais jamais d'enfants à moi, j'ai trouvé un autre bébé à adopter et aimer. Et oui Yuki c'est mon chien c'est un Malamute d'Alaska, il est gris et blanc, c'est une grosse boule de poils qui ressemble à un loup. Je dis ça pour que tu es un visuel de lui … C'est un gentil chien mais il est brusque c'est pour ça que je te l'ai jamais présenté, il pourrait te blesser par accident et je ne veux pas. »

-« Tu ne veux pas d’enfants? » demandai-je, innocemment.

Après tout, je ne voyais pas pourquoi elle n’aurait jamais d’enfants à elle, sinon. À ma connaissance, il n’y a rien qui l’empêchera d’en avoir, sinon le manque de désirs~

-« Je ne suis pas fait en verre, tu sais ~ même s’il est vrai que je me blesse souvent à cause de mes maladresses… » admis-je avec un petit rire. « J’aimerais bien le rencontrer, je suis sûr qu’il a un pelage très doux! » ajoutai-je avec un petit sourire.

Je pris le verre que mon assistante me donna avec joie et pris une gorgée avant de lui dire que je lui devrais un sacré service. Chose qui mena sur une certaine soirée. J’étais curieux, j’espérais entendre quelque chose de joyeux, je l’admets. Je voulais que ma charmante Eunae ait des plans joyeux dans son avenir!

-«  Non ce n'est pas une fête amusante, enfin ça peut l'être mais je doute que je m'y amuse énormément là-bas pour ma part. C'est un rassemblement d'anciens camarades, celle de l'année de ma Terminale et je retrouverais là-bas toutes les personnes qui étaient avec moi dans cette classe. J'aimais bien l'école quand j'étais plus jeune, j'aimais apprendre des choses mais l'année de mon Baccalauréat c'était pas la même chose … J'ai fini par retourner à l'école à reculons parce que je ne m’entendais pas avec tout le monde dans ma classe, après même si c'est le cas, j'ai envie d'y aller pour les deux trois amis que j'avais à l'époque et aussi pour montrer aux autres qu'ils ne m'ont pas détruit. Que j'ai mûri, j'ai grandi et je suis devenue la femme que je voulais être. »

Je fronçai les sourcils en entendant son histoire. Je me demandais ce qui avait bien pu se passer et pourquoi elle disait ce genre de choses… Ce n’était pas tellement le genre d’histoires dont elle me parlait, normalement. Pourquoi disait-elle qu’ils ne l’avaient pas détruit? Pourquoi y aller semblait lui faire peur?

-« Tu peux inviter les gens que tu veux revoir alors et ne voir qu’eux? » proposai-je, en haussant doucement les épaules. « Comment auraient-ils pu te détruire? Tu es ma petite Eunette, Eunette l’invincible! La meilleure! La plus forte! Celle que personne ne vaincre! » ajoutai-je avec un grand sourire se voulant réconfortant.
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MessageSujet: Re: Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''... [PV Eunae]   Mer 14 Fév - 4:23

► 19 janvier 2018, chez moi
Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''...
Eunae & Minori

 
L'alcool a sur chacun de nous ses influences, je n'étais pas du genre à danser ou un hurler comme une cinglée mais il paraît selon mes amis que j'étais très drôle quand j'étais réellement bourré et encore là même si on avait assez bu je me considérais réellement pas soûle pour autant. J'étais enivrée je le sentais bien mais j'avais quand même encore un peu de lucidité enfin je crois parce que j’avais quand même accepté de t'épouser quand on aura trente ans si jamais tu ne trouvais personne d'autre pour le faire d'ici là ou alors que moi je trouve une personne pour le faire. Je te regardais devant moi soûl également et je souris intérieurement ça faisait du bien de passer ce genre de soirée avec toi quand même. Non pas qu'on ne s’amusait pas énormément dans le travail en réalité mais on bossait énormément quand même et parfois on avait pas le temps de s'amuser en réalité ce qui ne me dérangeait pas. J'aimais travailler ça me permettait de me sentir utile à la société et ça me faisait vraiment du bien d'avoir ce sentiment pour moi. Je souris doucement en continuant à boire mes verres tranquillement tout en continuant à te parler de tout et de rien, m'ouvrant à toi sur des sujets qu'on n’avait réellement jamais abordés toi et moi. Nous avions alors parler de nos mariages de nos rêves et je t'avais fait part de ma vision des choses même si je t'avais aussi dit ne pas croire que c'était en réalité pour moi. A tes mots sur ta personne je souris en te disant
 
Tu sais très bien que j'approuve entièrement ce que tu dis Minori. Tu es la personne la plus humaine que je connaisse, je n’ai pas le souvenir de t'avoir jamais vu t'en prendre délibérément à une personne, tu es toujours d'une gentillesse infinie avec les gens qui t'entourent même si tu as ton petit caractère malgré tout quand même. "
 
J'avais ensuite enchainé sur le mariage d'amour que je ne considérais plus pour moi depuis bien longtemps à présent. J'avais sur le corps de nombreuses marques qui était plus que des cicatrices physiques mais bien des cicatrices morales qui me faisait fuir les relations qui pourraient devenir trop sérieuses mes yeux. J'avais eu des petits amis, j'avais vécu des relations plus ou moins longues mais même si j'avais aimé et j'avais été aimé, je n’avais jamais dépassé des relations qui duraient plus d’un an pourquoi ? Sans doute parce que oui je n’étais pas le genre de femmes à épouser avec qui on pourrait construire une véritable famille. A tes questions je tournais la tête vers toi en disant
 
" Pourquoi ? En fait je pense pas que je suis prête tout simplement à laisser un homme entrait réellement dans ma vie … J'ai eu des relations amoureuses mais je m'arrange pour qu'elles ne durent jamais tu vois. « Je souris en disant » J'aime travailler pour toi j'ai appris des choses que je n’aurais jamais penser un jour devoir apprendre mais que j'ai aimé apprendre pour te faciliter les choses même si tu me l’as jamais demandé en réalité c'était une chose que j'ai voulu faire pour toi. Et je trouve que c'est normal que je m'adapte à ta cécité dans mon travail." je souris encore plus en te disant d'une voix douce " Tu es comme mon grand frère … je suis fille unique et avoir ce genre de rapport me manquait je pense. "
 
Non tu ne m'avais jamais dragué et que notre relation avait toujours été plus que claire entre nous, nous avons toujours été très claire dans ce que nous voulions toi et moi. Tu étais vraiment le patron rêvait pour une fille comme moi qui n'avait jamais réussi à rester inactive, à l'école enfant quand j'étais petite ça avait été un problème puis ma mère m'avait inscrite à des activités extra scolaires pour combler ce trop-plein d'énergie … Et cela avait suffi à faire de moi une élève modèle à l'école. J'avais ainsi fait de nombreux sports comme de la gymnastique que j'aurais pu faire à haut niveau mais j'avais arrêté à l'adolescence après ce qui m'étais arrivé. Je ne le regrettais pas réellement mais parfois je me disais que cette triste aventure avait réellement brisé certaine chose en moi. Quand tu me demandas pourquoi mes sentiments étaient illusoires quand je t'avais fait part de mon amour de jeunesse, je restai un moment silencieuse en te disant finalement sans y réfléchir
 
Parce que ce garçon je l'associe à une chose qui m'est arrivé en terminale. Oui je l'aimais, oui je m'imaginais stupidement finir ma vie avec lui. Il était gentil et c'était l'un des rares garçons de ma classe qui ne me rappelait jamais que ma mère était une pute. Nous travaillons très souvent ensemble pendant les TD et j'appréciais passer du temps en sa compagnie …. Puis il y a eu un bal une soirée, un bal des terminales qui avait été organisé pour toutes les classes de notre lycée. Il m'avait invité à être sa cavalière en tant qu'amie uniquement et pas petite amie, et même si j'avais été déçue, j'ai accepté pour être avec lui. " je regarde un moment fixement et le volume de ma voix baissa un moment avant de finir par avouer. " C'est ce soir-là que s’est arrivé …. Alors quand je dis que mes sentiments étaient illusoires c'est parce que j'ai appris ce jour-là que les hommes étaient des mufles égoïstes qui ne pensaient qu'à eux … Et j'associe ce garçon à la pire épreuve de ma vie si j'ose dire et que ça m'a fait mal quand j'y pense du coup je me dis que ce n'était qu'illusoire de penser qu'il était sans doute la bonne personne pour moi. "
 
Je restai un moment silencieuse en me demandant si tu allais réellement comprendre ce que j'avais essayé de te dire, et je savais que je n'étais pas réellement claire en réalité. Je me demandais aussi ce qu'aurait été ma vie si j'avais refusé de l'accompagner ce jour-là. Peut-être que je n'aurais jamais été violé et peut être que je n'aurais pas dû mentir à ma mère en particulier, et j'aurais été une tout autre femme ça s'était même certain à vrai dire. Pendant un long moment, j'avais refusé de retourner au lycée mais ayant menti à ma mère j'avais dû inventer une toute autre cause à mon refus d'y aller. J'avais prétexté une maladie quelconque et j'avais fini par me reprendre pour retourner en cours j'avais mon bac à la fin de l'année après tout. Tu continuas à parler et tu m'avais parlé de ton ami que je ne connaissais pas et j'avais souris un peu, j'ai toujours pensé que c'était un gâchis vous deux, je le connaissais pas mais je te connaissais et je voyais que tu faisais tous pour t'engager le moins possible avec quelqu'un mais pourtant cet homme faisait partie de ta vie toujours. Je t'avais alors fait par de ma façon de penser et avait écouter ta réponse par la suite, avant de te répondre
 
" Je ne sais pas mais je me dis que vous êtes toujours liés c'est bizarre non ? Il t'a demandé de l'oublier c'est vrai mais vous êtes toujours dans la vie l'un de l'autre pourtant. L'amour parfois est compliqué, c'est un sentiment qui est très beau quand on le ressent mais il complique tout. Et comme on dit l'amour a ses raisons que la raison ignore … Oui je comprends très bien ce que tu essaies de me dire, te remettre à fond sur lui te fait peur. Tu as peur de te bercer d'illusion alors que lui n'aurait aucun sentiment pour toi … et je ne le connais pas réellement donc je ne peux pas parler pour lui en réalité. Mais je comprends que ce soit compliqué pour toi. "
 
Je te laissai dans tes pensées en buvant mon verre puis je te regarde alors avec un sourire en te disant que l'idée seuls contre le monde entier n'était pas pour moi, j'avais déjà donné de ce coté-là. Et je ne pus m'empêcher de rire un peu quand tu me dis que toi aussi tu avais donné de ce côté-là, et c'était vrai. Tu n'avais pas eu la vie facile jusque-là. Nous étions ensuite revenus à un sujet plus léger sur le fait que je pourrais peut-être tomber amoureuse de toi suite au baiser que l'on échangerait lors du mariage, j'avais ris en te disant que je doutais quelque part que ça soit le cas et à ta réponse j'avais un peu plus ris.
 
" Je sais mais la vie ce n'est pas un film et parfois c'est dommage que ce ne soit pas aussi simple je trouve … Mais bon c'est comme ça. " Je ris en t'écoutant me décrire notre potentiel baiser et je souris en disant " ON fera comme ça c'est très bien. Un baiser pudique et léger ça me va et j'aurais moins de culpabilité à embrasser sur la bouche mon grand frère de cœur. "
 
Je souris en disant ça puis quand tu me dis que tu voulais un câlin, je me levai sans attendre que tu es fini ta phrase puis m'installa à tes cotés sur le canapé, avant de venir te prendre dans mes bras souriant doucement en disant
 
Oui juste un câlin ce n'était pas la peine de préciser qu'il n'y aurait pas de baisers."
 
Je te gardai contre moi un moment en te serrant dans mes bras étrangement ça me fit du bien dans le fond, je me rendis compte que j'avais besoin d'un peu de tendresse et douceur et que je ne m’en étais pas rendu compte jusque-là. J'étais resté comme ça un moment et j'avais continué à parler en te disant des vérités sur moi comme le fait que je n'aimais pas mon corps et que je détestais l'idée de le montrer à tout le monde. Quand tu semblas étonné par mes mots je t'observais en souriant avant de dire.
 
" C'est gentil ! Oui je suis jolie paraît-il tu n'es pas le premier à me le dire en fait mais tu sais que les juges les plus durs sur nous c'est nous-même. Je ne me trouve pas belle ou jolie … Avec du charme à la rigueur mais ce n'est déjà pas mal non ? Mais c'est aussi parce que j'ai de nombreuses cicatrices sur le corps que je cache très souvent du moins autant que possible. "
 
Je t'avais avoué un truc que je parlais très peu à savoir mes cicatrices. Mais c'était vrai que je cachais mon corps, tu ne pouvais pas le voir bien sûr pour des raisons évidentes dû à ta cécité, mais bien que je portais des jupes ou des robes très souvent elles étaient plutôt longues pour cacher au maximum mon corps. Et les hauts que je portais étaient plus moulant que réellement échancrés ou courts qui pourraient montrer mon ventre pour ne pas infliger aux gens mes cicatrices même si certaine étaient couvertes par un immense tatouage qui prenait tout mon flanc gauche, redescendant sur le bas de mon ventre. J'avais fait le choix de me faire tatouer ce phénix qui était le symbole de ma reconstruction vu que je l'avais fait à l’âge de 18 ans. Nous avons continué de parler tranquillement avant de te parler de mon chien qui était ma seule compagnie dans mon appartement et je t'avouais que c'était mon bébé le seul et unique enfant que je n’aurais sans doute jamais, avant de te répondre à ta question
 
J'ai eu une IST mal soignée. " ne précisant pas de quelle manière j'avais attrapé cette maladie. " Je ne pourrais jamais avoir d'enfant à proprement parler parce que la maladie que j'ai attrapé à ce moment-là, est une maladie qui a obstrué mes trompes donc qui empêche la circulation de mes ovaires comme ça devrait être … Ça fait bizarre de te dire ça à toi mais tu voulais savoir donc je te le dis voilà. En fait non ce n’est pas que je ne veux pas d'enfants, c'est parce que je suis stérile." je souris en ajoutant " Je sais que tu n'es pas en verre mais il est brusque et oui c'est une énorme grosse boule de poils et d'amour mais si tu veux le rencontrer à la rigueur, on pourrait aller dans un parc un jour, j'y vais souvent avec lui, il aime être à l'extérieur comme beaucoup de chiens sibériens. Et l'extérieur le canalisera, et il risquera moins de te rentrer dedans sans faire attention. Mais j'ai remarqué qu'il était plutôt doux quand il le voulait qui sait peut-être que si il se rends compte de ta cécité, il sera plus délicat avec toi. "
 
J'étais convaincue que Yuki saurait être doux avec toi souvent les chiens réagissent aux handicaps des gens en réalité. Et oui il saurait vraiment être gentil avec toi j'en étais sure et certaine en vrai. Je t'avais servi un verre et quand tu me dis que tu me devrais un service si j'acceptais de t'épouser, je souris et te dis que tu ne me devais rien en réalité puis si j'avais un service à te demander c'est pour la soirée d'anciens camarades organisés par les anciens de mon lycée à laquelle je ne savais pas si je devais aller ou pas encore. Et je ne te disais pas mes raisons réelles en vrai exactement, en gardant secret les raisons qui ne me donnait pas en réalité envie de voir tous ces gens. Quand tu me dis que j'étais ta Eunette l'invincible je sentis mes défenses s'effondraient en réalité et je finis par te dire calmement cependant
 
" Je ne suis pas invincible Minori, oui j'ai du caractère mais contrairement à ce que j'ai envie de faire croire oui ces gens m'ont détruites. D'accord je me suis relevé mais je ne pourrais jamais oublier ce qu'ils m’ont fait. Tu te souviens cette fameuse soirée dans mon adolescence dont je t'ai parlé … il s'est passé un truc qui a changé ma vie à jamais. J'avais fait un effort pour cette soirée, je m'étais faite jolie pour ce mec qui ne voyait qu'une amie en moi et j'ai bien vu que je plaisais aux garçons mais j'étais avec mon camarade de classe donc je n'y ai pas prêté attention. Dans la soirée, certains garçons de ma classe m'ont bloqué dans un coin du lycée alors que j'étais partie aux toilettes … Ils m'ont très vite fait comprendre que j'étais comme ma mère et que je n'avais pas à jouer ma sainte-ni-touche. Je n'ai pas compris réellement ce qu'ils voulaient dire par là au début et je me suis pris un coup qui m'a fait tomber, deux des garçons m'ont tenu pour que je ne bouge pas … Et ils ont commencé à me violer, et je suis resté un peu conscience pour voir que trois garçons de ma classe était mes violeurs ce soir-là …Et je pense qu'ils ont dû tous y passé en réalité, du moins je le crois parce que j'ai fini par perdre connaissance … Je me suis réveillée à l'hôpital, je n'ai jamais su qui m'avait emmené là-bas, j'avais subi un viol collectif d'après ce que les médecins m'ont dit. Je voulais mourir parce que vivre avec cette idée était horrible pour moi, j'avais le sentiment que l'on m'avait détruites physiquement et psychologiquement. C'est à ce moment-là que j'ai attrapé mon IST qui a été diagnostiqué trop tardivement et avait déjà fait des ravages sur mon corps. Alors oui ils ne m'ont pas détruite parce que je suis toujours debout mais dans le fond ils ont fait de moi cette femme qui ne sera jamais bonne à rien, ils m'ont privé de mon seul devoir en tant que femme … je pourrais jamais donner d'enfants à l'homme que j'aimerais."
 
C'était vrai, ils m'avaient détruites pus que je ne voulais le dire et je ne leur pardonnerais jamais ça. J'aurais dû à l'époque portés plaintes contre eux et je me disais que parfois je pouvais encore le faire, il n'y avait pas encore prescription en réalité. Et comme j'avais été conduite à l'hôpital mon viol avait été constaté médicalement donc j'avais les preuves nécessaires s’il fallait.
 
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Park Minori

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MessageSujet: Re: Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''... [PV Eunae]   Ven 23 Fév - 1:07

► 19 janvier 2018, chez moi
Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''...
Eunae & Minori

Je me sens un peu plus léger, depuis peu. La personne responsable de ma cécité a finalement passé de vie à trépas. Mon contrat avec Agency s’approche tranquillement de sa fin aussi. Je sens la douceur de la liberté venir caresser mon visage, me promettant mille choses plus belles les unes que les autres. Mes humeurs sont donc les premières à être influencées par ces changements. Je parle un peu plus librement avec mon entourage, me sentant moins contraint au silence absolu. Il serait mentir que de dire que je n’ai aucun stress et aucune crainte qu’en à mon avenir. Il m’avait été très difficile de trouver une agence qui m’acceptait, lorsque je suis arrivé et pourtant, je cachais tout ce qui gênait. Aujourd’hui… les secrets que je cachais sont connus et cela rend mes recherches un peu plus ardues, je l’admets. Mais même si mes aveux m’ont fait traverser de terribles épreuves et me rendent parfois la vie compliquée, je suis heureux et fier de les avoir fait, au final. Je le referais, si j’avais à le faire. J’ai réussi à surmonter ces obstacles et je suis toujours cette voie qui me permet de m’épanouir un peu plus à chaque expériences. J’ai un succès qui n’est pas négligeable, sans pour autant être du même niveau qu’une idole ou un chanteur de rock. Mais bon, mon domaine est légèrement différent. La musique classique n’attire pas le même genre de foules,les fans sont plus tranquilles et calmes. Cela ne m’empêche toutefois pas de composer parfois des chansons à saveur plus pop ou rock, je n’aime pas me limiter après tout et explore tout ce que je peux. Le fait que j’aie une telle difficulté à m’arrêter à une seule chose, que j’ai envie de tout essayer… J’ai parfois peur que cela ne devienne problématique. Mais bon, je peux me rassurer en me rappelant que certaines choses ne changent pas… Je n’ai jamais voulu changer quand à mon domaine de travail, c’est toujours resté dans les arts et dans la musique, d’une manière ou d’une autre. La danse a été remplacée par la musique, mais j’en faisais déjà aussi de base. Puis, à mon plus grand damn, mon coeur n’a jamais voulu se détourner complètement de Tomoya…

Ma curiosité est insatiable, mais c’est probablement parce qu’elle va de paire avec mon imagination qui s’emballe facilement. J’aime essayer de nouvelles choses, découvrir quelque chose que je ne connaissais pas, repousser mes propres limites et expérimenter de nouvelles sensations. C’est probablement ce qui fait que je suis un bon compositeur et un bon musicien, aussi. Je cherche toujours une nouvelle manière d’exprimer l’émotion avec mes notes, je tente toujours d’atteindre la pureté et l’intensité la plus grande de ce que je veux partager. Je ne me laisse pas limiter par les «règles de l’art» ou par ce que j’ai appris lors de mes longues heures de cours privés et à l’école, puisque je m’étais spécialisé en musique, puisque la danse n’était plus possible. Eunae est probablement la mieux placée pour savoir combien je suis passionné par mon travail, puisque c’est elle qui m’assiste. Elle me voit toujours en train de composer ou jouer, je lui demande souvent son avis aussi. J’ai l’oreille, je sais ce qui sonne mélodieux et ce qui est mauvais, tout comme je sais très bien ce qui va marcher ou pas, si je compose quelque chose pour un public différent. Exemple, lorsque je compose pour les GR7 ou d’autres groupes de kpop. Je sais que le genre est différent, les fans accrocheront à autres choses. Je garde mon style personnel, mais je l’adapte selon les besoins. Je ne doute pas de mon talent et de mes capacités, mais j’aime tout de même savoir ce qu’en pense Eunae, avoir un avis extérieur. Mon assistante n’est pas compositrice ou musicienne, mais elle a bon goût et a une certaine créativité aussi. Je sais qu’elle me dira honnêtement son avis. Je ne l’écoute pas toujours pour autant, mais je prends toujours le temps de prendre ses mots en considération. Il m’arrive aussi d’appeler Tomoya ou de lui jouer mes dernières compositions ou même celles sur lesquelles je travaille, lorsqu’il vient chez moi, pour les mêmes raisons.

Alors que nous parlions mariage, je pensais déjà à quelques notes et arrangements pour une mélodie qui pourrait bien se prêter à l’événement. Comme l’alcool me rendait encore plus sociable et me déshinibait énormément… la mélodie à laquelle je pensais… on peut se demander si c’était un vrai coup de génie ou s’il sera heureux pour l’histoire que je ne m’en rappellerai pas demain matin! Je ne la chantonnai pas à mon assistante, me concentrant plutôt sur notre discussion légère mais sérieuse à la fois comme toutes les discussions entre deux personnes qui ont pris quelques verres en trop.

-« Tu sais très bien que j'approuve entièrement ce que tu dis Minori. Tu es la personne la plus humaine que je connaisse, je n’ai pas le souvenir de t'avoir jamais vu t'en prendre délibérément à une personne, tu es toujours d'une gentillesse infinie avec les gens qui t'entourent même si tu as ton petit caractère malgré tout quand même. »

Je souris, attendri et touché par ses belles paroles. J’avais un peu peur que mon assistante ne me voit plus gentil que je ne le suis, à moins que ce ne soit moi qui me perçoit plus méchant que je ne le suis.

-« J’ai plus qu’un petit caractère… Je ne suis pas aussi gentil que tu ne le dis, il me semble… La personne qui a causé ma cécité est morte récemment et je m’en réjouis. Je pense que c’est cruel de ma part… mais ça fait presque dix ans que je garde notre secret, que ça me pèse et qu’on me questionne sur le sujet. Maintenant qu’il est mort, je peux être tranquille… » admis-je sérieusement sur un ton très calme, en comparaison à mon humeur plus joyeuse.

Je soupirai longuement, puis penchai la tête sur le côté. Un sourire tranquille se dessina sur mes lèvres, puis je pris une gorgée. Je suis horrible, mais c’est un soulagement comme je n’en ai pas vécu depuis longtemps que de le savoir mort… Je n’avais pas l’intention de continuer sur ce sujet particulier, j’avais simplement voulu souligner que je ne suis pas un saint non plus. Je suis flatté, c’est vrai que mon assistante semble avoir une si haute image de moi, mais je me sentirais malhonnête de la laisser croire que je suis si gentil. Cela dit… on dit toujours que nous avons tendance à être le juge le plus dur avec soi, donc, au final… qui a raison? Eunae qui me croit si gentil? Ou moi qui me croit cruel, puisque j’ai une réaction … probablement simplement et purement humaine? Je laissai donc la liberté à Eunae de changer le sujet, me parlant plutôt d’elle et de son avis sur ses possibilités de mariage d’amour. Je l’écoutai avec attention, prenant toujours aussi délicatement ses aveux. Je me permis de lui poser quelques questions, souhaitant mieux comprendre son point de vue et la réflexion qui l’y avait mené.

-« Pourquoi ? En fait je pense pas que je suis prête tout simplement à laisser un homme entrer réellement dans ma vie… J'ai eu des relations amoureuses mais je m'arrange pour qu'elles ne durent jamais tu vois. »

J’esquissai un petit sourire amusé. Oui, je la comprends, après tout… je fais la même chose. Je ne sais pas si nos raisons sont les mêmes, peut-être que quelques-unes se rejoignent, mais il est à peu près impossible que nous ayons les mêmes au complet. La réalité de mon assistante et la mienne sont différentes, Eunae doit avoir ses propres peurs et ses traumatismes que j’ignore… mais peu importe nos raisons personnelles, nous partageons ce trait. Mon assistante le sait bien, étant au courant de pas mal de détails de ma vie professionnelle et personnelle de ces trois dernières années. Elle est assez intelligente pour se douter que mon comportement ne date pas d’hier.

-« J'aime travailler pour toi j'ai appris des choses que je n’aurais jamais penser un jour devoir apprendre mais que j'ai aimé apprendre pour te faciliter les choses même si tu me l’as jamais demandé en réalité c'était une chose que j'ai voulu faire pour toi. Et je trouve que c'est normal que je m'adapte à ta cécité dans mon travail. »

En effet, je n’avais demandé que la base à mon assistante, afin qu’elle puisse justement m’assister… c’était logique. Cela dit, Eunae en avait fait beaucoup plus que ce que je lui avais demandé. J’avais donc augmenté son salaire, tout naturellement, puisqu’elle dépassait mes attentes et que je considérais que son travail valait plus que le montant convenu de base. Mon assistante a rapidement su me montrer que j’avais eu raison de l’engager, contrairement à ce que mon manager me conseillait de faire. Au final, c’est lui qui n’a pas été à la hauteur du tout et qui m’a trahi, selon moi. Donc, je suis plus que content de me dire que j’ai ma petite Eunette à mes côtés, elle me simplifie la vie comme elle le peut et c’est très apprécié. Comme je le lui ai admis, pour moi, elle est plus qu’une simple employée.

-« Tu es comme mon grand frère … je suis fille unique et avoir ce genre de rapport me manquait je pense. »

Mon sourire s’agrandit en entendant ceci, je le prenais comme un compliment, mais c’était plus que ça et ça me touchait sincèrement. Je levai les bras dans les airs, formant un grand coeur avec et lui fit un clin d’oeil, avant de rire un peu.

-« Je comprends~ J’ai eu la chance d’avoir des amis dès mon plus jeune âge, à défaut d’avoir des petites soeurs ou des petits frères… mais c’est un lien spécial, qui… une fois qu’on y a goûté… nous change à jamais, je crois. » admis-je avec douceur.

Grâce à Wei Zhou, je ne me sentais pas seul, en Chine. Nous passions beaucoup trop de temps ensemble et cette petite peste est rapidement devenu le petit frère que j’aurais aimé avoir. En Corée, j’avais Taeyeon pour jouer le rôle de petite soeur, mais aussi une des grandes soeurs de Tomoya pour être ma fausse aînée. Tomoya n’a jamais été comme un frère, étrangement… ou peut-être que c’est normal, il a toujours été à part, il a toujours eu sa place spéciale. Je me suis senti très seul, lorsque j’ai emménagé au Japon. J’admets que je m’étais complètement fermé au reste du monde, lorsque nous y sommes retournés pour de bon… mais le fait que je n’y connaissais pratiquement personne, même si j’y avais de la famille, n’a que renforcé ma solitude. Je ne m’y étais jamais fait d’amis proches, ma mère n’y avait pas d’amies comme en Corée où elle avait grandi ou en Chine… Ses amies du Japon n’avaient pas eu d’enfants, elles avaient continué leurs carrières de danseuses. Or, quand j’y voyais toujours, j’aimais beaucoup danser avec elle et entendre leurs compliments à mon sujet. Mais… une fois aveugle… ce lien ne pouvait plus exister entre nous. Je me retrouvais dans un nouveau pays, sans amis, sans proches, sans mon sens de la vue, complètement perdu… Quand j’y pense, l’accumulation des détails à vraiment joué contre moi, à cette époque. Même ma cousine que j’aimais tant et pour qui j’ai gardé le secret au sujet de son père était très occupé avec la naissance de son nouvel enfant, puis… mon oncle étant rentré au Japon, j’étais mortifié à l’idée de le croiser chez sa fille.

Je balayai rapidement ces pensées et demandai plutôt à Eunae pourquoi elle n’avait pas cru en ses sentiments pour une personne qui semblait pourtant spéciale pour elle. Si elle me répondait que c’était à cause de son jeune âge, j’allais lui répondre que c’était une raison stupide… Après tout, nombre de gens se marient avec leur premier amour et ne le regrettent pas. Parfois, le coeur n’aime qu’une seule personne et ne trouve aucun intérêt pour les autres… on peut rencontrer cette personne, une fois que l’on a bien vécu, que l’on a mûri… ou quand on début sa vie et c’est donc avec cette personne qu’on vieillit. J’attendis sa réponse sans ciller, pensant qu’elle cherchait tout simplement à comment formuler les choses… peut-être n’avait-elle pas de réponses déjà prêtes et qu’elle devait y songer.

-« Parce que ce garçon je l'associe à une chose qui m'est arrivé en terminale. Oui je l'aimais, oui je m'imaginais stupidement finir ma vie avec lui. Il était gentil et c'était l'un des rares garçons de ma classe qui ne me rappelait jamais que ma mère était une pute. Nous travaillons très souvent ensemble pendant les TD et j'appréciais passer du temps en sa compagnie …. Puis il y a eu un bal une soirée, un bal des terminales qui avait été organisé pour toutes les classes de notre lycée. Il m'avait invité à être sa cavalière en tant qu'amie uniquement et pas petite amie, et même si j'avais été déçue, j'ai accepté pour être avec lui. »

Je haussai un sourcil en entendant le début. C’était une mauvaise chose? Un sourire innocent se glissa sur mes lèvres, en entendant la suite. Le souvenir commençait bien, ce garçon devait être gentil pour que Eunae ne l’aime, mais… comme elle disait que ses sentiments avaient dû être illusoires, je me demandais bien où elle voulait en venir. Je m’inquiétais d’autant plus en entendant le changement dans sa voix, l’émotion prenait tranquillement le dessus, venant donc étouffer le son de ses mots.

-« C'est ce soir-là que c’est arrivé …. Alors quand je dis que mes sentiments étaient illusoires c'est parce que j'ai appris ce jour-là que les hommes étaient des mufles égoïstes qui ne pensaient qu'à eux … Et j'associe ce garçon à la pire épreuve de ma vie si j'ose dire et que ça m'a fait mal quand j'y pense, du coup, je me dis que ce n'était qu'illusoire de penser qu'il était sans doute la bonne personne pour moi. »

Je fronçai les sourcils en écoutant son histoire. En vérité, Eunae en disait beaucoup… et en disait très peu à la fois. Je ne comprenais pas qui lui avait fait du mal ni comment. Était-ce ce jeune homme qu’elle avait aimé? Ou n’était-il qu’au mauvais moment, au mauvais endroit et comme son souvenir débutait avec lui… il passait à la trappe des méchants avec le lot? J’étais curieux, mais en même temps… Je n’osais pas poser de questions. Eunae disait que c’était la pire épreuve de sa vie, ce ne devait certainement pas être le genre de chose dont elle aimait discuter. Personnellement, j’ai toujours trouvé lourd et insupportable qu’on ne me pose des questions et qu’on insiste pour tenter de me faire parler. Si j’avais envie de parler, je le ferais, tout simplement. Si je ne le fais pas, c’est que je ne suis pas prêt à partager ce que je garde pour moi. C’est pourquoi je restai silencieux un moment, essayant de comprendre l’histoire de mon assistante, cherchant dans ma mémoire si elle ne m’avait pas donné d’autres indices par le passé ou plus tôt dans la soirée. Je ne lui demandais rien de plus, considérant qu’elle me parlerait d’elle-même, si elle en avait envie. Après tout, elle sait très bien qu’elle peut me parler de n’importe quoi sans avoir peur… Je repris la parole, après un moment de silence, puisqu’elle ne parlait pas. Je changeai de sujet, tout en restant en partie dans les mêmes nuances… Après tout, je lui parlais moi aussi d’une personne qui avait été et qui est encore importante pour moi. Cela dit, nos histoires amoureuses n’ont absolument rien en commun… enfin… pas celles dont nous parlions là. Non, j’essayais plutôt de lui rendre la pareille, m’ouvrant aussi à elle, mais en tentant d’alléger l’atmosphère. Bien que je ne saurais dire si mes aveux étaient vraiment légers…

-« Je ne sais pas mais je me dis que vous êtes toujours liés c'est bizarre non ? Il t'a demandé de l'oublier c'est vrai mais vous êtes toujours dans la vie l'un de l'autre pourtant. L'amour parfois est compliqué, c'est un sentiment qui est très beau quand on le ressent mais il complique tout. Et comme on dit l'amour a ses raisons que la raison ignore … Oui je comprends très bien ce que tu essaies de me dire, te remettre à fond sur lui te fait peur. Tu as peur de te bercer d'illusion alors que lui n'aurait aucun sentiment pour toi … et je ne le connais pas réellement donc je ne peux pas parler pour lui en réalité. Mais je comprends que ce soit compliqué pour toi. »

-« On est liés parce que sa mère est comme une tante pour moi. Nos mères ont grandi ensemble et sont restées inséparables, malgré la distance ~ » expliquai-je avec un petit sourire amer. « C’est compliqué… oui et non… Je dois l’oublier mais je n’y arrive pas. C’est ça qui est compliqué… Le reste est très simple. Tu le sais bien, tu es mon assistante depuis déjà trois ans, bientôt quatre… Nous avons été très, très proches… ou plutôt… j’étais trop proche à son goût, je l’ai bien compris… Puis, j’ai tenté de disparaître, je ne voyais pas d’autres moyens de l’oublier, je savais que je n’y arriverais pas si je gardais contact… » expliquai-je en haussant un peu les épaules, sur un ton calme et un peu nonchalant. « Mais… je suis devenu aveugle… et mon adorable et d’une infini patience de mère a fini par ne plus supporter mon renfermement… Elle savait, grâce à son dixième sens, que Tomoya me forcerait à m’ouvrir… On a recommencé à se parler, après… mais j’ai toujours eu la désagréable impression de le déranger… Donc… je gardais contact parce que j’en avais besoin? Juste de pouvoir lui parler… parfois… même si ce n’était que quelques minutes et pour ne rien dire de sérieux… Je l’appelais pour lui demander son avis sur mes compositions, surtout… comme ça… la musique parlait à ma place, il me donnait son avis, je lui demandais comment il allait… s’il me retournait la question… j’allais toujours bien, je ne détaillais rien… J’avais envie de lui parler pourtant, mais… j’avais peur de trop parler… que ça ne l’embête et qu’il ne regrette de m’avoir posé la question. » admis-je avant de soupirer longuement.

Je passai ma main dans mes cheveux, les ramenant vers l’arrière et dégageant ainsi mon visage. Ces souvenirs étaient lourds à leur manière délicate et sournoise. Je me rappelais de cette douce amertume lorsque je le rencontrais quelques heures ou que je l’appelais. Je me faisais une telle violence pour ne pas trop parler, ne pas être envahissant, garder mes distances, ne pas trop le toucher… J’avais l’impression de devoir jouer un rôle, de devoir être une autre personne, de devenir un inconnu pour moi-même, mais il fallait ce qu’il fallait.

-« Nous avons recommencé à nous parler parce que je suis devenu aveugle… puis, il a recommencé à être… plus activement dans ma vie après le scandale qui a eu lieu, il y a deux ans… Je ne pense pas que ce soit des coïncidences que ce soit à ces événements… Nous sommes toujours liés parce qu’il doit avoir pitié de moi, tout simplement… et que je n’arrive pas à lui dire d’arrêter, puisque je ne veux pas perdre le seul lien qu’il me reste avec lui… C’est pathétique, non? » dis-je avec un petit rire triste.

Ce n’était pas vraiment une question, c’était plutôt mon avis. Je sais que c’est pathétique et qu’un jour, je devrai avoir un peu plus d’amour propre et mettre fin à tout ça. Je ne veux pas de la pitié de personne, je ne veux pas me sentir différent comme si c’était quelque chose de pitoyable. Je me répète toujours que Tomoya n’a pas pitié de moi, que notre lien n’est pas basé sur la pitié… mais… est-ce que c’est ce que je crois vraiment? Ou est-ce ce que j’aimerais croire? Moi-même, je n’en suis pas sûr… encore moins avec l’alcool qui m’embrouille les idées. Malgré cela, les choses restaient simples comme je l’avais dit à mon amie, Tomoya ne m’aime pas. Rien n’est compliqué là-dedans, ce sont juste mes émotions qui ne veulent pas le comprendre et ne veulent pas s’en faire une raison. Je penchai la tête vers l’arrière, fermant les yeux quelques secondes alors que j’écoutais Eunae me parler d’être seule contre tous. Je ris en lui disant que j’avais assez donné aussi pour ça. J’avais cette douce sensation d’étourdissement que procure l’alcool, lorsque tout tourne autour de nous sans pourtant bouger. C’est probablement le soju aussi qui me faisait passer d’une émotion à l’autre comme ça. Après tout, les gens sont comme ça quand ils sont saouls… ils pleurent, puis dix minutes plus tard, ils rient aux éclats, peu après, ils vomissent et recommencent à rire avec insouciance. J’aimerais éviter de vomir, cela dit. Je relevai la tête, rouvrant les yeux pour dire des bêtises au sujet de mes extraordinaires et inoubliables baisers.

-« Je sais mais la vie ce n'est pas un film et parfois c'est dommage que ce ne soit pas aussi simple je trouve … Mais bon c'est comme ça. »

-« Je ne sais pas si tu as raison… J’ai tendance à me dire que chaque vie est un long film… Les gens choisissent d’être le personnage principal de leur vie… donc, ils la prennent en main et traversent les obstacles… ou… ils en sont un personnage figurant et ne font que regarder leur vie leur passer sous le nez. » répondis-je avec un petit sourire songeur.

Après tout… c’est quoi un film? L’histoire d’une vie… ou plutôt, les parties intéressantes et choisies d’une vie ou de plusieurs vies. Donc, sans vie, il n’y a pas de film… Mais, on est tellement habitués de ne voir que les scènes choisies par le directeur, dans les films, qu’on oublie que des tonnes de moments ont été filmés… mais coupés au montage. La vie est simplement un long film qui n’est pas encore passé sous l’oeil du directeur qui en choisi les moments décisifs. À notre mariage, il mettrait l’emphase sur la pudeur… puisque ce sera le mot d’ordre pour nous éviter de s’embrasser.

-« On fera comme ça, c'est très bien. Un baiser pudique et léger ça me va et j'aurais moins de culpabilité à embrasser sur la bouche mon grand frère de cœur. »

Je ris joyeusement à sa réponse. Personnellement, je ne ressentirais pas de la culpabilité… Ce n’est pas quelque chose de mal, si Eunae est consentante, évidemment. Mais, ce serait définitivement étrange et probablement que je serais un peu mal à l’aise avec l’idée. C’est pourquoi je disais que ce serait un baiser court, rapide, très pudique. Ce serait un peu comme enlever un diachylon, on le fait le plus rapidement possible pour moins le ressentir. J’ouvris grand les bras, invitant mon amie à s’y réfugier pour lui partager un peu de mon affection innocente. Après tout, je reste d’un naturel plutôt tactile et affectueux, donc, si Eunae avait été plus près de moi, je lui aurais déjà fait un câlin depuis longtemps!

-« Oui juste un câlin ce n'était pas la peine de préciser qu'il n'y aurait pas de baisers. »


-« Sait-on jamais! Une fois dans mes bras, l’envie folle de goûter à mes lèvres alcoolisées aurait pu te prendre! Ça arrive, tu sais? Donc, je me montre prudent! » expliquai-je en riant gaiement.

Je la serrai très fort contre moi, un instant, lui montrant ainsi ma grande affection fraternelle, puis je relâchai un peu mon étreinte. Je la gardais toujours dans mes bras, cela dit, mais de manières plus douces, tout en l’écoutant me partager ses soucis. J’avais évidemment tenté de la réconforter, lui partageant mon avis personnel, ce à quoi elle avait répondu;

-« C'est gentil ! Oui je suis jolie paraît-il tu n'es pas le premier à me le dire en fait mais tu sais que les juges les plus durs sur nous c'est nous-même. Je ne me trouve pas belle ou jolie … Avec du charme à la rigueur mais ce n'est déjà pas mal non ? Mais c'est aussi parce que j'ai de nombreuses cicatrices sur le corps que je cache très souvent du moins autant que possible. »

Je hochai la tête pour montrer que j’avais écouté, mais je restai silencieux quelques secondes, alors que je resserrais avec tendresse mon étreinte, lui montrant mon support de cette manière.

-« Je comprends… Comme tu le sais bien, même si je ne t’ai jamais dit pourquoi, je dois toujours faire attention lorsque je vais à l’hôpital. J’ai plusieurs bouts et plaquettes de métal sous la peau, donc il y a des scans et autres tests que je ne peux pas faire. Et non, ce ne sont pas des implants parce que je voulais être une personne bionique! » admis-je avec un petit rire nerveux. « C’est parce que la personne qui m’a rendu aveugle m’a défiguré… C’est son acharnement sur mon visage qui m’a fait perdre la vue… Quand je me suis réveillé, je ne voyais plus rien… mais je pouvais sentir mon visage enflé et douloureux, j’étais couvert de bandages et on ne m’a jamais laissé toucher mon visage. Ils ne voulaient pas que j’aie cette image si déformée de moi, mais je pouvais très bien entendre les pleurs de ma mère… les commentaires du personnel infirmier… Toutes ces petites choses… j’ai compris que je devais être monstrueux, encore plus… Évidemment, j’ai eu de nombreuses chirurgies correctrices… mes os ont été replacés, soudés, fixés avec de petites plaquettes de métal… Les parties trop abîmées ont été remplacées et aujourd’hui, on me dit que je parais bien… Mais je ne sais pas, la dernière image précise que j’ai de moi… j’avais quinze ans, j’allais bientôt en avoir seize… mon visage était encore innocent et plein. Maintenant… je ne suis plus toujours sûr de reconnaître mon visage, il m’arrive d’être convaincu que mes cicatrices sont criardes et qu’en fait, je suis toujours défiguré. Ces journées-là, je te demande en général d’annuler mes rendez-vous, puisque je n’arrive pas à sortir de mon appartement. » expliquai-je lentement, sur un ton calme. « Mais… en général, tu le sais bien, je vis plutôt bien et je ne laisse pas ces fantômes du passé venir trop me tourmenter. Donc… oui, les cicatrices sont lourdes à porter… mais elles ne t’enlaidissent pas pour autant. Sinon, je suis si laid, moi? Et tu n’as jamais osé me le dire?! » demandai-je avec un sourire taquin.

Je lui avais admis tout ça dans l’espoir de lui montrer qu’elle n’avait pas à se dévaloriser à cause de ses cicatrices. Je peux tout à fait comprendre que ce soit pénible et qu’il y ait des journées où c’est impossible, mais il est malheureux de laisser tous les jours devenir pénibles pour ça. La discussion avait continué, tranquillement, naturellement et Eunae m’avait parlé de son gros toutou, ainsi que de son idée de ne pas avoir d’enfants. Chose qui m’avait un peu surpris. je l’avoue.

-« J'ai eu une IST mal soignée. Je ne pourrais jamais avoir d'enfant à proprement parler parce que la maladie que j'ai attrapé à ce moment-là, est une maladie qui a obstrué mes trompes donc qui empêche la circulation de mes ovaires comme ça devrait être … Ça fait bizarre de te dire ça à toi mais tu voulais savoir donc je te le dis voilà. En fait non ce n’est pas que je ne veux pas d'enfants, c'est parce que je suis stérile. »


-« Aaaaahhh… je comprends mieux. Je suis stérile aussi, pour des raisons évidentes. » admis-je avec un petit rire.

J’ai deux moitiés du système reproducteur qui ne fonctionnent pas ensemble. Peut-être que si je changeais de sexe et prenais des hormones, ce pourrait être possible… mais si je faisais ça, mon corps deviendrait définitivement féminin et je ne sais pas si je serais à l’aise ainsi.

-« Mais… tu n’as jamais considéré une transplantation d’utérus? Si tu veux vraiment des enfants… Mon amie transexuelle y avait songé, donc, ce devrait être possible pour toi, si c’est possible pour une personne qui change de sexe. Le plus dur est probablement le fait de devoir resté allité pendant deux ans, après l’opération… » lui dis-je, tentant de trouver une solution pour elle.

-« Je sais que tu n'es pas en verre mais il est brusque et oui c'est une énorme grosse boule de poils et d'amour mais si tu veux le rencontrer à la rigueur, on pourrait aller dans un parc un jour, j'y vais souvent avec lui, il aime être à l'extérieur comme beaucoup de chiens sibériens. Et l'extérieur le canalisera, et il risquera moins de te rentrer dedans sans faire attention. Mais j'ai remarqué qu'il était plutôt doux quand il le voulait qui sait peut-être que si il se rends compte de ta cécité, il sera plus délicat avec toi. »

-« Les animaux sont souvent plus intelligents qu’on ne le pense, il faut juste leur laisser une chance. Je suis convaincu que Yuki peut être doux, même s’il doit être un peu bourru puisqu’il a l’habitude de pouvoir l’être, sans être mal élevé. Il a une merveilleuse maîtresse, après tout! » répondis-je avec un grand sourire. « J’ai hâte de le rencontrer! » ajoutai-je avec enthousiasme.

J’avais joyeusement accepté le verre que me tendit mon amie, puis lui admis que je lui devrais une fière chandelle. En réalité, je crois que je dois déjà beaucoup de service à mon assistante. Elle pourrait bien dire qu’elle ne fait que son travail, je trouve qu’elle en fait très souvent plus que ce que je ne lui demande. J’étais curieux du genre de soirée à laquelle elle avait été invitée, lui souhaitant quelque chose de joyeux. Cependant, elle m’avait rapidement admis qu’elle n’avait envie d’y voir quelques personnes, ce à quoi j’avais répondu qu’elle pouvait directement invité ces gens, alors. J’avais ensuite tenter de la réconforter, soulignant combien je la trouve forte et tenace. Pour moi, elle est réellement invincible. Il peut lui arriver de plier, comme à tout le monde, mais elle se relève et se montre plus forte que l’attaquant. Je repassai mon bras libre autour de ses épaules, l’invitant doucement à venir contre moi, alors qu’elle commençait à me parler. Le début semblait déjà triste, donc c’est en silence et avec attention que j’allais l’écouter… mais ce n’était pas en étant stoïque et distant. Non, je voulais que mon amie se sente aimée et soutenue, peu importe.

-« Je ne suis pas invincible Minori, oui j'ai du caractère mais contrairement à ce que j'ai envie de faire croire oui ces gens m'ont détruites. D'accord je me suis relevé mais je ne pourrais jamais oublier ce qu'ils m’ont fait. Tu te souviens cette fameuse soirée dans mon adolescence dont je t'ai parlé … il s'est passé un truc qui a changé ma vie à jamais. J'avais fait un effort pour cette soirée, je m'étais faite jolie pour ce mec qui ne voyait qu'une amie en moi et j'ai bien vu que je plaisais aux garçons mais j'étais avec mon camarade de classe donc je n'y ai pas prêté attention. Dans la soirée, certains garçons de ma classe m'ont bloqué dans un coin du lycée alors que j'étais partie aux toilettes … Ils m'ont très vite fait comprendre que j'étais comme ma mère et que je n'avais pas à jouer ma sainte-ni-touche. Je n'ai pas compris réellement ce qu'ils voulaient dire par là au début et je me suis pris un coup qui m'a fait tomber, deux des garçons m'ont tenu pour que je ne bouge pas … Et ils ont commencé à me violer, et je suis resté un peu conscience pour voir que trois garçons de ma classe était mes violeurs ce soir-là …Et je pense qu'ils ont dû tous y passé en réalité, du moins je le crois parce que j'ai fini par perdre connaissance … Je me suis réveillée à l'hôpital, je n'ai jamais su qui m'avait emmené là-bas, j'avais subi un viol collectif d'après ce que les médecins m'ont dit. Je voulais mourir parce que vivre avec cette idée était horrible pour moi, j'avais le sentiment que l'on m'avait détruites physiquement et psychologiquement. C'est à ce moment-là que j'ai attrapé mon IST qui a été diagnostiqué trop tardivement et avait déjà fait des ravages sur mon corps. Alors oui ils ne m'ont pas détruite parce que je suis toujours debout mais dans le fond ils ont fait de moi cette femme qui ne sera jamais bonne à rien, ils m'ont privé de mon seul devoir en tant que femme … je pourrais jamais donner d'enfants à l'homme que j'aimerais. »

Je la serrai doucement contre moi, triste de l’entendre me faire de tels aveux. Ça avait dû être horrible. Je n’ai jamais été violé et j’ose espérer que ça ne s’ajoutera pas à mes expériences déplaisantes de vie, donc je ne pourrai jamais comprendre pleinement. Mais je sais ce que sont certains des autres détails… Je sais très bien ce que c’est que de se faire dire de cesser de «jouer la comédie» lorsque je montre clairement que je n’aime pas quelque chose… Je sais aussi plus que bien ce que c’est que d’être victime de personnes qui tentent de nous briser ou détruire. Je crois en avoir rencontré assez dans ma vie pour comprendre pleinement ce détail. Je déposai mon verre sur la table et enlaçai plutôt mon amie avec mes deux bras, à présent, continuant de l’écouter. Je fronçai les sourcils, confus de l’entendre dire qu’elle était bonne à rien et qu’elle avait perdu son seul devoir de femme. Je restai silencieux, un petit moment, essayant de tout bien comprendre, mais réfléchissant aussi à ma réponse.

-« C’est horrible, Eunette… c’est vrai… mais… Tu as quand-même plus de valeurs que ça… C’est un événement affreux, quelque chose qui n’aurait jamais dû avoir lieu et qui restera toujours ancré en toi, c’est vrai. Mais ça ne te définit pas. Puis, tu t’es relevée, tu as avancé, tu t’es développée quand-même. J’espère qu’ils ont été punis comme ils le méritent! » commençai-je d’abord. « Malgré qu’ils n’ont pas dû être assez punis, puisque tu as peur de les revoir à cette soirée… » me corrigeai-je, découragé. « Si tu avais arrêté ta vie après ça, que tu avais baissé les bras et tout laisser tomber… là… là, ils t’auraient détruite. Mais, ce n’est pas le cas. Tu as probablement énormément souffert et le fait encore, mais… en vrai, tu es comme moi Eunette. Tu es une battante et tu ne te laisses pas faire… Tu te bats peut-être tous les jours ou de temps en temps avec ces souvenirs, je ne le sais pas… Peut-être même qu’ils te bloquent sur certains points et ça te donne une impression de faiblesse… Mais, plutôt que d’avoir peur, avance en ayant confiance à toi. Tu as survécu à quelque chose d’aussi inhumain. Tu n’es pas invincible dans le sens qu’on peut tout te faire et que tu n’éprouves rien, non, tu es humaine… Mais, tu es invincible dans le sens que tu as un caractère et une personnalité assez forte pour savoir ce que tu veux dans ta vie et que tu ne laisseras pas les autres te faire dévier de ça. » expliquai-je avec douceur.

Je fis une petite pause, attendant sa réaction ou sa réponse, probablement les deux, en réalité.

-« Et j’admets que je ne comprends pas trop quand tu parles de ‘’seul devoir de femme’’... Toutes les lesbiennes vont à l’encontre de leurs devoir de femmes? Moi… je ne suis pas un homme, je ne suis pas une femme non plus… J’ai pourtant des organes féminins en moi… mais, je ne pourrais pas accomplir ce ‘’devoir’’... » tentai-je un peu maladroitement, puisque ma confusion était difficile à exprimer. « C’est quoi le devoir des gens comme moi? Mourir avec mes gènes différents? Je ne crois pas que ce soit ça… et je ne pense pas non plus que tu te retrouves sans rien, Eunae… Tu as peut-être des options, si jamais, tu veux vraiment avoir des enfants… mais ne donnes pas ce pouvoir et cet importance à ces ordures. Ils t’ont blessé, affreusement. Ils ont tenté de te détruire, mais ne leur donne pas raison… Tu vaux mieux que ça. Tellement mieux que ça… » ajoutai-je avec douceur.

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MessageSujet: Re: Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''... [PV Eunae]   Dim 25 Fév - 1:52

► 19 janvier 2018, chez moi
Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''...
Eunae & Minori


Je cumulais les mauvaises nouvelles depuis mon retour de ton voyage professionnel et j'essayais de pas me noyer dans des émotions que je détestais ressentir parce qu'elles avaient le don de faire naitre chez moi des sentiments très sombres, très tristes voir limites noires même si jamais j'avais envisagé le suicide comme une solution à mes problèmes qui pouvaient être très nombreux depuis mon adolescence. Je ne voulais pas faire de la peine aux gens que j'aimais en me tuant même si je me disais tout de même parfois que ce serait peut-être pas une grosse perte pour eux. Mais ma mère s'était trop battue pour moi, pour que je vienne au monde, il était hors de question que j'en arrive là pour elle en particulier. J'étais surtout sa seule enfant et elle m'aimait comme personne ne pourrait m'aimer au monde j'en étais convaincue. Alors non je n'arriverai jamais à aller jusqu'au bout même si j'avais un gros ras le bol de la vie, je pense aussi. De la lâcheté, un manque de courage sans doute, mais surtout malgré tout un amour de la vie même si je n'avais pas la vie rêvée de toutes les femmes de mon âge. Et en même temps comment pouvait ne pas penser qu'elle avait une vie de rêve quand elle savait que depuis trois ans elle avait un métier qui lui permettait de voyager aux quatre coins du monde dans des pays qu'elle n'aurait jamais pensé pouvoir voir de ses yeux mais surtout faire un travail enrichissant autant sur le plan professionnel que personnel.

Alors oui la vie n'était pas facile avec elle mais elle savait qu'elle n'aurait jamais pu rêver meilleure vie que la vie qu'elle avait actuellement et cela même si depuis les derniers jours s'accumulaient des choses qui lui mettaient le moral à zéro et franchement cela devenait un peu trop pour la jeune femme. Déjà il y avait eu la mort de son beau-père qu'elle avait appris à son retour de voyage, bien entendu elle n'avait jamais eu de réel lien avec l'homme mais ce dernier avait quand même été un bon époux pour sa mère sinon elle ne serait pas aussi mal qu'elle l'était quand elle l'avait vu puis finalement il avait cette invitation à la soirée d'anciens camarades, qui était-elle due avouer la pire des choses qui lui étaient tombé dessus. Et elle n'avait pas encore pris sa décision à savoir si elle allait y aller ou pas du tout.

Alors que nous avions déjà bu et parlé un peu de tout et de rien nous en étions arrivés à nous mettre d'accord sur un futur mariage entre toi, c'était sans doute un contre coup de l'alcool qui coulaient déjà dans nos veines qui faisait que nous en étions arrivés là toi comme moi mais aussi parce que tu n'avais d'après toi pas énormément de choix de potentiel fiancé ou fiancée qui accepterait de te marier sans amour bien sûr. Ton problème serait sans doute le contraire en réalité que tu pourrais trouver plus facilement une personne qui t'aime assez pour t'épouser mais encore fallait-il pour cela que tu le veuilles toi. D'autant que le mariage était juste une idée rassurante pour ta maman pas réellement pour toi qui ne voyait pas en quoi visiblement le fait d'être marié pouvait rassurer ta mère, mais par amour pour la femme qui t'avait donné la vue tu semblais prêt à se sacrifice quand même.

Nous étions convenus que ce ne serait qu'un mariage de raison, sans amour ni passion parce que nos rapports n'avaient rien d'amoureux à la base et que c'était une chose à laquelle on tenait assez pour ne pas la voir changer ou bouleverser d'un coup. Et nous avions fini par avoué que nous étions tous les deux trop attaché à nos libertés, et j'avais fini par avouer que même si j'avais une idée très précise du mariage de mes rêves, je savais que tout cela n'était pas pour moi. Tu m'avais alors avoué que tu avais rêvé aussi à ce genre de cérémonie et que ce n'était pas uniquement à rêve purement féminin de le vouloir et cela m'avait un peu fait rire intérieurement avant que je ne finisse par de dire qu'à mes yeux tu étais une personne humaine d'une tendresse et gentillesse infinie ce qui t'avais amené à m'avouer que tu n'étais pas si gentil que ça en me disant que tu avais plus qu'un petit caractère en réalité pour répondre à ce que je t'avais dit mais que surtout tu n'étais pas si gentil que ça parce que tu te réjouissais de la mort récente de la personne responsable de ta cécité ce qui me fit relevé mon regard sur toi avant de froncer les sourcils puis je finis par te dire avec un léger sourire

Tu penses que ça fait de toi un monstre d'avoir voulu la mort de cette personne ? De penser que cette personne méritait de souffrir autant qu'il t’avait fait souffrir quand tu avais perdu ta vue ? Mais surtout tes rêves qui s'écroulaient par la même occasion. Tu sais j'ai vu les photos de l'époque où tu dansais chez ta mère, je sais pas si tu sais mais elle a encore beaucoup de photos de toi en train de danser, et c'est ainsi que j'ai appris par elle que tu étais un excellent danseur qui aurait pu être un danseur plus que merveilleux si tu n'avais pas perdu la vue … Alors je comprends ton soulagement et surtout que tu te réjouisses de la mort de cette personne qui est responsable de tous tes maux. Je comprends plus que bien d'ailleurs. " Te dis-je avec un léger sourire.

Combien de fois avais-je rêvé de faire exploser mon lycée avec toutes les personnes que je jugeais responsable de mon viol sans jamais le faire bien entendu mais cela ne m’empêchait pas d'y penser et quand j'avais cette idée, un profond soulagement me submergeait à la pensée que toutes ses personnes responsables du pire jour de ma vie serait ainsi rayé de la surface de la terre. Je changeais ensuite de sujet pour éviter de nous plonger tous les deux dans de sombres pensées qui nous attristeraient plus qu'elles nous réjouiraient au final. Je te parlais de ma conception du mariage avant de t'avouer que je n'étais pas prête à me marier par amour avec un homme et que je m'arrangeais toujours pour être certaine que ça n'arrive jamais à trouver des relations amoureuses avec date de péremption annoncées. Et je savais que tu étais un peu comme moi sur ce point je voyais tes amants ou maîtresses depuis que je travaillais avec toi et j'avais remarqué que comme moi, il était rare que tu sois longtemps avec la même personne. Même si j'ignorais tes raisons profondes à une envie de ta part de ne pas te caser définitivement j'avais remarqué que tu étais comme moi sur ce point. Je me mis à te parler de mon travail pour toi que je trouvais enrichissant sur tellement de points et que j'aimais vraiment énormément en réalité . Je t'avouais que tous les efforts que j'avais fait pour te faciliter notre collaboration n'avait pas été un effort surhumain de ma part mais une chose que je trouvais normale, de par ton handicap il était normal que j'apprenne le braille pour pouvoir te laisser des messages en cas d'absence de ta part au moment de leurs arrivés. Et finalement je t’avouai que tu étais comme un grand frère à mes yeux et que j'aimais beaucoup les liens qui nous unissaient surtout.

" Je n'ai jamais été une enfant très sociable enfin si je l'étais mais tu sais combien les enfants peuvent être méchants entre eux et très souvent quand leurs parents apprenaient ce que ma mère faisait de sa vie, je perdais mes camarades de jeu assez rapidement. Je dois avoir une ou deux amies d'enfance que j'ai gardé dont une qui a fait toute sa scolarité avec moi de la maternelle à l'université, mais qui vit aujourd'hui à l'étranger comme traductrice pour une grosse boite d'édition. Je lui parle encore mais on se voit plus aussi souvent qu'avant qu'elle ne parte aux États-Unis pour son travail. Tu es réellement la première personne pour qui je ressens cet attachement même si j'aime énormément mes deux amis dont je viens de te parler. "

Nous avions continué à parlais et j'avais fini par te dire que je n'étais pas femme à tomber amoureuse en réalité ou que c'était une chose que je voulais pas renouveler plus exactement j'avais été follement amoureuse, au point de le dessiner à tout bout de champs sur mes cahiers et classeurs de cours, dès que mon esprit était assez inoccupé pour vagabonder. J'avais ressenti ce premier amour qui vous donner l'impression que vous pourriez mourir si jamais il n'était pas partagé mais j'avais cruellement appris que je n'étais pas fille à vivre un amour digne de ce nom, et je l'avais appris à mes dépends surtout. Je t'avais alors parlé de ce jeune homme qui avait fait follement battre mon cœur pendant l'adolescence n'oubliant rien pour que tu comprennes que je parlais pas à la légère quand je disais que l'amour que je ressentais pour lui était un sentiment illusoire et mes illusions avaient fini par être effacés du revers de la main par le destin qui s'était acharné à me faire comprendre que la fille d’une prostitué n'était pas fait pour être heureuse. J'en avais voulu à ma mère c'était une chose que je ne te dis pas parce que je ne voulais pas te parler encore de l'épreuve qui m'avait fait comprendre combien tout ceci était qu'une vague plaisanterie de la vie. Je t'avouai alors les choses, que cette affreuse soirée, m'avaient apprise c'est à dire que les hommes étaient des mufles égoïstes qui ne pensaient qu'à eux et que c'était pour ça que c'était une illusion de penser que ce garçon serait différent des autres.

Le sujet de ton ami d'enfance avait été alors abordé, je ne le connaissais pas réellement mais j'avais compris que cet homme était important dans ta vie, tout comme tu semblais l'être dans la sienne. Que même si tu me disais n'avoir aucun sentiment pour lui dans un premier temps vous restiez quand même très proche ce qui me fit te dire que 'amour était parfois compliqué, que c'était sans doute le sentiment le plus beau à ressentir mais qu'il compliquait toutes les relations. Je compris que tu avais peur de te bercer d'illusion quand tu me parlas de lui et je te le dis d'ailleurs puis tu finis par me répondre en me parlant un peu plus de votre lien à tous les deux. J'appris que tu l'avais connu toute ta vie, que vos mamans étiez des amies inséparables et que la distance ne les avait jamais séparées toutes les deux. J'appris que vous aviez été très proches enfin qu'à tes yeux tu étais le plus collé des deux quand même mais que tu avais fini par comprendre que tu étais trop proche de lui et tu avais alors tenté de te décoller de lui. Et que c'était à peu près à la même époque que tu avais fini par perdre la vue, que ta mère avait tout tenté pour te faire sortir de ton renfermement mais sans succès avant que cette dernière ne décide que sans doute retourné sur Séoul serait sans doute mieux pour toi, que ce Tomoya serait le seul capable de t'aider à t'ouvrir à nouveau et que si c'était peut-être pas facile, il y parviendrait lui très bien. Je souris intérieurement quand tu me dis cela, visiblement j'avais sous-estimé la force de tes sentiments pour ce jeune homme vu que mine de rien ta mère avait raison d'après toi, vous aviez repris votre lien et vous avez toujours été présent l'un pour l'autre, que c'était aussi un besoin de ta part de ne pas perdre ce lien que tu avais avec lui, que tu avais besoin de lui parler même que quelques minutes et même si ce n'était pas pour t'épancher c'était un besoin de ta part de savoir qu'il t'était possible de l'appeler si le cœur t'en disais et je compris que ta plus grosse peur n'était pas que tu puisses être la personne qu'il pourrait aimé mais surtout que tu puisses un jour en arrivé à le perdre totalement et que tu ne le supporterais sans doute pas. Je réfléchis un moment en me demandant ce que je devais te dire quand tu me dis que tu étais toujours proche de lui et qu'il était revenu activement dans ta vie au moment du scandale qu'avait déclenché la réalité de ta sexualité, et que oui vous étiez toujours liés l'un à l'autre mais que tu étais convaincu que c'était parce qu'il avait pitié de toi. Je te regarde alors en te disant

" Tu sais Minori ? Je ne pense pas que ce soit de la pitié qui soit la raison de son attachement envers toi. Vous êtes trop proches pour que ne soit que ça … Et cet homme m'a l'air d'être un homme gentil de ce que tu m'as un peu dit sur lui. C'est difficile pour moi de parler pour lui vu que je ne le connais pas mais ce n'est pas le sentiment que j'ai quand tu me parles de lui. "

Nous continuions à parler et boire en même temps, tout en se disant des choses qui n'avaient aucun sens comme le fait d'être tous les deux seuls contre tous comme dans les films ou les dramas et que tu trouvais ça classe quelques parts, ce qui me fit rire un peu avant de finir te dire que la vie n'était pas un film et que c'était bien dommage, chose à laquelle te me répondis que tu as tendance à crois que chaque vie est un long film, que les gens choisissent d'après toi d'être ou ne pas être le personnage principal de leur vie et que donc ils prennent leur vie en main et traversent les obstacles ou bien en sont des personnages figurant et regardent leur vie leur passer sous le nez. Je t'observais pendant que tu parlais et réfléchis un moment avant de te dire

" Oui tu as raison … Je n'avais jamais vu les choses de cette manière. "
Avouai-je avec un demi sourire.

Le sujet de notre futur mariage revint sur le tapis et nous convenions que nous ne pourrions pas nous embrasser l'un comme l'autre, comme un vrai couple amoureux. Et que pour moi tu vu que tu étais comme un frère ça me ferait bizarre en réalité puis tu avais ris joyeusement à ma réponse avant de me dire de venir te faire un câlin, en précisant que ce serait un câlin sans baiser, ce qui me fit un peu sourire alors que je te disais qu'il était inutile de me préciser qu'il ne pouvait en être autrement à ta réponse je te frappai gentiment le bras en disant

" Tu arrêtes oui ? Je ne pourrais jamais t'embrasser amoureusement et tu le sais très bien en plus. Et oui je sais que ça arrive mais pas à nous ça n'arrivera pas. "

Tu me serras contre toi un peu plus et je te laissai faire, ça me faisait du bien de me sentir dans l'abri de l'espace de tes bras. Bien sûr si je te le disais tu me sortirais sans doute que tu n'avais rien d'un preux chevalier en armure prêt à sauver la veuve et l'orphelin pourtant le sentiment de sécurité que je ressentais dans tes bras n'avait rien à voir avec ta capacité à me protéger réellement ou pas mais juste avec la paix que je ressentais dans tes bras, tu étais l'un des rares hommes que je laissais réellement m'approcher ou me toucher sorti de mes amants épisodiques, en réalité je n'avais aucune confiance en la gente masculine mais avec toi c'était différent, non pas par ton intersexualité mais parce que tu étais qui tu étais et que je n'avais jamais eu le sentiment d'être un bout de viande à tes yeux. Tu m'avais gardé dans tes bras et avait fini par me réconforter quand je t'avais dit que je n'étais le genre de femme à trop me montrer que j'étais quand même pudique. Tu m'avais alors répondu que j'étais joli d'après ce que t'avais alors dit certaine personne de ton entourage ce qui m'avait fait sourire en te disant que oui je l'étais mais j'avais fini par avouer qu'à mes yeux j'avais des hideuses cicatrices sur le corps que je cachais autant que possible. Tu me dis alors que tu comprenais ce que je pouvais ressentir que toi même tu avais le sentiment que parfois tu avais des cicatrices visibles sur le visage et que parfois tu avais le sentiment que tout le monde pouvait les voir en réalité. Je tournai alors la tête vers toi en te disant

" Elles ne m'enlaidissent pas mais me salissent … Comment te dire ça. " Je réfléchis un moment avant de finir par dire " Quand je pose les yeux dessus, je me rappelle comment elles sont arrivées ici. Et même si depuis que j'ai 18 ans le plus gros de mes cicatrices ont été couvertes par un tatoueur de talents qui m'a fait un magnifique phénix qui prends tout mon flanc gauche pour remonter à la limite de ma poitrine et descendre à mon aine, certaines restent encore visible au point que je me dise que je devrais les couvrir aussi de tatouages afin que des choses qui me font mal à leur vision soit plus belle si je les regarde. Mais j'ai déjà eu si mal avec mon phénix je sais pas si je suis prête à revivre ça et j'ai surtout je ne sais pas ce que je pourrais tatouer de l'autre côté pour aller avec le phénix. "

En fait c'était faut j'avais une réelle idée parce que j'y avais déjà pensé et je savais que si d'un côté j'avais choisi un être de feu, je serais plus tenté par un être de l'eau assez grand pour couvrir tout mon côté droit, et ce serait sans doute un dragon de l'eau que je choisirais de me tatouer à cet endroit en vrai mais je n'avais encore pas pris ma décision pour te dire ce que j'avais en tête. Notre conversation avait alors continué doucement puis nous avions parlé de mon chien et je t'avais avoué qu'il serait mon seul bébé, tu m'avais alors posé la question mais j'avais bien vu la surprise sur ton visage avant « Est ce que je voulais pas avoir des enfants pour dire ça ? » je t'avais alors répondu honnêtement en te disant que ce n'est pas que je veux pas mais je ne pouvais plus en avoir en réalité. Quand tu me dis que tu comprenais parfaitement ce que je pouvais ressentir, je souris un peu puis je te regardais en te disant après tes questions sur les autres options que je pourrais envisager, je secouai la tête en te disant

Comme tu le dis c'est deux ans alité après l'opération et je ne pourrais pas rester inactive comme ça même si c'est pour pouvoir porter un bébé. Je me dis qu'un jour je pourrais au pire adopter un bébé, quand j'aurais trouvé un gentil mari avec qui adopté bien sûr. Et même s’il ou elle ne sera pas mon sang, je saurais l'aimé comme s’il ou elle serait une partie de moi. " je souris un peu en disant ça, le pensant réellement et j'avoue que c'est une chose à laquelle j'avais déjà pensé en réalité, quand tu continues à me parler de mon chien, je souris en te disant " On se fera ça alors … Mais pourquoi tu n'en prends pas d'animal toi si tu aimes tant ça ? "

J'avais déjà remarqué que tu aimais les animaux, et très souvent les animaux étaient naturellement attirés par toi aussi, je me demandais ce qui t'empêchait d'en avoir un à toi, après tout par ta cécité, tu pourrais très bien acquérir un chien guide pour aveugle et ça te ferait une compagnie aimante, douce et surtout fidèle ce qui n'était pas forcément évident à trouver chez un être humain. Quand tu me dis par la suite que tu me devais une fière chandelle vu que j'acceptais de me marier avec toi je souris en te disant que tu pourrais très bien m'accompagner à la fameuse soirée d'anciens camarades à laquelle j'étais invité et qui aurait lieu dans très peu de temps en réalité. Je t'avais avoué que cette soirée serait sympa que pour y revoir une ou deux personnes ni plus ni moins, à ton idée je me dis intérieurement que c'était une bonne idée. Et quand tu finis par souligner que j'étais une personne forte et tenace, voir invincible, une chose se brisa en moi, et le flot de paroles défila sans que je ne parvienne à les retenir en réalité. Tu me serras contre toi un peu plus fort au début de mes paroles et je te laissais faire, c'était bizarre parce que j'aurais eu toute les raisons de pas vouloir être touché alors que je te parlais du pire jour de ma vie, de ce que j'avais ressentis et de ce que je ressentais encore parfois au fond de moi quand j'y pensais. Je t'avais alors dit que c'était en réalité suite à cela que j'étais devenu stérile et que oui je n’avais pas été détruite parce que j'étais débout mais il m'avait retiré un devoir de femme à mes yeux. Quand tu me serras doucement contre toi, alors que je parlais je laissai faire avant de tourner me mettre à pleurer silencieusement, la seule personne devant qui je pleurais quand je parlais de ça c'était Li Xia, mais c'était mon petit chat et elle me comprenait mieux que personne, c'était la première fois que je pleurais pour ça devant une personne qui n'était pas ma meilleure amie. Je t'écoutais me parler et je me sentis encore plus mal quand je t'entendis que oui j'avais vécu l'horreur et que c'est un événement affreux que j'avais surmonté malgré tout et que tu espérais qu'ils avaient été punis comme ils le méritaient, ce qui me fit pincer les lèvres parce que c'était loin d'être le cas. Je te le dis alors

" Je n'ai jamais eu le cran de porter plainte contre eux … Ma psy à l'époque m'avait conseillé de le faire que ça m'aiderait dans mon processus de guérison mais je n'ai jamais osé le faire... Non pas que je voulais les protéger loin de là mais je pense qu'une part de moi voulait protéger ma mère de tout ça. Elle n'est même pas au courant de cela, je ne lui ai jamais avoué ce que ces garçons m'ont fait parce qu'elle faisait ce qu'elle faisait … et une infime part de moi lui en a voulu parce que j'avais l'impression que si j'avais eu une mère plus normale j'aurais sans doute jamais eu à vivre ça. C'est horrible de me dire que ma mère a été un moment aussi responsables que ces mecs … Alors qu'elle a tant fait pour moi. " J'inspirai un grand coup pour essayer de retrouver mon calme mes sanglots me donnant l'impression que j'avais du mal à respirer puis j'enchainai en te disant " Oui je me suis relevé et ça a été dure … J'ai eu des moments où … l'envie n'y étais plus et je me disais que peut être mourir aurait été la solution. Je ne l'ai jamais fait parce que même si j'avais vécu le pire qu'une femme puisse subir, je savais aussi que me tuer apaiserait ma vie dans la mort mais ça aurait été les autres qui devraient vivre avec l'idée que j'étais si mal que la mort m'avait paru comme la meilleure solution plutôt que de leur parler … Je n'ai jamais cependant parlé à qui que ce soit de tout ça, enfin si à deux personnes uniquement qui savaient ce que j'avais vécu et le comprenait. Tu es la première personne à qui j'en parle depuis que ça m'est arrivé qui ne sont pas elles. " Te dis-je d'une voix douce toujours chargé de sanglots.

Puis quant à ta pause dans ton discours, tu repris la parole, je me mordis la lèvre jusqu'à sang en me disant que j'avais parlé sans réfléchir et que je n'avais pas pensé à toi qui n'était pas un homme mais n'étais pas une femme pour autant mais qui était pourtant pourvu d'organes féminins. J'avoue que tellement dans mon désarroi j'avais pas une seule seconde pensé à toi et je me sentis un peu mal à l'idée de t'avoir fait du mal si ça avait été le cas. Je te laissais finir par te dire en disant

" Excuse-moi Minori … tu sais bien que je n'ai pas dit ça pour te faire te sentir mal ou quoi que ce soit, ce que je voulais dire par là c'est quand j'ai appris que je pourrais pas avoir d'enfant j'ai eu le sentiment qu'on m'enlevait une part de ma féminité. " Je grimaçai en disant avant de m'agitait à coté de toi essayant de trouver des mots qui ne te blesseraient pas plus que je ne l'avais déjà pu être fait. " Je ne pense pas qu'être stérile soit une tare en soit, je ne pense pas que tu n'es pas normale au contraire même … Je pense que pour moi, c'est un fait extérieur que je n'ai pas demandé ou cherché qui m'a enlevé ce droit et je leur en ai voulu au point d'en avoir envie de leur faire vivre cela aussi en les émasculant afin qu'ils comprennent ce que j'avais pu ressentir quand j'ai appris ça. Je ne pense pas que je ne suis pas une femme parce que je ne peux pas avoir d'enfant je me suis réellement mal exprimé, et je sais que j'ai des tas d'option qui s'offrent à moi pour avoir des enfants, des options auxquelles j'ai bien le temps de penser pourtant … "  Je te regarde à la fin de mes mots puis je finis par passer mes bras autour de toi sans te serrer trop fort en disant. Je suis une idiote, je parle sous le coup de l'émotion et je m'en veux si je t'ai blessé tu sais ? Je ne voulais pas te faire de la peine ou du mal en parlant sans réfléchir … Pardonne moi ! Et tu as raison je vaux mieux qu'eux pour ne pas leur donner ça, je vaux mieux que ça ! " Finis-je par te dire d'une voix très douce, en pleurant toujours dans tes bras.

Je pleurais pour moi déjà dans un premier temps puis je pleurais aussi à l'idée que j'ai pu te faire du mal alors que tu avais juste cherché à savoir ce qui n'allait pas chez moi. Je m'en voulais cruellement pour le coup, je me sentais idiote et égoïste d'avoir parlé sans chercher des mots plus adapter à ce que je voulais dire en réalité.

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Park Minori

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MessageSujet: Re: Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''... [PV Eunae]   Jeu 8 Mar - 3:28

► 19 janvier 2018, chez moi
Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''...
Eunae & Minori
L'alcool coulait à flot, mon amie et moi discutions de choses et d'autres. Il nous faisait du bien de prendre une pause de toute la folie de nos vies professionnelles, pour une fois. Après tout, nous venions de rentrer d'un long voyage, qui avait duré 5 mois, pour le travail. Moi, pour ma tournée de concerts, bien que j'acceptais d'aider des amis musiciens, ici et là, à la dernière minute aussi, remplaçant leur pianiste malade ou absent. Pour ma chère Eunae, elle avait dû être mes yeux pendant ce voyage mais aussi mon assistante, comme toujours. Après tout, elle gérait mon agenda, mes rendez-vous, mes appels et beaucoup d'autres choses. Je lui accordais des congés, quand je le pouvais, lui laissant profiter de l'exotisme des lieux que nous visitions. Mais, nous n'avions pas passé une soirée tranquille à simplement boire sans stresser pour un événement important le lendemain, depuis longtemps. C'est d'ailleurs pour cette raison que j'avais invité mon amie à boire chez moi. Il est bien de se voir à tous les jours pour des raisons professionnelles, mais Eunae est aussi mon amie et je ne voudrais pas qu'elle oublie qu'elle est importante pour moi, dans ce sens aussi. Ce n'est pas pour le lui rappeler ça que j'avais accepté qu'elle ne soit la solution à mon problème de mariage, mais bien parce que je lui fais confiance. Tant qu'à avoir une fausse femme, autant en avoir une qui ne se servira pas des avantages légaux qu'elle pourrait en tirer contre moi! Enfin... je ne sais pas trop encore comment aborder la chose. Ferons-nous une fausse cérémonie pour faire plaisir à ma mère? Ou une vraie cérémonie, encore une fois, pour faire plaisir à ma mère, mais qui nous oblige donc à officiellement divorcer, si jamais mon assistante rencontre la personne avec qui elle veut se marier pour vraie?

Je sais que ce n'est pas moi qui «briserait» ce faux mariage. Je sais que je dois oublier Tomoya, mais je ne sais pas si je réussirai à trouver une autre personne. Même si j'y arrivais... aurais-je envie de me rapprocher ainsi de quelqu'un pour vrai? De réellement devenir intime avec quelqu'un? Je ne sais pas trop... toutes ces histoires me semblent compliquées et très complexes. Je ne pense pas que quelqu'un aura réellement la patience requise pour être avec moi, un jour, donc, il a été plutôt facile de me faire à l'idée de n'avoir que des relations qui ne sont pas sérieuses. Puis, franchement... tant que je n'arrive pas à oublier mon nippon préféré... comment pourrais-je envisager de me lancer dans quelque chose avec une autre personne? Il faut vraiment que je me fasse une raison. Je passe un charmant moment avec Eunae, mais mon cerveau baignant dans l'alcool ne fait que continuer à penser à cette personne... il me manque, et ce, même si je lui ai parlé au téléphone, il n'y a pas si longtemps. Le son de sa voix au téléphone et en personne est légèrement différent, puis même si c'était pareil, je ne peux pas le toucher, lorsque nous discutons par téléphone... Il manque définitivement quelque chose, même si c'est mieux que rien. Je me languis de me retrouver en sa compagnie, dans quatre jours. C'est mal... je ne devrais pas avoir aussi hâte. Si je ne le considérais que comme un ami, comme je dis le faire, j'aurais hâte... mais pas autant. Je tentai de pousser mon ami de mes pensées, me concentrant plutôt sur mon adorable Eunae. Elle est chou comme tout à me croire si gentil, j'aimerais être à la hauteur de ses louanges... Hélas, je suis loin de croire que c'est le cas, chose que je lui expliquai.

-«  Tu penses que ça fait de toi un monstre d'avoir voulu la mort de cette personne ? De penser que cette personne méritait de souffrir autant qu'il t’avait fait souffrir quand tu avais perdu la vue ? Mais surtout tes rêves qui s'écroulaient par la même occasion. Tu sais, j'ai vu les photos de l'époque où tu dansais chez ta mère, je ne sais pas si tu le sais mais elle a encore beaucoup de photos de toi en train de danser, et c'est ainsi que j'ai appris par elle que tu étais un excellent danseur qui aurait pu être un danseur plus que merveilleux si tu n'avais pas perdu la vue … Alors je comprends ton soulagement et surtout que tu te réjouisses de la mort de cette personne qui est responsable de tous tes maux. Je comprends plus que bien d'ailleurs. »

-« Ma mère est adorable... mais elle devrait retirer ces photos... elle doit se torturer en les voyant à tous les jours... Elle rêvait tant de me voir emprunter un chemin similaire au sien... Elle voulait que nous montions ensemble sur scène, elle me répétait que c'était son rêve le plus cher... » admis-je, avant de pousser un long soupir.

Je me sentais d'autant plus mal quand j'y pensais. Ce n'était pas seulement mon rêve qui avait été détruit, mais celui de ma tendre mère aussi. On me dit parfois que je suis un vrai «petit fils à maman», je ne vois pas où est le problème. Ma mère est très importante pour moi, c'est non seulement la personne qui m'a donné la vie, mais aussi celle qui m'a fait découvrir mes passions, qui m'a offert son affection et son support inconditionnel, qui m'a toujours protégé et qui a guidé mes premiers pas dans ce monde cruel, sans me juger, sans me faire sentir anormal, se servant de son propre corps et son propre cœur comme bouclier. Donc, mon attachement pour elle est tout à fait normal, je trouve.

-« Elle est intelligente... elle a tout de suite compris qui était le coupable et tu n'as pas idée de toutes les scènes et menaces qu'elle a pu lui faire! » admis-je avec un petit rire triste, en repensant à toutes les peines que ma cécité lui avaient causé à elle aussi. « Mon père était avec elle, bien qu'il tentait de la calmer un peu... Je ne disais rien, je ne répondais à rien... je ne voulais pas en parler... J'ai cependant fini par lui demander de cesser tout ce cirque... nous n'avions qu'à ne plus être dans la même pièce que cette personne, qui la faisait tant souffrir, et avancer dans nos vies... tenter d'être... heureux... » ajoutai-je d'un ton las, me rappelant de cette année insupportable.

Je me rappelais ma douleur, celle de mes proches... Je ne les voyais pas, mais je les entendais. J'entendais leurs commentaires, leurs sanglots étouffés, leurs murmures... C'était à m'en rendre fou, une raison de plus de me couper du monde. Il tente de me tuer, cherche à me pousser à bout... mais en fait de même aux êtres que j'aime et je me sentais de plus en plus impuissant, ne sachant que faire pour moi-même et pour eux... Me voir leur faisait un choc énorme et éveillait toutes sortes de réactions qui... bien souvent, même si ce n'était pas leur intention, tournait le couteau dans la plaie et me blessait encore plus. Je laissai mon amie changer de sujet et guider la conversation à sa guise, je l'écoutais et lui répondais honnêtement, lui partageant ma surprise et mes interrogations à ce qu'elle me partageait.

-« Je n'ai jamais été une enfant très sociable enfin si je l'étais mais tu sais combien les enfants peuvent être méchants entre eux et très souvent quand leurs parents apprenaient ce que ma mère faisait de sa vie, je perdais mes camarades de jeu assez rapidement. Je dois avoir une ou deux amies d'enfance que j'ai gardé dont une qui a fait toute sa scolarité avec moi de la maternelle à l'université, mais qui vit aujourd'hui à l'étranger comme traductrice pour une grosse boite d'édition. Je lui parle encore mais on se voit plus aussi souvent qu'avant qu'elle ne parte aux États-Unis pour son travail. Tu es réellement la première personne pour qui je ressens cet attachement même si j'aime énormément mes deux amis dont je viens de te parler. »

Oui, je sais combien les enfants peuvent être méchants... les parents aussi, cela dit. En Chine, nombre de mes «amis» ont cessé de me parler, lorsque le secret de mon intersexualité a été dévoilé... puis, quelques camarades m'avaient battus, dans l'idée de le faire jusqu'à ce que mort s'en suive... Ma vie au Japon avait été plus calme... mais ne s'était pas déroulé sans heurts pour autant. Je ne savais pas trop où j'en étais dans ma tête, dans mon corps, ni ce qu'il en était de mon identité. On me disait d'agir en garçon à l'école, on me laissait agir en fille à la maison... quand les gens me voyaient dans les deux environnements, sans que ce ne soit prévu, ils étaient parfois déroutés, choqués, dégoûtés... Puis, il y avait eu un incident particulier, à mes 18 ans. Je m'étais rapproché de cette étudiante qui était dans mon club de musique, Momoko. Nous étions simplement amis, même si elle développa des sentiments pour moi, me prenant pour un garçon comme les autres. Je n'ai jamais vraiment su comment... mais ses parents apprirent que je suis intersexuel et un peu de mon passé en Chine aussi, comment on m'avait laissé aller à l'école en tant que fille, pendant toutes ces années, puisque je n'étais qu'une enfant. Maintenant plus vieux, on m'obligeait à prendre l'uniforme du genre indiqué sur mon acte de naissance. J'avais l'habitude de jouer un rôle à l'école et d'être naturel à la maison, donc, enfant, ça ne me dérangeait pas. Je trouvais l'uniforme féminin plus joli et je pouvais participer aux jeux que je voulais, au final, donc, ce n'était pas très important pour moi. Si je disais que j'étais une petite fille, je pouvais avoir les cheveux longs ou courts, ce détail étant mois réglementé pour elles que pour les garçons...

Il y avait donc quelques photos de moi, en petite fille adorable, pendant mes spectacles de ballet... des photos de groupe à l'école... Ses parents avaient été dégoûtés et n'avaient pas compris, ils avaient eu peur. Qu'est-ce que j'étais? Une transexuelle? Une transgenre? Une fille qui se faisait passer pour un garçon pour séduire leur fille adorée? Comment allais-je influencer leur enfant adorée?! Ils avaient bien compris, eux, qu'elle développait des sentiments pour moi et s'attachait à moi. Peu après, ils me téléphonaient pour me demander de me parler, en privé. Ne me doutant de rien, j'avais accepté. Ses parents avaient toujours été gentils avec moi. Ils me demandèrent avec toute la politesse du monde de rompre toute relation avec leur fille, disant qu'elle avait un brillant avenir devant elle et qu'elle ne devait pas perdre de temps avec une personne comme moi. Qui plus est... qu'est-ce que ça donnerait entre nous? Momoko était une jeune femme adorable, mais... ça lui ferait un choc. Puis, même si elle venait à passer outre, elle avait toujours rêvé de se marier et d'avoir des enfants. Si je suis une femme... elle ne pourra pas en avoir avec moi et même si je suis vraiment ce que la lettre prétend, d'après leurs recherches, il y avait de fortes chances pour que je ne puisse pas l'aider à réaliser son rêve non plus. C'est avec cette politesse froide et délicate puisqu'empreinte d'incompréhension et de peur, qu'ils me supplièrent de disparaître de la vie de leur fille. Ce serait mieux pour Momoko d'avancer sans moi, de ne pas aimer une personne comme moi, de mener une vie normale. J'avais été terriblement blessé par cette demande, je croyais qu'ils m'aimaient bien, je m'étais beaucoup attaché à Momoko. Elle me faisait rire et ne se formalisait pas de mes manières plus «féminines», elle m'acceptait comme je semblais être, même si elle ne savait pas tous les détails. J'avais toutefois accepté et j'avais cessé de parler à mon amie, qui n'avait pas compris et qui avait tenté de me convaincre maintes fois de lui expliquer et de revenir vers elle... Chose qui me tuait, je devais chaque fois la repousser avec un air froid... alors que j'avais envie de retrouver mon amie. Mais, Momoko était une autre personne qui était trop bien pour faire partie de ma vie, ses parents avaient raison.

-« C'est normal! C'est parce que tu as un futur faux fiancé, que tu adores réellement, qui est une personne exceptionnelle! » lui répondis-je avec un petit rire qui contrastait avec mon triste souvenir.

Je lui fis un grand sourire amusé et éblouissant.

-« Elle vient ici, de temps en temps? Ou je devrais tenter d'ajouter des villes américaines à ma prochaine tournée pour que tu puisses la voir un peu? » demandai-je en lui souriant toujours.

Ainsi, elle pourrait revoir son amie plus facilement! Bon, je ne sais pas si j'ai beaucoup de fans aux États-Unis, mais je suis bien allé au Canada, donc, pourquoi pas? Mon agent pourrait probablement me le dire ou faire les recherches nécessaires, après tout, c'est son travail que de me booker des événements... Mais, je n'ai pas envie de lui demander quoique ce soit. Pas ce soir, pas demain, pas... pas avant un moment. J'aime bien l'idée de prendre des vacances de lui, même si ce n'est pas la chose la plus faisable du monde. Je me console cependant en me disant qu'il n'en reste plus beaucoup... même si pour le moment, cette pensée est aussi stressante, puisque je n'ai pas encore trouvé d'autre agence... Des plans pour que je finisse vraiment par me lancer dans cette folle idée de créer la mienne! Mais quels artistes voudraient se développer sous mon aile? Je balayai cette pensée, me concentrant à nouveau sur notre conversation. Mon amie s'ouvrait un peu à moi, me partageant son point de vue sur l'amour ou plutôt ses possibilités restreintes de tomber amoureuse... Évidemment, j'avais trouvé un moyen de parler de Tomoya... Est-ce parce qu'il me manque trop? Parce que je ne cesse de penser au fait que je l'entendrai en personne bientôt? Parce qu'il me manque de pouvoir en parler librement? D'autres raisons ou bien toutes celles-ci? Qui sait...? Mais j'avais fini par en parler et j'avais expliqué à ma romantique Eunae combien les choses pouvaient être simplement compliquées parfois. Notre histoire en est une bonne preuve et on peut se demander si je crois vraiment si Tomoya continue de s'occuper de moi par pitié ou pas... L'alcool me rend plutôt honnête, mais aussi confus... et me fait quelque peu délirer.

-« Tu sais Minori ? Je ne pense pas que ce soit de la pitié qui soit la raison de son attachement envers toi. Vous êtes trop proches pour que ne soit que ça … Et cet homme m'a l'air d'être un homme gentil de ce que tu m'as un peu dit sur lui. C'est difficile pour moi de parler pour lui vu que je ne le connais pas mais ce n'est pas le sentiment que j'ai quand tu me parles de lui. »

Un petit sourire attendri étira mes lèvres malgré moi, je ne pouvais pas parler de lui sans trouver un moyen d'avoir un sourire idiot.

-« Oui... c'est une des personnes les plus gentilles que je connaisse... » admis-je avec tendresse en pensant à lui. « Nous étions proches... aujourd'hui? Plus autant... je dois garder mes distances... » ajoutai-je avec un petit rire découragé, en balançant ma tête vers l'arrière. « Enfin, ce n'est pas grave ♥ Tu n'as pas à t'inquiéter pour moi~ » dis-je avec douceur en relevant la tête.

La conversation reprit, continuant dans tous les sens, l'alcool nous faisant dire des bêtises encore pire qu'à l'habitude. L'ambiance était à nouveau légère, je partageais ma philosophie à mon amie, lui expliquant que la vie est effectivement comme un film, selon moi. Simplement... c'est un film qui n'a pas encore passé l'étape du montage.

-« Oui tu as raison … Je n'avais jamais vu les choses de cette manière. »

Je souris, content qu'elle ne me dise pas que j'étais bizarre à penser ainsi. Ça n'aurait pas changé ma manière de penser, mais j'aurais sûrement été blessé de me faire dire ça par mon amie! Je la taquinai plutôt et convins avec elle d'éviter les baisers lors de notre mariage, après avoir dit maintes plaisanteries. Je ne pouvais pas m'en empêcher, c'était plus fort que moi, ses réactions m'amusaient de par leur candeur et leur sincérité. Elle était mignonne et drôle, ça faisait du bien d'ainsi retrouver mon amie plutôt que mon assistante, justement. Mon naturel câlin et tactile trouvait qu'elle était beaucoup trop loin, aussi, je lui proposai de se rapprocher de moi pour que je ne la prenne dans mes bras. J'éclatai de rire, d'ailleurs, en sentant son petit coup et la serrai plutôt joyeusement contre moi.

-« Tu arrêtes oui ? Je ne pourrais jamais t'embrasser amoureusement et tu le sais très bien en plus. Et oui je sais que ça arrive mais pas à nous ça n'arrivera pas. »

Je ris encore plus en entendant sa réponse, continuant de la serrer dans mes bras. La pauvre allait devenir sourde en m'entendant rire. Je finis par me calmer et je remontai ma main droite pour chercher à tâtons, le haut de son crâne. Une fois trouvé, je vins déposer un petit baiser fraternel sur sa tête.

-« Je sais, je sais, mais tes réactions sont si drôles! » admis-je avec un grand sourire, en la gardant dans mes bras.

J'étais toujours comme ça avec Eunae aussi, c'était naturel. Mon affection était tout à fait innocente et fraternelle, de ce que j'en comprends, mon amie l'a rapidement compris et ne s'est donc pas fait de fausses idées sur mes intentions. Après tout, je n'ai purement aucune intention. Je suis simplement ainsi, j'aime montrer aux gens qu'ils sont importants pour moi et ma manière est en étant câlin et envahissant. Je dois admettre que c'est encore pire lorsque j'ai bu et nous en sommes à un nombre honorable de verres. Enfin, je sais que moi j'en suis à un tel nombre! La conversation continua, mon amie me parla de ses cicatrices, je tentai de la réconforter. Je lui partageai même une histoire que je gardais pour moi, en temps normal. Peu de gens savent cette partie de mon histoire et je préfère que les choses soient ainsi... mais je fais confiance à Eunae et je crois qu'elle peut comprendre pourquoi je le lui ai partagé.

-« Elles ne m'enlaidissent pas mais me salissent … Comment te dire ça. Quand je pose les yeux dessus, je me rappelle comment elles sont arrivées ici. Et même si depuis que j'ai 18 ans le plus gros de mes cicatrices ont été couvertes par un tatoueur de talents qui m'a fait un magnifique phénix qui prends tout mon flanc gauche pour remonter à la limite de ma poitrine et descendre à mon aine, certaines restent encore visibles au point que je me dise que je devrais les couvrir aussi de tatouages afin que des choses qui me font mal à leur vision soit plus belle si je les regarde. Mais j'ai déjà eu si mal avec mon phénix je sais pas si je suis prête à revivre ça et j'ai surtout je ne sais pas ce que je pourrais tatouer de l'autre côté pour aller avec le phénix. »

-« Je comprends... probablement plus que tu ne le penses ~ » admis-je en lui tapotant doucement l'épaule.

Après tout, mes cicatrices sur mon visage ne sont pas apparentes... parfois, elles ne sont dûes qu'à mon imagination et mes angoisses, elles ne sont donc pas réelles. Du moins, pas celles de l'époque où j'étais défiguré... Mais ma cécité est ma plus lourde cicatrice. Tout le monde la voit, mais pas moi. Tout le monde me juge, croit que je suis faible et sans ressources à cause de celle-ci. Je ne peux pas couvrir ma cécité avec un tatouage, tristement...

-« Tu n'as réellement pas d'idées? » demandai-je, curieux. « Ça fait si mal? C'est comme ça partout sur le corps? Je me demande si j'aurai mal comme ça aussi... » ajoutai-je avec enthousiasme, souriant joyeusement.

J'attends avec appréhension, impatience, une pointe de peur et beaucoup d'enthousiasme mon rendez-vous avec le tatoueur! Je sais que je lui ai donné une très grande liberté pour le design de mon tatouage, mais il m'avait semblé enthousiaste! Personne ne sait que je vais me faire tatouer dans quelques jours, je ne l'ai même pas dit à Eunae, me débrouillant seul pour trouver le tatoueur, le contacter et prendre mes rendez-vous. Je crois que ce sera une surprise amusante pour mon entourage, c'est une drôle de manière de célébrer le dixième anniversaire de ma cécité! Mais bon, je viens peut-être un peu de gâcher la surprise à mon amie avec mes commentaires et questions... Oups. L'alcool me fait trop parler! Je ris un peu, en m'en rendant compte, laissant le sujet être changé à nouveau. Nous abordions à présent son chien et son impossibilité à avoir des enfants.

-« Comme tu le dis c'est deux ans alité après l'opération et je ne pourrais pas rester inactive comme ça même si c'est pour pouvoir porter un bébé. Je me dis qu'un jour je pourrais au pire adopter un bébé, quand j'aurais trouvé un gentil mari avec qui adopté bien sûr. Et même s’il ou elle ne sera pas mon sang, je saurai l'aimer comme s’il ou elle serait une partie de moi. »

-« Hmmmm... AH! Mais tu peux aussi avoir recours à une mère porteuse, non? Tu sais, ils prennent tes ovules, les spermatozoïdes du père, le mettent dans une gentille personne qui fait don de son corps pendant 9 mois et c'est ton enfant! Sinon, tu peux adopter, oui~ Je suis sûr que tu seras une maman fantastique, peu importe ton choix. » dis-je en la serrant à nouveau un peu plus, l'étouffant probablement avec mon enthousiasme pour son futur, la pauvre.

Je relâchai cependant mon étreinte après quelques secondes, sans la laisser me quitter pour autant. Je voulais simplement qu'elle survive, pour être honnête, mais pas perdre sa douce chaleur. Je lui partageai que j'avais hâte de faire la rencontre de son chien, j'aime beaucoup les animaux et passer du temps avec une petite ou grosse bête me fait toujours énormément plaisir.

-« On se fera ça alors … Mais pourquoi tu n'en prends pas d'animal toi si tu aimes tant ça ? »

-« Je ne sais pas... je me dis souvent que j'aimerais me prendre un ou deux petits chiens... puisqu'ils pourraient plus facilement voyager avec moi? Je crois? Mais... j'ai peur d'être trop occupé pour pouvoir bien en prendre soin? Peut-être que je me trouve simplement des excuses pour ne pas … pour ne pas faire quelque chose qui pourrait me faire du bien, tu comprends? J'ai peur que ce soit compliqué, que je ne m'en occupe pas bien et que l'animal soit malheureux... » admis-je avant de pousser un petit soupir sur mes pensées philosophiques.

J'étais tout à fait honnête. J'ai conscience de parfois me mettre moi-même entre moi et mon bonheur. Je serais plus qu'heureux d'avoir une petite peluche vivante ou même deux, puis, je pourrais très bien les sortir, les promener, je les gâterais probablement trop aussi... Ça me ferait un peu de chaleur quand je rentre de mes journées interminables, puis je pourrais très bien les mettre dans une pièce quand je veux danser. Ainsi, je n'aurais pas peur de les blesser ou simplement réussir à les dompter pour qu'ils restent dans leurs lits à ces moments. Mais il est plus facile de me dire que c'est compliqué et de me trouver pleins de raisons. Comme nous parlions ouvertement et sincèrement, je lui admis que je lui devrais un service si on en venait vraiment à se marier. Je lui partageai, innocemment, que je la perçois comme une personne invincible. Cela dit, je sais que ma version de ce mot n'est pas exactement la même que tout le monde... je tentai d'ailleurs de le lui expliquer... après qu'elle ne m'avoue avoir vécu une horrible expérience qui me choquait. Je savais que c'était peut-être bizarre de la serrer contre moi, alors qu'elle me racontait avoir été violée... mais comment étais-je sensé réagir? J'étais surpris, sous le choc, je me disais que c'était impossible... Je voulais protéger ma petite sœur de cœur, lui montrer que j'étais là pour elle et qu'elle était en sécurité, à présent. Je suis là pour elle. Je ne laisserai personne lui faire du mal. Je sais que cela peut paraître compliqué, mais c'est ce que je pense, c'est ce que je sais.

-« Je n'ai jamais eu le cran de porter plainte contre eux … Ma psy à l'époque m'avait conseillé de le faire que ça m'aiderait dans mon processus de guérison mais je n'ai jamais osé le faire... Non pas que je voulais les protéger loin de là mais je pense qu'une part de moi voulait protéger ma mère de tout ça. Elle n'est même pas au courant de cela, je ne lui ai jamais avoué ce que ces garçons m'ont fait parce qu'elle faisait ce qu'elle faisait … et une infime part de moi lui en a voulu parce que j'avais l'impression que si j'avais eu une mère plus normale j'aurais sans doute jamais eu à vivre ça. C'est horrible de me dire que ma mère a été un moment aussi responsables que ces mecs … Alors qu'elle a tant fait pour moi. »

-« Ta mère n'était pas responsable... ce sont ces idiots dégoûtants qui l'étaient et le sont toujours. C'est parce qu'ils se croyaient supérieurs et tout permis, chose qui n'est absolument pas réelle, qu'ils ont fait l'irréparable. Tu devais être très jolies, ils auraient pu trouver n'importe quelle excuse, ils ont juste su trouver celle qui te ferait le plus mal. » lui répondis-je en choisissant mes mots avec précaution. « Tu devrais porter plainte... Ta mère n'a pas besoin de le savoir, aujourd'hui non plus, si tu ne veux pas. Mais, ils ne peuvent pas continuer leur vie comme ça, comme s'ils n'avaient rien fait de mal alors qu'ils sont absolument horribles. J'irai à la station de police avec toi, si tu veux. Dès qu'on se lève! » ajoutai-je, complètement sérieux.

Si Eunae veut en parler à sa mère, je l'aiderai aussi. Mais, elle n'a pas à lui en parler si elle n'en a pas envie, elle est adulte maintenant. Je la serrais toujours dans mes bras, caressant doucement sa tête pour tenter de la réconforter.

-« Oui je me suis relevé et ça a été dure … J'ai eu des moments où … l'envie n'y était plus et je me disais que peut-être mourir aurait été la solution. Je ne l'ai jamais fait parce que même si j'avais vécu le pire qu'une femme puisse subir, je savais aussi que me tuer apaiserait ma vie dans la mort mais ça aurait été les autres qui devraient vivre avec l'idée que j'étais si mal que la mort m'avait paru comme la meilleure solution plutôt que de leur parler … Je n'ai jamais cependant parlé à qui que ce soit de tout ça, enfin si à deux personnes uniquement qui savaient ce que j'avais vécu et le comprenait. Tu es la première personne à qui j'en parle depuis que ça m'est arrivé qui ne sont pas elles. »

Je ne savais pas trop quoi lui répondre, je comprenais sa réflexion sur le suicide, en ayant eu une similaire aussi... Enfin... ayant souvent eu ce genre de raisonnement qui me traversait l'esprit. Sauf que dans mon cas, personne ne le sait. Personne ne connaît les différents plans que j'avais élaboré pour m'enlever la vie, à divers moments de ma vie... mais j'avais toujours abandonné à la dernière seconde, pensant à mes parents, à mes amis, à Tomoya, Wei Zhou, Taeyeon... Toutes ces personnes pour qui je souris et je ris toujours, qui ne savent absolument pas ce qui pourrait me pousser à passer à un tel acte. Je la serrai un peu plus contre moi et vins déposer un baiser fraternel sur sa tête, puis posai ma joue contre cet endroit.

-« Ça doit être lourd pour toi de garder tout ça à l'intérieur... Comment fais-tu pour avancer malgré tout? » lui demandai-je d'une voix très douce.

Je me demandais moi-même comment je faisais pour avancer, souvent. Peut-être qu'avoir le point de vue d'une autre personne sur sa propre expérience m'aiderait à comprendre... mais surtout, ça m'aiderait à mieux comprendre mon amie et savoir comment prendre soin d'elle. J'étais content, cela dit, qu'elle ne me repousse pas, alors que j'étais très tactile avec elle. La pauvre... j'espère que je ne lui ai jamais fait peur. Si jamais elle me demandait de prendre mes distances ou d'être moins tactile, je comprendrais et ne le prendrait pas mal. Je partageai tout de même mes incompréhensions à mon amie, je ne le prenais pas mal, je n'étais pas vexé. Je voulais tout simplement comprendre sa vision des choses, du monde... des genres.

-« Excuse-moi Minori … tu sais bien que je n'ai pas dit ça pour te faire te sentir mal ou quoi que ce soit, ce que je voulais dire par là c'est quand j'ai appris que je pourrais pas avoir d'enfant j'ai eu le sentiment qu'on m'enlevait une part de ma féminité. »

Je hochai doucement la tête, montrant que j'avais compris. Je ne relâchai pas mon étreinte, c'était ma manière de lui montrer que je ne lui en voulais pas non plus. Je relevai cependant la tête, la sentant s'agiter un peu.

-« Je comprends... Je ne l'ai pas mal pris, ne t'en fais pas... je voulais juste... mieux comprendre. » expliquai-je avec douceur.

-« Je ne pense pas qu'être stérile soit une tare en soit, je ne pense pas que tu n'es pas normale au contraire même … Je pense que pour moi, c'est un fait extérieur que je n'ai pas demandé ou cherché qui m'a enlevé ce droit et je leur en ai voulu au point d'en avoir envie de leur faire vivre cela aussi en les émasculant afin qu'ils comprennent ce que j'avais pu ressentir quand j'ai appris ça. Je ne pense pas que je ne suis pas une femme parce que je ne peux pas avoir d'enfant je me suis réellement mal exprimé, et je sais que j'ai des tas d'option qui s'offrent à moi pour avoir des enfants, des options auxquelles j'ai bien le temps de penser pourtant … »

Je hochai la tête à nouveau, esquissant un petit sourire pour tenter de la rassurer. Je me sentais mal, cela dit, d'entendre tant de douleur dans sa voix... J'avais eu envie de pleurer avec elle, lorsqu'elle m'avait raconté son histoire, mais j'avais tenu bon, voulant avoir l'air fort pour qu'elle puisse se confier avec toute  la tranquillité d'esprit possible. Mais là, ça devenait de plus en plus difficile et les larmes venaient border mes yeux à moi aussi. J'étais horrible de faire pleurer ma douce amie, alors qu'elle me partageait quelque chose de si dur. Je suis vraiment égoïste, quand on y pense... Je la serrai fort contre moi, en sentant ses bras se glisser autour de moi. Je me mordis la lèvre inférieure, tentant de retenir mes larmes, en écoutant la suite.

-« Je suis une idiote, je parle sous le coup de l'émotion et je m'en veux si je t'ai blessé tu sais ? Je ne voulais pas te faire de la peine ou du mal en parlant sans réfléchir … Pardonne-moi ! Et tu as raison je vaux mieux qu'eux pour ne pas leur donner ça, je vaux mieux que ça ! »

Les larmes se mirent à doucement se révolter et glisser sur mes joues, la culpabilité ayant raison de moi en entendant ma douce Eunae s'excuser pour un mal qu'elle n'avait pas commis.

-« Non, ne t'excuses pas, c'est moi qui suis stupide de te poser ce genre de questions à un moment comme celui-ci! Je te connais bien pourtant, je le sais que tu ne penserais pas ce genre de choses.... C'est juste... un sujet sensible, malgré tous mes efforts encore, je crois... L'alcool ne doit pas aider non plus... » admis-je d'une triste voix, en serrant très fort mon amie. « Excuse-moi, Eunae... Oublie ce que j'ai dit sur ça... et oui, tu vaux mille fois mieux que ça! Tu as même plus de valeurs qu'eux, tu es une personne formidable, créative, talentueuse et très attentionnée. Il n'y a personne qui peut t'enlever tes qualités, ni ta valeur. Tu es la seule à avoir un pouvoir là-dessus. » ajoutai-je, tentant de la réconforter, malgré mes sanglots de culpabilité et de tristesse pour elle.

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MessageSujet: Re: Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''... [PV Eunae]   Mer 14 Mar - 3:34

► 19 janvier 2018, chez moi
Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''...
Eunae & Minori


Je savais que malgré les nombreuses heures de travail que l'on effectuait par jour, tu ne me voyais pas que comme une assistante, au début j'aurais pu le penser mais après trois ans à travailler avec toi j'avais remarqué que nos rapports avaient changé et que ce n'était pas qu'une collaboration professionnelle qui faisait qu'on passe du temps ensemble. J'adorais travailler pour toi mais plus que tout j'adorais parler avec toi, c'était souvent très léger et j'appréciais ça, et vu que je savais que comme moi tu étais un écorché vif dans le fond, je savais que des conversations légères sans prises de tête devait t'être aussi agréable. Donc cette soirée, après 5 mois passé à l'étranger, tous les deux tranquille à papoter de choses et d'autres en buvant un petit peu était vraiment agréable. Et même si cela avait découlé sur une promesse de mariage entre toi et moi j'appréciais le moment à sa juste valeur, nous étions deux amis qui passait du temps ensemble et c'était ce genre d’événements qui important dans une amitié. Cependant même si le ton était léger au début, l'alcool faisant son effet sans doute, nous avions fini par nous ouvrir l'un à l'autre. Et dire des choses sur nous qu’on n’avait sans doute jamais évoquer jusque-là.

Je t'avouais mon admiration totale envers toi, non pas que j'avais une vision totalement idyllique de ta personne car je savais que tu n'étais pas parfait, personne ne l'était et tu ne dérogeais pas à la règle, tu étais un homme patient et gentil s'est vrai, je te l'avais dit parce que je le pensais et tu m'avais alors fait cet aveu qui a tes yeux faisait limite de toi un monstre, ce que je ne pensais pas en réalité et je t'avais alors dit qu'il était normal de souhaiter la mort d'une personne qui t'avait fait du mal quand ce mal bouleversait totalement ta vie comme pour toi avec cet homme visiblement. Moi-même j'avais eu des envies de meurtres collectif à une certaine époque avant de finir par me dire que la mort était sans doute trop douce pour tous ces mecs. Puis j'avais avoué que j'avais vu chez tes parents des photos de toi en train de danser, j'avais su que tu avais été danseur mais c'était assez troublant de te voir sur des photos le faire, et je comprenais mieux ce que tu avais perdu en plus de la vue en devenant aveugle, d'ailleurs c'est ce que tu me fis comprendre en répondant à mes mots. Avant de m'avouer que tu avais conscience que ta mère avait toujours su qui était le responsable de ton accident qui t'avait rendu aveugle et que comme une lionne elle avait tout fait pour protéger son petit, et que c'était toi qui avait fini par lui demander d'arrêter, qu'il ne valait pas le coup à tes yeux et quelque part ça prouvait une certaine maturité que tout le monde n'aurait pas eu en temps normal. Je te dis alors en te regardant longuement

"Je sais que ta maman est une femme intelligente, je l'ai remarqué quand je l'ai rencontré. Et surtout je te l'ai pas dit mais elle a un côté maman a couvé les gens c'est assez drôle, cette femme a le cœur sur la main et je trouve que sur beaucoup de côté tu lui ressembles énormément. Et ce n'est pas une chose étrange qu'elle ait compris, une mère voit et remarque des choses qu'on essaie désespérément de cacher en général. C'est sans doute ça l'instinct maternelle. " Je souris doucement avant d'ajouter. " Mais pour revenir au sujet initial, je pense que tu as eu raison de lui demander de lâcher l'affaire, il ne valait pas le coup que ta mère ou toi-même se mette à son niveau en lui faisant la vie impossible même s’il aurait mérité d'être puni quand même. Enfin du moins c'est ce que je pense moi."

Je comprenais en partie le fait que tu n'aies rien fait pour qu'il soit puni, même si je connaissais pas toute l'histoire, mais je comprenais le fait que quelque part tu aies gardé pour toi l'identité secrète de la personne responsable de ta cécité et que tu n'as pas voulu en parler par la suite plus que de raisons, personne ne pouvait comprendre que tu n'aies aucune envie d'en parler en réalité. Je changeais donc le sujet pour ne pas rester sur un sujet qui te mettrais trop mal à l'aise, je te confiais alors ce que j'avais pu vivre quand j'étais enfant et que j'avais été souvent la victime de la méchanceté des enfants mais surtout des parents qui s'imaginaient que le fait que ma mère soit prostitué, face de moi une enfant indigne pour mes petits camarades mais que j'avais quand même la chance d'avoir deux amies d'enfance de qui j'étais proche mais que l'une d'elle était partie à l'étranger pour son travail quand je t'entendis me proposer de faire des concerts aux Etats Unis pour me permettre de la voir je me mis à rire doucement avant de te dire

" Elle vient tous les ans pour les fêtes de fin d'année, elle reste deux semaines en tout et pour tout, et on rattrape le temps en passant du temps l'une avec l'autre mais c'est vrai que j'aimerais la voir plus souvent parce qu'elle me manque. Et même si on se parle très souvent via internet ou autre ce n’est pas la même chose quand même. Si tu as l'occasion d'aller du coté de New York je serais ravie de t'accompagner pour la voir également mais sinon ne fait pas de concert pour moi là-bas uniquement. "


Je fis un très léger sourire puis j'avais continué à parler avec toi, on avait parlé de l'amour en générale et de nos sentiments vis à vis de ce sentiment compliqué combien pour moi il était difficile en partie de me laisser aimer et aimer en retour par une autre personne. Et que c'était pour ça que ce mariage potentiel entre nous ne serait sans doute jamais un problème potentiel. Mais tu me parlas de ton ami d'enfance, le fameux Tomoya, le jeune homme semblait vraiment être important pour toi parce que même si tu me disais qu'il n'y avait rien entre vous, tu semblais quand même obligé de me parler de lui quand on se parlait d'amour, ça voulait tout dire à mes yeux mais je me demandais si tu t'en rendais coup que la première personne à qui tu pensais quand on parlait d'amour était ton ami, l'homme qui d'après toi n'était rien d'autre qu'un ami, du moins à ses yeux … Je me demandais si tu avais conscience combien c'était étrange de penser que la pitié pouvait expliquer des liens comme les vôtres. Après tout je ne le connaissais pas mais il me semblait être un être réfléchi quand même, quand tu me dis que tu devais l'oublier je fronçais les sourcils en te demandant

" Pourquoi tu dois l'oublier si une part de toi ne le veux pas ? Minori tu mérites le bonheur tu sais ? Tu as eu ton lot de mauvaises expériences il serait temps de penser à ton bonheur avant de penser à autre chose tu penses pas ? Et je m'inquiéterais toujours pour toi, tu es mon grand frère. " Te dis-je avec douceur en souriant tendrement.

Nous reprîmes notre conversation et tu me fis par de ta philosophie de la vie, à savoir qu'elle pouvait être apparenté à un film avec ses drames, ses joies et ses aventures diverses mais qu’il n’était pas impossible de penser que nos vies avaient le droit à un Happy End aussi pourtant. C'était drôle quelque part de t'entendre me dire ça alors que tu faisais tout pour fuir le bonheur également comme je le faisais moi-même donc je ne pouvais pas réellement juger en réalité. Le sujet devint par la suite plus léger et nous nous parlions de potentiels baisers qui devaient être selon nous deux très rare, voir même inexistant, qu'on avait pas besoin de s'embrasser pour faire croire à tout le monde qu'on s'aimait, après tout notre mariage était que de raisons et toi comme moi, ne voulions en rien changé nos liens actuels. Puis vint le moment que tu me proposas un câlin qui avait tout d'amicale bien sûr mais que tu crus bon de me préciser que ce serait le cas, ma réaction fut immédiate, et je ne pus m'empêcher de te frapper en te disant d'arrêter de me taquiner avec ça et quand tu me déclaras que c'était plus fort que toi je ris un peu plus en te disant

" Idiot va ! Mais arrête sinon fini les câlins ! "

Je te dis ça sans te lâchais pour autant bien au contraire. Je savais que tu étais une personne affectueuse qui avait besoin de le montrer aux gens que tu considérais comme proche de toi et j'aimais ceci dans certaines limites, parce que mon expérience de vie était que je détestais être surprise par un câlin mais ça depuis les trois ans que je travaillais avec toi, tu avais fini par t'en rendre compte donc je ne me faisais plus de souci de ce côté. Nos relations étaient toujours innocentes et fraternelles et ce genre de câlins nous faisaient du bien à tous les deux. Nous continuons notre conversation et je me mis à te parler de mes cicatrices, je ne sais pas trop pourquoi le sujet avait été lancé mais il était arrivé sur le tapis et c'était venu naturellement que je t'avouais que mon corps en était couvert et que malgré la cover faite par un tatoueur de ma connaissance sous mon dessin du phénix mais ça je le gardais pour moi, j'en avais fait couvrir une partie celles qui se trouvaient sur mon flanc gauche. Et lorsque tu m'avais dit que tu comprenais et racontais ton histoire, ton ressenti au sujet de tes cicatrices à toi, celle que tu avais sur le visage, des cicatrices qui ne se voyait réellement j'avais souri un peu que tu t'ouvres à moi ainsi, ça prouvait que tu me faisais confiance et j'en étais heureuse. Quand tu me demandas si je n’avais réellement pas d'idée je souris en disant :

" Je pensais à faire un dragon d'eau … tu sais comme les dragons mythiques qu'on voit dans les mangas, un truc dans les tons bleus en opposition à mon phénix qui est plus dans les couleurs rouges du feu. Afin d'avoir un coté de feu et de glace sur le corps ce qui quand on me connait paraît il me va parfaitement." Je souris un peu en te disant. " J'ai eu mal parce que mon tatouage est en partie sur les côtes et que c'est la partie la plus douloureuse à se faire tatouer, et à tatouer pour les tatoueurs eux même. C'est une partie très osseuse donc délicate. " Je te regardais avant de finalement te demander " Tu vas te faire tatouer Minori ? "

Je continuais à parler de tout et de rien avec toi puis nous avons finalement abordé le sujet des enfants en parlant de mon gros bébé poilu qui m'attendait à présent sagement chez moi, deux étages plus bas. Et je dus avouer que j'étais dans l'incapacité de porter un enfant sans trop rentrer encore dans les détails pour le moment. Quand tu me parlas de l'alternative du greffe je souris un peu et te dis que l'inactivité n'était réellement pour moi, et je pencherais plus pour l'adoption mais quand tu me parlas de mère porteuse, je pris un moment avant de répondre pour réfléchir en me demandant si c'était possible, est ce que mes ovaires étaient en état de marche, ça j'en avais aucune idée, je savais que mon utérus n'était pas en état de porter moi-même un enfant mais est ce que cependant mes ovaires donnaient des ovules qui me permettraient d'y avoir recours j'avouais que j'avais jamais réfléchi à ça et j'avais du coup pas demander au médecin si c'était une possibilité. Je finis par te répondre

" Je t'avouerais que je ne sais pas si je peux avoir recours à une mère porteuse, je me suis réellement jamais posé la question. Quand le médecin m'a dit que j'étais dans l'incapacité d'avoir des bébés de moi-même, du moins de les porter j'ai été si mal que je n’ai pas cherché à en savoir plus mais je me dis que je pourrais demander maintenant … Je fais peut-être une croix sur un enfant qui serait mon sang alors qu'en ayant recours à une mère porteuse, je pourrais l'avoir. " Tu me serras plus fort contre toi et je souris en disant " Je serais une bonne maman parce que j'ai eu le meilleur des exemples au monde avec la mienne. "

Je t'avais ensuite laissé me lâcher et je t'avais souri quand tu m'avais reparler de mon chien en disant que tu aimerais rencontrer mon ami poilu et je t'avais promis qu'on le fera, puis lorsque tu m'avais aussi avoué que tu aimerais en avoir un à toi, je t'avais demandé ce qui t'en empêchais en réalité et j'avais écouté ta réponse en disant ensuite avec un large sourire

" Tu n'es pas seul Minori, je suis là aussi tu sais ? Et si jamais tu voulais prendre un ou deux petits chiens parce que oui ça fait une compagnie agréable et câline, et pour les voyages tu n'aurais qu'à les faire pucer ça te permettra de voyager dans le monde entier avec eux sans problème. Si jamais tu le faisais je t'aiderais pour les rendez-vous vétérinaires également tu sais ? J'en connais un très bien pour Yuki. "

Je souris tendrement et l'on avait repris le rythme de notre conversation tout en continuant à boire en même temps, je t'avais regardé un long moment quand tu m'avais dit que j'étais une femme forte et invincible ce qui m'avait un peu fait sourire du moins extérieurement parce qu'intérieurement le déluge de sensations que ça avait éveillé en moi était loin d'être aussi positives. J'avais alors laissé échapper le secret que je gardais au plus profond de moi avec la plupart des personnes et je ne regrettais pas de t'en avoir parler c'était pas le problème, mais je savais que ça te donnerait une autre image de moi et j'avais peur que tu me voies comme une autre. Que tu finisses par me voir comme la pauvre petite chose souillée et salie que je pensais être, la femme qui n’étais plus bonne à être aimé du tout et qui de toutes manières faisait tout pour ne pas l'être autrement qu'amicalement en réalité. Lorsque tu m'avais pris dans tes bras, j'avais laissé couler des larmes, les premières et sans aucun filtre j'avais laissé parler mes émotions profondes tous ce que je tentais désespérément de garder caché en réalité au plus profond de mon être, t'avouant que malgré ma force apparente j'avais jamais eu le cran de faire la seule chose que j'aurais dû faire à l'époque à savoir porter plainte contre ses garçons et les faire condamner mais en réalité j'avais que trois noms à donner, combien de garçons m'avaient violé cette nuit-là, moi-même j'étais incapable de le dire en réalité. Et surtout je t'avouais que j'avais eu une période à en vouloir à ma mère, la jugeant responsable de mon mal quand j'étais au plus mal après mon viol à tes questions je répondis cependant en disant

" Je ne sais pas … J'avoue que j'ai aucune idée de comment je continue d'avancer parfois. Je me réveille certains matins et je n’ai pas envie de m'habiller pour aller simplement travailler mais je me reprends en me disant que je ne peux pas abandonner les gens qui comptent sur moi et que tu comptes sur moi, toi, que je suis celle qui est là pour te faciliter le travail et que si je n'allais pas travailler je serais égoïste non ? Enfin du moins c'est ainsi que je vois les choses. Je n'ai pas le droit de t'empêcher de travailler parce que moi je ne vais pas bien mais rassure toi … Je ne suis pas le genre à me laisser aller à mes émotions négatives, et quand ça va mal j'ai des exutoires qui marchent très bien sur moi. "

J'avais continué à parler, laissant libre court à mes flots de paroles, disant les choses sans la moindre trace d'émotions et surtout sans faire attention à mes mots qui pourraient te blesser, et je me rendis compte que mes propos étaient maladroitement dits quand tu me posas toutes ces questions sur les femmes et sur le fait « Est ce qu'à mes yeux une femme qui ne pouvait avoir d'enfant n'était pas une femme ? » Je me rendis d'un coup compte que j'étais tellement dans mes émotions négatives que toutes ses histoires déclenchés souvent en moi que je n'avais pas réellement pris en considération tes sentiments à toi en tant qu'intersexuel, est ce que j'avais oublié un moment en effet c'était le cas, tu étais toi, juste Minori, à mes yeux tu n'étais pas un homme ou une femme, tu étais juste Minori la personne qui avait réussi à m'apprivoiser et m'accepter comme j'étais et surtout la personne que moi j'acceptais telle qu'elle était au fil de tes envies et du sentiment que tu avais sur toi, ce qui ne changeait rien. En homme ou en Femme tu étais Minori c'est tout.

Je m'étais alors excusé auprès de toi de mes mots qui pouvait avoir été mal interprété par toi et que surtout je n'avais jamais pensé qu'une personne ne pouvant avoir d'enfant n'était pas une femme ou un homme pour de vrais mais que moi j'avais l'impression qu'ils m'avaient gâchés cette possibilité et qu'à cause d'un truc que je n'avais nullement cherché, et en même temps quelle femme pouvait avoir comme fantasme de subir un viol collectif. Je savais que j'avais un tas d'option pour avoir mon propre enfant et tu m'en avais toi même donné une nouvelle un peu plus tôt, une à laquelle je n'avais pas pensé. Je m'étais alors limite de manière désespérée jeté dans tes bras pour te serrer dans mes bras et quand je t'avais senti répondre mon étreinte, je m'étais sentie soulagé que tu ne me rejette pas en vrai. Réellement soulagée j'aurais été anéantie de perdre ton amitié pour des choses que j'avais dites sous le coup de l'émotion. Tu étais mon ami, mon grand frère de cœur, j'avais besoin de toi dans ma vie, je serais vraiment mal si je te perdais d'une manière ou d'une autre. Quand je t'entendis prendre la parole et t''excuser à ton tour de m'avoir posé ces questions qui m'avaient soudainement fait craqué, je relevais la tête en te regardant longuement pour voir ton visage, je n'étais pas comme toi je pouvais pas savoir comment aller les gens rien qu'à l'intonation de leur voix, je t'écoutais attentivement puis je pris le temps de répondre tranquillement en essuyant mes yeux au passage, je voulais arrêter de pleurer à cause de toutes ces choses mais c'était parfois plus forts que moi.

" Mais si je m'excuse quand même … Je sais que tu n'as pas voulu ajouter à ma peine c'est juste que parler de ça, c'est pas facile pour moi, je me retrouve toujours dans des émotions contradictoires qui me font toujours craquer d'une manière ou d'une autre. Je parle sans réfléchir et j'agis aussi bêtement très souvent … Tu sais que je t'adore et je ne me permettrai jamais de te faire du mal d'une manière ou d'une autre, alors je m'excuse de t'avoir blessé si c'est le cas. " j'étais toujours dans tes bras même si j'avais relevé la tête, et je vins poser mes lèvres sur ta joue pour te faire un bisou en te disant " Je t'adore Minori. Tu n'as pas idée combien tout ce que tu me dis me font du bien à mon égo. Je suis peut-être pas aussi formidable, créative, talentueuse ou très attentionné que je ne le voudrais vraiment dans le fond mais je suis moi … Je fais ce que j'aime de la manière la plus simple au monde et j'en suis heureuse parce que oui malgré tout ce que je viens de te dire, je suis quand même une femme heureuse et c'est surtout depuis que je travaille pour toi que ça va mieux dans ma vie. Alors merci d'être mon grand frère de cœur, mon merveilleux futur fiancé mais surtout d'être toi Minori, ne change jamais ce que tu es, parce que même imparfait, parce que nulle n'est parfait en vrai, tu es l'être humain le plus parfait de cette planète. "

Je posais ma main sur ta joue et la caressa un long moment pendant que je t'ouvrais mon cœur et te disait tout ce que je pensais sur toi, et tant pis si demain avec l'alcool tu te rappelais plus ce que je t'avais dit ce soir-là, ça me faisait du bien de te les avoir finalement dites.

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Métier/études : Musicien (piano, guitare, batterie, etc), compositeur et interprète célèbre.
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MessageSujet: Re: Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''... [PV Eunae]   Mer 18 Avr - 2:34

► 19 janvier 2018, chez moi
Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''...
Eunae & Minori

Les discussions avec Eunae sont d'ordinaire légères ou autour du travail. Dernièrement, elles ont majoritairement tournées autour du travail, puisque nous voyagions à cet escient. Certes, nous avons eu quelques moments de tranquillité, surtout lorsque nous étions au Japon et que nous résidions chez mes parents. Ma mère faisait beaucoup trop de choses pour nous alléger le travail, s'activant sur les quelques tâches qu'elle pouvait faire. Non, elle ne pouvait pas remplacer mon assistante, mais elle pouvait nous éviter quelques petits inconvénients ou bien aider Eunae. Connaissant très bien sa ville, ma mère lui avait d'ailleurs conseillé de nombreux endroits à visiter durant ses temps libres. J'avais pu lui accorder plus souvent des repos, puisque je n'ai pas perdu tous mes repères là-bas, y ayant vécu mes premières années d'aveugle. Une autre raison était aussi que ma famille m'aidait, ils pouvaient me conduire à mes rendez-vous, profitant de l'occasion pour passer un peu de temps avec moi après tout ce temps à avoir été séparés. J'essaie de leur rendre visite ''fréquemment'', mais parfois... avec le travail, les concours, les obligations avec Hyeri, me rendre au Japon n'est pas la chose la plus aisée. Mes parents viennent parfois en Corée, plus souvent que moi je ne peux me rendre sur l'archipel, en réalité. Mais même lorsqu'ils viennent, je ne peux pas toujours me libérer facilement. J'ai des délais à respecter, des rencontres professionnelles, des concerts...

Je suis parfois très pris par mon travail, même si je me suis assuré d'avoir des horaires plus aérés, dès mon retour de cette tournée qui avait été prévue il y a environ 1 an et demi déjà. Je ne savais pas de quoi était fait l'avenir, à l'époque... J'étais loin de me douter que je me retrouverais avec la garde partagée de mon adorable fille impossible. Si j'avais su... déjà, j'aurais tenté de convaincre mon amie de trouver une autre solution, je l'aurais aidé à aller mieux... Je n'aurais pas prévu cette longue tournée qui m'a éloigné si longtemps de la petite, la laissant avec sa seconde maman, Hana. Certes, j'ai confiance en ma fausse seconde femme, ma fausse première femme ayant été Jiyeon, puisque je lui avais proposé de me faire passer pour le père de Hyeri, si son existence venait à être découverte... Je n'en suis plus à un scandale près, une partie du pays continue à me détester en se basant simplement sur mon genre ou mon orientation. Je comprenais que l'identité de son père devait rester secrète, non pas pour le protéger lui, mais bien pour protéger ma fausse femme adorée. Tout comme moi, elle ne voulait pas trop que cette histoire ne se sache... Cependant, être une mère célibataire en Corée... ce n'est pas très bien vu, être une idole mère célibataire? C'est un suicide professionnel, j'en suis sûr. Donc, je lui avais tout naturellement proposé de mettre mon nom, sur l'acte de naissance de l'enfant, si elle le voulait et de dire que nous étions en relation secrète depuis un an ou deux, si ça venait à se savoir. Ainsi, elle n'aurait pas eu l'image de la fille facile qui se fait mettre en cloque par le premier qui passe. Chose complètement stupide que les gens auraient pu inventer et qui l'aurait très sûrement blessée... Je connaissais son histoire, elle connaissait la mienne... Nous nous comprenions comme personne d'autre dans cette douleur... Enfin, c'était ce que je croyais... mais je ne l'ai apparemment pas si bien comprise, sinon... j'aurais pu l'aider.

Ma mère a encore tenté de me raisonner, de me faire comprendre que ce n'était pas de ma faute, pendant notre passage au Japon. Les discussions avec elle avaient été nombreuses. La pauvre se faisait beaucoup de soucis à mon sujet, elle adore Hyeri et est contente d'avoir une petite fille, mais elle se doute bien que la perte de ma chère amie ne m'a pas laissé indemne. Ma mère n'a jamais été dupe, elle sait qu'il se passe bien des choses sous mes sourires et derrière mes rires. Je ne lui ai jamais partagé mes derniers tracas. Je ne pense pas qu'aucune maman ne veut savoir ce qu'a fait son enfant pour tenter de revenir dans les bonnes grâces du monde de l'entertainment malgré un scandale tue-carrière... Surtout pas ce que j'ai fait. Même si elle voulait le savoir et pouvait le supporter, choses dont je doute, je suis loin d'en tirer une grande fierté et je préfère que ce ne soit pas su. Je crois avoir réussi à la rassurer, au moins un peu. Je suis sincère lorsque je dis que je trouve du bonheur dans ma vie. Les jours ne sont pas tous faits de peluches arc-en-ciel et de sucreries, mais j'ai fait la paix avec plusieurs de mes démons. J'arrive à être heureux, à m'en sortir et même, parfois, à être reconnaissant à la vie. Mes yeux ne voient peut-être que du noir, mais ce dernier ne remplit plus complètement mon cœur. Les choses ne sont pas toujours faciles, mais ainsi est la vie. Jiyeon me manque, je ne peux pas le nier, mais c'est normal. Elle me manquera toujours, je ne pourrai jamais l'oublier, encore moins avec la petite Hyeri. La fillette était d'ailleurs un argument pour ma mère dans son histoire de me caser et de me marier... Ma mère disait que l'enfant ne manquera jamais d'amour, entre moi et Hana, mais que mon amie ne peut pas être la seule à lui offrir un modèle d'adulte épanoui. Je ne sais pas si elle a raison ou non... On peut être un adulte célibataire épanoui aussi, non? Elle me répondait ''oui, oui, mais...'', il y avait toujours un ''mais''. La solitude finirait par me peser... Elle serait plus tranquille si elle savait qu'il y avait quelqu'un pour veiller sur moi, si jamais il m'arrivait quelque chose. Quelqu'un qui le faisait par amour et non par obligations professionnelles. Ma mère ne voulait pas diminuer le travail de mon assistante ou la rabaisser, en disant cela, mais justement plutôt que je pense au fait que Eunae a sa propre vie personnelle qui pourrait s'épanouir et qu'elle ne pourrait plus autant s'investir dans ma vie. Ça, je le sais bien et j'espère ne pas être un frein à son épanouissement, d'ailleurs.

Ma mère ne s'inquiète pas pour sa petite fille, ayant pleinement confiance en Hana. Donc, si jamais je ne suis pas en état de m'en occuper ou que je trépasse, chose qui n'arrivera pas de si tôt.... enfin, si j'ose l'espérer, elle sait que Hyeri sera entre de bonnes mains. Pour le moment, elle fait confiance à mon assistante pour veiller sur moi et semble l'avoir adopté! Mais... si elle l'a adopté... ça veut aussi dire qu'elle aura une liste de prétendants potentiels à lui présenter, lors de nos prochaines visites! Si Eunae tombe sous le charme d'un d'eux... elle pourra envisager de venir vivre au Japon, non? Enfin, ma mère serait très capable de lui présenter des gens en Corée aussi, cela dit, et le résultat serait similaire puisqu'elle devrait se concentrer sur sa propre vie de famille. S'il fallait qu'elle sache que mon amie s'est proposée pour être ma fausse femme afin de lui faire plaisir! Je ne sais pas si elle m'arracherait la tête... ou si elle en serait heureuse et espérerait que nous ne tombions amoureux l'un de l'autre. Chose qui me semble tout à fait impossible. Eunae est adorable et bourrée de qualités, mais je n'arrive pas à me voir dans ce genre de relations avec elle. Je l'adore, mais... elle n'est pas cette personne là pour moi... Personne n'arrive à me le faire oublier, malheureusement. Je le chassai rapidement de mes pensées, admettant plutôt des histoires d'un tout autre ordre, effleurant le sujet de ma mère qui m'a toujours farouchement défendu.

-« Je sais que ta maman est une femme intelligente, je l'ai remarqué quand je l'ai rencontré. Et surtout je ne te l'ai pas dit mais elle a un côté maman à couver les gens c'est assez drôle, cette femme a le cœur sur la main et je trouve que sur beaucoup de côtés tu lui ressembles énormément. Et ce n'est pas une chose étrange qu'elle ait compris, une mère voit et remarque des choses qu'on essaie désespérément de cacher en général. C'est sans doute ça l'instinct maternelle.  »

Un rire attendri m'échappa en l'entendant me dire son avis sur ma mère. Ce n'est un secret pour personne qu'elle est très protectrice et très «maman», justement. Un petit sourire se dessina sur mes lèvres en entendant ce que je pris pour un compliment, j'ai énormément de respect et d'affection pour cette femme exceptionnelle, donc me faire dire que je lui ressemble est flatteur.

-« Tu as probablement raison sur l'instinct maternel... mais bon, j'espère quand-même avoir quelques secrets pour elle! » admis-je avant de prendre une gorgée de mon verre. « Ma mère est adorable, c'est un fait... et elle a tendance à s'attacher à mes proches. Si j'étais toi, je ferais attention, elle pourrait finir par t'adopter! Elle agit comme si elle était la vraie maman de certains de mes amis... allant jusqu'à les réprimander, avec amour, lorsqu'elle apprend qu'ils ont fait quelque chose de stupide...! » admis-je en riant, me rappelant des savons que Wei Zhou et Tomoya avaient pu se prendre à l'occasion.

Elle n'a jamais été sévère avec eux, ne l'étant d'ailleurs pas tellement avec moi non plus, mais un peu plus. Il faut dire qu'elle n'en a pas eu besoin, je n'étais pas tellement un enfant rebelle, ni un enfant à problèmes. Je respectais ce qu'elle me disait, puisque cela faisait du sens. Il n'y a qu'après que je sois devenu aveugle que je suis devenu plus difficile à vivre, mais être sévère avec moi et m'imposer plus que ce qu'elle n'a fait n'aurait pas été constructif. Elle le savait bien. Je dois admettre qu'il est bien heureux qu'elle l'ait compris, autrement... j'aurais pu devenir une personne exécrable, je crois. Si on m'avait poussé encore plus à bout à l'époque... qui sait ce qui serait arrivé.

-« Mais pour revenir au sujet initial, je pense que tu as eu raison de lui demander de lâcher l'affaire, il ne valait pas le coup que ta mère ou toi-même se mette à son niveau en lui faisant la vie impossible même s’il aurait mérité d'être puni quand même. Enfin du moins c'est ce que je pense moi. »

J'inspirai profondément, puis pris une gorgée de soju. Avais-je eu raison de le laisser vivre tranquillement alors qu'il m'avait si cruellement traité? Ou surtout, vu la peine que cela avait infligé à ma pauvre mère? J'avais été un moyen pour lui de faire passer la colère qu'il nourrissait contre elle, après tout. Il ne m'avait jamais aimé parce que j'étais son fils à elle, il pensait que j'étais l'erreur de la famille et que ma condition génétique était une horreur qui n'aurait jamais entaché cette famille si mon père n'était pas tombé amoureux de cette coréenne.

-« Ses motivations étaient stupides, selon moi... mais s'il avait été puni, ça aurait blessé une personne que j'aimais beaucoup... et ça ne m'aurait rendu pas rendu la vue, donc, à quoi bon étendre cette douleur à d'autres personnes? » soupirai-je en hochant doucement la tête.

Encore aujourd'hui, je pense avoir fait le bon choix. L'avoir dit aurait changé quoi? Ma mère aurait voulu sa mort, mon père aurait poursuivi son propre frère en cours... Ma cousine se serait retrouvée sans parents pour l'aider à élever son enfant qui n'aurait eu aucun grand-parent maternel... Ce sont justement les parents de ma mère, qui, même s'ils étaient un peu... beaucoup... bourgeois par moments, m'ont aimé et m'ont supporté dès ma naissance. Les parents de mon père n'ont fini par m'accepter qu'après que je ne sois devenu aveugle, étant révolté et désolé de la cruauté qu'avait pu inspiré leur froideur vis-à-vis de ma personne. Je n'avais pas l'intention d'approfondir davantage le sujet, je laissai donc ma tendre Eunae parler d'autres choses. Elle me partage avoir eu une enfance plutôt solitaire, chose qui n'était pas nécessairement son choix... Mais, en effet, les enfants et les parents peuvent parfois être particulièrement méchants. Les intentions ne sont pas toujours viles, cela dit. Les parents veulent souvent bien faire et pensent au bien de leur enfant, en premier lieu. Cela ne veut pas dire pour autant qu'ils ont toujours raison... Ils peuvent grandement se tromper comme tout le monde. Je pense que ça a été le cas, lorsque plusieurs d'entre eux ont empêché leurs enfants de jouer avec ma petite Eunae. Je suis convaincu qu'elle était adorable et très plaisante. Sa mère, bien qu'elle ait un métier peu conventionnel, semble avoir été là pour elle et l'avoir bien élevée. C'est idiot que des gens ne l'aient jugé et ne le fassent sûrement encore, sans même la connaître.

Mais bon, c'est le lot de plusieurs que de faire ça... Pourtant, un travail ne définit absolument pas une personne. Il y a des avocats ignobles, il y en a aussi qui sont honnêtes, mon père en est un exemple. Mais lorsqu'il se présente ou que je dis que mon père est avocat, personne ne va en déduire sa personnalité, ils vont seulement essayer d'estimer la valeur de son portefeuille. On n'a jamais recommandé à mes camarades de ne pas jouer avec moi à cause de la profession de mes parents. Donc, je ne comprends pas en quoi le travail de sa mère lui a valu un traitement différent. Elle n'a jamais utilisé sa fille, que je sache, elle disposait librement de son corps, voilà tout. N'est-ce pas ce que tout le monde fait, d'ailleurs? En allant travailler, on dispose de notre corps comme bon nous semble, on le prête avec ses forces et ses faiblesses à un patron, une entreprise, d'autres personnes qui se servent de nos capacités pour s'enrichir, nous en accordant une minime somme. Sa mère fait la même chose, elle utilise son corps comme elle en a envie, avec qui elle en a envie et tire la majeure partie des profits, j'ose espérer. Donc... au final... qu'y avait-il de mal à être son simili patron soi-même?

J'étais content d'entendre qu'elle avait quand-même eu des amies et qu'elle avait même gardé contact avec deux d'entre elles, malgré le temps qui passe. En vieillissant, on perd souvent contact avec ces gens que l'on côtoyait pourtant à tous les jours. Comme on voit tant ces personnes, on a tendance à penser qu'elles seront là toute la vie... puis, vient le temps des séparations, que ce soit les déménagements, les graduations, etc. On prend alors conscience que ces gens peuvent disparaître à jamais de nos vies, devenir de simples souvenirs... Avoir des gens qui nous connaissent depuis toujours est quelque chose qui demande de l'implication et du don de soi, mine de rien. Personne ne reste si on ne fait pas un minimum d'efforts pour les garder près de soi. Voulant aider ma chère Eunae, je lui proposai d'ajouter des dates aux États-Unis, à ma prochaine tournée, afin qu'elle ne puisse avoir du temps avec son amie. Chose qui sembla la faire rire, l'entendre me fit doucement sourire, même si je ne savais pas trop pourquoi... Probablement à cause de l'alcool.

-«  Elle vient tous les ans pour les fêtes de fin d'année, elle reste deux semaines en tout et pour tout, et on rattrape le temps en passant du temps l'une avec l'autre mais c'est vrai que j'aimerais la voir plus souvent parce qu'elle me manque. Et même si on se parle très souvent via internet ou autre ce n’est pas la même chose quand même. Si tu as l'occasion d'aller du coté de New York je serais ravie de t'accompagner pour la voir également mais sinon ne fait pas de concert pour moi là-bas uniquement.  »

Mon assistante le sait déjà, mais j'ai passé ma vie entre la Chine, la Corée du sud et le Japon. Mes amitiés en ont donc parfois souffert, pour ne pas dire qu'elles l'ont toujours fait... J'ai de la chance d'avoir des amis d'enfance, quand j'y pense. Il faut dire que les trois le sont parce que nos parents étaient amis et donc, que nous n'avons jamais vraiment perdu contact grâce à eux, qui se visitaient de temps à autres. Après, nous avons fait nos propres efforts pour entretenir les relations, mais je la comprends très bien. Rien ne remplace du temps passé avec la personne, mais en face à face. Certes, les longues discussions téléphoniques, épistolaires ou virtuelles peuvent être agréables, mais rien ne remplace le contact humain. C'est bien pour ça que j'étais toujours une sangsue lorsque je pouvais avoir du temps avec Tomoya, lorsque nous étions jeunes! Je voulais faire le plein, sachant que la fois suivante serait trop loin à mon goût.

-« New York ce sera, la prochaine fois, alors! » dis-je avec un grand sourire enthousiaste. « Les prochaines tournées seront moins longues aussi... Je préfère ne pas trop m'éloigner longtemps de Hyeri et Hana... Il vaut mieux que je sois là pour l'aider avec la petite, s'il arrive quelque chose. Quand elle sera plus vieille, elle pourra m'accompagner et découvrir ce monde, si l'avenir nous le permet~ Rendus là, j'en aurai discuté avec Hana et les choses seront peut-être différentes... mais pour les quelques prochaines années, je veux éviter les tournées de cinq mois. C'est trop long... » lui partageai-je avec douceur, une pointe de tendresse se glissant dans ma voix puisque je parlais de Hyeri.

Ma seconde fausse femme a sa carrière, elle aussi, après tout. Je sais qu'elle travaille actuellement sur son comeback, donc, c'est moi qui devrai s'occuper de la petite. Son horaire sera sûrement très chargé, elle n'aura que peu de temps pour se reposer, non? Je sais que c'est souvent ainsi pour les autres idoles de mon entourage et même pour moi, parfois, le temps vient à me manquer lorsque je croule sous les projets. Puis, il faut bien l'admettre... quelque part, j'espère bien qu'Hana sera tant occupée, ainsi, j'aurai un peu de temps avec ma petite Hyeri qui m'a trop manqué! Elle a été la première petite bouille à se glisser dans mes bras, lorsque je suis rentré, puisque je suis directement aller chez sa seconde mère en sortant de l'aéroport. Malgré ses quelques heures passées pour tenter de rattraper le temps qui a filé, malgré nos tentatives de discussions téléphoniques au cours des derniers mois, je veux plus. J'ai hâte de pouvoir passer une journée complète avec elle, même si elle saura me rendre chèvre, elle saura m'attendrir aussi en ne faisant rien d'extraordinaire pourtant. Je ne la prends pas tout de suite, cela dit, préférant m'assurer de me remettre de tous ces décalages horaires afin d'avoir toute ma tête pour elle. En attendant, j'ai plusieurs autres projets, comme celui de finalement aller visiter l'aquarium avec Tomoya.

J'attends ces retrouvailles avec grande impatience aussi, probablement avec trop d'impatience justement. Je suis toujours heureux de retrouver mes amis, mais c'est différent lorsqu'il s'agit de lui. Mon cœur s'emballe à l'idée de passer ce moment seul avec lui. Il ne le devrait pas. Il n'en a pas le droit, en réalité et il le sait très bien. Les choses auraient été plus simples s'il avait voulu lâcher prise et passer à autres choses... En quelques occasions, j'ai cru l'avoir oublié, m'en être libéré... J'ai rencontré des personnes qui ont occupé des places de divers niveau dans mon cœur, j'ai cru que c'était bon. Je me suis toujours trompé... Il suffisait à Tomoya de me téléphoner, parfois. D'autres fois, j'étais un peu plus attaché à la personne et cela ne suffisait pas, mais... il débarquait chez moi, nous passions quelques moments ensemble... Naturellement, je finissais par me détacher de la personne, n'osant même pas dire à mon ami que je fréquentais quelqu'un. Il ne me l'a jamais demandé, cela dit... et comme mes relations n'étaient pas ce qu'on appelle de sérieux, tous mes amis n'étaient pas toujours au courant non plus. Je me demande souvent comment ma santé mentale tient le coup. Il devient lourd et exaspérant de me faire laisser parce que je n'arrive pas à m'investir... que la personne devine que mon cœur ne lui est pas totalement dévoué. Je m'énerve moi-même lorsque c'est moi qui brise le cœur de l'autre, prenant conscience que je n'arrive toujours pas à oublier cette personne qui ne m'aimera jamais... Je me dis que c'est pathétique de ma part de continuer à poursuivre ce vieux rêve d'enfant. Ils se sont tous évaporés les uns après les autres, ayant été remplacé par d'autres qui étaient plus réalisables pour une personne comme celle que j'étais devenue. Pourquoi ce rêve ne veut pas passer à la trappe avec les autres? Pourquoi mon cœur ne veut-il pas grandir et accepter la réalité? Le faire sincèrement et vraiment, pas juste faire semblant pour acheter la paix, pendant un temps.

-«  Pourquoi tu dois l'oublier si une part de toi ne le veux pas ? Minori tu mérites le bonheur tu sais ? Tu as eu ton lot de mauvaises expériences il serait temps de penser à ton bonheur avant de penser à autre chose tu penses pas ? Et je m'inquiéterais toujours pour toi, tu es mon grand frère.  »

Je soupirai en entendant ses questions et baissai la tête, restant silencieux quelques secondes. Je pris une gorgée de mon verre, pour me donner du courage et la force de répondre.

-« Parce que... j'aimerais être heureux... justement? » répondis-je tristement avec un petit sourire forcé. « Je sabote toutes mes relations... consciemment ou non... J'ai mille et une raisons de le faire... que ce soit parce que j'ai peur du mal que les autres feront à la personne que j'aime à cause de moi, parce qu'au fond... je me sens seul au monde, personne n'est comme moi, donc... je ressens que personne ne peut me comprendre... Je ne veux pas devenir un fardeau pour la personne qui se mettrait en couple avec moi... Si je me mets en relation sérieuse avec quelqu'un, maintenant... cette personne sera aussi dans la vie de Hyeri et je ne peux pas ajouter n'importe qui comme ça dans sa vie... Si je deviens sérieux avec quelqu'un... ce sera lui fermer la porte... et nous ne serons jamais ensemble... La liste est longue, les raisons ont chacune leur poids... mais, il a toujours beaucoup pesé dans mes choix... » admis-je très honnêtement, avant de soupirer. « Je ne peux pas continuer comme ça... Hyeri a besoin de parents forts et qui lui donnent le bon exemple... Chose que je ne peux pas être, si je continue à aimer dans le vide une personne qui ne m'aimera jamais de cette manière... J'en suis souvent venu à me détester, en silence, presque chaque fois que je me rendais compte que je l'aimais encore... Ça me fait me sentir... hypocrite, puisque j'agis comme s'il n'était qu'un ami, de peur qu'il ne disparaisse, sinon... Ça me fait sentir pathétique... et stupide... comme si je n'avais pas l'intelligence requise pour comprendre que tout le monde serait plus heureux si je lâchais l'affaire... Ça me fait sentir... comme si je n'avais pas de valeur... parce que si j'en avais, il m'aimerait aussi, non? » expliquai-je, lâchant un petit rire nerveux et triste.

J'inspirai profondément, puis pris une autre gorgée d'élixir de vérité. Je n'élaborais pas tout en détails, mais j'en disais déjà beaucoup. Je penchai la tête vers l'arrière, la posant contre le haut du dossier du canapé. Je fermai les yeux, retenant ainsi les larmes qui étaient venus les border. Non, je n'allais pas pleurer, pas maintenant, pas pour ça encore une fois.

-« Les choses iront mieux dans le futur, donc... rassure-toi, petite sœur~ » dis-je cependant avec un sourire tendre.

J'ai espoir d'y arriver, je me dis que je n'ai pas le choix. Réellement, cette fois. La vie est un long film qui n'est tout simplement pas encore passer au montage, c'est ce que je pense... J'espère que celui qui s'occupera d'éditer le mien en fera une comédie. Ce serait la preuve que ma vie ne se sera pas résumée qu'à des drames ou incidents mélancoliques majeurs... Il pourrait en faire plusieurs versions, cela dit... drame psychologique, pour partager le combat perpétuel qu'est la vie pour les gens qui sont comme moi, nés dans un corps qui suscite la peur de par l'ignorance des gens... puis sur la cécité qui arrache les projets de vie... Les amours ratés qui s'enchaînent... Mais, je préfère que ma vie ne se résume pas qu'à ses peines, non. Ma vie est plus riche que cela, ayant son lot d'expériences où les violons se prêtent parfaitement, mais aussi ses expériences douces et drôles en tous genres. Je préfère qu'on se rappelle de la version souriante de mon visage, qu'on voit que la vie ne peut pas nous enlever le bonheur, si on lui tient tête comme si notre survie en dépendait... Chose qu'elle fait, en réalité. Notre mariage figurera très certainement dans ce film, les spectateurs seront surpris par l'absence de scènes de baisers, mais Eunae et moi sommes d'accord pour les éviter au maximum. Je l'avais même taquiner en lui proposant un câlin, sans baisers en option.

-« Idiot va ! Mais arrête sinon fini les câlins ! »

Un air d'enfant battu se dessina sur mon visage à ces mots. Vivre sans câlins... ce serait une réalité beaucoup trop cruelle pour moi! Surtout après avoir bu comme ça! Je souris et la serrai fort contre moi, quelques secondes, comprenant qu'elle ne quittait pas mes bras. Je me permettais d'être ainsi avec elle puisqu'il n'y a pas d'ambiguïté dans notre relation, même si je suis tactile et collant, Eunae ne se méprend pas sur mes intentions. Puis, si un jour la folle idée que je ne m'intéresse à sa moule lui passait par la tête, je crois qu'elle m'en parlerait et je pourrais rapidement la rassurer. La conversation continuait tout naturellement, je m'ouvris encore une fois à elle, lui admettant pourquoi certains de mes examens médicaux étaient compliqués et que je ne pouvais en subir certains autres. C'était ma manière de lui dire que je pouvais la comprendre pour les cicatrices, parfois, elles n'ont pas besoin d'être visibles à l'oeil pour nous détruire le moral. Ses sentiments étaient valides, normaux, même si tristes... et elle pourra trouver un moyen de les gérer avec le temps. Les tatouages pouvaient être une bonne idée, d'ailleurs, même si elle disait ne pas avoir d'idées... je me doutais que c'était faux. Ma petite sœur chérie se contredit souvent ainsi, chose que je trouve mignonne.

-« Je pensais à faire un dragon d'eau … tu sais comme les dragons mythiques qu'on voit dans les mangas, un truc dans les tons bleus en opposition à mon phénix qui est plus dans les couleurs rouges du feu. Afin d'avoir un côté de feu et de glace sur le corps ce qui, quand on me connaît, paraît-il me va parfaitement. »

-« Hmmm... Je crois que je ne te connais pas bien... Je ne connais que la Eunae chaleureuse! » commentai-je avec un sourire candide. « Mais je crois que le tout pourrait faire très joli, pour les gens qui ont des yeux qui fonctionnent~ » ajoutai-je avec enthousiasme.

Je lui avais aussi demandé si ça ne faisait pas mal... et l'alcool m'avait trop fait parler.

-« J'ai eu mal parce que mon tatouage est en partie sur les côtes et que c'est la partie la plus douloureuse à se faire tatouer, et à tatouer pour les tatoueurs eux même. C'est une partie très osseuse donc délicate. »


Je hochai la tête, grimaçant un peu à l'idée de l'intense douleur. Bon, il est vrai que je n'en suis plus à une douleur près et que dans certaines conditions, longuement discutées et aux limites établies d'abord, je crois que ça peut être plaisant... Cependant, c'est dans d'autres contextes.

-« Tu vas te faire tatouer Minori ?  »


J'esquissai un sourire coupable et trop joyeux devant lequel je vins poser mon index. Secret Minori défense! Eunae en savait déjà trop avec cette question de trop! Le sujet changea plutôt, venant aborder la boule de poils de mon assistante qui lui servait de faux bébé, puisqu'elle ne pensait pas pouvoir en avoir. Mon cerveau baignait peut-être dangereusement dans le soju, mais, il fonctionnait toujours! Je lui demandai alors si elle avait pensé à d'autres options, soit la greffe d'utérus ou la mère porteuse. Après tout, certaines femmes adorables se portent volontaires pour aider les couples ayant des petits problèmes à enfanter! Ce monde aura peut-être droit à une version miniature de Eunae! Grâce à moi! Ou pas grâce à moi, enfin, pas grâce à moi je ne peux ni le porter ni aider à le faire, après tout.

-«  Je t'avouerais que je ne sais pas si je peux avoir recours à une mère porteuse, je me suis réellement jamais posé la question. Quand le médecin m'a dit que j'étais dans l'incapacité d'avoir des bébés de moi-même, du moins de les porter j'ai été si mal que je n’ai pas cherché à en savoir plus mais je me dis que je pourrais demander maintenant … Je fais peut-être une croix sur un enfant qui serait mon sang alors qu'en ayant recours à une mère porteuse, je pourrais l'avoir. »

-« Tu lui demanderas et tu me diras ~ On pourra célébrer la nouvelle! » dis-je avec enthousiasme, ayant espoir pour elle.

-« Je serais une bonne maman parce que j'ai eu le meilleur des exemples au monde avec la mienne.  »

-« Je crois que j'ai eu le meilleur des exemples... mais la tienne ne doit pas être trop loin... ou peut-être même qu'elle est ex-aequo! » répliquai-je avec un petit sourire taquin.

Le sujet revint ensuite sur ces boules de poils et d'affection. Il serait mentir de dire que je n'ai jamais pensé me prendre d'animal, moi aussi... J'ai cependant toujours trouvé mille raisons de ne pas m'en prendre. C'est toujours plus facile de me priver que de me faire plaisir, mais j'ai tendance à croire que c'est ainsi pour tout le monde, non?

-« Tu n'es pas seul Minori, je suis là aussi tu sais ? Et si jamais tu voulais prendre un ou deux petits chiens parce que oui ça fait une compagnie agréable et câline, et pour les voyages tu n'aurais qu'à les faire pucer ça te permettra de voyager dans le monde entier avec eux sans problème. Si jamais tu le faisais je t'aiderais pour les rendez-vous vétérinaires également tu sais ? J'en connais un très bien pour Yuki. »

-« Je sais que tu es là et c'est très gentil de ta part... mais j'abuse déjà trop de ta gentillesse et de ta personne. Tu as ta propre vie aussi, tu as d'autres choses à faire que de toujours t'occuper de moi! Si tu commences à t'occuper de moi... de mes animaux... tu vas aussi t'occuper de Hyeri? Les gens penseront que tu es ma femme pour vrai! » dis-je en riant, appréciant sincèrement sa générosité, mais je ne pouvais pas l'accepter. « Mais... je vais y penser pour les petits chiens... la petite aussi pourrait les aimer... elle pourrait être contente d'avoir de la compagnie poilue, quand elle vient ici... » ajoutai-je, pensant au fait que je devais envisager notre avenir ici.

J'avais été absent ces cinq derniers mois, mais... mon futur, il était ici avec ma petite. Les projets d'aménagement de sa chambre ont été faits pendant mon absence, sous la supervision de Hana, à qui j'avais laissé mes clés. Ainsi, l'enfant pourrait avoir une chambre très colorée et vive, j'avais compté sur sa seconde maman pour faire les bons choix que je ne pourrais faire. Étant de retour, j'allais reprendre mon rôle de tuteur. J'accepte l'aide de mon assistante pour ce qui est de la médication, ne voulant pas empoisonner mon petit cœur par accident et pour d'autres petites tâches, mais je fais au maximum tout ce que je peux faire comme tout le monde. Hyeri est sous ma garde – partagée – c'est ma fille impossible adorée, j'aime m'occuper d'elle, même si elle demande parfois beaucoup d'énergie. L'alcool continuait de couler à flot, nous invitant à se dévoiler davantage l'un à l'autre, mais sur nos secrets et non nos corps. Eunae me partagea son terrible secret, soit un souvenir qui devait être terriblement douloureux et avec lequel elle ne semblait pas avoir fait la paix, malgré les années qui s'étaient écoulées. Pour moi, mon assistante n'en perdait aucune qualité et ne devenait pas une pauvre petite victime faible et brisée. Non, elle restait une femme forte. Peut-être même qu'elle me paraissait encore plus forte, puisqu'elle était encore là, à ce jour, malgré ce qu'elle avait vécu... et, dans une certaine mesure, je comprenais très bien que c'était quelque chose de très dur à faire. Voulant lui apporter mon soutien, je lui proposai de l'accompagner à la station de police, puis, souhaitant mieux la comprendre, je lui avais demandé comment elle faisait pour avancer avec tout ça sur les épaules.

-« Je ne sais pas … J'avoue que j'ai aucune idée de comment je continue d'avancer parfois. Je me réveille certains matins et je n’ai pas envie de m'habiller pour aller simplement travailler mais je me reprends en me disant que je ne peux pas abandonner les gens qui comptent sur moi et que tu comptes sur moi, toi, que je suis celle qui est là pour te faciliter le travail et que si je n'allais pas travailler je serais égoïste non ? Enfin du moins c'est ainsi que je vois les choses. Je n'ai pas le droit de t'empêcher de travailler parce que moi je ne vais pas bien mais rassure toi … Je ne suis pas le genre à me laisser aller à mes émotions négatives, et quand ça va mal j'ai des exutoires qui marchent très bien sur moi. »

Je ne savais pas trop comment prendre cette réponse. Je me sentais coupable, en un sens, qu'elle ne se force à affronter ainsi ses journées pour moi... N'était-ce pas pénible, voire même horrible, de travailler dans ces conditions? Je restai silencieux, quelques secondes, ne sachant pas trop quoi répondre.

-« Tu sais que tu peux prendre quelques journées pour toi, quand-même? Ou que tu peux me demander à commencer un peu plus tard, si tu en as besoin? Je ne voudrais pas que le travail ne devienne quelque chose qui nuirait à ta santé... » répondis-je avec douceur, la serrant doucement contre moi. « Ton travail me facilite la vie, c'est vrai, mais... je préfère que tu ailles bien, en premier lieu. Prends plus de temps pour... tes exutoires? Tu peux les faire pendant que je compose, après avoir répondu aux mails ou des trucs comme ça, aussi, si tu le peux et le souhaites~ » proposai-je, tentant de trouver une solution pour qu'elle soit bien au travail, si elle tenait à venir.

Eunae était en proie à ses émotions, je pouvais le comprendre, elle venait de me partager quelque chose de très lourd... qu'elle n'avait jamais trop partagé avant, puisque j'étais possiblement la troisième personne à l'apprendre, après toutes ces années! Ma pauvre petite femme forte avait gardé ce terrible secret en elle trop longtemps. J'avais tenté de la réconforter, mais mon incompréhension de certaines de ces paroles me poussa à la maladresse. Ma maladresse nous amena à une tournure inattendue de la discussion, alors que mon amie s'excusait à présent et je m'étais mis à pleurer avec elle, me sentant coupable de tourner ainsi le couteau dans une autre plaie. Ça n'avait nullement été mon intention. Nous voilà donc tous les deux à pleurer comme des madeleines et s'excuser l'un à l'autre, puisque nous n'avions tous deux pas l'intention de blesser l'autre. Nous nous serrions fort l'un contre l'autre, nous devions avoir l'air de deux personnes trop saoules, en fait, à réagir ainsi pour un simple petit malentendu qui n'avait pas lieu d'être.

-« Mais si je m'excuse quand même … Je sais que tu n'as pas voulu ajouter à ma peine c'est juste que parler de ça, ce n'est pas facile pour moi, je me retrouve toujours dans des émotions contradictoires qui me font toujours craquer d'une manière ou d'une autre. Je parle sans réfléchir et j'agis aussi bêtement très souvent … Tu sais que je t'adore et je ne me permettrai jamais de te faire du mal d'une manière ou d'une autre, alors je m'excuse de t'avoir blessé si c'est le cas. »

J'allais dire quelque chose, mais je fus surpris par son baiser sur ma joue et elle reprit, de toutes manières.

-« Je t'adore Minori. Tu n'as pas idée combien tout ce que tu me dis me font du bien à mon égo. Je suis peut-être pas aussi formidable, créative, talentueuse ou très attentionné que je ne le voudrais vraiment dans le fond mais je suis moi … Je fais ce que j'aime de la manière la plus simple au monde et j'en suis heureuse parce que oui malgré tout ce que je viens de te dire, je suis quand même une femme heureuse et c'est surtout depuis que je travaille pour toi que ça va mieux dans ma vie. Alors merci d'être mon grand frère de cœur, mon merveilleux futur fiancé mais surtout d'être toi Minori, ne change jamais ce que tu es, parce que même imparfait, parce que nulle n'est parfait en vrai, tu es l'être humain le plus parfait de cette planète. »

Ses mots me firent sourire. Lentement, les larmes cessèrent de rouler sur mes joues et je penchai doucement la tête pour mieux apprécier le contact de sa main. Elle est adorable ma petite sœur chérie.

-« Tu n'as pas à t'excuser, tu ne m'as pas blessé... J'étais juste perplexe... c'est sûrement à cause de l'alcool, pas à cause de toi. C'est moi qui ai été idiot de ne pas comprendre et poser ces questions. » la corrigeai-je avec douceur.

Je posai doucement ma main sur son bras, que je remontai jusqu'à son épaule, m'en servant pour me guider jusqu'à son visage. Je l'invitai à doucement pencher la tête et vins déposer un petit baiser sur son front, avant de l'enlacer et la tirer contre moi.

-« Tu n'as pas à surveiller tout ce que tu dis ou penses avec moi, tu peux agir librement ~ Je sais comment tu es, donc, je ne le prendrai pas mal. Je suis content que tu te sentes bien avec moi, tu sais que je serai toujours là? Je ne suis pas le ninja le plus efficace qui soit, mais je me débrouille! » dis-je avec un petit sourire pour la réconforter. « Je t'adore aussi, tu me facilites la vie à un point que tu n'imagines même pas! Ton aide m'est très précieuse et même si je suis aveugle, je crois que je vois mieux ta valeur que tu ne la vois toi-même~ Ma fausse fiancée est la plus précieuse au monde et je serai le plus chanceux des faux maris! Je veillerai à ce que tu ne deviennes encore plus heureuse~ » ajoutai-je en la serrant très fort contre moi, pour lui montrer ma sincérité. « Mais... après tout ça... » commençai-je, la serrant un peu moins fort, pour ne pas l'étouffer. « Tu es certaine que tu n'es pas un tout petit peu amoureuse de moi? Ça ressemblait à ce que tu pourrais dire dans tes vœux de mariage... » commentai-je avec un petit sourire amusé.

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Han Eunae

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MessageSujet: Re: Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''... [PV Eunae]   Mar 19 Juin - 15:44

► 19 janvier 2018, chez moi
Quand on est saouls et qu'on se ''fiance''...
Eunae & Minori


Les nombreuses heures passées depuis qu'on s'était posé sur les canapé à commencer à boire pour se détendre mais surtout pour passer un petit moment sympa toi et moi je pense, nous avaient permis de passer un cap qu'on avait passé depuis longtemps je pense mais qu'on avait surtout jamais eu l'occasion de s'en rendre compte avant ce soir en fait.  On se parlait de tout et de rien mais surtout de sujet qu'on parlait très rarement avant ca, de ta cécité et des raisons qui avaient conduit à ta condition, de ton intersexualité qui étaient source de souci pour toi mais aussi d'inquiétude pour ta mère qui te couvait comme une mère poule couve ses poussins en générale … C'était comme ca qu'on avait fini par parler d'un futur mariage si jamais passé un certain age, 30 ans pour toi, et si personne partageait ta vie d'ici là, se ferait entre nous.  Une solution que j'avais proposé par amitié mais pas de manière désintéressé non plus, cela faisait déjà des années que je savais que je me marierais pas et que je ne serais sans doute jamais capable de me donner à fond dans une relation amoureuse.

Nous nous confions donc l'un à l'autre, parlant de nos enfance respectives qui étaient assez similaire sur certain point, même si les raisons étaient différentes, ils nous étaient arrivés de se faire rejeter par les autres, toi parce que tu étais né différemment et moi parce que ma mère avait choisi de faire un métier que beaucoup considéré comme honteux.  J'avais souffert tout comme toi parfois de voir des petits camarades m'abandonnaient du jour au lendemain pour ses raisons.  Ma mère m'avait changé de nombreuses fois d'école dans ma petite enfance jusqu'à je sois assez grande pour lui dire que je ne voulais pas changer d'école et que même si les gens l'aimaient pas elle était ma maman et j'étais fière d'elle moi. C'est ainsi que je suis resté dans la même école et que j'ai fait la connaissance de certaine de mes amies d'aujourd'hui. Des amies qui m'avaient suivis au Collège puis au Lycée et que je chérissais tendrement parce que je les aimais profondément.

Quand le sujet de ma meilleure amie d'enfance fut abordé, je t'expliquais comment je gardais encore contact avec elle aujourd'hui et que même si cette dernière en tant que traductrice pour une boite d'édition de New York, vivait là bas presque tout le temps, il lui arrivait de venir voir sa famille à Séoul et aussi me voir moi, nous profitions de ces deux semaines de répit dans nos planning et même depuis que je travaillais pour toi, j'arrivais à lui conserver un peu de mon temps pour être avec elle  c'est pour ca que quand tu me dis que finalement tu ferais une tournée aux USA pour que puisse la voir un peu plus un léger sourire naquit sur mes lèvres puis je te dis

- " C'est gentil de ta part puis je pense que tes fans américains seraient content de te voir venir à eux aussi en même temps.  Et je pourrais voir Haneul comme ca en plus donc c'est une très bonne idée. "

Très honnêtement mes deux meilleures amies filles, étaient des femmes très occupés, l'une était à l'étranger et l'autre bossait comme une forcené depuis qu'elle avait intégré le groupe le plus connu actuellement en Corée, les GR7 donc je ne la voyais pas énormément non plus.  Même si je voyais sans doute Li Xia plus souvent que Haneul il fallait le reconnaître quand même. Nous étions toutes les trois des femmes actives qui aimaient leur profession et qui faisait parfois passer nos amitiés en second plan mais qui cependant essayé de garder du temps pour elle même quand elle y parvenait.  Il m'arrivait parfois d'aller voir des show case de GR7 histoire de voir mon amie qui était vraiment une magnifique chanteuse, je disais pas ca parce qu'elle était mon amie mais parce que c'était vrai.  Peut être était ce parce que je savais ce qu'elle avait vécu pour en arriver là mais j'étais fière d'elle et de son parcours professionnel.

On finit par parler d'amour vu que de bases tout ses épenchements sur nos sentiments étaient venu de ces drôle de fiancailles donc le sujet de l'amour devait être abordé non ? Toi comme moi encore une fois nous avions jamais été très chanceux en amour même si je soupçonnais que tu avais sans doute plus morflé que moi dans le passé.  Le sujet de ton ami d'enfance Tomoya fut abordé, et je t'écoutais me parler de lui et même si tu tentais faire celui qui s'en moquait et vivait bien la situation entre vous, je compris que c'était pas le cas, ca me fit un moment mal au cœur pour toi.  Ce Tomoya quand je l'avais au téléphone me semblait être un homme charmant et quand tu pouvais pas lui parler parce que tu étais trop concentré dans ta phase de création il m'arrivait de parler avec lui et j'avais compris qu'il se faisait énormément de soucis pour toi à ses questions sur toi qu'il me posait en générale.  Après en dehors de ses conversations téléphonique je ne le connaissais pas plus que ca. J'avais fini par te dire qu'il était dommage que tu forces à l'oublier si tu ne le voulais pas et que vous étiez sans doute plus liés que tu ne le pensais si votre relation avait surmonté toutes ses années séparaient l'un de l'autre. A ta réponse je t'observais pendant que tu m'expliquais un peu plus en détails la situation entre vous mais surtout cette peur que tu semblais avoir de faire souffrir la personne que tu aimes par ton intersexualité.  Et aussi Hyeri, la petite fille qui avait été ta filleule jusque là et qui aujourd'hui était ta fille en quelque sorte vu que Ji Yeon sa maman et ton amie avait décidé de mettre fin à ses jours, faisant de Hana, son autre meilleure amie et toi les tuteurs décidant du futur de la petite fille.  Je finis par te répondre en disant :

- " Je comprends que cette situation est bien compliqué mais je pense que les années ont passé et que des choses qui ne s'étaient jamais déroulés jusque là peuvent arrivés.  Dés fois quand on est jeune on se voit mal faire des choses parce qu'on ne se sent pas prêt et les années mais aussi les épreuves de la vie font que tu t'en sens capable.  Je peux pas parler pour Tomoya mais je pense que c'est un homme qui sait ce qu'il fait, il semble sérieux d'autant que c'est un pédiatre quand même, et aux urgences donc sans doute confronté à des situations qui font que le sérieux est de mise.  Pour Hyeri tu sais que Hana et toi, ne doivent pas cesser de vivre pour elle, sinon elle finirait par voir que son tonton et sa tata sont malheureux et pourra en être malheureuse aussi.  Et cette petite fille est un soleil se serait dommage de la rendre triste parce que vous vous refusez d'être heureux pour son bien à elle. Et j'espère bien que les choses iront mieux dans le futur puis n'oublie pas que je suis là et que tu peux compter sur moi."

Notre conversation continua et nous parlions de ce que serait nos fiançailles et aussi notre mariage quand il aura lieu, nous étions d'accord pour que les baisers étaient exclus.  Nous étions trop amis pour laisser une chose aussi futile changer les choses entre nous mais surtout fausser la relation que l'on avait toi et moi depuis des années déjà.  Et même si tu choisis l'humour en me taquinant sur le fait de te faire un câlin sans baiser, ce qui te valut une claque gentillette mais qui me valut une tête de chien battu de ta part qui me fit plus rire que culpabiliser en réalité.  

La conversation continuait tout naturellement, Tu t'ouvris à moi en parlant de toi encore une fois , admettant pourquoi certains de mes examens médicaux étaient compliqués et que tu ne pouvais pas en subir certains autres. C'était ta manière de me dire que tu pouvais me comprendre pour les cicatrices, parfois, elles n'ont pas besoin d'être visibles à l’œil pour nous détruire le moral. D'ailleurs je continuais en parlant de tatouages avouant que je réfléchissais à compléter l’œuvre que j'avais déjà sur le corps par un joli dragon d'eau qui viendrait s'opposer à mon phénix déjà présent sur mon corps en fait puis tu me posas des questions sur les tatouages et je soupçonnais que tu pensais à t'en faire un mais tu ne me répondis pas à cette question je ne sus pas si c'était le cas.

Le sujet changea plutôt, venant aborder ma boule de poils  qui me servait de faux bébé, puisque je ne pensais pas pouvoir en avoir. Et quand tu me parlas de mère porteuse, je reconnus que c'était pas une chose à laquelle j'avais déjà pensé en réalité et sans doute parce que je pars du principe qu'un enfant se faisait dans une relation de couple et que même si j'avais été élevé par une mère célibataire je ne me voyais mal enfanté seule. Je reconnus que tu avais en partie raison et que je verrais à en parler à mon médecin qui me suivait depuis cette nuit tragique au lycée. Finalement on reparla des animaux et tu m'avoua que l'idée d'en avoir t'avait éffleuré mais que tu n'avais pas été jusqu'au bout parce que tu avais peur de pas pouvoir t'en occuper comme tu le voulais.  Je te dis que j'étais là si tu finissais par sauter le pas et que je t'aiderais aussi pour les démarches afin que tu puisses les faire pucer pour qu'ils te suivent dans tes déplacements à ta réponses je fis claquer ma langue sur mon palais pour te montrer mon désaccord en disant.

- " Tu sais bien que ca me dérange pas Minori, je suis en partie là pour aussi te faciliter la vie et c'est pas parce que je t'aiderais à adopter des poilus et aussi à les faire soigner par un vétérinaire que je n'aurais plus de vie sociale … Je m'occupe déjà de tes rendez vous professionnel et aussi personnel c'est mon job après tout non ? Alors franchement si tu veux des animaux ne t'arrête pas à cause de moi."

L'alcool continuait de couler à flot, nous invitant à nous dévoiler davantage l'un à l'autre, mais sur nos secrets et non nos corps. Je te partageais mon terrible secret qui malgré les années qui s'étaient écoulées, n'était pas une chose qui faisait parti de mon passé en réalité bien au contraire.Voulant m'apporter ton soutien, tu me proposas de m'accompagner à la Police, puis, tu m'avais demandé comment je faisais pour avancer avec tout ça sur les épaules. Je reconnus que parfois c'était dur et t'avouais même que certain moment je n'avais pas l'envie ou le courage de me lever mais je le faisais pour les gens qui comptait sur moi, à ta réponse je compris que tu culpabilisais d'apprendre que je me levais pour toi aussi en partie puis je finis par te dire avec un léger sourire bien qu'un peu triste.  

- " Tu sais … Je pense que si j'avais pas ce travail j'aurais jamais réussi à me relever réellement.  Je dis pas ca pour te faire accepter plus facilement que parfois je me lève juste parce que je pense que tu as besoin de moi et que je peux pas te laisser seul. Non c'est la vérité, depuis que je travaille avec toi  j'ai découvert ce que c'était de faire un travail que j'aimais et que surtout me redonner un certain goût de la vie. J'adore passait du temps avec toi et quand je viens en étant pas bien passé du temps en ta compagnie, grâce à ta gentillesse et ton humour je me sens très vite mieux … Et même si parfois ca va pas toute la journée, je prends le temps de faire des choses pour moi quand tu es occupé qui me donne l'impression d'aller mieux. "  

En réalité quand tu étais occupé à tes compositions ou au téléphone à une conversation, quand j'allais mal je prenais le temps de prendre une feuille pour dessiner rapidement, souvent vu que tu étais dans la même pièce que moi et que tu étais mon modèle préféré c'était toi que je dessinais mais ca pouvait aussi être la vue de ton appartement que je posais sur papier pour dessiner tranquillement .  Le dessin avait toujours été mon exutoire et encore plus maintenant. En proie à mes émotions je continuais à me confier maladroitement j'en eus conscience à tes questions qui me firent prendre conscience que je m'étais mal exprimé sur certaines choses et je tentais difficilement de me justifier auprès de toi en disant les choses de manières plus réfléchis et c'était pas évident, les larmes avaient finis par franchir la barrière de mes cils et je n'arrivais plus à me calmer.  J'avais le sentiment de t'avoir blessé en disant que mon incapacité à être mère par moi même par leurs fautes me donnait parfois le sentiment de pas être une vraie femme mais c'était maladroit c'était juste pour dire que c'était une chose que je pardonnais encore moins que l'acte que j'avais subi de leurs parts. Et que je m'excusais de t'avoir blessé si je l'avais fait parce que c'était pas ce que je voulais en réalité pas du tout même. Quand tu finis par me dire que je t'avais pas blesser que tu avais été étonné par mes mots que tu avais juste chercher à savoir le fin mot de l'histoire je soupirai de soulagement, je continuais à t'écouter. Puis je souris à tes derniers mots surtout à la fin de ton petit monologue qui me fit rire un peu je répondis alors.

- " Je sais bien mais je suis comme ça, je préfère surveillé mes mots pour eviter de blesser les gens … Je ne sais que trop combien parfois les mots peuvent être plus douloureux que les actes.  Je ne voudrais pas blesser quiconque comme moi j'ai pu être blessé.  Je sais que tu es toujours là pour moi et j'espère que tu as conscience que c'est aussi le cas pour moi je serais toujours là pour toi. " Je fis un léger sourire et continuant à dire d'une voix douce au possible. " Je te remercie d'apprécier ce que je fais pour toi, pour te faciliter la vie même si avant mon arrivée tu t'en sortais déjà très bien en réalité tu sais ? Et oui je suis la meilleure fiancée du monde que veux tu je suis bonne à marier depuis le temps et vu mon vieil age heureusement" Je ris un peu en disant ça puis enchaîna avec humour à tes derniers mots. " Qui sait ? Peut être … Le coup de foudre amicale ça existe autant que l'amoureux à ce qu'on dit et je pense qu'on est des âmes sœurs amicales toi et moi.  Bah voilà comme ca j'ai déjà nos vœux d'écrit j'aurais pas à me pencher dessus le moment venu" Te dis je avec un petit rire, mes larmes ayant fini par se tarirent au final.

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